30/10/2014

Autisme: qu'en est-il de l'inclusion scolaire et professionnelle ? Genève et la Suisse doivent répondre à l'ONU.

Affiche def impression.jpgAutisme Genève vous invite à participer à son prochain colloque scientifique qui aura lieu le 15 novembre à Genève, au Centre médical universitaire (auditoire B400).

Ce colloque centré sur la question de l'INCLUSION scolaire et professionnelle des personnes avec autisme réunira les plus grands spécialistes de la question au niveau international (nos conférenciers viennent des USA, Belgique, Espagne, France, Angleterre et il y aura deux représentants de l'Etat de Genève).

C'est un événement qui sera ouvert par l'ancien Président du comité du droit des enfants (CDE), M. Jean Zermatten, alors que la Suisse et le canton de Genève en particulier, sont interpellés par ce même Comité à répondre aux questions qui leur ont été posées et à rendre compte des raisons pour lesquelles les droits fondamentaux des enfants autistes sont bafoués et pourquoi le modèle de la ségrégation prime encore sur celui de la vraie inclusion. Les réponses devaient être rendues le 15 octobre dernier... nous attendons encore...la convocation des représentants de l'Etat suisse et aussi genevois devant le CDE aura, elle, bien lieu en janvier prochain... Nous alerterons les médias. Les débats seront publics.

Exclus de l'école, écartés de l'insertion professionnelle, marginalisés dans la société : voilà la triste réalité de nos enfants dans notre pays. Ce colloque permettra de faire voir comment ailleurs l'inclusion est pratiquée, comment les politiques d'Etat inexistantes dans notre pays (il n'y pas même la conscience qu'il faille en établir une !) ont permis à l’inclusion de devenir une réalité.

Ce sont ces modèles qui seront présentés afin d'éveiller les consciences locales à la NECESSITE d'agir. Aujourd'hui nous vivons dans un Etat qui est hors la loi ne respectant pas les DROITS FONDAMENTAUX de nos enfants.

Autisme Genève vous attend nombreux à ce congrès: nous vous invitons à vous inscrire rapidement. Le nombre de places est limité. Pour plus d'infos: www.autisme-ge.ch

 

Flyer du colloque: ici

Questions du CDE à la Suisse et à l'Etat de Genève: sur le site de l'ONU, ici

 Rapport alternatif d'Autisme Genève: ici ou sur le site de l'ONU, ici

 

Le Courrier, 22 août 2014: « Intégration des enfants autistes: Genève devra répondre à l’ONU ». Après qu’Autisme Genève ait interpellé le Comité des Droits de l’Enfant (CDE) de l’Organisation de Nations Unies par un rapport alternatif, l’Etat de Genève ainsi que la Confédération devront répondre à des questions concernant le respect des Droits de l’Enfant pour la prise en charge d’enfants avec autisme (téléchargement).

06:05 Publié dans Autisme - conférences, infos | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

29/10/2014

WANTED

Combien d'années doivent donc encore passer avant que ne soient respectés les droits de nos enfants ?

 

Le  monde politique s'interroge sur la légitimité de l'accession à l'école pour les enfants avec un handicap, alors que le droit l'affirme depuis longtemps.  Il est étrange de vivre dans un monde où les mécanismes de simple gouvernance prennent le dessus sur la question humaine.  Triste charpente.

 

De quoi veulent-ils bien parler ces gouvernants ? De la légitimité de la dignité de nos enfants ? Ils considèrent peut-être que cela est un progrès par rapport au temps où ils débattaient de savoir si nos enfants étaient humains ou pas.  Triste constat.

 

Je n'ai aucun doute sur l'humanité de mon enfant, ni sur sa dignité aujourd'hui bafouée au quotidien. C'est de cette triste réalité que les politiques devraient discuter. Ils devraient discuter non pas de la légitimité de leurs droits, mais de savoir pourquoi aucune politique n'a été pensée pour appliquer le droit.

 

Nous vivons dans un Etat qui est hors la loi et qui s'en défend. Nos enfants n'ont pas tort. Aucun homme dont les droits fondamentaux sont bafoués ont torts.  Ce sont les personnes qui doivent se charger de les appliquer et qui ne le font pas qui ont tort.

 

 

WANTED: homme ou femme politique qui osera  affirmer les droits humains et les faire appliquer envers et contre tout, sans céder à la logique de l'instant, ni  au compromis malveillant, ni à la raison qui n'est même pas d'Etat.

 

WANTED: homme ou femme politique qui fera primer le principe à la contingence, qui fera du principe le vecteur du changement de la contingence.

 

Il faut être vaillant pour cela, intègre et si humble. 

 

WANTED: homme ou femme politique vaillant/e, intègre et humble.

 

 

 

Et nunc reges, intelligite  ...  erudimini, qui judicatis terram 

09:44 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

20/08/2014

L'école inclusive pour les enfants autistes n'existe pas

Le DIP a édité une brochure sur les mesures pour les enfants autistes depuis plus d'un an. Pour les personnes qui souhaiteraient en prendre connaissance, voir ici.

Retardée dans sa diffusion à la rentrée précédente, elle va sans doute (enfin) être distribuée plus largement cette année aux enseignants de l'école obligatoire et post obligatoire.

Cette brochure donne une bonne information aux enseignants.

Le seul problème est que tout ce qui y est préconisé est destiné à des enfants autistes qui ont besoin d'un accompagnant pour franchir le cap de la socialisation. Or, il n'y a pas d’accompagnants prévus par le DIP. Le PROBLEME est là.... nulle part ailleurs.

Qu'on cesse de nous dire que nos enfants ne peuvent ou ne veulent être parmi leurs pairs....ils VEULENT être parmi eux, mais en ayant les bons outils pour communiquer avec eux!

Je rappelle que le problème majeur des enfants autistes est le traitement de l'information sociale. Pour leur permettre de décoder l'environnement social, ils ont besoin d'outils spécifiques. Il faut donc des assistants à la vie scolaire (on peut leur donner un autre nom...) formés  aux TSA pour leur fournir ces outils. Il faut imaginer que ces outils sont comme un fauteuil roulant pour les personnes qui ont un handicap physique. Sans ce dernier elles ne pourraient se déplacer...eh bien pour nos enfants, sans ces outils ils ne peuvent bien communiquer ! C'est pourtant simple à comprendre...

Il n'est donc pas vrai qu'il y a des solutions pour les enfants autistes pour la rentrée. Et ce n'est pas parce qu'une classe accueillant que 7 élèves verra le jour (les TSA concernent 1% de la population...je vous laisse faire le compte de combien d'enfants sont concernés.... en tout cas pas 7) que le DIP peut être rassurant vis-à-vis des familles...

