26/11/2014

Il est urgent de replacer les enfants handicapés au cœur des politiques publiques

Dans mon dernier blog, j’ai évoqué le projet « 2014, année de l’enfance », lancé par la Ville de Genève à l’occasion du 25ème anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et j'ai été épatée de constater que les enfants handicapés étaient les grands oubliés du système !

 

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25/11/2014

Les victimes silencieuses: 25 ans des droits de l'enfant sans les autistes !

Nous sommes ravis que Genève fête officiellement le 25ème anniversaire des droits de l'enfant en au moment même où la Suisse doit répondre devant le Comité des droits de l'enfant , en janvier prochain, aux raisons pour lesquelles les enfants porteur d'un handicap et en particulier autistes sont écartés des écoles et victimes de SEGREGATION !

 

Quelle image veut-on donner des droits de l'enfant ? Des droits sans la présence de ceux qui sont victimes de leur non-respect ?

 

Le Canton de Genève qui met en place une nouvelle Chaire inter facultaire au sein de l'alma mater en même temps EXCLUT de son système scolaire des enfants en situation de handicap. Quelqu'un souhaiterait-il commenter ?

 

Comment est-il possible de tolérer cette injustice, injustice qui fait de vraies victimes, des victimes silencieuses ?

 

Comment est-il possible de fêter les droits de l'enfant et en même temps les bafouer impunément ?

 

Comment est-il possible d'afficher une telle sérénité politique en sachant pertinemment que des milliers d'enfants vivent dans un apartheid social ?

 

Genève fête les droits des enfants sans les enfants handicapés qui sont les vrais exclus des droits: quel message a t-on vraiment transmis ? 

 

 

http://www.tdg.ch/video/?video_id=202340&channel_id=81&page=1

 

http://www.tdg.ch/video/?video_id=202148&channel_id=81&page=1 

 

Nous invitons toutes les personnes qui souhaitent que les droits de l'enfant soient vraiment respectés dans notre canton à se joindre à nous le jeudi 4 décembre devant l'hôtel de ville de 16h15 à 17h15.  C'est un combat pour la dignité.

 

 

 

 

 

 

24/11/2014

Qu'est ce que l'école inclusive ?

Le concept d’inclusion  implique de procurer les conditions nécessaires à la pleine participation de tous les enfants, ordinaires ou à besoins spécifiques.
En réalité, tous les enfants ont des besoins communs ET des besoins spécifiques.

La conception de l’éducation inclusive est donc valable pour tous les enfants.
Leurs différences importent peu. L’inclusion dans le milieu ordinaire devient la principale option.

Ceci implique que le milieu ordinaire doit «se spécialiser» par rapport à la
situation de l’enfant.

L’inclusion déplace la charge de la responsabilité: ce n’est pas l’enfant qui doit s’intégrer mais c’est plutôt la structure qui doit offrir les conditions nécessaires à l’accueil de tous les enfants et ce, dès le plus jeune âge, dès la naissance.


Par ailleurs, l’inclusion ne signifie pas que l’enfant doit toujours se trouver avec le groupe «ordinaire»; il peut aller dans un groupe spécialisé ou recevoir une intervention individualisée à certains moments, selon ses besoins.


L’inclusion signifie que tous les enfants ont une place dans le groupe, quels que soient leurs besoins.

 

Tous les enfants sont donc membres à part entière du milieu d’accueil et tous participent équitablement aux opportunités et aux responsabilités du groupe ordinaire. La base qui sous-tend tout le système est l’acceptation des autres et de leurs différences.


inclusion.jpgLa valeur fondamentale de l’éducation inclusive est l’égalité entre les personnes.
Mais il s’agit d’égalité des chances. L’égalité doit aussi impliquer l’équité. Sous l’optique de l’égalité, tous ont accès à l’éducation et reçoivent les mêmes ressources, peu importe leurs besoins. Dans celle de l’équité, chacun a le droit de bénéficier des ressources adaptées à ses besoins afin de favoriser son développement. Ce dernier concept est évidement plus favorable pour l’enfant porteur d’un handicap.

L’inclusion fait l’éloge de la diversité, ce qui implique la reconnaissance des besoins de chacun, le respect de l’autre dans ses différences et la responsabilité du bien-être de chacun.

 

Source:Maryse Hendrix, l'éducation inclusive

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21/11/2014

Un bel exemple d'inclusion au théâtre les "Salons" ce soir !

Capsule info - Tournée automnale 2014.AVI from Maïgwenn Desbois on Vimeo.

 

Nous vous attendons nombreux pour saluer cette troupe de danse canadienne de passage à Genève :-)

 

Infos: www.autisme-ge.ch !

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18/11/2014

Enseignantes, enseignants: nous avons besoin de vos compétences !

Qui aura le courage de cultiver, de promouvoir et de mettre en oeuvre une VISION différente de l'école genevoise ? C'est le grand défi de ces dix à vingt prochaines années. Il faut avoir de l'envergure, une volonté de fer et un sens humble de la grandeur pour y arriver.

 

Nous demandons une école qui respecte les droits de l'enfant, de chaque enfant.

 

Il ne s'agit pas d'annihiler l'apport de l'enseignement spécialisé, au contraire: il s'agit de l'importer dans les écoles dites ordinaires. Mais les enseignants de l'école dite ordinaire ont aussi fondamentalement les outils qui sont nécessaires à nos élèves ! Le problème, c'est qu'ils ne le savent pas !

 

En réalité, ce qui doit primer c'est le fait d'ENSEIGNER. Tous les enseignants sont compétents pour enseigner si on leur donne, dans leur formation de base, les bons outils pour enseigner. Il ne faut pas partir de la peur de ne pas savoir faire. C'est une erreur ! Il faut partir du principe qu'en face de soi, on a un élève. Et un élève c'est avant tout un enfant. Tous les enfants ont des besoins.

 

Je pense que la vraie réflexion n'est pas celle des compétences des enseignants de l'ordinaire, mais c'est celle bien plus subversive que le système a infiltré dans les esprits de ces enseignants depuis près de quarante ans dans notre Canton: leur faire croire que les enfants en situation de handicap avaient moins de compétences !

 

Mais ce n'est pas vrai: ils ont des compétences différentes ! Ce n'est pas la même chose.

 

Et puis, que signifie: moins de compétences ? Par rapport à quoi ? Par rapport à  quelle norme tacite sous-jacente: celle de la compétitivité ? Que veut-on faire de nos enfants: des banquiers en herbe ?

 

Quelle triste et pauvre vision de l'école. Où est l'esprit humaniste et humain ? Où est celle ou celui qui portera ces valeurs au service de tous nos enfants ?

