04/05/2014

La Suisse ratifie la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées

 

14 avril 2014 - Grand jour pour l’égalité des personnes handicapées : le 14 avril, à New York, la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) est ratifiée par la Suisse. Elle entrera en vigueur pour la Suisse dans 30 jours.

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05/04/2014

24 avril – Projection du film « Le Mur » suivie d’un débat

 

APRES AVOIR ET CENSURE, LE FILM "LE MUR" A ETE REHABILITE PAR LA JUSTICE !

NOUS AURONS LA CHANCE DE VISIONNER CE FILM ET DE PARTICIPER AUX DEBATS EN PRESENCE DE SA REALISATRICE, SOPHIE ROBERT,  ET DE LA PRESIDENTE D'AUTISME FRANCE, DANIELE LANGLOYS.

L'ASSOCIATION AUTISME GENEVE SERA PRESENTE.

UNE OCCASION UNIQUE DE DENONCER LES MEFAITS DE L'APPROCHE PSYCHANALYTIQUE POUR LES ENFANTS AUTISTES  ET DE CONSTRUIRE UN AVENIR DIFFERENT. 


! NOUS VOUS ATTENDONS NOMBREUX !


logo Pôle Autisme Eclat

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L’association Eclat du Pays de Gex, section Pôle Autisme, a le plaisir d’annoncer

la projection du film « Le Mur »

le jeudi 24 avril à 20h30

au cinéma Voltaire à Ferney-Voltaire (France voisine)

carte: cliquez ICI

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Cette projection sera suivie d’un débat en présence de

- la réalisatrice du film, Sophie Robert

- la Présidente d’Autisme France, Danièle Langloys

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Places disponibles en ligne (cliquez ICI) ou le jour-même au guichet du cinéma.

Plus de renseignements à propos de ce film: cliquez ICI

01/04/2014

2 avril – journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

 

World Autism Awareness Day

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L’assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 2 avril

Journée Mondiale de sensibilisation à l’autisme

afin de mettre en évidence la nécessité d’améliorer la vie des enfants et des adultes qui souffrent de ce trouble

Les manifestations suivantes sont organisées dans notre région, sous la houlette de notre association faîtière Autisme Suisse Romande:

- Pièce de théâtre sur l’autisme avec la collaboration du Collègue Champittet - Rolex Learning Center EPFL – 2 avril à partir de 18h30

- Illumination de bâtiments publics en bleu (initiative mondiale « light it up blue »): Jet d’eau de Genève, Cahtédrale de Lausanne, Rolex Learning Center à l’EPFL

- Pavoisement de drapeaux aux couleurs et à l’emblème de cette journée le long du Pont du Mont-Blanc à Genève

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Communiqué de presse du 2 avril 2014: cliquez ICI

 

Initiative « Light it up blue » (Autism Speaks): cliquez ICI

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07/02/2014

Autisme à chaud !

 

 Autisme Genève et Autisme Bassin Lémanique organisent conjointement, en présence de la Maire de Genève, Mme Salerno, un colloque-débat sur le thème de la formation en autisme.

 

 

Colloque-8-février-affiche-745x1024.jpg

 

http://www.autisme-ge.ch/

 

Dans nos régions francophones, quels sont donc les courants de pensée sous-jacents aux pratiques ?

Comment les savoirs académiques sont-ils élaborés dans les hautes écoles qui préparent les futurs professionnels ?

Quelles sont les formations continues proposées pour étayer la formation initiale ?

Et de quelle nature sont-elles ?

 

... et tant d'autres questions seront abordées et dirigées par Christophe Ungar, journaliste à la tsr, modérateur des débats !

 

 

21:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

19/01/2014

Psychanalyse et autisme : levée de l’interdiction du documentaire « Le Mur

 

En levant l’interdiction du film-documentaire de Sophie Robert, « Le Mur », traitant de la vision psychanalytique de l’autisme, la cour d’appel de Douai, dans son jugement du 16 janvier 2014, a reconnu que les propos des psychanalystes plaignants n’avaient pas été dénaturés. Ceci est conforme à ce que chacun peut lire de la posture psychanalytique incriminant la mère dans la pathologie des enfants autistes. Cette vision est, depuis longtemps, rejetée par la science, ce qui a permis de concevoir des prises en charge mieux adaptées, plus efficaces.

 

Retour sur une histoire judiciaire

 

Voir nos articles :
- Autisme : les « délires scientifiques » des psychanalystes

- Autisme et psychanalyse : premier jugement du Tribunal de Lille

- Autisme et psychanalyse : une rhétorique d’esquive et de contradiction

- Autisme : le jour se lève pour les approches scientifiques

 

En novembre 2011, dans notre article « Autisme : les « délires scientifiques » des psychanalystes, À propos du film « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » [1], nous vous informions que trois des psychanalystes interviewés, Esthela Solano-Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens, de l’École de la cause freudienne, assignaient en justice Sophie Robert (la réalisatrice), la Sarl Océan Invisible Production et l’association Autistes Sans Frontières : « afin, à titre principal, qu’il leur soit interdit d’exploiter et de diffuser le film sous quelque forme que ce soit (audiovisuelle, cinématographique et sur internet) et que les défendeurs soient condamnés à des dommages et intérêts en réparation du préjudice résultant, selon eux, de l’atteinte à leur réputation. » [2]

 

Les trois psychanalystes incriminaient le montage du film d’avoir rendu leurs propos ridicules et dogmatiques. Ils réclamaient 290 000 euros de dommages et intérêts à la réalisatrice, sa société de production et à l’association Autistes Sans Frontières.

 

Le procès a eu lieu le 8 décembre 2011 et le verdict est tombé le 26 janvier 2012 : le film a été interdit en l’état et la réalisatrice condamnée à en retirer les interviews des trois psychanalystes plaignants. Elle et sa société de production ont été condamnées à payer 25 000 euros de dommages et intérêts plus 9000 euros de publications du jugement, à exécution immédiate.

 

Sophie Robert a fait immédiatement appel de cette décision. Un nouveau procès s’est donc tenu le 8 novembre 2013, près de deux ans après le jugement de première instance. La cour d’appel de Douai a rendu son arrêt le 16 janvier 2014. La liberté d’expression et d’accès à l’information sur l’efficacité des thérapies dans l’autisme a enfin prévalu !

 

L’arrêt de la Cour d’appel de Douai

 

Les juges indiquent dans leur arrêt, page 12, que :
« Les psychanalystes ont cependant, comme démontré ci-dessus, librement accepté que leur image et leur voix soient reproduites par extraits et sans contrôle sur l’œuvre finale et ne peuvent donc reprocher à un réalisateur d’exprimer son opinion personnelle, même s’ils n’ont pas eu connaissance dès l’origine de cette intention, qui a d’ailleurs pu naître en cours de réalisation. Il s’agit là du principe fondamental de respect de la liberté d’expression des auteurs notamment cinématographiques, comme des journalistes d’investigation.

 

Dès lors, seule la preuve d’une faute au sens de l’article 1382 du code civil pourrait constituer un abus de ce droit si était rapportée la preuve de la volonté délibérée de la réalisatrice de nuire aux personnes filmées, par une dénaturation manifeste de leurs propos et/ou une présentation tendant à les ridiculiser. » [2]

 

Or, après analyse approfondie des interviews de chaque psychanalyste, le tribunal a établi qu’aucune faute de ce type n’avait été commise par la réalisatrice. Il en résulte que les trois psychanalystes, qui ont demandé l’interdiction du documentaire, sont condamnés.