D'ailleurs qui s'interroge de combien d’heures effectives chacun des enfants de cette classe de transition fera véritablement d'heures d'intégration dans une classe dite ordinaire ? 2h par semaine...4h ? Au mieux 8h ? Ceci n'est pas une politique inclusive!

Genève doit rendre des comptes au comité des droits pour les enfants en fournissant des réponses pour octobre 2014 et passera devant le comité en janvier 2015. Genève doit expliquer sa politique inclusive spécifiquement pour les enfants autistes. Qu'inventera-e-elle ?

Cette politique n'existe pas ! Il faut que le DIP la mette VERITABLEMENT en place. Et je ne vois pas comment il est possible de mettre en place une vraie politique inclusive pour les enfants autistes sans créer un plan directeur (ou donnez-lui un autre nom...)  qui en planifie les étapes, le contenu, les budget etc...Ce plan sera par la force des choses transversal et concernera plusieurs Départements...

C'est en ayant une vision globale du problème (de la petite enfance à l'âge adulte) qu'il sera possible de cesser la politique actuelle du RAFISTOLAGE qui est très dispersive en moyens humains et financiers et au final peu efficace. C'est seulement en ayant une vision d'ensemble qu'on créera ENFIN une vraie solution pour nos enfants.

Cette solution dépend de la capacité politique à créer un vrai plan d'action.

Je l'affirme: ce ne sera que de cette manière que l'Etat fera des vraies économies (c'est une argument qui prime pour lui) et que la dignité de nos enfants (c'est un argument qui prime pour les familles)  leur sera rendue  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10:21 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

18/08/2014

Enfants et adolescents autistes : Genève sur la sellette du Comité des droits de l’enfant des Nations unies



onu.jpg



Dans le cadre de l’examen du second rapport périodique de la Suisse par le comité des droits de l’enfant de l’Organisation des Nations Unies.
 
Autisme Genève publie son rapport alternatif.
 
Pour y accéder, veuillez cliquer sur le lien suivant:

www.autisme-ge.ch

Cet examen est capital pour que les Nations Unies puissent apprécier de manière adéquate la situation actuelle des personnes avec autisme en Suisse !



COMMUNIQUE DE PRESSE

Enfants et adolescents autistes :
Genève sur la sellette du Comité des droits de l’enfant des Nations unies

Genève, le 18 août 2014 - Ségrégation, discrimination, privation et abus. En mai 2014, un rapport de l’association Autisme Genève dénonçait auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations unies des faits et situations vécus par les enfants et adolescents autistes à Genève, contrevenant directement à la Convention relative aux droits de l’enfant. A la suite de ce rapport, le Comité demande à la Suisse et à Genève des informations complètes et actualisées sur le sujet, avant le 15 octobre 2014. Autisme Genève espère enfin obtenir une réaction des autorités par rapport à la situation actuelle qui prive ces enfants de leurs droits fondamentaux (droit à l’éducation, à des soins appropriés et à la participation active à la vie de la collectivité).

A Genève, la discrimination de l’enfant avec un trouble du spectre autistique (TSA) s’opère dès la détection de sa différence, puisque la voie préconisée est celle de la séparation du milieu ordinaire, coupant l’enfant autiste de ses pairs et du milieu social dans lequel il devrait le plus naturellement évoluer. Les conséquences sont graves, puisque les enfants autistes ont déjà à la base un déficit social, et celui-ci est renforcé par la ségrégation.

Exclus d’office du système scolaire ordinaire, les enfants autistes sont placés dans des institutions où le personnel, en majorité peu formé, utilise rarement les approches éducatives recommandées au niveau international pour le bon développement de ces enfants.

Faute de moyens financiers, le Centre d’intervention précoce en autisme (CIPA) de Genève, qui offre un encadrement de qualité aux enfants en âges préscolaires, n’est disponible que pour sept enfants sur la soixantaine qui devrait pouvoir en bénéficier chaque année !

Enfin, Autisme Genève demande que l’inclusion des enfants autistes à l’école ordinaire passe des promesses aux actes, grâce à une redistribution des ressources humaines et financières allouées à l’éducation spécialisée.

Depuis sa création en 2007, Autisme Genève dénonce également l’existence de certains traitements psychiatriques et demande leur interdiction.

Faute de statistiques – une lacune de plus pour notre pays – et de réponses claires de la part des autorités, l’association a décidé de présenter son rapport directement auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations unies. C’est sur la base de son rapport que ce Comité demande à la Suisse d’apporter des réponses complémentaires aux questions 9, 17, 18 Ière partie et 4 IIIe partie, sur la situation des enfants autistes qui y vivent.

Le Comité des droits de l’enfant - Soixante-huitième session - se réunira entre le 12 et 30 janvier 2015 et le Point 4 de l’ordre du jour provisoire sera consacré à l’examen des rapports des États parties.

Pour de plus amples informations :

  *   Marie-Jeanne Accietto, Présidente d’Autisme Genève


- presidente@autisme-ge.ch


  *   Lire le rapport d’Autisme Genève au Comité des droits de l’enfant sur:

 - www.autisme-ge.ch


  *   Lire les questions du Comité des droits de l’enfant à la Suisse sur:

http://tbinternet.ohchr.org/_layouts/treatybodyexternal/D...

----------

Autisme Genève est une association à but non lucratif qui réunit des parents d’enfants avec un Trouble du spectre autistique (TSA). Elle est ouverte également aux professionnels.
Elle a pour objectifs d’informer et de soutenir les familles concernées et de défendre les droits et les intérêts de leurs enfants. Elle organise des formations pour les parents et les professionnels, propose divers services destinés aux enfants et adolescents, développe des projets en collaboration avec les services de l’Etat et sensibilise le grand public.
Autisme Genève organise tous les deux ans un colloque scientifique de niveau international, qui déplace à chaque fois plus de 400 personnes. Ont été traités depuis 2008 les découvertes scientifiques en autisme, l’éthique et les projets pour la petite enfance, ainsi que le partenariat entre parents et professionnels.
Le prochain colloque aura lieu au CMU de Genève, le samedi 15 novembre 2014 et aborde le thème de l’inclusion des personnes avec un TSA à l’école, au travail, dans la société.<http://www.autisme-ge.ch/?page_id=5639>


« Une personne avec un trouble du spectre autistique peut progresser et apprendre toute sa vie. Les caractéristiques de ces troubles sont très variables d’un individu à l’autre et elles peuvent considérablement s’atténuer jusqu’au point de ne plus être visibles.
Une intervention coordonnée éducative pédagogique et thérapeutique ciblée optimise les chances de développement de ces personnes sur tous les plans. Une scolarisation en milieu ordinaire, lorsqu’elle est possible, renforce la progression par la stimulation intellectuelle et le contexte de socialisation qu’elle propose. »


Introduction de la brochure ; « TSA, regard sur les troubles du spectre autistiques » réalisée par l’Office médico-pédagogique du DIP en consultation avec Autisme Genève, et destinée aux enseignants.

http://edu.ge.ch/beph/spip.php?rubrique98

18:28 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

L'exclusion comme modèle

 

IMG_0699.JPGEncore une rentrée scolaire, sa onzième. Le temps passe si vite. Son enfance s’efface derrière sa jeune adolescence. Mon fils est bon. Il est curieux. Il aime comprendre. Il sourit souvent. Il imite. Il apprend.