 

 

Les enfants sont avant tout des enfants. Ce qui doit changer ce n'est pas l'enfant, mais le système qui accueille l'enfant. Et c'est possible. Les systèmes sont des inventions humaines, reflet des valeurs promues dans la société.

 

 

Il est donc triste de constater qu'aujourd’hui à Genève le système promu est celui de la ségrégation. Au nom de quel principe ? Celui artificiel de faire croire que  le spécialisé confiné dans des centres éloignés du monde dit ordinaire répondrait mieux aux différences  de ces enfants ??

 

Mais se rend-on compte que ce système n'est ni plus ni moins qu'une forme d'apartheid social ???

Allez: les handicapés d'un côté, les autres de l'autre !! Et tout cela justifié par le fait qu'on donnerait de cette manière plus de chance aux enfants handicapés de s'en sortir dans la société ????? Et personne ne relève l'incroyable sottise de cette contradiction: "toi, handicapé, plus on t'éloigne des autres, plus on te donne des chances de t'insérer un jour (jamais défini)  dans la société !!!!! "

 

Quelle connerie !

 

Comment est-il possible dans notre société si riche, dite si évoluée, dans le bercail des institutions internationales d'accepter un tel discours si irrespectueux de la dignité des enfants ???

 

Genève a le devoir de changer !

 

 

Enseignantes et enseignants: nous avons besoin de vos compétences ! Il faut refuser de participer à ce système ségrégationniste.

Il faut faire confiance à nos enfants: leur place est parmi leur pair. Nulle part ailleurs. C'est là que doit oeuvrer le dit spécialisé.

 

Si on pense de cette manière (il faut réussir à penser différemment), alors vous verrez que dans 20 ans, on ne parlera plus de spécialisé ou d'ordinaire, mots qui reflètent tant notre pensée ségrégationniste d'aujourd’hui, mais on parlera d'ENSEIGNER aux enfants ! Et il sera évident qu'enseigner correspondra, non pas à un système, mais à l'enfant, à ses besoins.

 

Partir de l'enfant, chercher ce qu'il y a de commun entre tous les enfants et respecter leur singularité: voilà le défi à relever pour une vraie école.

 

 

Mais qui donc aura le courage de cultiver, de promouvoir et de mettre en oeuvre une VISION différente de l'école genevoise ? 

13/11/2014

Réponse à M. Vité, Président de la SPG

Suite aux propos de M. Laurent Vité, président de la SPG, qui revient sur la politique d’intégration des élèves à besoins spécifiques dans le cursus ordinaire et qui déclare que «L’école inclusive a un coût» – et que les enseignants paient la facture,  je me permets de vous retranscrire ma réponse:


Propos de M. Vité - agora du journal le "Courrier : "La face cachée de l’intégration": ici

 

 

Ma réponse:

 

Petit rectificatif:  «L’école inclusive a un coût» – et les élèves à besoins spécifiques paient la facture !

Je comprends que dans les fonctions de M. Vité, le bien-être des enseignants (dont je suis :-) prime et nous le remercions du souci qu’il porte à notre équilibre.

Mais qui se soucie de l’équilibre des enfants à besoins spécifiques ? Qui se soucie de faire respecter leurs droits ?

C’est tout de même eux les victimes du système !

M. Vité a certainement raison lorsqu’il parle de façade de la part du DIP de mettre en exergue les rares cas d’intégration (pas même d’inclusion !) que l’école genevoise se vante d’avoir mis en place après je ne sais plus combien d’années de discussions… Quelle performance !

Mais au fond discuter de quoi ? De savoir si les personnes handicapées peuvent aller à l’école ???? Ici, cela fait encore l’objet d’un doute ???? Si c’est l’aveu du gouvernement, alors nous sommes dans un Etat hors la loi !!

Au nom de quoi les enfants et les personnes en situation de handicap n’auraient pas le DROIT d’aller à l’école comme les autres ?

Quels sont les critères sur lesquels s’appuie notre Etat pour justifier cette politique ségrégationniste relevant d’un véritable apartheid ?

Je suis d’accord avec M. Vité sur le fait qu’il ne suffit pas d’informer - ce que se contente de faire le DIP pour l’accueil des enfants avec un TSA dans le système scolaire ordinaire - pour être prêts à recevoir un enfant autiste dans sa classe. Cela coule de source.

Mais M. Vité ne devrait pas non plus céder à la logique de l’instant  et se contenter de dire qu’au fond puisqu’il n’y a pas les moyens, qu’importe ce que deviennent ces enfants ! Parce que c’est bien cela dont il s’agit : pendant que tout le monde, au nom de son principe ou de sa croyance érigé en absolu, discutaille… nos enfants eux sont EXCLUS et entravés dans le développement même de leurs réelles compétences !

Mesure-t-on vraiment l’étendue de l’injustice que notre Etat est en train de faire vivre à des générations d’enfants autistes ?

Le discours ne doit certainement pas être réduit à une question de moyens, mêmes si ces derniers sont importants et que l’Etat devra s’y pencher. Mais AVANT CELA,  M. Vité, qui occupe tout de même une fonction importante dans notre société, ne devrait-il pas plutôt affirmer haut et fort que les droits de ces enfants sont bafoués plutôt que d’agiter le spectre de l’argent en affirmant «  que tout le monde est en train de se rendre compte que l’école inclusive a un coût si on entend réellement permettre à tous les enfants, quelles que soient leurs particularités, de suivre leur cursus scolaire à l’école ordinaire. Qui va payer? « 

Ce n’est pas la bonne question.

La bonne question est : comment un Etat de droit peut-il tolérer que des enfants soient exclus, marginalisés et victimes d’un discours aussi minimaliste que celui des moyens ?

Croyons-nous vraiment que la Suisse et en particulier Genève soit moins riche que d’autres pays qui ont mis en place une politique inclusive ? Ce serait amusant de le faire croire….

Si nous partons du droit, de ce qui est juste, les moyens suivront et on se rendra compte, comme ailleurs c’est déjà le cas, qu’en réalité l’école inclusive a un coût bien moindre que l’école de la politique ségrégationniste pratiquée aujourd’hui !

La question n’est pas celle de l’efficacité de l’école inclusive, de sa rentabilité ou de son coût, mais bien du droit de chaque enfant à fréquenter l’école de droit commun, sans discrimination.

La science ne peut donner de réponse absolue à la question de l’intégration scolaire. À l’époque de la Guerre civile américaine, Abraham Lincoln aurait-il dû exiger la preuve scientifique des bienfaits de l’abolition de l’esclavage ? Aurait-il dû consulter des experts, par exemple, un sociologue, un économiste, un analyste politique ? Bien sûr que non. L’esclavage n’était pas et n’est pas davantage aujourd’hui une question qui doit être tranchée par la science. C’est une question morale.