 

Dans son arrêt du 16-01-2014, la cour d’appel de Douai : « Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS, in solidum, à payer à Sophie ROBERT et à la SARL OCEAN INVISIBLE PRODUCTIONS la somme de cinq mille euros (5.000 €) à titre de provision à valoir sur leur préjudice, outre la somme de cinq mille euros (5.000 €) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, pour les frais irrépétibles d’appel ;
Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS, in solidum, à payer à l’association AUTISTES SANS FRONTIERES la somme de cinq mille euros (5.000 €) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, pour les frais irrépétibles d’appel. » (p 16)

 

Une nouvelle procédure fixera le montant définitif des dommages à hauteur du préjudice économique subi par la société de production, preuves à l’appui.

 

* * *

 

Le tribunal a pris acte que les propos des psychanalystes rapportés n’ont pas été dénaturés. Le documentaire Le Mur va pouvoir jouer son rôle pédagogique, couronnant les efforts de Sophie Robert et de ceux qui, en France, œuvrent pour faire sortir définitivement l’autisme de la forteresse psychanalytique dans laquelle il est encore enfermé.

 

Nous saluons tout particulièrement le courage avec lequel Sophie Robert a mené ce combat !

 

Références

 

[1] L’intégralité de l’arrêt de la Cour d’Appel de Douai du 16 janvier 2014
[2] Nous vous invitons désormais à voir le documentaire et à suivre l’actualité de Sophie Robert sur son site Dragon Bleu.

 

 

 

par Brigitte Axelrad

 

 

Source: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2265

05:57 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

18/01/2014

La violence cachée sur nos enfants

Voici ce que dit la psychanalyse de nos enfants:

 

http://www.youtube.com/watch?v=cgVZxq9lu7Q

 

Voici la réalité des approches de la psychanalyse sur nos enfants:

 

http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/videos/11339670e...

 

Où est le scandale ? Où sont la manipulation de la pensée et le mensonge ?

 

Si vous avez le temps regardez l'émission sur M6. C'est ce dimanche, 20h50.

http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/19-01-2014-enfan...

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04/01/2014

Hôpital de jour ou approche éducative pour les enfants autistes ?

 

Je vous laisse le soin de faire votre choix en visionnant ces deux vidéos:

la première vidéo présente une approche préconisée par des psys  psychanalystes qui viennent de publier des livres au sujet de leur approche. C'est donc d’actualité.

la seconde par des tenants de l'approche cognitivo-comportementale qui s'inscrit dans une mouvance développementale. Ici la vidéo présente l'approche ABA qui est une des approches parmi d'autres de cette mouvance.

 

Vidéo 1

 

Vidéo 2

 


ABA et autisme : Quelque chose en plus (trailer) par dragonbleutv

 

 

 

Et maintenant, très franchement, même si vous n'y connaissez rien à l'autisme, intuitivement en tant que parent quelle approche choisiriez-vous ?

 

Autre question: que pensez-vous des titres des conférences suivantes ?

 

"Famille je vous h-aime"

 

« Wanted : famille idéale ! »



« De la maman canne à la tribu des suricates ou le papa pingouin ? »

 

 

« 75 ans d’internat thérapeutique à Lausanne : Contre vents et marées ? »

 

« Famille je t’hais-M »

 

« Hôpital de jour, grande famille ? »

 

« Parents hésitants face au stigma, comment les faire venir ? »

 

 

Ces titres sont tous issus d'un colloque très récent et tous formulés par des représentants romands.

 Source:

http://www.hopitaldejour-brest2013.fr/ateliers/#ateliers

Bonne Année à tous... pour notre association, je sens que l'année sera riche encore en débats ;-) Youpiiii ! Des heures sup. !

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24/12/2013

Bonnes fêtes à tous les blogueurs !

Images intégrées 1

"QUI DE L’ŒUF OU DE LA POULE A ÉTÉ CRÉÉ EN PREMIER ?"

 

PARADOXE SORITE ?


J'AI UN TAS D'AUTRES QUESTIONS DE CE GENRE
POUR 2014 ;-)


EN ATTENDANT DE VIVRE CES MOMENTS RÉJOUISSANTS (MAIS SI, MAIS SI...) JE VOUS PRÉSENTE A TOUS MES MEILLEURS VŒUX POUR LES FÊTES DE FIN D’ANNÉE.



Marie-Jeanne Accietto



Cette phrase ne contient pas sept mots.
 

 

C'est faux, elle contient effectivement sept mots ;-)

... la suite en 2014....



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14/12/2013

Ceux qui aiment l'épigénétique, ce sont les gens de gauche parce que ce n'est pas des gènes.......

Attention aux certitudes, pratiquez plutôt une manière différente de penser....

 

L’inné, l’acquis… et le reste - Pierre-Henri Gouyon from Treize minutes on Vimeo.

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03/12/2013

Autisme Genève une pensée différente en action...

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Depuis presque sept ans, Autisme Genève, une association de parents bénévoles ouverte aux professionnels œuvre dans le Canton. Elle travaille pour qu’il y ait enfin une meilleure connaissance des besoins de nos enfants, jeunes et moins jeunes.

 

C’est un travail titanesque aux enjeux colossaux.

 

 

L’autisme est au centre de courants de pensées divergents, opposants  dans la majorité des cas, polémiques souvent. Cela donne aux uns et aux autres des moments de victoire avec son lot de joie ou des moments de désillusions avec son lot d’amertumes. Et après ?

 

Autisme Genève, qui a pour slogan « une manière différente de penser au service d’une pensée différente», depuis son origine, essaye donc d’aborder la réalité de nos enfants différemment et de la mettre en perspective, avec qui le voudra bien, différemment.

 

 

Il s’agit à la fois d’entreprendre, de proposer, d’écouter, d’échanger et de créer des forces convergentes. La convergence n’est ni un compromis, ni un syncrétisme.

 

La vraie question n’est pas de savoir qui a raison ou qui a tort, elle est de savoir qui sont nos enfants.

 

 

Dans le système actuel, qu’il soit éducatif,  pédagogique, thérapeutique ou social nos enfants sont a priori des exclus. C’est la base même du système genevois. Il est exclusif dans tous les sens du terme.

 

La différence d’un enfant quelle que soit cette différence l’amène ipso facto  à être placé dans un lieu différent, qui est souvent loin de sa maison, loin de son quartier, loin de ses points de repère habituels, loin de sa famille, loin de la cité. Il reçoit aussi une éducation différente. Il a des amis différents. Et dans cet espace différent on essaye de lui apprendre le sens de la normalité. Laquelle au juste ? La notre ?

 

A Genève, lorsque l’Etat s’occupe des enfants différents, il prône fièrement, comme enseigne, le mot «intégration » présenté même comme le fleuron de son action. A Genève, on est fier de tolérer la différence.  

 

Ailleurs, on l’a inclue. Ailleurs, un enfant est simplement un enfant.

 

Nous voulons donner une place à nos enfants, qu’ils soient petits ou grands.

 

Qui, à Genève, est prêt à penser différemment ?

 

 

 

14:11 Publié dans Associations, Autisme - Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

22/10/2013

Un ado peut en cacher un autre



Mon fils a 14 ans. Un chouette ado. Il m'envoie bouler proportionnellement à son âge: une réussite pour moi. Ce n'était pas gagné d'avance. C'est son sourire qui m'est le plus précieux. Il est heureux.


Le système avait prévu pour lui un autre parcours, un autre destin, un autre ado. Un ado sous médicaments ? Un ado ignorant ? Un ado amorphe ? Un génie ? Un ado ...comment ? Toutes les hypothèses sont ouvertes et elles varient selon le point de vue, selon la position que chacun occupe dans la société face à cet enfant. Tout le monde le sait: une hypothèse non déployée laisse ouverte aux conjonctures... Moi je n'ai pas le temps pour ça.