Mais qui le sait ? Il n’y a pas de place pour lui à l’école. Exclu. Depuis le début.

Encore une rentrée scolaire, la onzième. Encore une fois, elle se fera sans lui et sans les enfants comme lui. Ils sont de trop pour le système, dans le système.

 Un enfant peut-il être de trop ?

 Mon fils l’a appris à ses dépens. Et tant d’enfants comme mon fils.

A Genève, les enfants autistes sont de trop. Le système ne sait pas trop bien quoi en faire.  Alors, il façonne des réponses qui varient selon les personnes, selon les moyens, selon les moments. Mafia de la pensée, dont les victimes saignent d’un sang invisible. Exsangues de leurs droits les plus fondamentaux.

La prochaine rentrée scolaire se fera sans Gabriel. C’était la dernière obligatoire. Obligatoire pour le système. Il est quitte. Il le quitte. Un enfant de trop en moins. Qu’importe si tous ces faux anonymes du système foulent impunément le sang de mon fils sous leurs pieds. Son sang est transparent, comme ses blessures, comme lui.

 Au fond, qui voit les enfants de trop ?  

Mais mon fils est bon. Il est curieux. Il aime comprendre. Il sourit souvent. Il imite. Il apprend.

N'en déplaise à ceux qui le/les considèrent de trop.

 

 

 

 

 

 

 

12:05 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

04/05/2014

La Suisse ratifie la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées

 

14 avril 2014 - Grand jour pour l’égalité des personnes handicapées : le 14 avril, à New York, la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) est ratifiée par la Suisse. Elle entrera en vigueur pour la Suisse dans 30 jours.

19:41 Publié dans Autisme, Autisme - chartes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

05/04/2014

24 avril – Projection du film « Le Mur » suivie d’un débat

 

APRES AVOIR ET CENSURE, LE FILM "LE MUR" A ETE REHABILITE PAR LA JUSTICE !

NOUS AURONS LA CHANCE DE VISIONNER CE FILM ET DE PARTICIPER AUX DEBATS EN PRESENCE DE SA REALISATRICE, SOPHIE ROBERT,  ET DE LA PRESIDENTE D'AUTISME FRANCE, DANIELE LANGLOYS.

L'ASSOCIATION AUTISME GENEVE SERA PRESENTE.

UNE OCCASION UNIQUE DE DENONCER LES MEFAITS DE L'APPROCHE PSYCHANALYTIQUE POUR LES ENFANTS AUTISTES  ET DE CONSTRUIRE UN AVENIR DIFFERENT. 


! NOUS VOUS ATTENDONS NOMBREUX !


logo Pôle Autisme Eclat

.

L’association Eclat du Pays de Gex, section Pôle Autisme, a le plaisir d’annoncer

la projection du film « Le Mur »

le jeudi 24 avril à 20h30

au cinéma Voltaire à Ferney-Voltaire (France voisine)

carte: cliquez ICI

.

Cette projection sera suivie d’un débat en présence de

- la réalisatrice du film, Sophie Robert

- la Présidente d’Autisme France, Danièle Langloys

.

Places disponibles en ligne (cliquez ICI) ou le jour-même au guichet du cinéma.

Plus de renseignements à propos de ce film: cliquez ICI

01/04/2014

2 avril – journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

 

World Autism Awareness Day

.

L’assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 2 avril

Journée Mondiale de sensibilisation à l’autisme

afin de mettre en évidence la nécessité d’améliorer la vie des enfants et des adultes qui souffrent de ce trouble

Les manifestations suivantes sont organisées dans notre région, sous la houlette de notre association faîtière Autisme Suisse Romande:

- Pièce de théâtre sur l’autisme avec la collaboration du Collègue Champittet - Rolex Learning Center EPFL – 2 avril à partir de 18h30

- Illumination de bâtiments publics en bleu (initiative mondiale « light it up blue »): Jet d’eau de Genève, Cahtédrale de Lausanne, Rolex Learning Center à l’EPFL

- Pavoisement de drapeaux aux couleurs et à l’emblème de cette journée le long du Pont du Mont-Blanc à Genève

.

Communiqué de presse du 2 avril 2014: cliquez ICI

 

Initiative « Light it up blue » (Autism Speaks): cliquez ICI

20:13 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

07/02/2014

Autisme à chaud !

 

 Autisme Genève et Autisme Bassin Lémanique organisent conjointement, en présence de la Maire de Genève, Mme Salerno, un colloque-débat sur le thème de la formation en autisme.

 

 

Colloque-8-février-affiche-745x1024.jpg

 

http://www.autisme-ge.ch/

 

Dans nos régions francophones, quels sont donc les courants de pensée sous-jacents aux pratiques ?

Comment les savoirs académiques sont-ils élaborés dans les hautes écoles qui préparent les futurs professionnels ?

Quelles sont les formations continues proposées pour étayer la formation initiale ?

Et de quelle nature sont-elles ?

 

... et tant d'autres questions seront abordées et dirigées par Christophe Ungar, journaliste à la tsr, modérateur des débats !

 

 

21:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

19/01/2014

Psychanalyse et autisme : levée de l’interdiction du documentaire « Le Mur

 

En levant l’interdiction du film-documentaire de Sophie Robert, « Le Mur », traitant de la vision psychanalytique de l’autisme, la cour d’appel de Douai, dans son jugement du 16 janvier 2014, a reconnu que les propos des psychanalystes plaignants n’avaient pas été dénaturés. Ceci est conforme à ce que chacun peut lire de la posture psychanalytique incriminant la mère dans la pathologie des enfants autistes. Cette vision est, depuis longtemps, rejetée par la science, ce qui a permis de concevoir des prises en charge mieux adaptées, plus efficaces.