Bilken, 1985, p. 16 ; traduction de Vienneau, 2002

 

Nous comptons sur la prise de conscience de chacun pour faire du droit des enfants à besoins spécifiques une réalité.

Marie-Jeanne Accietto

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07/11/2014

Droits des enfants autistes: les non réponses du gouvernement suisse à l’ONU !

Suite au dépôt du rapport alternatif auprès du Comité des droit des enfants de l’ONU, qui a formulé des questions auxquelles le gouvernement devait répondre, force est de constater que ce dernier esquive les problèmes, se retranche derrière des arguments de forme et reste lacunaire.

 

Autisme Genève va formuler ses commentaires qu’elle fera part au CDE et c’est sur cette base que le gouvernement devra justifier ses propos lorsqu’il sera auditionné en janvier prochain.

 

Sur la question du packing, nous avons les preuves qu’il est pratiqué dans les institutions romandes et donc remboursé par l’Etat.

 

Sur la question de la ségrégation et de l’absence d’inclusion scolaire pour les enfants avec un TSA, notamment à Genève, nous avons une INFINITE d’exemples concrets à fournir, chiffres à la clé sur cette triste réalité.

 

Sur la question de l’enfermement sans discernement d’enfants avec un TSA dans des unités inappropriées comme le sont les unités psychiatriques, nous avons aussi des exemples, par ailleurs, qui ont déjà médiatisés.

 

Sur la question du diagnostic et de l’intervention précoce, nous avons des chiffres à avancer… Les cantons romands sont loin de recouvrir les réels besoins de leurs populations respectives (système cantonal oblige).

 

Sur la question des statistiques… c’est tout simplement la catastrophe ! Nous avons un gouvernement qui -au nom de la difficulté à recenser les situations à cause du système fédéral –  est complètement démissionnaire. Aucune statistique n'est prévue...on ignore le nombre réel de personnes avec autisme dans notre pays !

 

Pourtant l’inclusion scolaire et professionnelle est possible pour les personnes autistes.

Pourquoi ailleurs cela est déjà une réalité et ici, en Suisse, bercail des institutions  de réputation internationale défendant les droits humains, cela fait l’objet d’une mise en accusation ?

Le colloque scientifique qu’Autisme Genève organise le 15 novembre prochain au Centre Médical Universitaire (voir flyer) présentera les modèles d’inclusion scolaire et professionnelle existant ailleurs. Ce sont des modèles exportables et adaptables à la réalité juridique de tout pays s’il y a, à la base, une réelle volonté de pratiquer une politique inclusive !  

Le problème est là ! Il n’y a pas dans les Cantons de plan interdépartemental (ou global) qui pense l’inclusion des personnes autistes de la petite enfance à l’âge adulte… Or, l’autisme ne s’arrête pas à 20 ans, lorsque l’enfant passe de la responsabilité du Département de l’Instruction publique à celui des Affaires sociales.

L’autisme est un handicap à vie qu’il faut pouvoir penser du début à la fin en faisant ainsi une ENORME ECONOMIE de moyens autant sur le plan humain que sur celui budgétaire.

 

Aujourd’hui l’Etat dépense plus pour une efficacité moindre.

Adoptons les bons modèles et faisons d’une pierre deux coups :

1/rendre vraiment la dignité à nos enfants en leur permettant de développer au mieux leur potentiel en milieu ordinaire avec des vrais appuis

et

2/ faire faire des économies aux gouvernements qui se plaignent tant, à tort,  de ne pas avoir de budgets !!

 

Le thème de notre colloque se combine, par un heureux hasard, avec la demande d’éclaircissements de la part du CDE au gouvernement suisse notamment sur la question de l’inclusion scolaire.

Venez donc nombreux écouter nos conférenciers de réputation internationale nous décrire ce qui ailleurs fonctionne bien et depuis longtemps en matière d’inclusion !

 

Flyer du colloque : ici  (délai d’inscription prolongé )

 

Rapport alternatif d’Autisme Genève : ici

 

List of Issues (liste des questions du CDE à la Suisse) : ici

 

Réponses de la Suisse : ici

 

Et bientôt on-line nos commentaires…. alors suivez-nous !    www.autisme-ge.ch

 

06/11/2014

D'où viennent les résistances à l'adoption de l'inclusion ?


Paradoxalement, le handicap principal de l'inclusion est son faible coût.


Dans le domaine de l'inclusion scolaire, l'analyse comparée des divers systèmes européens de réponse aux besoins éducatifs particuliers fait ressortir que l'adoption de l'inclusion scolaire dépend en premier lieu de l'importance de l'économie des institutions spécialisées.

Les besoins éducatifs particuliers en Europe 2003 European Agency for Development in Special Needs Education p.14

1.5.5 Obstacles

« En plus du financement, l’existence même d’une large structure d’éducation séparée peut être une
entrave au processus d’inclusion. Comme nous l’avons vu précédemment, dans les pays disposant d’une structure différenciée assez conséquente, les enseignants et les institutions spécialisées peuvent se sentir menacés par le processus d’inclusion : ils craignent que l’inclusion remette en cause leur rôle et ainsi mette en danger la pérennité de leur position. La tension à ce niveau est d’autant plus vive que le contexte économique du pays est difficile, posant le risque d’éventuelles restructurations. Dans de telles conditions, il est extrêmement difficile de discuter de l’inclusion sur la base d’arguments éducatifs ou normatifs. »

 

Source: inclure.fr/w/AutismeInclusion.pdf

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31/10/2014

L'école inclusive vs l'intégration

 

La plupart des travaux en faveur de l’inclusion soulignent le droit de tous les enfants à fréquenter l’école.

La question n’est pas celle de l’efficacité de l’école inclusive, de sa rentabilité ou de son coût, mais bien du droit de chaque enfant à fréquenter l’école de droit commun, sans discrimination.

La science ne peut donner de réponse absolue à la question de l’intégration scolaire. À l’époque de la Guerre civile américaine, Abraham Lincoln aurait-il dû exiger la preuve scientifique des bienfaits de l’abolition de l’esclavage ? Aurait-il dû consulter des experts, par exemple, un sociologue, un économiste, un analyste politique ? Bien sûr que non. L’esclavage n’était pas et n’est pas davantage aujourd’hui une question qui doit être tranchée par la science. C’est une question morale.

Bilken, 1985, p. 16 ; traduction de Vienneau, 2002


Ainsi, l’école inclusive doit être un modèle de la démocratie que l’on souhaiterait trouver dans l’ensemble de la société.