Moi, je suis sa mère. Jamais, à aucun moment je n'ai douté qu'il puisse apprendre. Les autres, tous les autres, oui. Je n'ai jamais non plus douté que je puisse apprendre. Et il m'a beaucoup appris.


IMG_3437.JPG (2).JPGC'est un fait et il faut toujours partir des faits.


Le système institutionnel actuel a fait de mon enfant un exclu social. Le comble pour un enfant autiste. Lui qui, au quotidien, fait tant d'efforts pour comprendre le sens du lien. Gabriel veut être parmi les autres sans être un autre.



Je n'ai l'intention ni de changer son comportement pour le "normaliser" ni de l'ignorer dans sa manière d'être. J'essaye juste de le comprendre en lui expliquant ma manière à moi de comprendre. C'est un long parcours que celui de la compréhension, parce qu'il faut du temps pour se saisir l'un l'autre par la pensée. Il faut du temps pour comprendre l'être.



Aujourd'hui qui a le temps ?



Moi, un peu moins que les autres, mais j'en ai toujours pour mes enfants.

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10/10/2013

L’individualisation des programmes scolaires met-il en danger le métier d’enseignant ?

 

 

Tout dépend de ce qu’on entend par individualisation.

 

L’école représente un contexte social. Au sein des écoles suisses (cela se passe autrement dans d’autres cultures), le mode d’apprentissage fonctionne sur une base d'enseignement "collectif": tout le monde doit apprendre les mêmes notions en même temps (en somme le plus possible cela s’entend). C’est un rapport d’apprentissage collectif, où la part d’individualisation n’est pas retenue comme probante sur le plan didactique. « Différenciation » est le mot plutôt employé par les enseignants. Ils essayent, tant bien que mal, de différencier les apprentissages par rapport aux difficultés de l’élève. Mais différencier ne veut pas dire « individualiser ».

 

Avec le nouveau paradigme de l’école inclusive, de nouvelles questions se posent aux enseignants. Ces questions, par la nature même du changement de paradigme, interrogent la didactique actuelle. Est-il suffisant de « différencier » les apprentissages ou faut-il plutôt les « individualiser » pour permettre à cet élève aux besoins spécifiques de faire son parcours scolaire avec des pairs ?

 

Cela mérite d’être débattu.

 

Derrière le débat, il y a sans doute des visions différentes de la « spécificité ». Elles ne sont pas anodines. Ces visions façonneront des paradigmes sociétaux différents de « l’instruction publique ».

 

Les débats doivent avoir lieu. Des idées vont se confronter. C’est normal. Mais au final, la vraie question est celle de l’enfant.

 

Lorsque je dis enfant, je ne pense pas à l’enfant « juridique » qui a des droits, ni à l’enfant « handicapé » qui a des « besoins », ni à l’enfant « élève » qui a des « devoirs ». Je pense à l’enfant.

 

Je pense qu’il serait bien que chacun réussisse à penser à « l’enfant ». L’enfant est potentiellement un adulte. C’est ainsi, je pense, qu’on répondrait mieux à sa « nature ».

 

N’est-ce pas là la mission de la société ? Le collectif est-il là pour modeler la nature ou la laisser se déployer dans un cadre collectif ? Parce que ce n’est pas la même chose….

 

Il me semble que dans la vision qui -aujourd’hui- s’oppose entre « différenciation » et « individualisation » des apprentissages, il y a cette considération différente du rôle du « collectif ».

Peut-être que la vraie question est de savoir comment apprend vraiment l’enfant qui en face de nous ?

Le métier d'enseignant ne se définit-il pas en fonction de la réponse/des réponses à cette question ?

07:16 Publié dans Autisme - école - intégration | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

09/10/2013

L'art de la connerie ...un nouveau genre..ou peut-être pas...

 

peut-être juste révélée au grand jour....

 

Bonne écoute...mais restez calme...parce qu'autant de conneries (opps un vilain mot) à la seconde, c'est difficile à battre !

 

Monsieur se lançait peut-être dans un nouveau genre de concours...

 

Assurément: IL A GAGNE !!!!

 

 

 

05:05 Publié dans Autisme - traitements et interventions | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

20/08/2013

Exclusion scolaire ! A quand l'inclusion ?

La Tribune de Genève consacre aujourd'hui un article à une maman qui en a marre...un cas banal...dramatiquement banal.

 

Cela fait plus de six ans désormais qu'Autisme Genève (toujours sans subventions malgré une activité qui dépasse désormais les 6/8 heures de travail par jour... NO COMMENT) demande à l'Etat un "plan autisme" pour coordonner l'accompagnement des personnes autistes de tous les âges, à tous les niveaux, y compris scolaire.

 

Mais Genève préfère des solutions ponctuelles, sans aucun sens de la coordination, de la planification, et même de la prise de conscience de ce que cette problématique impose à la société ...RIEN ! 1% de la population porteur de ce handicap ne suffit pas à faire réagir nos représentants publics....aucune conscience de la portée de ce problème....qui relève autant de l'instruction publique, que de la santé et du social! RIEN de coordonné.... j'en suis toujours aussi effarée.... Ici, dans l'une des ville les plus riches au monde on fait du rafistolage....du grand n'importe quoi, en somme !!!

 

 Autisme Genève propose des calendriers de rencontre pour co-construire l'avenir de nos enfants, tous nos enfants avec les autorités publiques pour que l'injustice cesse enfin... 

 

Autisme Genève propose de penser autrement: penser autrement nos enfants, penser autrement le rapport parents/professionnels, penser autrement le rapport association/autorités...Il faut  arrêter de réfléchir en a priori, en images d'Epinal sur le rôle prétendu de chacun, chacun dans sa petite sphère de pouvoir ! Aujourd'hui, il faut innover, avoir le courage d'entreprendre une nouvelle vision au service EXCLUSIF de nos enfants dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués!

 

A bon entendeur.... Bonne lecture: http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/enfant-autiste-mere-lance-cri-alarme/story/19306422

 

 

 

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27/06/2013

Scandale à Genève: des autistes adultes coincés à Belle-Idée !

Aujourd’hui à 16 h 15, une manifestation se déroulera devant l’Hôtel de Ville, où le Grand Conseil tiendra séance à partir de 17 heures. Convoquée par la Fédération genevoise des associations de personnes handicapées, elle vise à sensibiliser les autorités cantonales aux lacunes de la prise en charge de ces Genevois très vulnérables. Une pétition sera également déposée à cette occasion. Elle demande «d’appliquer les lois en vigueur». La loi cantonale sur l’intégration des personnes handicapées demande en effet à l’Etat de mettre à disposition des personnes invalides des établissements répondant adéquatement à leurs besoins. Président de la fédération, Cyril Mizrahi indique que la pétition a réuni environ 1800 signatures en trois semaines et salue cette mobilisation. «Pour des personnes qui ont des troubles de comportement ajoutés, la seule alternative en attendant qu’une place se libère est l’hospitalisation en milieu psychiatrique des mois, voire des années», dénonce notamment la fédération. E.BY Source: TDG de ce jour : http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/autiste-bloque-belleidee-place/story/29417529

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03/04/2013

Autisme: au cœur des débats

L'autiste, comme vous et moi, est. 

On naît "essence", par accident "être", on ne le devient pas.

A partir de l'être il n'y a pas une "existence" qui ressemble à l'autre. "Être placé" dans le monde, y occuper "une position permanente", exister en somme, est le défi que chaque être doit relever, qu'il soit autiste ou pas.

 

Il ne faut pas mélanger essence, être et exister. Il faut par contre s'interroger sur le sens de "devenir".

A partir de quand "devient-on" ?  Tout est-il vraiment pré / déterminé ? Et s'il y a "détermination" cette dernière n'est-elle pas le fruit d'un lien entre le dedans et le dehors ?