 

Retour sur une histoire judiciaire

 

Voir nos articles :
- Autisme : les « délires scientifiques » des psychanalystes

- Autisme et psychanalyse : premier jugement du Tribunal de Lille

- Autisme et psychanalyse : une rhétorique d’esquive et de contradiction

- Autisme : le jour se lève pour les approches scientifiques

 

En novembre 2011, dans notre article « Autisme : les « délires scientifiques » des psychanalystes, À propos du film « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » [1], nous vous informions que trois des psychanalystes interviewés, Esthela Solano-Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens, de l’École de la cause freudienne, assignaient en justice Sophie Robert (la réalisatrice), la Sarl Océan Invisible Production et l’association Autistes Sans Frontières : « afin, à titre principal, qu’il leur soit interdit d’exploiter et de diffuser le film sous quelque forme que ce soit (audiovisuelle, cinématographique et sur internet) et que les défendeurs soient condamnés à des dommages et intérêts en réparation du préjudice résultant, selon eux, de l’atteinte à leur réputation. » [2]

 

Les trois psychanalystes incriminaient le montage du film d’avoir rendu leurs propos ridicules et dogmatiques. Ils réclamaient 290 000 euros de dommages et intérêts à la réalisatrice, sa société de production et à l’association Autistes Sans Frontières.

 

Le procès a eu lieu le 8 décembre 2011 et le verdict est tombé le 26 janvier 2012 : le film a été interdit en l’état et la réalisatrice condamnée à en retirer les interviews des trois psychanalystes plaignants. Elle et sa société de production ont été condamnées à payer 25 000 euros de dommages et intérêts plus 9000 euros de publications du jugement, à exécution immédiate.

 

Sophie Robert a fait immédiatement appel de cette décision. Un nouveau procès s’est donc tenu le 8 novembre 2013, près de deux ans après le jugement de première instance. La cour d’appel de Douai a rendu son arrêt le 16 janvier 2014. La liberté d’expression et d’accès à l’information sur l’efficacité des thérapies dans l’autisme a enfin prévalu !

 

L’arrêt de la Cour d’appel de Douai

 

Les juges indiquent dans leur arrêt, page 12, que :
« Les psychanalystes ont cependant, comme démontré ci-dessus, librement accepté que leur image et leur voix soient reproduites par extraits et sans contrôle sur l’œuvre finale et ne peuvent donc reprocher à un réalisateur d’exprimer son opinion personnelle, même s’ils n’ont pas eu connaissance dès l’origine de cette intention, qui a d’ailleurs pu naître en cours de réalisation. Il s’agit là du principe fondamental de respect de la liberté d’expression des auteurs notamment cinématographiques, comme des journalistes d’investigation.

 

Dès lors, seule la preuve d’une faute au sens de l’article 1382 du code civil pourrait constituer un abus de ce droit si était rapportée la preuve de la volonté délibérée de la réalisatrice de nuire aux personnes filmées, par une dénaturation manifeste de leurs propos et/ou une présentation tendant à les ridiculiser. » [2]

 

Or, après analyse approfondie des interviews de chaque psychanalyste, le tribunal a établi qu’aucune faute de ce type n’avait été commise par la réalisatrice. Il en résulte que les trois psychanalystes, qui ont demandé l’interdiction du documentaire, sont condamnés.

 

Dans son arrêt du 16-01-2014, la cour d’appel de Douai : « Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS, in solidum, à payer à Sophie ROBERT et à la SARL OCEAN INVISIBLE PRODUCTIONS la somme de cinq mille euros (5.000 €) à titre de provision à valoir sur leur préjudice, outre la somme de cinq mille euros (5.000 €) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, pour les frais irrépétibles d’appel ;
Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS, in solidum, à payer à l’association AUTISTES SANS FRONTIERES la somme de cinq mille euros (5.000 €) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, pour les frais irrépétibles d’appel. » (p 16)

 

Une nouvelle procédure fixera le montant définitif des dommages à hauteur du préjudice économique subi par la société de production, preuves à l’appui.

 

* * *

 

Le tribunal a pris acte que les propos des psychanalystes rapportés n’ont pas été dénaturés. Le documentaire Le Mur va pouvoir jouer son rôle pédagogique, couronnant les efforts de Sophie Robert et de ceux qui, en France, œuvrent pour faire sortir définitivement l’autisme de la forteresse psychanalytique dans laquelle il est encore enfermé.

 

Nous saluons tout particulièrement le courage avec lequel Sophie Robert a mené ce combat !

 

Références

 

[1] L’intégralité de l’arrêt de la Cour d’Appel de Douai du 16 janvier 2014
[2] Nous vous invitons désormais à voir le documentaire et à suivre l’actualité de Sophie Robert sur son site Dragon Bleu.

 

 

 

par Brigitte Axelrad

 

 

Source: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2265

05:57 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

18/01/2014

La violence cachée sur nos enfants

Voici ce que dit la psychanalyse de nos enfants:

 

http://www.youtube.com/watch?v=cgVZxq9lu7Q

 

Voici la réalité des approches de la psychanalyse sur nos enfants:

 

http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/videos/11339670e...

 

Où est le scandale ? Où sont la manipulation de la pensée et le mensonge ?

 

Si vous avez le temps regardez l'émission sur M6. C'est ce dimanche, 20h50.

http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/19-01-2014-enfan...

12:38 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

04/01/2014

Hôpital de jour ou approche éducative pour les enfants autistes ?

 

Je vous laisse le soin de faire votre choix en visionnant ces deux vidéos:

la première vidéo présente une approche préconisée par des psys  psychanalystes qui viennent de publier des livres au sujet de leur approche. C'est donc d’actualité.

la seconde par des tenants de l'approche cognitivo-comportementale qui s'inscrit dans une mouvance développementale. Ici la vidéo présente l'approche ABA qui est une des approches parmi d'autres de cette mouvance.

 

Vidéo 1

 

Vidéo 2

 


ABA et autisme : Quelque chose en plus (trailer) par dragonbleutv

 

 

 

Et maintenant, très franchement, même si vous n'y connaissez rien à l'autisme, intuitivement en tant que parent quelle approche choisiriez-vous ?

 

Autre question: que pensez-vous des titres des conférences suivantes ?

 

"Famille je vous h-aime"

 

« Wanted : famille idéale ! »



« De la maman canne à la tribu des suricates ou le papa pingouin ? »

 

 

« 75 ans d’internat thérapeutique à Lausanne : Contre vents et marées ? »

 

« Famille je t’hais-M »

 

« Hôpital de jour, grande famille ? »

 

« Parents hésitants face au stigma, comment les faire venir ? »

 

 

Ces titres sont tous issus d'un colloque très récent et tous formulés par des représentants romands.