 

Conclusion de l'article que je vous conseille de lire dans son intégralité (voir infra):

 

L’analyse historique et comparative nous a permis de constater qu’il y a autant de différences entre l’intégration et l’école inclusive qu’il pouvait y en avoir entre les pratiques ségrégatives et les pratiques intégratives. Hérité de l’anglais, le terme d’école inclusive n’est peut-être pas idéal et ne doit peut-être pas être conservé en langue française. Il reste qu’une dénomination est nécessaire pour désigner cette forme de prise en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers et de gestion des singularités au sein de l’école ordinaire.


Dans un processus d’adaptation de l’école à sa mission fondatrice, il s’agit d’une nouvelle étape : permettre à tous les enfants d’un pays de recevoir la meilleure éducation possible. Dans ce cadre, depuis quelques années, l’accent est mis sur la différenciation par l’émergence d’une altérité non pas concédée, consentie aux enfants différents par le hasard de la naissance ou les aléas de l’existence, mais une altérité revendiquée par l’éducateur, car seule susceptible de faire exister l’Humanité plurielle (Gardou et Develay, 2001, p. 22).


D’une certaine façon, les mots font les choses (Plaisance, 1999, p. 49), en adaptation scolaire comme ailleurs. Il nous semble alors important de pouvoir désigner précisément l’étape que nous vivons actuellement pour mieux l’identifier, et par là même, agir plus efficacement.

 

Source:

L’intégration a des limites, pas l’école inclusive !

Prof. Serge Thomazet, Professeur invité, Université du Québec à Chicoutimi

 

Article dans son intégralité: ici

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30/10/2014

Autisme: qu'en est-il de l'inclusion scolaire et professionnelle ? Genève et la Suisse doivent répondre à l'ONU.

Affiche def impression.jpgAutisme Genève vous invite à participer à son prochain colloque scientifique qui aura lieu le 15 novembre à Genève, au Centre médical universitaire (auditoire B400).

Ce colloque centré sur la question de l'INCLUSION scolaire et professionnelle des personnes avec autisme réunira les plus grands spécialistes de la question au niveau international (nos conférenciers viennent des USA, Belgique, Espagne, France, Angleterre et il y aura deux représentants de l'Etat de Genève).

C'est un événement qui sera ouvert par l'ancien Président du comité du droit des enfants (CDE), M. Jean Zermatten, alors que la Suisse et le canton de Genève en particulier, sont interpellés par ce même Comité à répondre aux questions qui leur ont été posées et à rendre compte des raisons pour lesquelles les droits fondamentaux des enfants autistes sont bafoués et pourquoi le modèle de la ségrégation prime encore sur celui de la vraie inclusion. Les réponses devaient être rendues le 15 octobre dernier... nous attendons encore...la convocation des représentants de l'Etat suisse et aussi genevois devant le CDE aura, elle, bien lieu en janvier prochain... Nous alerterons les médias. Les débats seront publics.

Exclus de l'école, écartés de l'insertion professionnelle, marginalisés dans la société : voilà la triste réalité de nos enfants dans notre pays. Ce colloque permettra de faire voir comment ailleurs l'inclusion est pratiquée, comment les politiques d'Etat inexistantes dans notre pays (il n'y pas même la conscience qu'il faille en établir une !) ont permis à l’inclusion de devenir une réalité.

Ce sont ces modèles qui seront présentés afin d'éveiller les consciences locales à la NECESSITE d'agir. Aujourd'hui nous vivons dans un Etat qui est hors la loi ne respectant pas les DROITS FONDAMENTAUX de nos enfants.

Autisme Genève vous attend nombreux à ce congrès: nous vous invitons à vous inscrire rapidement. Le nombre de places est limité. Pour plus d'infos: www.autisme-ge.ch

 

Flyer du colloque: ici

Questions du CDE à la Suisse et à l'Etat de Genève: sur le site de l'ONU, ici

 Rapport alternatif d'Autisme Genève: ici ou sur le site de l'ONU, ici

 

Le Courrier, 22 août 2014: « Intégration des enfants autistes: Genève devra répondre à l’ONU ». Après qu’Autisme Genève ait interpellé le Comité des Droits de l’Enfant (CDE) de l’Organisation de Nations Unies par un rapport alternatif, l’Etat de Genève ainsi que la Confédération devront répondre à des questions concernant le respect des Droits de l’Enfant pour la prise en charge d’enfants avec autisme (téléchargement).

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29/10/2014

WANTED

Combien d'années doivent donc encore passer avant que ne soient respectés les droits de nos enfants ?

 

Le  monde politique s'interroge sur la légitimité de l'accession à l'école pour les enfants avec un handicap, alors que le droit l'affirme depuis longtemps.  Il est étrange de vivre dans un monde où les mécanismes de simple gouvernance prennent le dessus sur la question humaine.  Triste charpente.

 

De quoi veulent-ils bien parler ces gouvernants ? De la légitimité de la dignité de nos enfants ? Ils considèrent peut-être que cela est un progrès par rapport au temps où ils débattaient de savoir si nos enfants étaient humains ou pas.  Triste constat.

 

Je n'ai aucun doute sur l'humanité de mon enfant, ni sur sa dignité aujourd'hui bafouée au quotidien. C'est de cette triste réalité que les politiques devraient discuter. Ils devraient discuter non pas de la légitimité de leurs droits, mais de savoir pourquoi aucune politique n'a été pensée pour appliquer le droit.

 

Nous vivons dans un Etat qui est hors la loi et qui s'en défend. Nos enfants n'ont pas tort. Aucun homme dont les droits fondamentaux sont bafoués ont torts.  Ce sont les personnes qui doivent se charger de les appliquer et qui ne le font pas qui ont tort.

 

 

WANTED: homme ou femme politique qui osera  affirmer les droits humains et les faire appliquer envers et contre tout, sans céder à la logique de l'instant, ni  au compromis malveillant, ni à la raison qui n'est même pas d'Etat.

 

WANTED: homme ou femme politique qui fera primer le principe à la contingence, qui fera du principe le vecteur du changement de la contingence.

 

Il faut être vaillant pour cela, intègre et si humble. 

 

WANTED: homme ou femme politique vaillant/e, intègre et humble.

 

 

 

Et nunc reges, intelligite  ...  erudimini, qui judicatis terram 

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20/08/2014

L'école inclusive pour les enfants autistes n'existe pas

Le DIP a édité une brochure sur les mesures pour les enfants autistes depuis plus d'un an. Pour les personnes qui souhaiteraient en prendre connaissance, voir ici.

Retardée dans sa diffusion à la rentrée précédente, elle va sans doute (enfin) être distribuée plus largement cette année aux enseignants de l'école obligatoire et post obligatoire.

Cette brochure donne une bonne information aux enseignants.