 

Avec ces questions nous sommes au cœur de la problématique (est-ce d'ailleurs une problématique ?) "autisme" ou devrait-on dire "autismes".

 

Les principaux travaux des psychanalystes de ces dernières années partent du présupposé que les autismes relèvent de troubles relationnels dont la genèse est à situer dans les premières années de la vie. Il y aurait quelque chose "qui ce serait mal passé" causant des troubles graves dans la relation à l'autre et au monde. Les psychanalystes distinguent comme "problème" soit une "dépression primaire" qui engendrerait un autisme sévère (dit structurel), soit une "dépression précoce", qui engendrerait les autres autismes (dont on peut sortir). Je simplifie à peine. Les autismes seraient la manifestation de l'une ou l'autre de ces deux formes de dépressions qu'un terreau biologique (entendez soit génétique, soit neurologique, soit biochimique ou autres variantes du genre) favoriserait. Fort de cette hypothèse (parce qu'il s'agit bien d'une hypothèse) les psychanalystes s'affranchissent ainsi du rôle du méchant culpabilisateur des parents (surtout la mère), accusés (dans un proche passé par ces mêmes psychanalystes – je tiens tout de même à le préciser) d'être la cause directe de l'autisme de leur enfant.  Les autismes seraient en résumé des troubles précoces de la personnalité, dus à une "dépression" de l'embryon, du nourrisson, du bébé ou du jeune enfant, dépression qui serait l'expression de sujets mal assurés de leur existence, toujours menacés d'une dépossession du sentiment même d'existence.

 

Mais de quoi parle-t-on exactement: de l'essence, de l'être ou de l'existence ?

 

Et si l'hypothèse de base, celle de la dépression (quelque soit sa forme) était fausse? La question mérite d'être envisagée, non ?

 

L'être est ce qu'il est, telle est la question. L'existant peut être ce qu'il n'est pas. C'est une autre question. L'autiste est. Est-il pour autant déterminé ? L'existence ne l'est jamais. Et l'être ?

 

L'opposition biologie / psyché qui -sur un plan plus fondamental- pourrait se traduire par ontologie / sujet existe depuis que la pensée est pensée. Vouloir confondre ces deux plans, vaste ambition de la psychanalyse contemporaine, c'est vouloir confondre l'être et l'existence. Le cadre posé est ambitieux: les ontologistes, entendez les tenants du tout biologique&autres variantes seraient des déterministes ôtant ipso facto toute forme de liberté à l'être (l'être ou l'existant?); les psys, eux, entendez les garants de la "subjectivité" assureraient à l'être (l'être ou l'existant?) sa singularité.  Sur cette hypothèse (toujours pas plus étayée que d'autres), les psys new age se proposent d'être les potentiels sauveurs de nos enfants, sorte de  Zorro de l'époque contemporaine qui pourraient contrecarrer, par des outils thérapeutiques appropriés, le processus négatif exponentiel dans lequel nos chers chérubins s'enfermeraient (le processus autistisant pour reprendre des termes plus "scientifiques" – paraît-il).

 

La question de l'intersubjectivité reprise par les psychanalystes n'est pas une exclusivité des psychanalystes, contrairement à ce qu'ils veulent faire croire aux politiques ou à la HAS (Haute Autorité de la Santé) peut-être (prête à changer de position) ? Le fait que les publications s'enchaînent depuis moins d'un an corroborant toutes la même idée est hautement suspect. Quelqu'un est-il encore dupe ?

 

Leur idée (si modeste) se résume à: "sans les psys l'autiste n'a pas accès au processus d'intersubjectivité et de subjectivation, donc il n'a aucun espoir de "guérison".

 

Beihn zut alors: les autistes du monde entier sauf ceux qui ont l'extraordinaire chance d'habiter en Romandie ou en France (où il y a plein de psys J) n'ont pas accès à leur subjectivité L !  Incroyable, ça: les pauvres. Soyons sérieux: c'est très gentil de la part des psys de la région lémanique et de la France de vouloir parler au nom des autistes de la planète entière et de se considérer comme les sauveurs de la "singularité" de nos enfants contre tous ces autres spécialistes engoncés (par des intérêts mercantiles évidemment) dans l'obtus déterminisme biologique, mais il faudrait peut-être relativiser un peu leur prétention, somme toute assez dogmatique, vous ne trouvez pas ?

 

De là à faire une lecture sociologique de cette opposition ontologie/sujet, déterminisme/liberté il n'y a qu'un pas à franchir. Et il a été franchi. Les déterministes sont les sales capitalistes qui font de la santé un domaine quelconque d'investissement financier soutenu par les entreprises pharmaceutiques et de l'autre, il y a les gentils psys (qui comme tout le monde le sait travaillent gratuitement) qui garantissent à l'humanité (soyons ambitieux) le sens de la liberté singulière ! Mais cette lecture caricaturale bien que stimulante pour les neurones est profondément pessimiste en réalité. Elle est même déprimante tant elle est cloisonnée par des principes de pensée et de langage… Les psys ne font pas confiance à l'être, ils partent de la pensée. Erreur. C'est eux qui catégorisent et ils ne s'en rendent même pas compte ?

 

Mon combat, à moi, pour les enfants autistes est aussi digne, j'ose le croire, que celui mené par d'autres qui ont la possibilité de le dire plus fort. Mon combat pour mon enfant aussi est digne. Ou ces psys new age voudraient-ils aussi nous enlever -au profit de leur hypothèse- notre sens de la dignité pour lequel nous défendons les droits fondamentaux de nos enfants ? Que doit-on répondre à ce mépris pour les parents ?

 

Je crois fondamentalement que l'être vivant naît libre. Sa liberté est inscrite dans ses gènes. C'est une hypothèse comme une autre.

 

Je crois donc que sur le plan existentiel il faut laisser à chacun sa liberté d'expression, extension de sa liberté constitutive. C'est pourquoi, je prône –depuis le début – la liberté pour les parents de choisir l'accompagnement qu'ils désirent pour LEUR enfant (il s'agit bien de LEUR enfant). Pour garantir cette liberté de choix (démocratique), il est nécessaire de créer des infrastructures alternatives aux seules existantes aujourd'hui dans nos contrées, où la prise en charge proposée est exclusivement  d'orientation psy (old & new age). C'est cela que les parents (si décriés) dénoncent. Ils veulent avoir la possibilité de CHOISIR.

 

En partant de leur hypothèse, les psys new age condamnent d'emblée cette possibilité, affirmant que leur hypothèse est l'unique possible, la meilleure pour la "santé" de l'enfant.  Je répète: et si leur hypothèse de base, celle de la "dépression" était fausse ? Le système s'écroule.

 

La psychanalyse n'a pas le monopole de la genèse de l'"intersubjectivité" et/ou de la "subjectivité", loin de là. Si on le souhaite, on peut même se passer totalement de leurs interprétations. Voilà la liberté à laquelle aspirent les parents pour LEUR enfant.

 

L'homme naît libre, il ne le devient pas. Hypothèse si riche en espoir (aussi), à explorer.

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02/04/2013

Journée mondiale de l'autisme: admirez le jet d'eau en bleu

TOUS EN BLEU POUR NOS ENFANTS !

World Autism Awareness Day

 

 

l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme,

dont la date a été définie en 2007 par une résolution des Nations Unies

(document officiel: cliquez ICI et page officielle: cliquez ICI),

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Genève sera hôte des actions suivantes:

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campagne de sensibilisation sur l’autisme dans les transports publics (18 mars – 2 avril)

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illumination du Jet d’Eau de Genève en bleu

le 2 avril, dans le cadre de l’initiative mondiale « Light It Up Blue« 

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Logo Light it up blue

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Organisation: comité « 2 avril »

page web: cliquez ICI

communiqué de presse: cliquez ICI

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Cortège de bougies du restaurant Spaghetti Factory jusqu’au Jet d’Eau

Départ à 20h00

Adresse: 13 rue de la Fontaine, 1204 Genève (carte: cliquez ICI)

Le restaurant Spaghetti Factory offre un gâteau au chocolat et un café (une glace pour les enfants) à tout participant qui y prendra un repas

Venez nombreux, apportez vos bougies/lanternes et habillez-vous en bleu!