 Source:

http://www.hopitaldejour-brest2013.fr/ateliers/#ateliers

Bonne Année à tous... pour notre association, je sens que l'année sera riche encore en débats ;-) Youpiiii ! Des heures sup. !

07:57 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

24/12/2013

Bonnes fêtes à tous les blogueurs !

Images intégrées 1

"QUI DE L’ŒUF OU DE LA POULE A ÉTÉ CRÉÉ EN PREMIER ?"

 

PARADOXE SORITE ?


J'AI UN TAS D'AUTRES QUESTIONS DE CE GENRE
POUR 2014 ;-)


EN ATTENDANT DE VIVRE CES MOMENTS RÉJOUISSANTS (MAIS SI, MAIS SI...) JE VOUS PRÉSENTE A TOUS MES MEILLEURS VŒUX POUR LES FÊTES DE FIN D’ANNÉE.



Marie-Jeanne Accietto



Cette phrase ne contient pas sept mots.
 

 

C'est faux, elle contient effectivement sept mots ;-)

... la suite en 2014....



16:39 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

14/12/2013

Ceux qui aiment l'épigénétique, ce sont les gens de gauche parce que ce n'est pas des gènes.......

Attention aux certitudes, pratiquez plutôt une manière différente de penser....

 

L’inné, l’acquis… et le reste - Pierre-Henri Gouyon from Treize minutes on Vimeo.

09:24 Publié dans Autisme - recherches (médicales) | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

03/12/2013

Autisme Genève une pensée différente en action...

logo.jpg

 

 

Depuis presque sept ans, Autisme Genève, une association de parents bénévoles ouverte aux professionnels œuvre dans le Canton. Elle travaille pour qu’il y ait enfin une meilleure connaissance des besoins de nos enfants, jeunes et moins jeunes.

 

C’est un travail titanesque aux enjeux colossaux.

 

 

L’autisme est au centre de courants de pensées divergents, opposants  dans la majorité des cas, polémiques souvent. Cela donne aux uns et aux autres des moments de victoire avec son lot de joie ou des moments de désillusions avec son lot d’amertumes. Et après ?

 

Autisme Genève, qui a pour slogan « une manière différente de penser au service d’une pensée différente», depuis son origine, essaye donc d’aborder la réalité de nos enfants différemment et de la mettre en perspective, avec qui le voudra bien, différemment.

 

 

Il s’agit à la fois d’entreprendre, de proposer, d’écouter, d’échanger et de créer des forces convergentes. La convergence n’est ni un compromis, ni un syncrétisme.

 

La vraie question n’est pas de savoir qui a raison ou qui a tort, elle est de savoir qui sont nos enfants.

 

 

Dans le système actuel, qu’il soit éducatif,  pédagogique, thérapeutique ou social nos enfants sont a priori des exclus. C’est la base même du système genevois. Il est exclusif dans tous les sens du terme.

 

La différence d’un enfant quelle que soit cette différence l’amène ipso facto  à être placé dans un lieu différent, qui est souvent loin de sa maison, loin de son quartier, loin de ses points de repère habituels, loin de sa famille, loin de la cité. Il reçoit aussi une éducation différente. Il a des amis différents. Et dans cet espace différent on essaye de lui apprendre le sens de la normalité. Laquelle au juste ? La notre ?

 

A Genève, lorsque l’Etat s’occupe des enfants différents, il prône fièrement, comme enseigne, le mot «intégration » présenté même comme le fleuron de son action. A Genève, on est fier de tolérer la différence.  

 

Ailleurs, on l’a inclue. Ailleurs, un enfant est simplement un enfant.

 

Nous voulons donner une place à nos enfants, qu’ils soient petits ou grands.

 

Qui, à Genève, est prêt à penser différemment ?

 

 

 

14:11 Publié dans Associations, Autisme - Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

22/10/2013

Un ado peut en cacher un autre



Mon fils a 14 ans. Un chouette ado. Il m'envoie bouler proportionnellement à son âge: une réussite pour moi. Ce n'était pas gagné d'avance. C'est son sourire qui m'est le plus précieux. Il est heureux.


Le système avait prévu pour lui un autre parcours, un autre destin, un autre ado. Un ado sous médicaments ? Un ado ignorant ? Un ado amorphe ? Un génie ? Un ado ...comment ? Toutes les hypothèses sont ouvertes et elles varient selon le point de vue, selon la position que chacun occupe dans la société face à cet enfant. Tout le monde le sait: une hypothèse non déployée laisse ouverte aux conjonctures... Moi je n'ai pas le temps pour ça.

Moi, je suis sa mère. Jamais, à aucun moment je n'ai douté qu'il puisse apprendre. Les autres, tous les autres, oui. Je n'ai jamais non plus douté que je puisse apprendre. Et il m'a beaucoup appris.


IMG_3437.JPG (2).JPGC'est un fait et il faut toujours partir des faits.


Le système institutionnel actuel a fait de mon enfant un exclu social. Le comble pour un enfant autiste. Lui qui, au quotidien, fait tant d'efforts pour comprendre le sens du lien. Gabriel veut être parmi les autres sans être un autre.



Je n'ai l'intention ni de changer son comportement pour le "normaliser" ni de l'ignorer dans sa manière d'être. J'essaye juste de le comprendre en lui expliquant ma manière à moi de comprendre. C'est un long parcours que celui de la compréhension, parce qu'il faut du temps pour se saisir l'un l'autre par la pensée. Il faut du temps pour comprendre l'être.



Aujourd'hui qui a le temps ?



Moi, un peu moins que les autres, mais j'en ai toujours pour mes enfants.

06:44 Publié dans Autisme - mon fils | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

10/10/2013

L’individualisation des programmes scolaires met-il en danger le métier d’enseignant ?

 

 

Tout dépend de ce qu’on entend par individualisation.

 

L’école représente un contexte social. Au sein des écoles suisses (cela se passe autrement dans d’autres cultures), le mode d’apprentissage fonctionne sur une base d'enseignement "collectif": tout le monde doit apprendre les mêmes notions en même temps (en somme le plus possible cela s’entend). C’est un rapport d’apprentissage collectif, où la part d’individualisation n’est pas retenue comme probante sur le plan didactique. « Différenciation » est le mot plutôt employé par les enseignants. Ils essayent, tant bien que mal, de différencier les apprentissages par rapport aux difficultés de l’élève. Mais différencier ne veut pas dire « individualiser ».