Le seul problème est que tout ce qui y est préconisé est destiné à des enfants autistes qui ont besoin d'un accompagnant pour franchir le cap de la socialisation. Or, il n'y a pas d’accompagnants prévus par le DIP. Le PROBLEME est là.... nulle part ailleurs.

Qu'on cesse de nous dire que nos enfants ne peuvent ou ne veulent être parmi leurs pairs....ils VEULENT être parmi eux, mais en ayant les bons outils pour communiquer avec eux!

Je rappelle que le problème majeur des enfants autistes est le traitement de l'information sociale. Pour leur permettre de décoder l'environnement social, ils ont besoin d'outils spécifiques. Il faut donc des assistants à la vie scolaire (on peut leur donner un autre nom...) formés  aux TSA pour leur fournir ces outils. Il faut imaginer que ces outils sont comme un fauteuil roulant pour les personnes qui ont un handicap physique. Sans ce dernier elles ne pourraient se déplacer...eh bien pour nos enfants, sans ces outils ils ne peuvent bien communiquer ! C'est pourtant simple à comprendre...

Il n'est donc pas vrai qu'il y a des solutions pour les enfants autistes pour la rentrée. Et ce n'est pas parce qu'une classe accueillant que 7 élèves verra le jour (les TSA concernent 1% de la population...je vous laisse faire le compte de combien d'enfants sont concernés.... en tout cas pas 7) que le DIP peut être rassurant vis-à-vis des familles...

D'ailleurs qui s'interroge de combien d’heures effectives chacun des enfants de cette classe de transition fera véritablement d'heures d'intégration dans une classe dite ordinaire ? 2h par semaine...4h ? Au mieux 8h ? Ceci n'est pas une politique inclusive!

Genève doit rendre des comptes au comité des droits pour les enfants en fournissant des réponses pour octobre 2014 et passera devant le comité en janvier 2015. Genève doit expliquer sa politique inclusive spécifiquement pour les enfants autistes. Qu'inventera-e-elle ?

Cette politique n'existe pas ! Il faut que le DIP la mette VERITABLEMENT en place. Et je ne vois pas comment il est possible de mettre en place une vraie politique inclusive pour les enfants autistes sans créer un plan directeur (ou donnez-lui un autre nom...)  qui en planifie les étapes, le contenu, les budget etc...Ce plan sera par la force des choses transversal et concernera plusieurs Départements...

C'est en ayant une vision globale du problème (de la petite enfance à l'âge adulte) qu'il sera possible de cesser la politique actuelle du RAFISTOLAGE qui est très dispersive en moyens humains et financiers et au final peu efficace. C'est seulement en ayant une vision d'ensemble qu'on créera ENFIN une vraie solution pour nos enfants.

Cette solution dépend de la capacité politique à créer un vrai plan d'action.

Je l'affirme: ce ne sera que de cette manière que l'Etat fera des vraies économies (c'est une argument qui prime pour lui) et que la dignité de nos enfants (c'est un argument qui prime pour les familles)  leur sera rendue  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18/08/2014

Enfants et adolescents autistes : Genève sur la sellette du Comité des droits de l’enfant des Nations unies



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Dans le cadre de l’examen du second rapport périodique de la Suisse par le comité des droits de l’enfant de l’Organisation des Nations Unies.
 
Autisme Genève publie son rapport alternatif.
 
Pour y accéder, veuillez cliquer sur le lien suivant:

www.autisme-ge.ch

Cet examen est capital pour que les Nations Unies puissent apprécier de manière adéquate la situation actuelle des personnes avec autisme en Suisse !



COMMUNIQUE DE PRESSE

Enfants et adolescents autistes :
Genève sur la sellette du Comité des droits de l’enfant des Nations unies

Genève, le 18 août 2014 - Ségrégation, discrimination, privation et abus. En mai 2014, un rapport de l’association Autisme Genève dénonçait auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations unies des faits et situations vécus par les enfants et adolescents autistes à Genève, contrevenant directement à la Convention relative aux droits de l’enfant. A la suite de ce rapport, le Comité demande à la Suisse et à Genève des informations complètes et actualisées sur le sujet, avant le 15 octobre 2014. Autisme Genève espère enfin obtenir une réaction des autorités par rapport à la situation actuelle qui prive ces enfants de leurs droits fondamentaux (droit à l’éducation, à des soins appropriés et à la participation active à la vie de la collectivité).

A Genève, la discrimination de l’enfant avec un trouble du spectre autistique (TSA) s’opère dès la détection de sa différence, puisque la voie préconisée est celle de la séparation du milieu ordinaire, coupant l’enfant autiste de ses pairs et du milieu social dans lequel il devrait le plus naturellement évoluer. Les conséquences sont graves, puisque les enfants autistes ont déjà à la base un déficit social, et celui-ci est renforcé par la ségrégation.

Exclus d’office du système scolaire ordinaire, les enfants autistes sont placés dans des institutions où le personnel, en majorité peu formé, utilise rarement les approches éducatives recommandées au niveau international pour le bon développement de ces enfants.

Faute de moyens financiers, le Centre d’intervention précoce en autisme (CIPA) de Genève, qui offre un encadrement de qualité aux enfants en âges préscolaires, n’est disponible que pour sept enfants sur la soixantaine qui devrait pouvoir en bénéficier chaque année !

Enfin, Autisme Genève demande que l’inclusion des enfants autistes à l’école ordinaire passe des promesses aux actes, grâce à une redistribution des ressources humaines et financières allouées à l’éducation spécialisée.

Depuis sa création en 2007, Autisme Genève dénonce également l’existence de certains traitements psychiatriques et demande leur interdiction.

Faute de statistiques – une lacune de plus pour notre pays – et de réponses claires de la part des autorités, l’association a décidé de présenter son rapport directement auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations unies. C’est sur la base de son rapport que ce Comité demande à la Suisse d’apporter des réponses complémentaires aux questions 9, 17, 18 Ière partie et 4 IIIe partie, sur la situation des enfants autistes qui y vivent.

Le Comité des droits de l’enfant - Soixante-huitième session - se réunira entre le 12 et 30 janvier 2015 et le Point 4 de l’ordre du jour provisoire sera consacré à l’examen des rapports des États parties.

Pour de plus amples informations :

  *   Marie-Jeanne Accietto, Présidente d’Autisme Genève


- presidente@autisme-ge.ch


  *   Lire le rapport d’Autisme Genève au Comité des droits de l’enfant sur:

 - www.autisme-ge.ch


  *   Lire les questions du Comité des droits de l’enfant à la Suisse sur:

http://tbinternet.ohchr.org/_layouts/treatybodyexternal/D...