Adresse.

 

07:43 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

07/03/2013

Bonne lecture !

 
Article paru dans les archives suisses de neurologie et psychiatrie 2013 (ASNP) :
 
 
"L'autisme - les nouveaux programmes thérapeutiques", Hilary Wood, Bronwyn Glaser, Stephan Eliez.


 
 
Il y est question des méthodes d'intervention précoces et très précoces, ainsi que des outils d'enrichissement socio-émotionnels.


 

05:46 Publié dans Autisme - recherches (médicales) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

02/03/2013

Intégration/inclusion: la Suisse à la traîne...

  • Aux USA, depuis la loi IDEA de 1975, les élèves handicapés sont scolarisés avec les autres ; ils bénéficient de prises en charges spécialisées dans les locaux de l'école, dans des classes dédiées, une partie du temps scolaire, et sont en classe ordinaire le reste du temps ; ceci concerne aussi les handicaps cognitifs et mentaux qui en France mènent tout droit à l'IME.

  • en Italie, lorsqu'un élève avec un handicap est inscrit dans une école, l'effectif de la classe est divisé par 2 afin de permettre à l'enseignant de gérer le surcroit de travail, et de plus un enseignant spécialisé est affecté en supplément dans la classe

  • en Belgique ou au Canada existent des classes ou écoles spécialisées pour les élèves avec autisme, que l'on pourrait comparer à des CLIS en France ; la différence majeure est que dans ces pays les élèves passent facilement de ces classes spécialisées aux classes ordinaires, voire partagent leur temps entre école spécialisée et école ordinaire, en fonction de leurs progrès ; en France l'affectation en CLIS ou en IME est dans 90% des cas un aller simple.

     

    Pour lire l'intégralité de l'article: 

    http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/autisme-ambition-enseigner-131261
     
     
    En Suisse ? 
     
    Plus de 90% de nos enfants ne sont pas en milieu ordinaire et ils ne bénéficient pas non plus de programme scolaire reconnu dans le milieu spécialisé. Double peine...

    On fomente une révolution ou les autorités vont enfin se saisir du problème sur un plan national ?

    En attendant, les parents payent de leur poche la scolarité de leur enfant...pour pouvoir leur en offrir une ! Et ils payent leurs impôts aussi .... 

    Vous avez dit : "droit à l'instruction publique ?" ahahahahaah très rigolo. 


     
     

06:11 Publié dans Autisme - école - intégration | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

26/02/2013

Compensation des désavantages chez les enfants et les ados avec un TSA

 

Tous sont égaux devant la loi. Nul ne peut être discriminé, notamment pour des raisons comme le statut social, la race, la religion, un handicap ou une déficience. Ce principe est inscrit dans l'article 8 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse. Tout le monde devrait avoir les mêmes droits et les mêmes chances, en particulier, quand il s'agit de l'éducation.

Dans certains cas, des personnes ne peuvent pas atteindre des objectifs éducatifs à cause  de leur handicap alors qu'elles en auraient les capacités cognitives. Si tel est le cas, on doit examiner si un aménagement des conditions de formation peut être mis en place afin de limiter l'impact du handicap et réaliser l'objectif de l'égalité des chances dans la formation.

La Fondation du Centre suisse de pédagogie spécialisée (CSPS) définit la compensation des désavantages comme suit: « La compensation des désavantages consiste en la neutralisation ou la diminution des limitations occasionnées par un handicap.» En pratique, cela signifie que la personne concernée a le potentiel pour atteindre les objectifs de la formation mais elle est partiellement entravée dans sa capacité de performances et le désavantage résultant doit être compensé.

Les enfants et les adolescents peuvent bénéficier d'une compensation des désavantages, si les éléments de base suivants sont présents.

  • · Il doit y avoir un handicap qui a été diagnostiqué par une institution professionnelle définie et reconnue par le canton (p.ex. service de psychologie scolaire)
  • · Le désavantage existant et menaçant créé par le handicap peut être compensé par une mesure définie individuellement.
  • · Ainsi, les objectifs d'éducation sont maintenus en termes de qualité, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas qualitativement ajustés à la baisse. Les adaptations sont purement formelles.

La compensation des désavantages peut contenir différentes mesures telles que :

  • · Le moment de l'examen
  • · Durée de l'examen / segmentation
  • · Réglage / exécution de l'examen
  • · Présentation de l'examen
  • · La possibilité de répondre à l'examen

Les enfants et les adolescents atteints d'un TSA peuvent également bénéficier d'une compensation des désavantages. Ils peuvent subir dans différentes situations en comparaison aux autres élèves un désavantage qui leur donne droit à une compensation. Par exemple, les enfants et les adolescents atteints de TSA peuvent avoir un désavantage dû à des difficultés de flexibilité, d'attention, de graphomotricité, de maladresse motrice, etc. qui doivent être compensées.

Les mesures qui doivent être prises, doivent être toutefois évaluées à un rythme régulier et ajustées si nécessaire. L'enfant doit également être mis au courant des mesures prises et la compensation des désavantages doit être transparente.

 

 

Compensation des désavantages – Fondation du Centre suisse de pédagogie spécialisée
http://www.csps.ch/fr/Plateforme-dinformation-pour-la-pda...

Compensation des désavantages FAQ:
Fondation du Centre suisse de pédagogie spécialisée
http://www.csps.ch/bausteine.net/f/9123/FAQCompensationde...


Découvrez davantage au sujet d'Compensation des désavantages chez les enfants et les adolescents avec un TSA sur www.autisme.ch

 

 

 

Source:

asr - autisme actuel

Hiver 2012-2013

06:43 Publié dans Autisme - approches éducatives | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

24/02/2013

La politique sparadrap

Les TSA sont un problème majeur de notre société dépendant de trois Départements: le DIP, celui de la santé et celui des affaires sociales. Ces Départements travaillent chacun de leur côté sans coordonner leurs actions en matière de handicap, encore moins dans le domaine spécifique des TSA.

Il n'y a pas de ligne directrice, aucun plan directeur, aucune cohérence. Pas de plan autisme en somme.

Cette incohérence est reproduite sur le terrain, au sein d'un même  Service parfois. Tous les parents la vivent, les professionnels la ressentent.

Mon enfant, entendez les enfants TSA dans leur ensemble (mon enfant n'étant pas différent des autres) peut naviguer d'un centre dit spécialisé à l'autre, et ce dans le même Service,  sans avoir à disposition les mêmes outils indispensables à son développement. Et cela  ne choque personne. Pire: on trouve cela même normal !!!! On le justifie avec des pseudo discours à la sauce locale.

 

Je propose alors qu'on applique la même politique pour les enfants porteurs d'un autre handicap. Tiens, on va prendre les enfants malvoyants. Je propose qu'ils passent d'un centre qui utilise le braille à un autre centre, dit spécialisé, où les seuls outils sont des livres imprimés. Et on va leur demander de lire.

 

Amusant, n'est-ce pas ?

 

Tout le monde crierait au scandale, sans doute ! (En somme j'ose espérer). Il y aurait des articles dans les médias, que sais-je une cohorte de parents avec des pantecartes devant les Départements concernés pour dénoncer ce crime !!!!