 

Avec le nouveau paradigme de l’école inclusive, de nouvelles questions se posent aux enseignants. Ces questions, par la nature même du changement de paradigme, interrogent la didactique actuelle. Est-il suffisant de « différencier » les apprentissages ou faut-il plutôt les « individualiser » pour permettre à cet élève aux besoins spécifiques de faire son parcours scolaire avec des pairs ?

 

Cela mérite d’être débattu.

 

Derrière le débat, il y a sans doute des visions différentes de la « spécificité ». Elles ne sont pas anodines. Ces visions façonneront des paradigmes sociétaux différents de « l’instruction publique ».

 

Les débats doivent avoir lieu. Des idées vont se confronter. C’est normal. Mais au final, la vraie question est celle de l’enfant.

 

Lorsque je dis enfant, je ne pense pas à l’enfant « juridique » qui a des droits, ni à l’enfant « handicapé » qui a des « besoins », ni à l’enfant « élève » qui a des « devoirs ». Je pense à l’enfant.

 

Je pense qu’il serait bien que chacun réussisse à penser à « l’enfant ». L’enfant est potentiellement un adulte. C’est ainsi, je pense, qu’on répondrait mieux à sa « nature ».

 

N’est-ce pas là la mission de la société ? Le collectif est-il là pour modeler la nature ou la laisser se déployer dans un cadre collectif ? Parce que ce n’est pas la même chose….

 

Il me semble que dans la vision qui -aujourd’hui- s’oppose entre « différenciation » et « individualisation » des apprentissages, il y a cette considération différente du rôle du « collectif ».

Peut-être que la vraie question est de savoir comment apprend vraiment l’enfant qui en face de nous ?

Le métier d'enseignant ne se définit-il pas en fonction de la réponse/des réponses à cette question ?

07:16 Publié dans Autisme - école - intégration | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

09/10/2013

L'art de la connerie ...un nouveau genre..ou peut-être pas...

 

peut-être juste révélée au grand jour....

 

Bonne écoute...mais restez calme...parce qu'autant de conneries (opps un vilain mot) à la seconde, c'est difficile à battre !

 

Monsieur se lançait peut-être dans un nouveau genre de concours...

 

Assurément: IL A GAGNE !!!!

 

 

 

05:05 Publié dans Autisme - traitements et interventions | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

20/08/2013

Exclusion scolaire ! A quand l'inclusion ?

La Tribune de Genève consacre aujourd'hui un article à une maman qui en a marre...un cas banal...dramatiquement banal.

 

Cela fait plus de six ans désormais qu'Autisme Genève (toujours sans subventions malgré une activité qui dépasse désormais les 6/8 heures de travail par jour... NO COMMENT) demande à l'Etat un "plan autisme" pour coordonner l'accompagnement des personnes autistes de tous les âges, à tous les niveaux, y compris scolaire.

 

Mais Genève préfère des solutions ponctuelles, sans aucun sens de la coordination, de la planification, et même de la prise de conscience de ce que cette problématique impose à la société ...RIEN ! 1% de la population porteur de ce handicap ne suffit pas à faire réagir nos représentants publics....aucune conscience de la portée de ce problème....qui relève autant de l'instruction publique, que de la santé et du social! RIEN de coordonné.... j'en suis toujours aussi effarée.... Ici, dans l'une des ville les plus riches au monde on fait du rafistolage....du grand n'importe quoi, en somme !!!

 

 Autisme Genève propose des calendriers de rencontre pour co-construire l'avenir de nos enfants, tous nos enfants avec les autorités publiques pour que l'injustice cesse enfin... 

 

Autisme Genève propose de penser autrement: penser autrement nos enfants, penser autrement le rapport parents/professionnels, penser autrement le rapport association/autorités...Il faut  arrêter de réfléchir en a priori, en images d'Epinal sur le rôle prétendu de chacun, chacun dans sa petite sphère de pouvoir ! Aujourd'hui, il faut innover, avoir le courage d'entreprendre une nouvelle vision au service EXCLUSIF de nos enfants dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués!

 

A bon entendeur.... Bonne lecture: http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/enfant-autiste-mere-lance-cri-alarme/story/19306422

 

 

 

09:23 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

27/06/2013

Scandale à Genève: des autistes adultes coincés à Belle-Idée !

Aujourd’hui à 16 h 15, une manifestation se déroulera devant l’Hôtel de Ville, où le Grand Conseil tiendra séance à partir de 17 heures. Convoquée par la Fédération genevoise des associations de personnes handicapées, elle vise à sensibiliser les autorités cantonales aux lacunes de la prise en charge de ces Genevois très vulnérables. Une pétition sera également déposée à cette occasion. Elle demande «d’appliquer les lois en vigueur». La loi cantonale sur l’intégration des personnes handicapées demande en effet à l’Etat de mettre à disposition des personnes invalides des établissements répondant adéquatement à leurs besoins. Président de la fédération, Cyril Mizrahi indique que la pétition a réuni environ 1800 signatures en trois semaines et salue cette mobilisation. «Pour des personnes qui ont des troubles de comportement ajoutés, la seule alternative en attendant qu’une place se libère est l’hospitalisation en milieu psychiatrique des mois, voire des années», dénonce notamment la fédération. E.BY Source: TDG de ce jour : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/autiste-bloque-belleidee-place/story/29417529

07:26 Publié dans Autisme - Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

03/04/2013

Autisme: au cœur des débats

L'autiste, comme vous et moi, est. 

On naît "essence", par accident "être", on ne le devient pas.

A partir de l'être il n'y a pas une "existence" qui ressemble à l'autre. "Être placé" dans le monde, y occuper "une position permanente", exister en somme, est le défi que chaque être doit relever, qu'il soit autiste ou pas.

 

Il ne faut pas mélanger essence, être et exister. Il faut par contre s'interroger sur le sens de "devenir".

A partir de quand "devient-on" ?  Tout est-il vraiment pré / déterminé ? Et s'il y a "détermination" cette dernière n'est-elle pas le fruit d'un lien entre le dedans et le dehors ?

 

Avec ces questions nous sommes au cœur de la problématique (est-ce d'ailleurs une problématique ?) "autisme" ou devrait-on dire "autismes".