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Autisme Genève est une association à but non lucratif qui réunit des parents d’enfants avec un Trouble du spectre autistique (TSA). Elle est ouverte également aux professionnels.
Elle a pour objectifs d’informer et de soutenir les familles concernées et de défendre les droits et les intérêts de leurs enfants. Elle organise des formations pour les parents et les professionnels, propose divers services destinés aux enfants et adolescents, développe des projets en collaboration avec les services de l’Etat et sensibilise le grand public.
Autisme Genève organise tous les deux ans un colloque scientifique de niveau international, qui déplace à chaque fois plus de 400 personnes. Ont été traités depuis 2008 les découvertes scientifiques en autisme, l’éthique et les projets pour la petite enfance, ainsi que le partenariat entre parents et professionnels.
Le prochain colloque aura lieu au CMU de Genève, le samedi 15 novembre 2014 et aborde le thème de l’inclusion des personnes avec un TSA à l’école, au travail, dans la société.<http://www.autisme-ge.ch/?page_id=5639>


« Une personne avec un trouble du spectre autistique peut progresser et apprendre toute sa vie. Les caractéristiques de ces troubles sont très variables d’un individu à l’autre et elles peuvent considérablement s’atténuer jusqu’au point de ne plus être visibles.
Une intervention coordonnée éducative pédagogique et thérapeutique ciblée optimise les chances de développement de ces personnes sur tous les plans. Une scolarisation en milieu ordinaire, lorsqu’elle est possible, renforce la progression par la stimulation intellectuelle et le contexte de socialisation qu’elle propose. »


Introduction de la brochure ; « TSA, regard sur les troubles du spectre autistiques » réalisée par l’Office médico-pédagogique du DIP en consultation avec Autisme Genève, et destinée aux enseignants.

http://edu.ge.ch/beph/spip.php?rubrique98

18:28 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

L'exclusion comme modèle

 

IMG_0699.JPGEncore une rentrée scolaire, sa onzième. Le temps passe si vite. Son enfance s’efface derrière sa jeune adolescence. Mon fils est bon. Il est curieux. Il aime comprendre. Il sourit souvent. Il imite. Il apprend.

Mais qui le sait ? Il n’y a pas de place pour lui à l’école. Exclu. Depuis le début.

Encore une rentrée scolaire, la onzième. Encore une fois, elle se fera sans lui et sans les enfants comme lui. Ils sont de trop pour le système, dans le système.

 Un enfant peut-il être de trop ?

 Mon fils l’a appris à ses dépens. Et tant d’enfants comme mon fils.

A Genève, les enfants autistes sont de trop. Le système ne sait pas trop bien quoi en faire.  Alors, il façonne des réponses qui varient selon les personnes, selon les moyens, selon les moments. Mafia de la pensée, dont les victimes saignent d’un sang invisible. Exsangues de leurs droits les plus fondamentaux.

La prochaine rentrée scolaire se fera sans Gabriel. C’était la dernière obligatoire. Obligatoire pour le système. Il est quitte. Il le quitte. Un enfant de trop en moins. Qu’importe si tous ces faux anonymes du système foulent impunément le sang de mon fils sous leurs pieds. Son sang est transparent, comme ses blessures, comme lui.

 Au fond, qui voit les enfants de trop ?  

Mais mon fils est bon. Il est curieux. Il aime comprendre. Il sourit souvent. Il imite. Il apprend.

N'en déplaise à ceux qui le/les considèrent de trop.

 

 

 

 

 

 

 

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04/05/2014

La Suisse ratifie la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées

 

14 avril 2014 - Grand jour pour l’égalité des personnes handicapées : le 14 avril, à New York, la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) est ratifiée par la Suisse. Elle entrera en vigueur pour la Suisse dans 30 jours.

19:41 Publié dans Autisme, Autisme - chartes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

05/04/2014

24 avril – Projection du film « Le Mur » suivie d’un débat

 

APRES AVOIR ET CENSURE, LE FILM "LE MUR" A ETE REHABILITE PAR LA JUSTICE !

NOUS AURONS LA CHANCE DE VISIONNER CE FILM ET DE PARTICIPER AUX DEBATS EN PRESENCE DE SA REALISATRICE, SOPHIE ROBERT,  ET DE LA PRESIDENTE D'AUTISME FRANCE, DANIELE LANGLOYS.

L'ASSOCIATION AUTISME GENEVE SERA PRESENTE.

UNE OCCASION UNIQUE DE DENONCER LES MEFAITS DE L'APPROCHE PSYCHANALYTIQUE POUR LES ENFANTS AUTISTES  ET DE CONSTRUIRE UN AVENIR DIFFERENT. 


! NOUS VOUS ATTENDONS NOMBREUX !


logo Pôle Autisme Eclat

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L’association Eclat du Pays de Gex, section Pôle Autisme, a le plaisir d’annoncer

la projection du film « Le Mur »

le jeudi 24 avril à 20h30

au cinéma Voltaire à Ferney-Voltaire (France voisine)

carte: cliquez ICI

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Cette projection sera suivie d’un débat en présence de

- la réalisatrice du film, Sophie Robert

- la Présidente d’Autisme France, Danièle Langloys

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Places disponibles en ligne (cliquez ICI) ou le jour-même au guichet du cinéma.

Plus de renseignements à propos de ce film: cliquez ICI

01/04/2014

2 avril – journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

 

World Autism Awareness Day

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L’assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 2 avril

Journée Mondiale de sensibilisation à l’autisme

afin de mettre en évidence la nécessité d’améliorer la vie des enfants et des adultes qui souffrent de ce trouble

Les manifestations suivantes sont organisées dans notre région, sous la houlette de notre association faîtière Autisme Suisse Romande:

- Pièce de théâtre sur l’autisme avec la collaboration du Collègue Champittet - Rolex Learning Center EPFL – 2 avril à partir de 18h30

- Illumination de bâtiments publics en bleu (initiative mondiale « light it up blue »): Jet d’eau de Genève, Cahtédrale de Lausanne, Rolex Learning Center à l’EPFL

- Pavoisement de drapeaux aux couleurs et à l’emblème de cette journée le long du Pont du Mont-Blanc à Genève

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Communiqué de presse du 2 avril 2014: cliquez ICI

 

Initiative « Light it up blue » (Autism Speaks): cliquez ICI

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07/02/2014

Autisme à chaud !

 

 Autisme Genève et Autisme Bassin Lémanique organisent conjointement, en présence de la Maire de Genève, Mme Salerno, un colloque-débat sur le thème de la formation en autisme.

 

 

Colloque-8-février-affiche-745x1024.jpg

 

http://www.autisme-ge.ch/

 

Dans nos régions francophones, quels sont donc les courants de pensée sous-jacents aux pratiques ?

Comment les savoirs académiques sont-ils élaborés dans les hautes écoles qui préparent les futurs professionnels ?

Quelles sont les formations continues proposées pour étayer la formation initiale ?

Et de quelle nature sont-elles ?

 

... et tant d'autres questions seront abordées et dirigées par Christophe Ungar, journaliste à la tsr, modérateur des débats !

 

 

21:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

19/01/2014

Psychanalyse et autisme : levée de l’interdiction du documentaire « Le Mur

 

En levant l’interdiction du film-documentaire de Sophie Robert, « Le Mur », traitant de la vision psychanalytique de l’autisme, la cour d’appel de Douai, dans son jugement du 16 janvier 2014, a reconnu que les propos des psychanalystes plaignants n’avaient pas été dénaturés. Ceci est conforme à ce que chacun peut lire de la posture psychanalytique incriminant la mère dans la pathologie des enfants autistes. Cette vision est, depuis longtemps, rejetée par la science, ce qui a permis de concevoir des prises en charge mieux adaptées, plus efficaces.

 

Retour sur une histoire judiciaire

 

Voir nos articles :
- Autisme : les « délires scientifiques » des psychanalystes

- Autisme et psychanalyse : premier jugement du Tribunal de Lille

- Autisme et psychanalyse : une rhétorique d’esquive et de contradiction

- Autisme : le jour se lève pour les approches scientifiques

 

En novembre 2011, dans notre article « Autisme : les « délires scientifiques » des psychanalystes, À propos du film « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » [1], nous vous informions que trois des psychanalystes interviewés, Esthela Solano-Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens, de l’École de la cause freudienne, assignaient en justice Sophie Robert (la réalisatrice), la Sarl Océan Invisible Production et l’association Autistes Sans Frontières : « afin, à titre principal, qu’il leur soit interdit d’exploiter et de diffuser le film sous quelque forme que ce soit (audiovisuelle, cinématographique et sur internet) et que les défendeurs soient condamnés à des dommages et intérêts en réparation du préjudice résultant, selon eux, de l’atteinte à leur réputation. » [2]

 

Les trois psychanalystes incriminaient le montage du film d’avoir rendu leurs propos ridicules et dogmatiques. Ils réclamaient 290 000 euros de dommages et intérêts à la réalisatrice, sa société de production et à l’association Autistes Sans Frontières.

 

Le procès a eu lieu le 8 décembre 2011 et le verdict est tombé le 26 janvier 2012 : le film a été interdit en l’état et la réalisatrice condamnée à en retirer les interviews des trois psychanalystes plaignants. Elle et sa société de production ont été condamnées à payer 25 000 euros de dommages et intérêts plus 9000 euros de publications du jugement, à exécution immédiate.

 

Sophie Robert a fait immédiatement appel de cette décision. Un nouveau procès s’est donc tenu le 8 novembre 2013, près de deux ans après le jugement de première instance. La cour d’appel de Douai a rendu son arrêt le 16 janvier 2014. La liberté d’expression et d’accès à l’information sur l’efficacité des thérapies dans l’autisme a enfin prévalu !

 

L’arrêt de la Cour d’appel de Douai

 

Les juges indiquent dans leur arrêt, page 12, que :
« Les psychanalystes ont cependant, comme démontré ci-dessus, librement accepté que leur image et leur voix soient reproduites par extraits et sans contrôle sur l’œuvre finale et ne peuvent donc reprocher à un réalisateur d’exprimer son opinion personnelle, même s’ils n’ont pas eu connaissance dès l’origine de cette intention, qui a d’ailleurs pu naître en cours de réalisation. Il s’agit là du principe fondamental de respect de la liberté d’expression des auteurs notamment cinématographiques, comme des journalistes d’investigation.

 

Dès lors, seule la preuve d’une faute au sens de l’article 1382 du code civil pourrait constituer un abus de ce droit si était rapportée la preuve de la volonté délibérée de la réalisatrice de nuire aux personnes filmées, par une dénaturation manifeste de leurs propos et/ou une présentation tendant à les ridiculiser. » [2]

 

Or, après analyse approfondie des interviews de chaque psychanalyste, le tribunal a établi qu’aucune faute de ce type n’avait été commise par la réalisatrice. Il en résulte que les trois psychanalystes, qui ont demandé l’interdiction du documentaire, sont condamnés.

 

Dans son arrêt du 16-01-2014, la cour d’appel de Douai : « Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS, in solidum, à payer à Sophie ROBERT et à la SARL OCEAN INVISIBLE PRODUCTIONS la somme de cinq mille euros (5.000 €) à titre de provision à valoir sur leur préjudice, outre la somme de cinq mille euros (5.000 €) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, pour les frais irrépétibles d’appel ;
Condamne Esthéla SOLANO-SUAREZ, Eric LAURENT et Alexandre STEVENS, in solidum, à payer à l’association AUTISTES SANS FRONTIERES la somme de cinq mille euros (5.000 €) sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, pour les frais irrépétibles d’appel. » (p 16)

 

Une nouvelle procédure fixera le montant définitif des dommages à hauteur du préjudice économique subi par la société de production, preuves à l’appui.

 

* * *

 

Le tribunal a pris acte que les propos des psychanalystes rapportés n’ont pas été dénaturés. Le documentaire Le Mur va pouvoir jouer son rôle pédagogique, couronnant les efforts de Sophie Robert et de ceux qui, en France, œuvrent pour faire sortir définitivement l’autisme de la forteresse psychanalytique dans laquelle il est encore enfermé.

 

Nous saluons tout particulièrement le courage avec lequel Sophie Robert a mené ce combat !

 

Références

 

[1] L’intégralité de l’arrêt de la Cour d’Appel de Douai du 16 janvier 2014
[2] Nous vous invitons désormais à voir le documentaire et à suivre l’actualité de Sophie Robert sur son site Dragon Bleu.

 

 

 

par Brigitte Axelrad

 

 

Source: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2265

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18/01/2014

La violence cachée sur nos enfants

Voici ce que dit la psychanalyse de nos enfants:

 

http://www.youtube.com/watch?v=cgVZxq9lu7Q

 

Voici la réalité des approches de la psychanalyse sur nos enfants:

 

http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/videos/11339670e...

 

Où est le scandale ? Où sont la manipulation de la pensée et le mensonge ?

 

Si vous avez le temps regardez l'émission sur M6. C'est ce dimanche, 20h50.

http://www.m6.fr/emission-zone_interdite/19-01-2014-enfan...

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04/01/2014

Hôpital de jour ou approche éducative pour les enfants autistes ?

 

Je vous laisse le soin de faire votre choix en visionnant ces deux vidéos:

la première vidéo présente une approche préconisée par des psys  psychanalystes qui viennent de publier des livres au sujet de leur approche. C'est donc d’actualité.

la seconde par des tenants de l'approche cognitivo-comportementale qui s'inscrit dans une mouvance développementale. Ici la vidéo présente l'approche ABA qui est une des approches parmi d'autres de cette mouvance.

 

Vidéo 1

 

Vidéo 2

 


ABA et autisme : Quelque chose en plus (trailer) par dragonbleutv

 

 

 

Et maintenant, très franchement, même si vous n'y connaissez rien à l'autisme, intuitivement en tant que parent quelle approche choisiriez-vous ?

 

Autre question: que pensez-vous des titres des conférences suivantes ?

 

"Famille je vous h-aime"

 

« Wanted : famille idéale ! »



« De la maman canne à la tribu des suricates ou le papa pingouin ? »

 

 

« 75 ans d’internat thérapeutique à Lausanne : Contre vents et marées ? »

 

« Famille je t’hais-M »

 

« Hôpital de jour, grande famille ? »

 

« Parents hésitants face au stigma, comment les faire venir ? »

 

 

Ces titres sont tous issus d'un colloque très récent et tous formulés par des représentants romands.

 Source:

http://www.hopitaldejour-brest2013.fr/ateliers/#ateliers

Bonne Année à tous... pour notre association, je sens que l'année sera riche encore en débats ;-) Youpiiii ! Des heures sup. !

07:57 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

24/12/2013

Bonnes fêtes à tous les blogueurs !

Images intégrées 1

"QUI DE L’ŒUF OU DE LA POULE A ÉTÉ CRÉÉ EN PREMIER ?"

 

PARADOXE SORITE ?


J'AI UN TAS D'AUTRES QUESTIONS DE CE GENRE
POUR 2014 ;-)


EN ATTENDANT DE VIVRE CES MOMENTS RÉJOUISSANTS (MAIS SI, MAIS SI...) JE VOUS PRÉSENTE A TOUS MES MEILLEURS VŒUX POUR LES FÊTES DE FIN D’ANNÉE.



Marie-Jeanne Accietto



Cette phrase ne contient pas sept mots.
 

 

C'est faux, elle contient effectivement sept mots ;-)

... la suite en 2014....



16:39 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | |

14/12/2013

Ceux qui aiment l'épigénétique, ce sont les gens de gauche parce que ce n'est pas des gènes.......

Attention aux certitudes, pratiquez plutôt une manière différente de penser....

 

L’inné, l’acquis… et le reste - Pierre-Henri Gouyon from Treize minutes on Vimeo.

09:24 Publié dans Autisme - recherches (médicales) | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

03/12/2013

Autisme Genève une pensée différente en action...

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Depuis presque sept ans, Autisme Genève, une association de parents bénévoles ouverte aux professionnels œuvre dans le Canton. Elle travaille pour qu’il y ait enfin une meilleure connaissance des besoins de nos enfants, jeunes et moins jeunes.

 

C’est un travail titanesque aux enjeux colossaux.

 

 

L’autisme est au centre de courants de pensées divergents, opposants  dans la majorité des cas, polémiques souvent. Cela donne aux uns et aux autres des moments de victoire avec son lot de joie ou des moments de désillusions avec son lot d’amertumes. Et après ?

 

Autisme Genève, qui a pour slogan « une manière différente de penser au service d’une pensée différente», depuis son origine, essaye donc d’aborder la réalité de nos enfants différemment et de la mettre en perspective, avec qui le voudra bien, différemment.

 

 

Il s’agit à la fois d’entreprendre, de proposer, d’écouter, d’échanger et de créer des forces convergentes. La convergence n’est ni un compromis, ni un syncrétisme.

 

La vraie question n’est pas de savoir qui a raison ou qui a tort, elle est de savoir qui sont nos enfants.

 

 

Dans le système actuel, qu’il soit éducatif,  pédagogique, thérapeutique ou social nos enfants sont a priori des exclus. C’est la base même du système genevois. Il est exclusif dans tous les sens du terme.

 

La différence d’un enfant quelle que soit cette différence l’amène ipso facto  à être placé dans un lieu différent, qui est souvent loin de sa maison, loin de son quartier, loin de ses points de repère habituels, loin de sa famille, loin de la cité. Il reçoit aussi une éducation différente. Il a des amis différents. Et dans cet espace différent on essaye de lui apprendre le sens de la normalité. Laquelle au juste ? La notre ?

 

A Genève, lorsque l’Etat s’occupe des enfants différents, il prône fièrement, comme enseigne, le mot «intégration » présenté même comme le fleuron de son action. A Genève, on est fier de tolérer la différence.  

 

Ailleurs, on l’a inclue. Ailleurs, un enfant est simplement un enfant.

 

Nous voulons donner une place à nos enfants, qu’ils soient petits ou grands.

 

Qui, à Genève, est prêt à penser différemment ?

 

 

 

14:11 Publié dans Associations, Autisme - Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

22/10/2013

Un ado peut en cacher un autre



Mon fils a 14 ans. Un chouette ado. Il m'envoie bouler proportionnellement à son âge: une réussite pour moi. Ce n'était pas gagné d'avance. C'est son sourire qui m'est le plus précieux. Il est heureux.


Le système avait prévu pour lui un autre parcours, un autre destin, un autre ado. Un ado sous médicaments ? Un ado ignorant ? Un ado amorphe ? Un génie ? Un ado ...comment ? Toutes les hypothèses sont ouvertes et elles varient selon le point de vue, selon la position que chacun occupe dans la société face à cet enfant. Tout le monde le sait: une hypothèse non déployée laisse ouverte aux conjonctures... Moi je n'ai pas le temps pour ça.

Moi, je suis sa mère. Jamais, à aucun moment je n'ai douté qu'il puisse apprendre. Les autres, tous les autres, oui. Je n'ai jamais non plus douté que je puisse apprendre. Et il m'a beaucoup appris.


IMG_3437.JPG (2).JPGC'est un fait et il faut toujours partir des faits.


Le système institutionnel actuel a fait de mon enfant un exclu social. Le comble pour un enfant autiste. Lui qui, au quotidien, fait tant d'efforts pour comprendre le sens du lien. Gabriel veut être parmi les autres sans être un autre.



Je n'ai l'intention ni de changer son comportement pour le "normaliser" ni de l'ignorer dans sa manière d'être. J'essaye juste de le comprendre en lui expliquant ma manière à moi de comprendre. C'est un long parcours que celui de la compréhension, parce qu'il faut du temps pour se saisir l'un l'autre par la pensée. Il faut du temps pour comprendre l'être.



Aujourd'hui qui a le temps ?



Moi, un peu moins que les autres, mais j'en ai toujours pour mes enfants.

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