 

Mais figurez-vous qu'un enfant autiste, aujourd'hui, vit ces incohérences et personne ne s'en soucie. On trouve même le moyen de les justifier. Le braille de l'enfant autiste c'est la cohérence de ses outils. Ses outils sont les suivants:

Communication: outils adaptés à son niveaux (objets, pictos, agenda...)

Organisation spatio-temporelle: planning, plan de travail...

Comportement: analyse fonctionnelle, tableaux du comportement...

Social: scenarii sociaux, groupes de compétences sociales...

Etc.

Ces outils (pour lesquels EFFECTIVEMENT il faut avoir été formé) DOIVENT OBLIGATOIREMENT se retrouver d'une année à l'autre, d'une institution à l'autre, et ce pour LA VIE ENTIERE de la personne !!!

Bien sûr qu'il y a des adaptations des outils, une évolution de ces derniers etc...mais n'importe quel spécialiste en autisme le SAIT et saura quoi faire ! 

Ce qu'on dénonce c'est que ces outils peuvent disparaître à un moment donné soit parce qu'une équipe aura décidé d'une manière aléatoire que ces outils n'étaient pas si utiles pour la personne autiste (???!!!___??//!!!!!?), soit par ignorance de ces outils, par manque de formation. Parfois, pire: par idéologie :-(((((

IL EST INADMISSIBLE AUJOURD'HUI qu'on n'assure pas une continuité de ces outils (le braille de nos enfants) d'une institution à l'autre, d'un Service à l'autre  et que les professionnels des institutions qui accueillent nos enfants ne maîtrisent pas ces mêmes outils.

Où sont les directives ? Qui dit aux équipes quoi faire, comment le faire, pourquoi le faire ? Où sont les coordinations d'un Service à l'autre ? D'un Service des jeunes à celui des ados, puis à celui des adultes?

Qui assume la responsabilité des ruptures qu'un enfant peut vivre aujourd'hui, au niveau de ses outils, dans le système mis en place ? Contre qui doit-on se retourner ? La Direction ? L'Etat ? Polichinelle?

 

sparadrap.jpgIl faut arrêter de faire une politique sparadrap, une politique qui colmate au compte-goutte les problèmes qui éclatent au grand jour, lorsque l'incohérence du système est tel qu'on ne peut pas faire autrement que de répondre quand même par un petit sparadrap...

A quand une vraie politique des TSA tout court ?

La politique sparadrap ne pourra jamais colmater l'hémorragie qui se prépare.

Il nous faut des interlocuteurs sérieux et responsables.

 

 

09:13 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

23/02/2013

Autisme et les hautes écoles: pendant qu'ici on tergiverse, ailleurs on agit...

Quelqu'un sait-il déjà posé la question de savoir ce qui est prévu, à Genève, dans le post-obligatoire, lorsque par miracle un de nos enfants haut fonctionnants a réussi, non sans embûches, à dépasser le cursus obligatoire ?

 

Voici des pistes de réflexion:

SITE :

http://www.autismoxford.org.uk/index.php/oapb/autism-stra...

 

GUIDE:

guide_hautes études.pdf

 

 

SERVICE D'ACCOMPAGNEMENT (pour différentes difficultés):

 

 

 

 

Source: http://www.matransition.com/principaux_troubles/lire.html?id=2

 

 

 

 

bon...cela se passe encore à l'étranger.

Ici, nous en sommes encore aux solutions du cas par cas, sans une vision globale, sans protocoles... sans bon sens, en somme.

 

What a wonderful world ... 

 

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22/02/2013

Autisme: l'intégration scolaire ailleurs...

Des pratiques d'autres pays peuvent être intéressantes à connaître et permettent d'interroger ce que nous faisons chez nous. Voici un article concernant l'intégration scolaire en Australie, vue par Mme Beatrice Lucas.

Après une formation d'institutrice d'école primaire à Lucerne, Beatrice Lucas a étudié la pédagogie et la thérapie par la danse en Australie. Son Master of Education traite avant tout des troubles du spectre autistique (TSA) chez les enfants. Entre 1988 et 1995, elle a travaillé en tant que thérapeute de mouvement et de danse dans des écoles d'autisme à Melbourne, puis à Cairns en tant qu'institutrice dans des écoles ordinaires où des enfants atteints du TSA sont intégrés. Puis, de 1996 à 2012, elle a travaillé en tant que conseillère scolaire et formatrice pour l'intégration des enfants et des adolescents atteints du TSA à Far North Queensland, en Australie. En tant que Suissesse de naissance, elle prodigue également ses conseils dans des écoles en Suisse en ce qui concerne l'intégration des élèves atteints d'autisme.

En Australie, les enfants ayant des besoins spéciaux sont des enfants handicapés, des enfants ayant des problèmes de santé et des difficultés d'apprentissage. La notion de handicap comprend un large éventail de handicaps physiques et mentaux, la déficience visuelle, la déficience auditive, les troubles de la parole et l'autisme. L'éducation pédagogique spécialisée est définie comme l'éducation des enfants qui ne peuvent pas remplir le cursus normal en Australie. L'éducation peut comprendre des exercices spécialisés, des méthodes d'apprentissage ou des techniques qui sont adaptés aux besoins des enfants.

Les premières écoles pour enfants ayant des besoins spécifiques ont été déjà ouvertes en 1860 en Australie. Celles-ci offraient une éducation pour les enfants ayant une déficience auditive et / ou des problèmes de vision. Dans les années 1920, des écoles ont été créées pour des enfants ayant d'autres handicaps. Au début de cette période, ces écoles étaient principalement soutenues par des associations caritatives et organismes sans but lucratif. En 1970, le gouvernement d'Australie a pris les premières mesures pour endosser la responsabilité de ces écoles. Aujourd'hui, la pédagogie spécialisée est partiellement intégrée dans les classes ordinaires avec un appui professionnel afin de décharger les enseignants. Même si c'est une approche intégrative qui est prônée, des écoles spécialisées sont toujours disponibles pour des élèves qui ont besoin d'un soutien particulièrement élevé. En 2005, les mêmes droits ont été attribués à tous les enfants. Tous les élèves devraient être en mesure de profiter d'une même éducation de base que les autres et être traités avec dignité. Tout obstacle fondé sur des préjugés par rapport à la capacité des enfants handicapés devrait être surmonté.

L'enseignement pédagogique spécialisé a adopté une approche intégrative en Australie. L'enfant doit, autant que possible, être intégré dans une classe ordinaire. Les écoles ou centres de formations de base ou continues sont tenus par la loi de former les enseignants aux outils nécessaires pour le développement d'un élève ayant des troubles afin qu'il puisse bénéficier du même enseignement que ses camarades. Des adaptations peuvent être effectuées dans divers domaines; par exemple, les écoles ordinaires peuvent proposer un soutien par les enseignants et les assistants pédagogiques, le programme ou la taille de la classe peuvent être adaptés. Si les parents d'un enfant ont le sentiment qu'il faut le soutenir et s'il présente un diagnostic, ils peuvent en référer au directeur de l'école pour faire évaluer l'enfant. Il y a des entrevues avec l'élève, afin de comprendre ses besoins et de les évaluer. A partir de cette évaluation, il est décidé de quel et de combien de soutien l'enfant a besoin et si des adaptations sont nécessaires. Grâce à des contrôles réguliers les enfants seront réévalués et le programme d'éducation ainsi que le soutien seront adaptés. Les enfants plus âgés sont informés de ces étapes et ils peuvent être présents lors du rapport d'évaluation ou de l'établissement des objectifs de programme d'éducation.

Les enfants ayant un trouble du spectre autistique profitent de ce système comme les autres enfants ayant des besoins spéciaux. Cependant, certaines mesures sont prévues spécifiquement pour les enfants atteints d'autisme. Dans certaines écoles ordinaires, il existe des classes spécialisées qui sont intégrées dans les écoles ordinaires et des classes spécialisées d'intervention pour les enfants en âge préscolaire et primaire.

La compensation des désavantages pour les élèves est déjà bien établie en Australie. Beatrice Lucas ajoute que pour un élève ayant besoin de lunettes, on ne discute pas s'il peut utiliser ses lunettes durant le cours et lors d'examens. Pour elle, il est donc naturel que les enfants qui ont des troubles du langage, par exemple, peuvent utiliser des moyens comme l'ordinateur qui leur permettent de communiquer en classe. Les examens sont alors souvent présentés dans différentes versions en Australie. Ainsi, un enfant atteint d'autisme qui a des problèmes d'attention peut effectuer un examen dans une pièce séparée si cela est pertinent. Ou chez les enfants qui ont des difficultés motrices, ce qui est souvent détecté chez les enfants atteints d'autisme, le temps de l'examen peut être prolongé. L'adaptation individuelle pour les enfants prend du temps et demande beaucoup de ressources de la part des enseignants. Pour cette raison, il y a des aides pour l'enseignant ou des assistants pédagogiques qui soutiennent les enseignants et qui sont disponibles pour toutes les écoles. L'établissement scolaire reçoit en plus du soutien personnel, de l'aide financière selon le nombre d'élèves ayant des besoins particuliers. Celle-ci n'est pas actuellement explicitement attribuée à l'élève, mais à tout l'établissement qui peut utiliser l'aide financière à sa guise pour soutenir les enfants. Cela donne une certaine souplesse pour pouvoir donner plus de soutien à un élève, s'il en a besoin pendant un certain temps.

Beatrice Lucas connaît bien les systèmes scolaires australien et suisse, et peut ainsi comparer comment se passe l'intégration scolaire dans ces deux pays. Selon Beatrice Lucas, l'intégration scolaire en Australie est bien établie, mais reste encore un sujet de discussion en raison de la diminution des ressources. La Suisse a aussi fait de grands progrès pour une intégration réussie ces dernières années. L'intégration a été bien réalisée dans de nombreux établissements scolaires.


Découvrez davantage au sujet d'Autres pays, autre pratique : l’Australie sur www.autisme.ch

 

 

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asr - autisme actuel

Hiver 2012-2013

07:45 Publié dans Autisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

21/02/2013

Le postulat de Claude Hêche - autisme et autres troubles sévères du développement

 

Le conseiller aux États Claude Hêche (PS / JU) a présenté un postulat demandant au Conseil fédéral d'examiner la situation des personnes atteintes de troubles du spectre autistique en Suisse. Ainsi, le thème de l'autisme devient pour la première fois sujet de discussion au niveau national et politique. Claude Hêche mandate le Conseil fédéral dans son postulat déposé le 10 septembre au Conseil des États de rédiger un rapport qui examine le cadre de vie des personnes souffrant d'un trouble du spectre autistique et des membres proches de leur famille. Le postulat a été signé par 21 autres conseillers aux États de tous partis et trouve donc un grand soutien à la Chambre Haute du parlement. Le Conseil fédéral a recommandé l'adoption du postulat.

Le conseiller aux État Claude Hêche a déposé en septembre un postulat au Conseil des États. Il demande au Conseil fédéral d'examiner la nécessité d'une action dans le diagnostic de l'autisme et d'autres troubles sévères du développement. Le besoin de normes uniformes de traitement doit également être recherché.

Claude Hêche a envoyé le texte suivant :

La prise en charge des personnes autistes et des personnes souffrant d'autres troubles sévères du développement doit être améliorée. Je demande donc au Conseil fédéral d'examiner la situation des personnes concernées et de leur environnement. Les objectifs suivants doivent particulièrement être poursuivis :

  1. Acquérir une vue d'ensemble au sujet de la détection des perturbations, des traitements et du suivi de la prise en charge, tant au niveau cantonal qu'au niveau fédéral.
  2. Déterminer si les mesures actuelles sont quantitativement et qualitativement suffisantes et si elles permettent l'utilisation optimale des ressources et des moyens fournis aux différentes parties.
  3. Tester différentes approches grâce auxquelles la collaboration et la coordination intercantonale pourrait être améliorée par exemple. La possibilité de créer une stratégie commune dans laquelle des domaines d'actions prioritaires sont établis devrait être également examinée.

Il motive le dépôt du postulat par les arguments suivants :

Le Conseil fédéral a reconnu dans sa réponse à l'interpellation 12.3317 que la situation n'est pas satisfaisante et que le besoin d'action persiste.

Si nous croyons aux derniers rapports de recherche des différents pays, il existe entre 0,6 et 1 pour cent d'êtres humains qui souffrent de troubles du spectre autistique. Ceux qui sont concernés ne sont pas correctement enregistrés dans notre pays, mais on estime leur nombre à au moins 50 000. De nombreuses études ont montré que le nombre de personnes touchées est clairement à la hausse. Par conséquent, notre pays doit être conscient de cette réalité et la regarder de plus près.

Étant donné les chiffres cités ci-dessus, la Confédération doit se doter des moyens nécessaires, afin d'obtenir une vue d'ensemble à propos d'une problématique très complexe. Actuellement, chaque canton, chaque institution et chaque association professionnelle essaie de trouver des solutions de leur côté. Une coordination minimale serait indispensable, mais elle est entravée par le fait qu'une vision commune manque. Par conséquent, nous évoluons dans une sorte de labyrinthe. Des progrès significatifs sont de ce fait retardés et les parties concernées sont frustrées, en particulier les parents qui jouent un rôle principal dans le traitement et le soutien de leur enfant.

Il devrait être déterminé sur la base d'une enquête, si des mesures suffisantes sont prises dans notre pays, si ces mesures sont efficaces et si elles sont en cohérence avec les derniers résultats de recherche et les recommandations internationales dans ce domaine. Une attention particulière sera accordée à la formation continue en autisme des professionnels, aux ressources et aux structures qui permettent la détection précoce du trouble, le dépistage et les traitements des enfants concernés à l'âge préscolaire.

En outre, nous devrons également examiner de plus près les contributions AI accordées dans ce domaine (p. ex. les mesures médicales, la pension d'invalidité, la contribution d'assistance). En particulier, l'accès à ces contributions et clarifier si elles sont suffisantes.

Cette étude doit également servir de base à une collaboration intercantonale et montrer le chemin vers une meilleure coordination, de sorte que les moyens nécessaires - notamment financiers – soient fournis. Ce service permettrait à la Confédération ainsi qu'aux cantons de définir des axes d'actions prioritaires dans le cadre d'une stratégie commune.

Tout cela, afin que le dépistage précoce, les traitements et le soutien pour les personnes souffrant d'autisme ou d'autres troubles du développement soient assurés dans l'intérêt des personnes concernées elles-mêmes, mais aussi de leur environnement.

Le 07.11.2012, le Conseil fédéral s'est prononcé sur le postulat de Claude Hêche. Comme le Conseil fédéral l'a déjà exposé dans sa réponse à l'interpellation Hêche 12.3317, « aider les personnes atteintes d'autisme ou d'autres troubles sévères du développement », il reconnaît la nécessité d'agir dans le domaine du diagnostic et du développement de normes uniformes de traitement de l'autisme et d'autres troubles sévères du développement. Il est donc prêt à élaborer une vision globale. Dans la recherche d'éventuelles possibilités d'amélioration, le Conseil fédéral se basera toutefois sur la répartition actuelle des compétences entre la Confédération, l'assurance-invalidité et les cantons.

Le 07.11.2012, le Conseil fédéral a proposé d'accepter le postulat.


Découvrez davantage au sujet d'Le postulat de Claude Hêche - autisme et autres troubles sévères du développement. Vue d'ensemble, bilan et perspective sur www.autisme.ch

 

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asr - autisme actuel

Hiver 2012-2013

06:32 Publié dans Autisme - politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

20/02/2013

Assemblée générale d'Autisme Genève - 4 mars 2013

Rapport d'activités 2012


MOT DE LA PRÉSIDENTE

A tour de rôle, le fou se moque du fou, et ils s'amusent l'un de l'autre. L'on voit même assez souvent que c'est le plus fou des deux qui rit le plus fort. Erasme de Rotterdam, Eloge de la folie.

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Gygès, premier tyran connu de l'histoire, était considéré comme tel non parce qu'il avait usurpé le pouvoir  mais  parce  qu'il  l'avait  exercé  de  manière  absolue,  c'est-à-dire  en  cumulant  plusieurs fonctions institutionnelles et administratives. Qui pouvait alors contrôler les actions de Gygès ? C'est le manque de possibilité de contrôle qui était -dans la pensée des premiers Grecs- qualifié de "tyrannique". Un mot emprunté à la langue des "barbares".

 

Je pense que les premiers Grecs étaient sages. Ils nous invitent encore aujourd'hui à réfléchir sur le sens qu'on donne aux systèmes, aux organismes, y compris d'Etat.

 

Alors, puisqu'ils nous y invitent, je pose une réflexion qui n'a de valeur que la teneur que vous voudrez bien lui accorder: existe-t-il des organismes de contrôle sur ce qui se passe aujourd'hui dans les milieux institutionnels genevois ? Si oui, où sont-ils et qui les compose ?

La  question  semble  anodine:  elle  ne  l'est  pas.  Elle  l'est  d'autant  moins  qu'elle  concerne  des personnes dont l'avenir n'est pas auto déterminé.

 

Dans  un  espace  aussi  restreint  que  le  Canton  de  Genève  des  pensées  opposées,  et  non divergentes, se côtoient sur la nature des TSA, son origine, sa portée. Personne ne s'en soucie.


Dans  les  listes  des  livres  qu'on  donne  officiellement  aux  étudiants  qui  passent  leur  maturité fédérale censée donner une culture générale à nos jeunes, on trouve comme références à l'autisme Bruno  Bettelheim  et  Mélanie  Klein  ignorant  totalement  toute  la  littérature  scientifique  récente. Personne ne s'en soucie.


Dans les écoles sociales de notre Canton qui forment les futurs professionnels de nos enfants, un étudiant peut dans un cours apprendre que les TSA relèvent d'une psychose, et au cours suivant que c'est un problème d'ordre neuro développemental. Personne ne s'en soucie.


Dans  les  formations  continues,  on  trouve  des  cours  et  des  séminaires  dont  les  contenus  sont diamétralement  opposés  tant  sur  le  plan  théorique  que  sur  celui  des  pratiques  qu'il  induit. Personne ne s'en soucie.


Genève a le talent de faire cohabiter des pensées opposées et contradictoires sur le même sujet et qualifie  même  cet  "art"  de  vision  plurielle.  C'est  trompeur:  par  définition,  le  pluriel  compose plusieurs éléments, qu'il fait converger, il ne les oppose pas. Je pense plutôt qu'il faudrait attribuer cette attitude indolente à la veulerie. C'est beaucoup moins glorieux.

 

Or, cette vision faussement "plurielle" a un coût. Non, je rectifie: elle a des coûts. Personne ne s'en soucie. N'est-ce pas là, folie ?

 

Les familles formulent le vœu (que pourraient-elles formuler d'autre ne comptant, pour agir, que sur  la  seule  force  de  leur  engagement  bénévole)  qu'en  2013  quelqu'un  commence  à  s'en soucier.

 

Il faut mettre un terme à la politique de l'arbitraire. L'arbitraire a toujours mis, dans l'histoire, en péril le libre arbitre.

 

Je trouve assez singulier et un peu amusant (s'il nous est licite de s'amuser d'un tel sujet) que des personnes,  très  titrées,  ayant  fait  de  très  longues  et  complexes  études  avec  pour  principale vocation celle d'aider les autres, s'assujettissent si facilement et de manière si complaisante  -une fois investi d'une charge de pouvoir- à la politique de l'instant. Une politique qui -par nature- à l'instant  suivant  change  au  gré  d'intérêts  sous-jacents,  qui  -eux- sont  souvent  en  contradiction avec ladite première vocation. Personne n'est dupe et tout le monde s'en accommode.

 

Comme le dirait l'un de mes amis Aspie: "Mais où sont les autistes dans tout cela ?"


Tout le monde a sa théorie et se prétend le meilleur spécialiste du moment: du tenant du tout génétique à celui du tout psychopathologique en passant -ce qui est sans doute pire- par un petit cocktail des deux. Ces derniers, une espèce hybride de nouveaux experts en herbe, affirment de manière  très  docte  (il  faut  l'être  ou  paraître  l'être  dans  certains  milieux):  "et  si  la  psychanalyse devenait le futur de la génétique ?"

 

Le mélange des genres est à la mode. Il est politiquement correct. Il aura, à n'en pas douter, un terreau  local  réceptif  où  faire  pousser  la  graine  -paraît-il- de  la  singularité.  Amusant  cet  effet d'annonce.

 

Mais où sont les autistes dans tout cela ? Où sont nos enfants ? Où ?

 

Autisme Genève met au centre de sa réflexion non pas les combats idéologiques d'un moment, quelle  qu'en  soit  la  source,  d'ailleurs,  professionnelle  ou  pas,  ni  la  politique  hybride  du compromis, mais elle met au centre de sa pratique la personne qui mesure 1 m 20 ou 50 cm ou encore 1 m 35, qui peut être enveloppée ou pas, avec des cheveux roux, noirs, verts ou décolorés, qui a comme particularité l'autisme et elle met aussi au centre de sa réflexion sa famille. C'est une dimension plus humaine, donc plus profonde, donc plus complexe. C'est du concret qu'il faut.

 

Tous ceux que les neuro typiques appellent les autistes, y compris ceux communément qualifiés de "non-verbaux" vous le diront: il n'est pas insensé que de demander du concret.

 

Et si nous changions enfin notre manière de penser ?Est-ce folie ?

 

Le  problème  ce  ne  sont pas  nos  enfants,  c'est  la  prétendue  connaissance  experte  des  autres  et leurs grandes théories. Et là, les grilles d'interprétation des experts psychanalystes sont tout aussi réductrices  et  déterministes  (ce  dont  ils  se  défendent)  que  celles  prônées  par  les  dits "matérialistes" du tout génétique. 

 

Les fous ou les idiots ne sont pas toujours là où l'on pense.

Les tyrans non plus.

 

Marie-Jeanne Accietto


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Soyez les bienvenus à l'Assemblée générale d'Autisme Genève.

Date: 4 mars 2013

Lieu: aula de l'école du Liotard (66, rue du Liotard)

Heure: 20h00 - 22 h00 + apéro

Déroulement:

20h00 - 21h00 : AG (présentation des projets d'Autisme Genève et des comptes);

21h00 - 22h00 : présentation des nouvelles mesures d’aménagement scolaire pour les  enfants et jeunes avec un trouble du spectre autistique (TSA) - OMP


Cette  présentation  sera  donnée  par  la  Doctoresse  Jacqueline  Mégevand,  Directrice médico-psychologique  de  l’OMP  et  par  Mme  Renate  Von  Davier,  chargée  de  mission  pour  l’intégration  scolaire  des  élèves  handicapés,  de  la  Direction  générale  de  l’enseignement  secondaire  et  postobligatoire (DGPO).

Inscription (obligatoire):  secretariat@autisme-ge.ch


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