 

Les principaux travaux des psychanalystes de ces dernières années partent du présupposé que les autismes relèvent de troubles relationnels dont la genèse est à situer dans les premières années de la vie. Il y aurait quelque chose "qui ce serait mal passé" causant des troubles graves dans la relation à l'autre et au monde. Les psychanalystes distinguent comme "problème" soit une "dépression primaire" qui engendrerait un autisme sévère (dit structurel), soit une "dépression précoce", qui engendrerait les autres autismes (dont on peut sortir). Je simplifie à peine. Les autismes seraient la manifestation de l'une ou l'autre de ces deux formes de dépressions qu'un terreau biologique (entendez soit génétique, soit neurologique, soit biochimique ou autres variantes du genre) favoriserait. Fort de cette hypothèse (parce qu'il s'agit bien d'une hypothèse) les psychanalystes s'affranchissent ainsi du rôle du méchant culpabilisateur des parents (surtout la mère), accusés (dans un proche passé par ces mêmes psychanalystes – je tiens tout de même à le préciser) d'être la cause directe de l'autisme de leur enfant.  Les autismes seraient en résumé des troubles précoces de la personnalité, dus à une "dépression" de l'embryon, du nourrisson, du bébé ou du jeune enfant, dépression qui serait l'expression de sujets mal assurés de leur existence, toujours menacés d'une dépossession du sentiment même d'existence.

 

Mais de quoi parle-t-on exactement: de l'essence, de l'être ou de l'existence ?

 

Et si l'hypothèse de base, celle de la dépression (quelque soit sa forme) était fausse? La question mérite d'être envisagée, non ?

 

L'être est ce qu'il est, telle est la question. L'existant peut être ce qu'il n'est pas. C'est une autre question. L'autiste est. Est-il pour autant déterminé ? L'existence ne l'est jamais. Et l'être ?

 

L'opposition biologie / psyché qui -sur un plan plus fondamental- pourrait se traduire par ontologie / sujet existe depuis que la pensée est pensée. Vouloir confondre ces deux plans, vaste ambition de la psychanalyse contemporaine, c'est vouloir confondre l'être et l'existence. Le cadre posé est ambitieux: les ontologistes, entendez les tenants du tout biologique&autres variantes seraient des déterministes ôtant ipso facto toute forme de liberté à l'être (l'être ou l'existant?); les psys, eux, entendez les garants de la "subjectivité" assureraient à l'être (l'être ou l'existant?) sa singularité.  Sur cette hypothèse (toujours pas plus étayée que d'autres), les psys new age se proposent d'être les potentiels sauveurs de nos enfants, sorte de  Zorro de l'époque contemporaine qui pourraient contrecarrer, par des outils thérapeutiques appropriés, le processus négatif exponentiel dans lequel nos chers chérubins s'enfermeraient (le processus autistisant pour reprendre des termes plus "scientifiques" – paraît-il).

 

La question de l'intersubjectivité reprise par les psychanalystes n'est pas une exclusivité des psychanalystes, contrairement à ce qu'ils veulent faire croire aux politiques ou à la HAS (Haute Autorité de la Santé) peut-être (prête à changer de position) ? Le fait que les publications s'enchaînent depuis moins d'un an corroborant toutes la même idée est hautement suspect. Quelqu'un est-il encore dupe ?

 

Leur idée (si modeste) se résume à: "sans les psys l'autiste n'a pas accès au processus d'intersubjectivité et de subjectivation, donc il n'a aucun espoir de "guérison".

 

Beihn zut alors: les autistes du monde entier sauf ceux qui ont l'extraordinaire chance d'habiter en Romandie ou en France (où il y a plein de psys J) n'ont pas accès à leur subjectivité L !  Incroyable, ça: les pauvres. Soyons sérieux: c'est très gentil de la part des psys de la région lémanique et de la France de vouloir parler au nom des autistes de la planète entière et de se considérer comme les sauveurs de la "singularité" de nos enfants contre tous ces autres spécialistes engoncés (par des intérêts mercantiles évidemment) dans l'obtus déterminisme biologique, mais il faudrait peut-être relativiser un peu leur prétention, somme toute assez dogmatique, vous ne trouvez pas ?

 

De là à faire une lecture sociologique de cette opposition ontologie/sujet, déterminisme/liberté il n'y a qu'un pas à franchir. Et il a été franchi. Les déterministes sont les sales capitalistes qui font de la santé un domaine quelconque d'investissement financier soutenu par les entreprises pharmaceutiques et de l'autre, il y a les gentils psys (qui comme tout le monde le sait travaillent gratuitement) qui garantissent à l'humanité (soyons ambitieux) le sens de la liberté singulière ! Mais cette lecture caricaturale bien que stimulante pour les neurones est profondément pessimiste en réalité. Elle est même déprimante tant elle est cloisonnée par des principes de pensée et de langage… Les psys ne font pas confiance à l'être, ils partent de la pensée. Erreur. C'est eux qui catégorisent et ils ne s'en rendent même pas compte ?

 

Mon combat, à moi, pour les enfants autistes est aussi digne, j'ose le croire, que celui mené par d'autres qui ont la possibilité de le dire plus fort. Mon combat pour mon enfant aussi est digne. Ou ces psys new age voudraient-ils aussi nous enlever -au profit de leur hypothèse- notre sens de la dignité pour lequel nous défendons les droits fondamentaux de nos enfants ? Que doit-on répondre à ce mépris pour les parents ?

 

Je crois fondamentalement que l'être vivant naît libre. Sa liberté est inscrite dans ses gènes. C'est une hypothèse comme une autre.

 

Je crois donc que sur le plan existentiel il faut laisser à chacun sa liberté d'expression, extension de sa liberté constitutive. C'est pourquoi, je prône –depuis le début – la liberté pour les parents de choisir l'accompagnement qu'ils désirent pour LEUR enfant (il s'agit bien de LEUR enfant). Pour garantir cette liberté de choix (démocratique), il est nécessaire de créer des infrastructures alternatives aux seules existantes aujourd'hui dans nos contrées, où la prise en charge proposée est exclusivement  d'orientation psy (old & new age). C'est cela que les parents (si décriés) dénoncent. Ils veulent avoir la possibilité de CHOISIR.

 

En partant de leur hypothèse, les psys new age condamnent d'emblée cette possibilité, affirmant que leur hypothèse est l'unique possible, la meilleure pour la "santé" de l'enfant.  Je répète: et si leur hypothèse de base, celle de la "dépression" était fausse ? Le système s'écroule.

 

La psychanalyse n'a pas le monopole de la genèse de l'"intersubjectivité" et/ou de la "subjectivité", loin de là. Si on le souhaite, on peut même se passer totalement de leurs interprétations. Voilà la liberté à laquelle aspirent les parents pour LEUR enfant.

 

L'homme naît libre, il ne le devient pas. Hypothèse si riche en espoir (aussi), à explorer.

07:06 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/04/2013

Journée mondiale de l'autisme: admirez le jet d'eau en bleu

TOUS EN BLEU POUR NOS ENFANTS !

World Autism Awareness Day

 

 

l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme,

dont la date a été définie en 2007 par une résolution des Nations Unies

(document officiel: cliquez ICI et page officielle: cliquez ICI),

.

Genève sera hôte des actions suivantes:

.

campagne de sensibilisation sur l’autisme dans les transports publics (18 mars – 2 avril)

.

***************

.

illumination du Jet d’Eau de Genève en bleu

le 2 avril, dans le cadre de l’initiative mondiale « Light It Up Blue« 

.

Logo Light it up blue

.

Organisation: comité « 2 avril »

page web: cliquez ICI

communiqué de presse: cliquez ICI

.

***************

.

Cortège de bougies du restaurant Spaghetti Factory jusqu’au Jet d’Eau

Départ à 20h00

Adresse: 13 rue de la Fontaine, 1204 Genève (carte: cliquez ICI)

Le restaurant Spaghetti Factory offre un gâteau au chocolat et un café (une glace pour les enfants) à tout participant qui y prendra un repas

Venez nombreux, apportez vos bougies/lanternes et habillez-vous en bleu!

Adresse.

 

07:43 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

07/03/2013

Bonne lecture !

 
Article paru dans les archives suisses de neurologie et psychiatrie 2013 (ASNP) :
 
 
"L'autisme - les nouveaux programmes thérapeutiques", Hilary Wood, Bronwyn Glaser, Stephan Eliez.


 
 
Il y est question des méthodes d'intervention précoces et très précoces, ainsi que des outils d'enrichissement socio-émotionnels.


 

05:46 Publié dans Autisme - recherches (médicales) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/03/2013

Intégration/inclusion: la Suisse à la traîne...

  • Aux USA, depuis la loi IDEA de 1975, les élèves handicapés sont scolarisés avec les autres ; ils bénéficient de prises en charges spécialisées dans les locaux de l'école, dans des classes dédiées, une partie du temps scolaire, et sont en classe ordinaire le reste du temps ; ceci concerne aussi les handicaps cognitifs et mentaux qui en France mènent tout droit à l'IME.

  • en Italie, lorsqu'un élève avec un handicap est inscrit dans une école, l'effectif de la classe est divisé par 2 afin de permettre à l'enseignant de gérer le surcroit de travail, et de plus un enseignant spécialisé est affecté en supplément dans la classe

  • en Belgique ou au Canada existent des classes ou écoles spécialisées pour les élèves avec autisme, que l'on pourrait comparer à des CLIS en France ; la différence majeure est que dans ces pays les élèves passent facilement de ces classes spécialisées aux classes ordinaires, voire partagent leur temps entre école spécialisée et école ordinaire, en fonction de leurs progrès ; en France l'affectation en CLIS ou en IME est dans 90% des cas un aller simple.

     

    Pour lire l'intégralité de l'article: 

    http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/autisme-ambition-enseigner-131261
     
     
    En Suisse ? 
     
    Plus de 90% de nos enfants ne sont pas en milieu ordinaire et ils ne bénéficient pas non plus de programme scolaire reconnu dans le milieu spécialisé. Double peine...

    On fomente une révolution ou les autorités vont enfin se saisir du problème sur un plan national ?

    En attendant, les parents payent de leur poche la scolarité de leur enfant...pour pouvoir leur en offrir une ! Et ils payent leurs impôts aussi .... 

    Vous avez dit : "droit à l'instruction publique ?" ahahahahaah très rigolo. 


     
     

06:11 Publié dans Autisme - école - intégration | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

26/02/2013

Compensation des désavantages chez les enfants et les ados avec un TSA

 

Tous sont égaux devant la loi. Nul ne peut être discriminé, notamment pour des raisons comme le statut social, la race, la religion, un handicap ou une déficience. Ce principe est inscrit dans l'article 8 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse. Tout le monde devrait avoir les mêmes droits et les mêmes chances, en particulier, quand il s'agit de l'éducation.

Dans certains cas, des personnes ne peuvent pas atteindre des objectifs éducatifs à cause  de leur handicap alors qu'elles en auraient les capacités cognitives. Si tel est le cas, on doit examiner si un aménagement des conditions de formation peut être mis en place afin de limiter l'impact du handicap et réaliser l'objectif de l'égalité des chances dans la formation.

La Fondation du Centre suisse de pédagogie spécialisée (CSPS) définit la compensation des désavantages comme suit: « La compensation des désavantages consiste en la neutralisation ou la diminution des limitations occasionnées par un handicap.» En pratique, cela signifie que la personne concernée a le potentiel pour atteindre les objectifs de la formation mais elle est partiellement entravée dans sa capacité de performances et le désavantage résultant doit être compensé.

Les enfants et les adolescents peuvent bénéficier d'une compensation des désavantages, si les éléments de base suivants sont présents.

  • · Il doit y avoir un handicap qui a été diagnostiqué par une institution professionnelle définie et reconnue par le canton (p.ex. service de psychologie scolaire)
  • · Le désavantage existant et menaçant créé par le handicap peut être compensé par une mesure définie individuellement.
  • · Ainsi, les objectifs d'éducation sont maintenus en termes de qualité, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas qualitativement ajustés à la baisse. Les adaptations sont purement formelles.

La compensation des désavantages peut contenir différentes mesures telles que :

  • · Le moment de l'examen
  • · Durée de l'examen / segmentation
  • · Réglage / exécution de l'examen
  • · Présentation de l'examen
  • · La possibilité de répondre à l'examen

Les enfants et les adolescents atteints d'un TSA peuvent également bénéficier d'une compensation des désavantages. Ils peuvent subir dans différentes situations en comparaison aux autres élèves un désavantage qui leur donne droit à une compensation. Par exemple, les enfants et les adolescents atteints de TSA peuvent avoir un désavantage dû à des difficultés de flexibilité, d'attention, de graphomotricité, de maladresse motrice, etc. qui doivent être compensées.

Les mesures qui doivent être prises, doivent être toutefois évaluées à un rythme régulier et ajustées si nécessaire. L'enfant doit également être mis au courant des mesures prises et la compensation des désavantages doit être transparente.

 

 

Compensation des désavantages – Fondation du Centre suisse de pédagogie spécialisée
http://www.csps.ch/fr/Plateforme-dinformation-pour-la-pda...

Compensation des désavantages FAQ:
Fondation du Centre suisse de pédagogie spécialisée
http://www.csps.ch/bausteine.net/f/9123/FAQCompensationde...


Découvrez davantage au sujet d'Compensation des désavantages chez les enfants et les adolescents avec un TSA sur www.autisme.ch

 

 

 

Source:

asr - autisme actuel

Hiver 2012-2013

06:43 Publié dans Autisme - approches éducatives | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |