17/02/2015

Autisme: les recommandations de l'ONU à la Suisse

L’ONU s’inquiète de la discrimination envers les enfants autistes en Suisse  et tout particulièrement à Genève.

 

Le 4 février 2015, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies a adressé à la Suisse une série de recommandations à l’issue de l’examen du respect de la Convention relative aux droits de l’enfant dans le pays. Une partie de ces recommandations concerne spécifiquement les droits des enfants avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA), en particulier dans les domaines de l’inclusion scolaire et sociale, du dépistage précoce et de l’intervention précoce.

Concernant les enfants avec TSA à Genève, le Comité s’est dit préoccupé par la discrimination et la ségrégation à l’égard des ces enfants dans beaucoup d’aspects de leur vie sociale, y compris l’insuffisance de détection précoce, le manque de programmes d’intervention précoce et le manque d’accès à l’éducation ordinaire à cause notamment de l’absence de professionnels qualifiés pour soutenir les enfants autistes au sein des écoles ordinaires. Le Comité s’est également inquiété de la formation insuffisante des professionnels qui s’occupent d’enfants avec un TSA et des traitements inadéquats, tels la pratique du « packing » (enveloppement dans des draps mouillés et froids) qu’il dénonce comme étant de la maltraitance.

En matière de diagnostic et d’intervention précoce le Comité demande instamment à la Suisse de mettre en place les mécanismes permettant une détection et une intervention précoces basés sur des connaissances scientifiques et de s’assurer que tous les enfants avec TSA en bénéficient.

En matière d’inclusion le Comité demande que des mesures soient prises dans tous les cantons pour que les enfants avec un TSA soient entièrement intégrés dans tous les lieux de la vie sociale, y compris les activités de loisirs et les activités culturelles. Le Comité demande instamment qu’une éducation inclusive adaptée aux besoins des enfants avec un TSA soit prioritaire sur une éducation en école spécialisée et en institution spécialisée[1].

En matière de formation le Comité demande à la Suisse de fournir aux professionnels une formation adéquate en autisme.

En matière de traitements inadéquats le Comité demande à la Suisse d’interdire la pratique du « packing » dans la loi Suisse et de prendre les mesures nécessaires pour que les enfants avec un TSA soient traités avec dignité et respect et bénéficient d'une protection efficace.



[1]  Nous avons traduit le terme « daycare » utilisé par le Comité par « institution spécialisée », mais en réalité ce terme veut littéralement dire « garderie ».

 

 

POUR PLUS D'INFOS: ICI

 

05/02/2015

Autisme et Comité des droit de l’enfant de l’ONU : recommandations pour la Suisse

Le Comité demande instamment à la Suisse  : 

 

  • d'adresser les besoins spécifiques des enfants avec un trouble du spectre de l'autisme dans tous les cantons, et en particulier de faire en sorte qu'ils soient entièrement intégrés dans tous les lieux de la vie social, y compris les activités de loisirs et culturelles, et d'assurer qu'une éducation inclusive adaptée à leurs besoins soit prioritaire sur une éducation en école spécialisée et en centre de jour*, de mettre en place des mécanismes pour la détection précoce, de fournir une formation adéquate des professionnels et de s'assurer que tous les enfants bénéficient effectivement de programme de développement précoce qui sont basés sur la connaissance scientifique.

 

  • d'interdire légalement la pratique du "packing" des enfants et de prendre les mesures nécessaires pour assurer que les enfants avec un trouble du spectre de l'autisme soient traités avec dignité et respect et bénéficient d'une protection efficace.

 

* Nous avons traduit par "centre de jour", mais le comité a utilisé le mot "daycare" qui veut littéralement dire "garderie".

Traduction personnelle. La traduction française officielle sera prête d'ici quelques semaines. Voir infra la version anglaise qui est déjà disponible sur le site de l'ONU.

 

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AUTISME GENÈVE REMERCIE LE COMITÉ DES DROITS DE L'ENFANT

 

  • d'avoir pointer du doigt la discrimination dont nos enfants sont victimes au quotidien, exclus des écoles oinclusion.jpgrdinaires, exclus pour la grande majorité d'entre eux de toute forme d’éducation spécifique, sous l'emprise d'un personnel qui n'est souvent pas formé aux troubles du spectre de l'autisme, entravant ainsi par son ignorance le bon développement même du réel potentiel de nos enfants !!!!!! Ce qui se passe en Suisse et surtout dans les cantons romands est grave !!!!!!!! Le comité demande une VRAIE POLITIQUE PUBLIQUE D’INCLUSION et non d’intégration, qui est pourtant le mot officiel utilisé dans les textes de loi en Suisse, reflet du grand retard que nous avons cumulé dans ce domaine.

 

 

 

  • denver.pngd'avoir demandé que la détection et l'intervention précoce (sur la base de modèles validés), qui sont unanimement reconnues comme le meilleur vecteur du développement de leur potentiel,  pouvant changer considérablement et de manière déterminante le cours de leur VIE, soient la règle et non l'exception comme c'est le cas aujourd'hui !!!!!

Pour rappel, la Suisse se targue de financer, par l’AI, 5 projets pilotes recouvrant toutes les régions linguistiques, alors que cela concerne en tout et pour tout moins de 50 enfants  au niveau national !!!! A Genève, 12 places sont disponibles dont plus de la moitié financée par des fonds privés, alors que les besoins ont été évalués à 60 places pour répondre à la demande ! Où est l’ETAT ??????????

 

 

 

 

 

 

  • 1-autisme-packing_335.jpgd'avoir très clairement demandé l'interdiction de la pratique du packing, pratique défendue par des psychanalystes de premier ordre et  qui, en réalité, n'est rien d'autre qu'une mesure de contention inacceptable !

 

 

 

 

 

  • d'avoir demandé de respecter la dignité de nos enfants en cessant toute pratique abusive d'enfermement dans de unités psychiatriques complètement inadaptées a leurs besoins où ils sont parfois même recoupés du droit de visite de leurs propres parents!!!!!! Où sont les organes de contrôle indépendants ????

 

 

 

 

AUTISME GENEVE.pngPour pouvoir respecter toutes ces recommandations et changer la donne d’ici ces prochaines 5 années, date à laquelle la Suisse sera à nouveau auditionnée par le CDE, Autisme Genève demande à la Suisse et à l’Etat de Genève qui est son premier interlocuteur de mettre en place un PLAN AUTISME interdépartemental (DIP, Département des affaires sociale et de la Santé) qui pourra ENFIN (comme nous le demandons depuis 10 ans) coordonner la filière TSA du diagnostic jusqu’à l’âge sénior !

Le plan autisme permettra d’établir des statistiques fiables, de recenser les besoins, de les planifier, de redistribuer les budgets et d’en demander de manière ciblée là où il y en a besoin.

Arrêtons la « politique rafistolage », où aucune vision globale des TSA ne prime ! C’est une politique dépensière et inefficace.

Soyons pragmatiques : mettons au centre de notre réflexion les personnes avec un TSA et non la défense, la justification et le maintien de systèmes caducs et très chers.

C’est le DROIT DE LA PERSONNE qui doit primer.

 

Autisme Genève est en dialogue avec TOUS les acteurs locaux, romands, nationaux et internationaux depuis près de 10 ans. Nous avons une bonne expertise de la question des TSA.

WANTED: partenaire prêt à faire respecter le droit de nos enfants, TOUS nos enfants, petits et grands.

 

 

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Voici le texte en anglais publié sur le site de l'ONU:

 

G. Disability, basic health and welfare (arts. 6, 18 (para. 3), 23, 24, 26, 27 (paras. 1-3) and 33)

                        Children with disabilities 

54. The Committee welcomes the entry into force of the Federal Act on the Elimination of Discrimination against Persons with Disabilities and the adoption of the inter-cantonal agreement on cooperation in the area of specialized schooling. However, the Committee is concerned about:

(a)    The lack of comprehensive data on children with disabilities, including children with autism spectrum disorders;

(b)   Children are not adequately included in mainstream education in all cantons, and there are insufficient human and financial resources allocated to ensure the adequate functioning of the system of inclusive education in practice;

(c)    The lack of sufficient early childhood education and care and inclusive vocational training opportunities for children with disabilities;

(d)   Discrimination and segregation of children with autism spectrum disorders, especially in the canton of Geneva, in many aspects of their social life, including insufficient early childhood detection of autism spectrum, lack of intensive early developmental programmes, lack of access to mainstream education due notably to the absence of qualified professionals to provide specialised support to these children in mainstream schools, and insufficient training of professionals to deal with children with autism spectrum disorder;

(e)    Reports that children with autism spectrum disorders, especially in the canton of Geneva, are subjected to inadequate treatments, such as the “packing” technique (wrapping the child in cold, wet sheets), which amount to ill-treatment; and

(f)    Lack of information on measures taken to prevent the placement of children with disabilities in psychiatric units and ensure that these children are not arbitrarily deprived of their right to be visited by their parents.

55. In the light of its general comment No. 9 (2006) on the rights of children with disabilities, the Committee urges the State party to adopt a human rights-based approach to disability and specifically recommends that it:

(a)   Collect and analyse data on the situation of all children with disabilities, disaggregated by, inter alia, age, sex, type of disability, ethnic and national origin, geographic location and socioeconomic background;

(b)   Strengthen its efforts to ensure State-wide inclusive education without discrimination, including through allocation of necessary resources, adequate training of professionals and clear guidance being given to cantons that still apply a segregated approach;

(c)    Promote inclusion rather than integration;

(d)   Ensure that children with disabilities have access to early childhood education and care, early development programmes and inclusive vocational training opportunities in all cantons;

(e)    Address the specific needs of children with autism spectrum disorders in all cantons, and in particular ensure that they are fully integrated into all areas of social life, including recreational and cultural activities, ensure inclusive education adapted to their needs is given priority over special schooling and day-care, set up mechanisms for early detection, provide adequate training of professionals and ensure that they effectively benefit from early development programmes which are based on scientific knowledge;

(f)    Legally prohibit the practice of “packing” of children and take the necessary measures to ensure that children with autism spectrum disorders are treated with dignity and respect and benefit from effective protection;

(g)   Take all necessary measures to prevent that children with disabilities are placed in psychiatric units and ensure that these children are not arbitrarily deprived of their right to be visited by their parents.

 

Source: ici

30/01/2015

L’école inclusive, cherchez le mot en trop !

Au moment même où tout le monde parle d’école inclusive, il faudrait, je pense, dépasser le concept même d’école inclusive. « L’école, c’est l’école. L’école où vont les enfants. Les enfants d’un même quartier. »

Ce sont en ces termes qu’une de mes amies s’exprimait récemment.

Je lui en suis reconnaissante, parce qu’elle a mis des mots sur ce que je pense profondément. L’école, c’est l’école. Et à l’école on y accueille des enfants, petits et grands.

Les enfants différents sont-ils que « différents » ? Ne sont-ils pas des « enfants »?

Toutes ces personnes bien pensantes qui défendent, au fond, la ségrégation, en brandissant comme arme la peur, de quoi ont-elles peur au juste ? Des enfants ? 

C’est risible. En somme, cela le saurait s’il n’y avait comme premières victimes de leur vision de l’école, les enfants eux-mêmes.

Sur quelles bases ces personnes bien pensantes justifient-elles l’exclusion ? Pensent-elles vraiment que des enfants différents n’ont pas de compétences cognitives ni scolaires ?

Dans ce cas, l’ignorance n’est pas dans le bon camp. Ce n'est donc pas la question d'être conservateurs, insensibles, élitistes ou simplement grognons. C'est un peu plus grave que ça.

Et puis, l’école n’est-ce pas aussi un endroit social, où l’on apprend bien autre chose que 2+2 font 4 ? En somme, je précise aux personnes bien pensantes que ceci n’est qu’un exemple et que je sais que le PER propose autre chose. L’école, c’est l’endroit où l’on apprend à se faire des amis, mais aussi des ennemis, à mesurer le poids des valeurs, à se mesurer aux autres, à comprendre les règles de la vie, y compris les règles tacites. Je dirai même que pour pas mal d’élèves dits « normaux », l’école c’est parfois cela avant que les enseignements purement académiques.

Enfin toutes ces personnes bien pensantes, que connaissent-elles réellement des institutions (prétendument spécialisées) dans lesquelles les enfants différents sont systématiquement dirigés ? Les ont-elles visitées ? Et connaissent-elles vraiment nos enfants ? J’entends : sans s’arrêter à leur propre impression ou à leur « ressenti » ?

Je demande à les entendre sur leurs connaissances de la différence.

Non parce que sinon, vous comprenez, recevoir systématiquement des leçons de « bonne morale » de la part de gens très ignorants, même si très titrés (l’un n’empêche pas l’autre) commence sérieusement à être ridicule.

S’il est vrai que le ridicule ne tue pas, et qu’aujourd’hui cela peut même être une marque de distinction, les personnes qui le sont entravent réellement, par leur vision nombriliste de l’école, l’avenir de nombreux enfants. Du coup, leur ridicule me fait beaucoup moins rire.

L’école, c’est l’école. Elle doit y accueillir tous les enfants et DONC  toutes les compétences qui peuvent aider ces enfants. Personne n’est exclu : ni les enfants, quels qu’ils soient, ni les professionnels du spécialisé. Personne. Au contraire, nous créons une convergence de force, d’idées, de vie là où elle doit être créée : dans l’école du quartier ! Voilà l’école de demain !

la-marotte-du-bouffon.jpg

 

 

Soyons un peu visionnaire : n’érigeons pas les fausses croyances en préceptes et la peur en effigie. C’est de cette marotte-là que nous ne voulons pas.

20/01/2015

Autisme : la Suisse face au comité des droits de l’enfant (ONU) les 21 et 22 janvier

Le mercredi 21 et le jeudi 22 janvier, la Suisse devra répondre aux questions que le comité des droits de l’enfant (CDE) de l’ONU a posées sur leurs droits qui, dans bien des domaines, ne sont pas respectés en Suisse.

Parmi les questions soulevées, 4 sont directement liées à la question des troubles du spectre de l’autisme (TSA) :


1/ Qu’en est-il du packing en Suisse ?

 

Autisme Genève dénonce la pratique de cette thérapie issue de la pensée psychanalytique et qui consiste à envelopper dans des draps froids et humides des personnes en situation de handicap, dont des autistes.

 

2/ Qu’en est-il de l’enfermement dans des unités de psychiatrie sans droit de visite des parents ?

 

Autisme Genève dénonce la séparation parents/enfants et la limitation du droit de visite lorsque des psychiatres, souvent pas formés à l’autisme, décident d’enfermer des mineurs en unité psychiatrique.

 

3/ Qu’en est-il de l’inclusion scolaire ? Qu'en est-il de l'intervention précoce ?

 

Autisme Genève dénonce la ségrégation dont sont victimes les enfants en situation de handicap, particulièrement les enfants autistes qui sont, pour la très grande majorité d’entre eux, exclus de l’enseignement ordinaire. Le système genevois a été particulièrement pointé du doigt et le CDE demande à Genève de s’expliquer sur la situation réelle : quelles mesures ont été prises ?

Autisme dénonce le manque de place d'accueil dans les deux centres d'intervention précoces qui existent à Genève, dont l'un par ailleurs entièrement financé par des dons privés et qui à eux deux n'accueillent que 8 à 10 enfants sur les 60 qui répondraient aux besoins réels  du Canton !!

 

4/ Statistiques

 

Autisme Genève dénonce l’absence de statistiques.

 

Comment est-il possible, s’interroge Autisme Genève, de mettre en place une vraie politique publique des TSA sans savoir combien de personnes sont concernées ?

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La Suisse a livré ses réponses qui sont génériques, lacunaires.

Ce mercredi et ce jeudi la Suisse les défendra face à un Comité qui aura probablement besoin d’éclaircissements vu l’aspect si générique de ces réponses.

Autisme Genève sera présente avec un comité de soutien pour écouter les propos de la Suisse…

Nous vous tiendrons au courant.

 

Pour suivre le dossier depuis le début : ici

 

Dans 4 ans, la Suisse fera à nouveau l’objet d’une supervision de la part du CDE. Nous serons au rendez-vous. La Suisse, Genève, puisque les politiques sont cantonales, doivent mettre en place une vraie politique publique des TSA !

Nous affirmons que sans un « plan directeur interdépartemental spécifique autisme », nous continuerons à faire une politique du rafistolage !

Stop à l’amateurisme, construisons de manière coordonnée, planifiée et cohérente l’avenir pour tous nos enfants.

Ayons une pensée différente.

 

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Conférence de presse sur ce sujet: ici

 

13/01/2015

Conférence de presse 14/01/15: l'inclusion selon le DIP, la maltraitance dans les institutions, l'absence de statistiques.... La Suisse doit répondre à l'ONU.


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AUTISME GENEVE.png



Autisme Genève annonce qu’elle tiendra une conférence de presse

le mercredi 14 janvier de 11h00 à 12h00

à la salle « La Pastorale » du Club suisse de la presse

au 106 route de Ferney, 1202 Genève (carte: cliquez ICI)

.

Thème de la conférence:

« Le scandale des enfants autistes laissés pour compte! »
.



INFOS: ici



"Les droits des enfants autistes ne sont pas respectés en Suisse. Victimes de ségrégation dès leur plus jeune âge, ils sont exclus de l'école de leur quartier à leur diagnostic, et placés dans des institutions qui ne répondent ni à leurs capacités scolaires ni à leurs besoins développementaux. Il existe pourtant des méthodes éducatives reconnues internationalement dans le cadre de l'autisme, mais la Suisse et particulièrement Genève, sous l'emprise de théories psychanalytiques obsolètes, ne les utilisent pas.

Les enfants autistes sont doublement entravés dans leur développement, par l'absence d'une éducation adaptée et par la discrimination sociale dont ils sont sujets.


L'association Autisme Genève a dénoncé la situation auprès du Comité des droits de l'enfant des Nations Unies, qui a été choqué qu'un tel constat ait pu être dressé notamment à Genève, siège des organisations internationales.

Des réponses ont été exigées et la Suisse y a répondu de manière très lacunaire.

Elle devra s'expliquer les 21 et 22 janvier prochain devant le Comité des droits de l'enfant (audience publique) de l'ONU.


Le parlement genevois vient de refuser un budget 2015 pour l’école inclusive, ainsi qu’un budget d’urgence pour des assistants à l’intégration scolaire de CHF 460'000 ! Des économies de bout de chandelle, lorsqu’on les compare au coût des nombreuses institutions spécialisées du Canton.


Autisme Genève présentera le situation actuelle des enfants autistes et de leurs familles en Suisse et particulièrement à Genève, demandant une prise de conscience, des mesures urgentes et un plan autisme, à l’instar de nombreux pays, régions, riches ou pauvres à travers le monde."


Nous serons là mercredi 14 janvier pour:

  • répondre à vos questions,
  • dire ce que nous pensons du plan actuellement en préparation au DIP pour l'école inclusive,
  • dire ce que nous savons sur les situations de maltraitance dans notre pays et dans notre canton,
  • faire entendre notre voix de parents, mais aussi d'experts de la question.


!! L'autisme, ce n'est pas ANODIN. Cela concerne 1% de la population !!



 

23/12/2014

Cosi è se vi pare ;-)

Cartevoeux-AutismeGE-mailing.jpg

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20/12/2014

LE MEPRIS DE GENEVE POUR LES ENFANTS HANDICAPES

Faut-il demander à des Fondations privées de financer l'inclusion scolaire  dans les écoles publiques genevoises ?

 

Je pense que cela serait modélisant et aussi un peu amusant.

 

Il faut parfois avoir un esprit libéral, faute d'avoir un Etat responsable. Notre Parlement apprendrait que financer 7 Assistants à l'Intégration Scolaire (AIS) pour la modique somme de 464 000 frs permettrait une économie au minimum du double pour les finances publiques. 

Le calcul n'est pas très difficile à faire, mais - effectivement- il faut se donner la peine de le faire.

 

Après tout, si l'esprit libéral du Parlement est freiné dans son essence, en dehors de ces augustes murs il la retrouverait peut-être, j'entends: son essence ? Cette dernière n'est-elle pas  de prendre des initiatives, faire des investissements pour avoir en retour des bénéfices ?

 

Il  est amusant (modus dicendi) de voir que ceux qui freinent, au sein de la machine étatique, les bons investissements sont ceux qui dans le privé en sont les maîtres du jeu. Je dirai même qu'ils en ont une parfaite maîtrise.

 

 

Vraiment: il faudrait demander à des Fondations privées de financer l'inclusion scolaire  dans les écoles publiques genevoises. Ce serait amusant.

 

Ne le pensez-vous pas ?

 

Je lance comme idée que sur le pupitre de chaque enfant dont l'AIS serait financé par un privé, on y appose une plaquette avec comme inscription : "Ci vit (prénom de l'enfant) grâce au généreux don de (anonyme ou nom de l'investisseur)".

 

Amusant, non ?

 

Je propose aussi que cet investisseur puisse avoir le choix: soit il considère son investissement comme une pure action sociale (déductible des impôts), soit qu'il perçoive la différence de l'économie faite de soutenir un enfant en classe ordinaire plutôt que de le maintenir dans le système du spécialisé :-) ! Cet investisseur, à n'en pas douter, va devenir très riche ! Sacré veinard.

 

Vraiment: il faudrait demander à des Fondations privées de financer l'inclusion scolaire  dans les écoles publiques genevoises. Ce serait constructif.

 

On ouvre un compte AIS ?

Qui souhaiterait parrainer des enfants handicapés exclus de leur droit fondamental d'aller à l'école ordinaire à Genève ?

 

Ayons une pensée différente.

11/12/2014

Pour ou contre la torture des enfants en situation de handicap ?

Je vous laisse prendre connaissance de l'article publié ce jour dans le Courrier:

 

http://www.lecourrier.ch/node/126162

 

Les mesures de contention ne sont pas encore réglementées pour les enfants en situation de handicap: quand cessera-t-on de bafouer aussi impunément les droits de nos enfants ?


Les mesures de contention ne sont ni plus ni moins que des actes de torture qui détruisent la vie de nos enfants !

 

STOP à la contention !

L'article cité démontre trè bien que grâce à des approches éducatives et comportementales les troubles du comportement disparaissent… 

 

Rendons la dignité à nos enfants !

 

Et bravo à tous ce professionnels qui se sont engagés auprès de cette jeune fille et de sa famille pour la sauver.

 

 

05/12/2014

Une place pour toi à l'école !

PHOTO_CAHRLY SCHWARZ.jpg

 

Belle mobilisation hier pour tous nos enfants. Merci à tous.

Nous voulons maintenant une politique sérieuse !

 Le cœur du problème pour la filière autisme est

LA FORMATION DES PROFESSIONNELS !

 

Nous connaissons les formateurs en autisme en Romandie.

Le DIP ne pourra pas nous refourguer n'importe qui pour sauver la façade.

SOYONS SÉRIEUX ET PROFESSIONNELS

IL S'AGIT  DE L'AVENIR DE NOS ENFANTS.

 

TOLERANCE ZERO POUR L'AMATEURISME.

 

 

 

 

07:25 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

04/12/2014

DEFENDONS ENSEMBLE L'ECOLE INCLUSIVE

 

Aujourd'hui, jeudi 4 décembre, rassemblement devant l'Hôtel-de-Ville, dès 16h15!


GENEVOIS, NE LOUPONS PLUS LE COCHE.


NOS ENFANTS SONT EXCLUS…C'EST INACCEPTABLE !

L'INCLUSION EST UNE FORCE POUR TOUS.

STOP A L'APARTHEID DANS NOTRE CANTON.


 PRENEZ LE TEMPS DE REGARDER  CE FILM (8 MINUTES):

IL DONNE L'EXEMPLE. C'EST POSSIBLE. 

 

 

 

NOUS AVONS BESOIN D'UNE VRAIE PRISE DE CONSCIENCE POLITIQUE ET D'UN ENGAGEMENT AUTHENTIQUE DE TOUTE LA COMMUNAUTE. L'INCLUSION EST L'AFFAIRE DE TOUS.

SOYONS SOLIDAIRES.

03/12/2014

Qui rendra l'enfance volée à mon enfant ?

Dimanche, 12 octobre 2014- Cours d'éducation civique

 

Lieu: maison ... forcément comme il est exclu de l'école, il fait l'école à la maison.

 

Enseignante: sa maman - forcément j'en suis déjà à l'engagement de plusieurs intervenants, alors ce que je réussis à faire moi-même je le fais... Côté positif: j'adore travailler avec mon fils et l'histoire est mon domaine de compétence. Côté négatif: évidemment lui et moi le dimanche matin aimerions peut-être faire autre chose que de bosser sur un programme scolaire officiel...mais avec une maman qui travaille à 100 % (en somme un peu plus ;-) il n'y avait pas d'autre choix :-/

 

Sujet de la leçon: l'identité - la discrimination

 

Source des cours: CNED, programme de 5ème, Histoire/Géographie/Education civique - Séquence I

 

 

La leçon I se termine.

 

" Maman,  moi aussi je n'ai pas le droit d'aller à l'école comme Clara (sa cousine, même âge..). C'est de la discrimination."

 

Que voulez-vous répondre à cela ?

 

 

Gabriel a bien compris sa leçon.

 

Je l'ai juste pris dans mes bras et lui ai dit combien je l'aimais.

J'ai ajouté: "Maman va t'inventer un chemin, trésor".

 

Il a gardé le sourire. C'était important pour moi.

 

IMG_4644.jpgEt vous qu'auriez-vous répondu ?

05:49 Publié dans Autisme - mon fils | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | |

01/12/2014

La formation des enseignants devrait être au centre du dispositif de l'inclusion scolaire...

Comment cela se fait-il qu'ailleurs les guides pour accompagner les enfants avec un TSA en classe pullulent et qu'ici à Genève, on se pose encore la question de savoir si leur place est en classe ?

 

Combien de retard voulons-nous encore cumuler avant de se mettre sérieusement au travail ?

 

Combien de génération d’enseignants vont encore ignorer ces guides parce que personne, au niveau de la formation, ne les connaît et donc ne les présente ? !

 

D'ailleurs qui est vraiment formé à Genève pour donner des formations dans ce domaine ?

 

Je m’inquiète (légitimement, je pense) de savoir qui assurera, le 22 janvier prochain, la formation de l'atelier TSA, organisée par le DIP  et destinée  aux enseignants. Aucune réponse sur le sujet...

http://edu.ge.ch/beph/spip.php?article62

 

Pourtant, la formation des enseignants est la principale clé du succès de l’inclusion scolaire pour nos enfants. Peut-on s'improviser formateur dans ce domaine ? 

 

Il n'y a pas à Genève de filière de formation dans le domaine de l'autisme...donc il n'y a pas de formateurs.... Ceux qui œuvrent à Genève ont tous une formation acquise à l'étranger ou dans le cadre des formations assurées par autisme suisse romande (et évidemment il n'en faut pas une pour se prétende formateur...)

 

Pourquoi un tel niveau d'amateurisme dans ce domaine dans notre Canton ? Qui est garant de quoi ?

Dans quel autre domaine accepterait-on qu'on désigne quelqu'un comme "spécialiste- formateur" sans que ce dernier n'ait fait un cursus de formation spécifique et ait de l'EXPERIENCE dans ce domaine ????

C'est pourtant exactement ce qui arrive à Genève dans le mode de l'autisme !

 

On se voit proposer des gens sans quasi aucune formation sérieuse comme "formateur". Mais que vont-ils apprendre à leur audience ? Où et la conscience professionnelle ?

 

Il ne suffit pas d'avoir envie de bien faire (ce qui est respectable), mais il faut aussi des compétences pour bien faire (ce qui est préférable).

 

Ce qui est évident dans n'importe quel autre domaine ne l'est pas dans le domaine de l'autisme, pourquoi ? Accepterait-on qu'un enseignant de l’ordinaire du premier cycle, par exemple, n'ait aucune formation dans le domaine de la pédagogie de la petite enfance ? J'imagine que cela n'est pas possible. Alors comment peut-on accepter que des "formateurs" œuvrent officiellement dans le domaine de la formation en autisme sans avoir eux-même de formation spécifique (acquise dans des filières de formation certifiante) ?

Il faut cesser le rafistolage dans le domaine de l'autisme et il faut cesser l'amateurisme ! Nous avons besoin de gens vraiment formés pour, à leur tour un jour, former correctement les futurs professionnels de l'éducation.

 

En attendant ce jour, voici un guide téléchargeable gratuitement à l’attention des enseignants de l’ordinaire...très utile ;-) :

 

J’accueille un élève ayant un trouble du spectre autistique dans ma salle de classe. Guide pour le personnel de la salle de classe ordinaire. Ici

 

Et je rappelle qu'Autisme Genève a offert des jeux éducatifs qui sont disponibles dans deux ludothèques du Canton: les Grottes et Prêts-Ludes. N'hésitez pas à les emprunter pour vos élèves :-))

 

Infos:

http://www.autisme-ge.ch/?page_id=5530

 

Bon travail à tous avec nos enfants :-)

 

 

 

05:30 Publié dans Autisme - école - inclusion, Autisme - outils pédagogiques | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

30/11/2014

Autisme: l'inclusion scolaire est possible ailleurs, pourquoi pas ici ?

Il faut cesser d'exclure nos enfants des écoles: leur place est parmi leurs pairs !

L'Etat de Genève doit cesser la politique ségrégationniste contraire à la Convention des droits de l'enfant.

Soyons tous solidaires des enfants différents. Rendez-vous le:

4 décembre 16h15-17h15 - rassemblement devant l'hôtel de ville pour une école inclusive !

Origine de la manifestation : Fédération genevoise des associations de personnes

handicapées et de leurs proches (FéGAPH).

Lire la suite

26/11/2014

Il est urgent de replacer les enfants handicapés au cœur des politiques publiques

Dans mon dernier blog, j’ai évoqué le projet « 2014, année de l’enfance », lancé par la Ville de Genève à l’occasion du 25ème anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et j'ai été épatée de constater que les enfants handicapés étaient les grands oubliés du système !

 

Lire la suite

25/11/2014

Les victimes silencieuses: 25 ans des droits de l'enfant sans les autistes !

Nous sommes ravis que Genève fête officiellement le 25ème anniversaire des droits de l'enfant en au moment même où la Suisse doit répondre devant le Comité des droits de l'enfant , en janvier prochain, aux raisons pour lesquelles les enfants porteur d'un handicap et en particulier autistes sont écartés des écoles et victimes de SEGREGATION !

 

Quelle image veut-on donner des droits de l'enfant ? Des droits sans la présence de ceux qui sont victimes de leur non-respect ?

 

Le Canton de Genève qui met en place une nouvelle Chaire inter facultaire au sein de l'alma mater en même temps EXCLUT de son système scolaire des enfants en situation de handicap. Quelqu'un souhaiterait-il commenter ?

 

Comment est-il possible de tolérer cette injustice, injustice qui fait de vraies victimes, des victimes silencieuses ?

 

Comment est-il possible de fêter les droits de l'enfant et en même temps les bafouer impunément ?

 

Comment est-il possible d'afficher une telle sérénité politique en sachant pertinemment que des milliers d'enfants vivent dans un apartheid social ?

 

Genève fête les droits des enfants sans les enfants handicapés qui sont les vrais exclus des droits: quel message a t-on vraiment transmis ? 

 

 

http://www.tdg.ch/video/?video_id=202340&channel_id=81&page=1

 

http://www.tdg.ch/video/?video_id=202148&channel_id=81&page=1 

 

Nous invitons toutes les personnes qui souhaitent que les droits de l'enfant soient vraiment respectés dans notre canton à se joindre à nous le jeudi 4 décembre devant l'hôtel de ville de 16h15 à 17h15.  C'est un combat pour la dignité.

 

 

 

 

 

 

24/11/2014

Qu'est ce que l'école inclusive ?

Le concept d’inclusion  implique de procurer les conditions nécessaires à la pleine participation de tous les enfants, ordinaires ou à besoins spécifiques.
En réalité, tous les enfants ont des besoins communs ET des besoins spécifiques.

La conception de l’éducation inclusive est donc valable pour tous les enfants.
Leurs différences importent peu. L’inclusion dans le milieu ordinaire devient la principale option.

Ceci implique que le milieu ordinaire doit «se spécialiser» par rapport à la
situation de l’enfant.

L’inclusion déplace la charge de la responsabilité: ce n’est pas l’enfant qui doit s’intégrer mais c’est plutôt la structure qui doit offrir les conditions nécessaires à l’accueil de tous les enfants et ce, dès le plus jeune âge, dès la naissance.


Par ailleurs, l’inclusion ne signifie pas que l’enfant doit toujours se trouver avec le groupe «ordinaire»; il peut aller dans un groupe spécialisé ou recevoir une intervention individualisée à certains moments, selon ses besoins.


L’inclusion signifie que tous les enfants ont une place dans le groupe, quels que soient leurs besoins.

 

Tous les enfants sont donc membres à part entière du milieu d’accueil et tous participent équitablement aux opportunités et aux responsabilités du groupe ordinaire. La base qui sous-tend tout le système est l’acceptation des autres et de leurs différences.


inclusion.jpgLa valeur fondamentale de l’éducation inclusive est l’égalité entre les personnes.
Mais il s’agit d’égalité des chances. L’égalité doit aussi impliquer l’équité. Sous l’optique de l’égalité, tous ont accès à l’éducation et reçoivent les mêmes ressources, peu importe leurs besoins. Dans celle de l’équité, chacun a le droit de bénéficier des ressources adaptées à ses besoins afin de favoriser son développement. Ce dernier concept est évidement plus favorable pour l’enfant porteur d’un handicap.

L’inclusion fait l’éloge de la diversité, ce qui implique la reconnaissance des besoins de chacun, le respect de l’autre dans ses différences et la responsabilité du bien-être de chacun.

 

Source:Maryse Hendrix, l'éducation inclusive

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21/11/2014

Un bel exemple d'inclusion au théâtre les "Salons" ce soir !

Capsule info - Tournée automnale 2014.AVI from Maïgwenn Desbois on Vimeo.

 

Nous vous attendons nombreux pour saluer cette troupe de danse canadienne de passage à Genève :-)

 

Infos: www.autisme-ge.ch !

06:53 Publié dans Autisme - une autre manière d'être, Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

18/11/2014

Enseignantes, enseignants: nous avons besoin de vos compétences !

Qui aura le courage de cultiver, de promouvoir et de mettre en oeuvre une VISION différente de l'école genevoise ? C'est le grand défi de ces dix à vingt prochaines années. Il faut avoir de l'envergure, une volonté de fer et un sens humble de la grandeur pour y arriver.

 

Nous demandons une école qui respecte les droits de l'enfant, de chaque enfant.

 

Il ne s'agit pas d'annihiler l'apport de l'enseignement spécialisé, au contraire: il s'agit de l'importer dans les écoles dites ordinaires. Mais les enseignants de l'école dite ordinaire ont aussi fondamentalement les outils qui sont nécessaires à nos élèves ! Le problème, c'est qu'ils ne le savent pas !

 

En réalité, ce qui doit primer c'est le fait d'ENSEIGNER. Tous les enseignants sont compétents pour enseigner si on leur donne, dans leur formation de base, les bons outils pour enseigner. Il ne faut pas partir de la peur de ne pas savoir faire. C'est une erreur ! Il faut partir du principe qu'en face de soi, on a un élève. Et un élève c'est avant tout un enfant. Tous les enfants ont des besoins.

 

Je pense que la vraie réflexion n'est pas celle des compétences des enseignants de l'ordinaire, mais c'est celle bien plus subversive que le système a infiltré dans les esprits de ces enseignants depuis près de quarante ans dans notre Canton: leur faire croire que les enfants en situation de handicap avaient moins de compétences !

 

Mais ce n'est pas vrai: ils ont des compétences différentes ! Ce n'est pas la même chose.

 

Et puis, que signifie: moins de compétences ? Par rapport à quoi ? Par rapport à  quelle norme tacite sous-jacente: celle de la compétitivité ? Que veut-on faire de nos enfants: des banquiers en herbe ?

 

Quelle triste et pauvre vision de l'école. Où est l'esprit humaniste et humain ? Où est celle ou celui qui portera ces valeurs au service de tous nos enfants ?

 

 

Les enfants sont avant tout des enfants. Ce qui doit changer ce n'est pas l'enfant, mais le système qui accueille l'enfant. Et c'est possible. Les systèmes sont des inventions humaines, reflet des valeurs promues dans la société.

 

 

Il est donc triste de constater qu'aujourd’hui à Genève le système promu est celui de la ségrégation. Au nom de quel principe ? Celui artificiel de faire croire que  le spécialisé confiné dans des centres éloignés du monde dit ordinaire répondrait mieux aux différences  de ces enfants ??

 

Mais se rend-on compte que ce système n'est ni plus ni moins qu'une forme d'apartheid social ???

Allez: les handicapés d'un côté, les autres de l'autre !! Et tout cela justifié par le fait qu'on donnerait de cette manière plus de chance aux enfants handicapés de s'en sortir dans la société ????? Et personne ne relève l'incroyable sottise de cette contradiction: "toi, handicapé, plus on t'éloigne des autres, plus on te donne des chances de t'insérer un jour (jamais défini)  dans la société !!!!! "

 

Quelle connerie !

 

Comment est-il possible dans notre société si riche, dite si évoluée, dans le bercail des institutions internationales d'accepter un tel discours si irrespectueux de la dignité des enfants ???

 

Genève a le devoir de changer !

 

 

Enseignantes et enseignants: nous avons besoin de vos compétences ! Il faut refuser de participer à ce système ségrégationniste.

Il faut faire confiance à nos enfants: leur place est parmi leur pair. Nulle part ailleurs. C'est là que doit oeuvrer le dit spécialisé.

 

Si on pense de cette manière (il faut réussir à penser différemment), alors vous verrez que dans 20 ans, on ne parlera plus de spécialisé ou d'ordinaire, mots qui reflètent tant notre pensée ségrégationniste d'aujourd’hui, mais on parlera d'ENSEIGNER aux enfants ! Et il sera évident qu'enseigner correspondra, non pas à un système, mais à l'enfant, à ses besoins.

 

Partir de l'enfant, chercher ce qu'il y a de commun entre tous les enfants et respecter leur singularité: voilà le défi à relever pour une vraie école.

 

 

Mais qui donc aura le courage de cultiver, de promouvoir et de mettre en oeuvre une VISION différente de l'école genevoise ? 

13/11/2014

Réponse à M. Vité, Président de la SPG

Suite aux propos de M. Laurent Vité, président de la SPG, qui revient sur la politique d’intégration des élèves à besoins spécifiques dans le cursus ordinaire et qui déclare que «L’école inclusive a un coût» – et que les enseignants paient la facture,  je me permets de vous retranscrire ma réponse:


Propos de M. Vité - agora du journal le "Courrier : "La face cachée de l’intégration": ici

 

 

Ma réponse:

 

Petit rectificatif:  «L’école inclusive a un coût» – et les élèves à besoins spécifiques paient la facture !

Je comprends que dans les fonctions de M. Vité, le bien-être des enseignants (dont je suis :-) prime et nous le remercions du souci qu’il porte à notre équilibre.

Mais qui se soucie de l’équilibre des enfants à besoins spécifiques ? Qui se soucie de faire respecter leurs droits ?

C’est tout de même eux les victimes du système !

M. Vité a certainement raison lorsqu’il parle de façade de la part du DIP de mettre en exergue les rares cas d’intégration (pas même d’inclusion !) que l’école genevoise se vante d’avoir mis en place après je ne sais plus combien d’années de discussions… Quelle performance !

Mais au fond discuter de quoi ? De savoir si les personnes handicapées peuvent aller à l’école ???? Ici, cela fait encore l’objet d’un doute ???? Si c’est l’aveu du gouvernement, alors nous sommes dans un Etat hors la loi !!

Au nom de quoi les enfants et les personnes en situation de handicap n’auraient pas le DROIT d’aller à l’école comme les autres ?

Quels sont les critères sur lesquels s’appuie notre Etat pour justifier cette politique ségrégationniste relevant d’un véritable apartheid ?

Je suis d’accord avec M. Vité sur le fait qu’il ne suffit pas d’informer - ce que se contente de faire le DIP pour l’accueil des enfants avec un TSA dans le système scolaire ordinaire - pour être prêts à recevoir un enfant autiste dans sa classe. Cela coule de source.

Mais M. Vité ne devrait pas non plus céder à la logique de l’instant  et se contenter de dire qu’au fond puisqu’il n’y a pas les moyens, qu’importe ce que deviennent ces enfants ! Parce que c’est bien cela dont il s’agit : pendant que tout le monde, au nom de son principe ou de sa croyance érigé en absolu, discutaille… nos enfants eux sont EXCLUS et entravés dans le développement même de leurs réelles compétences !

Mesure-t-on vraiment l’étendue de l’injustice que notre Etat est en train de faire vivre à des générations d’enfants autistes ?

Le discours ne doit certainement pas être réduit à une question de moyens, mêmes si ces derniers sont importants et que l’Etat devra s’y pencher. Mais AVANT CELA,  M. Vité, qui occupe tout de même une fonction importante dans notre société, ne devrait-il pas plutôt affirmer haut et fort que les droits de ces enfants sont bafoués plutôt que d’agiter le spectre de l’argent en affirmant «  que tout le monde est en train de se rendre compte que l’école inclusive a un coût si on entend réellement permettre à tous les enfants, quelles que soient leurs particularités, de suivre leur cursus scolaire à l’école ordinaire. Qui va payer? « 

Ce n’est pas la bonne question.

La bonne question est : comment un Etat de droit peut-il tolérer que des enfants soient exclus, marginalisés et victimes d’un discours aussi minimaliste que celui des moyens ?

Croyons-nous vraiment que la Suisse et en particulier Genève soit moins riche que d’autres pays qui ont mis en place une politique inclusive ? Ce serait amusant de le faire croire….

Si nous partons du droit, de ce qui est juste, les moyens suivront et on se rendra compte, comme ailleurs c’est déjà le cas, qu’en réalité l’école inclusive a un coût bien moindre que l’école de la politique ségrégationniste pratiquée aujourd’hui !

La question n’est pas celle de l’efficacité de l’école inclusive, de sa rentabilité ou de son coût, mais bien du droit de chaque enfant à fréquenter l’école de droit commun, sans discrimination.

La science ne peut donner de réponse absolue à la question de l’intégration scolaire. À l’époque de la Guerre civile américaine, Abraham Lincoln aurait-il dû exiger la preuve scientifique des bienfaits de l’abolition de l’esclavage ? Aurait-il dû consulter des experts, par exemple, un sociologue, un économiste, un analyste politique ? Bien sûr que non. L’esclavage n’était pas et n’est pas davantage aujourd’hui une question qui doit être tranchée par la science. C’est une question morale.

Bilken, 1985, p. 16 ; traduction de Vienneau, 2002

 

Nous comptons sur la prise de conscience de chacun pour faire du droit des enfants à besoins spécifiques une réalité.

Marie-Jeanne Accietto

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07/11/2014

Droits des enfants autistes: les non réponses du gouvernement suisse à l’ONU !

Suite au dépôt du rapport alternatif auprès du Comité des droit des enfants de l’ONU, qui a formulé des questions auxquelles le gouvernement devait répondre, force est de constater que ce dernier esquive les problèmes, se retranche derrière des arguments de forme et reste lacunaire.

 

Autisme Genève va formuler ses commentaires qu’elle fera part au CDE et c’est sur cette base que le gouvernement devra justifier ses propos lorsqu’il sera auditionné en janvier prochain.

 

Sur la question du packing, nous avons les preuves qu’il est pratiqué dans les institutions romandes et donc remboursé par l’Etat.

 

Sur la question de la ségrégation et de l’absence d’inclusion scolaire pour les enfants avec un TSA, notamment à Genève, nous avons une INFINITE d’exemples concrets à fournir, chiffres à la clé sur cette triste réalité.

 

Sur la question de l’enfermement sans discernement d’enfants avec un TSA dans des unités inappropriées comme le sont les unités psychiatriques, nous avons aussi des exemples, par ailleurs, qui ont déjà médiatisés.

 

Sur la question du diagnostic et de l’intervention précoce, nous avons des chiffres à avancer… Les cantons romands sont loin de recouvrir les réels besoins de leurs populations respectives (système cantonal oblige).

 

Sur la question des statistiques… c’est tout simplement la catastrophe ! Nous avons un gouvernement qui -au nom de la difficulté à recenser les situations à cause du système fédéral –  est complètement démissionnaire. Aucune statistique n'est prévue...on ignore le nombre réel de personnes avec autisme dans notre pays !

 

Pourtant l’inclusion scolaire et professionnelle est possible pour les personnes autistes.

Pourquoi ailleurs cela est déjà une réalité et ici, en Suisse, bercail des institutions  de réputation internationale défendant les droits humains, cela fait l’objet d’une mise en accusation ?

Le colloque scientifique qu’Autisme Genève organise le 15 novembre prochain au Centre Médical Universitaire (voir flyer) présentera les modèles d’inclusion scolaire et professionnelle existant ailleurs. Ce sont des modèles exportables et adaptables à la réalité juridique de tout pays s’il y a, à la base, une réelle volonté de pratiquer une politique inclusive !  

Le problème est là ! Il n’y a pas dans les Cantons de plan interdépartemental (ou global) qui pense l’inclusion des personnes autistes de la petite enfance à l’âge adulte… Or, l’autisme ne s’arrête pas à 20 ans, lorsque l’enfant passe de la responsabilité du Département de l’Instruction publique à celui des Affaires sociales.

L’autisme est un handicap à vie qu’il faut pouvoir penser du début à la fin en faisant ainsi une ENORME ECONOMIE de moyens autant sur le plan humain que sur celui budgétaire.

 

Aujourd’hui l’Etat dépense plus pour une efficacité moindre.

Adoptons les bons modèles et faisons d’une pierre deux coups :

1/rendre vraiment la dignité à nos enfants en leur permettant de développer au mieux leur potentiel en milieu ordinaire avec des vrais appuis

et

2/ faire faire des économies aux gouvernements qui se plaignent tant, à tort,  de ne pas avoir de budgets !!

 

Le thème de notre colloque se combine, par un heureux hasard, avec la demande d’éclaircissements de la part du CDE au gouvernement suisse notamment sur la question de l’inclusion scolaire.

Venez donc nombreux écouter nos conférenciers de réputation internationale nous décrire ce qui ailleurs fonctionne bien et depuis longtemps en matière d’inclusion !

 

Flyer du colloque : ici  (délai d’inscription prolongé )

 

Rapport alternatif d’Autisme Genève : ici

 

List of Issues (liste des questions du CDE à la Suisse) : ici

 

Réponses de la Suisse : ici

 

Et bientôt on-line nos commentaires…. alors suivez-nous !    www.autisme-ge.ch

 

06/11/2014

D'où viennent les résistances à l'adoption de l'inclusion ?


Paradoxalement, le handicap principal de l'inclusion est son faible coût.


Dans le domaine de l'inclusion scolaire, l'analyse comparée des divers systèmes européens de réponse aux besoins éducatifs particuliers fait ressortir que l'adoption de l'inclusion scolaire dépend en premier lieu de l'importance de l'économie des institutions spécialisées.

Les besoins éducatifs particuliers en Europe 2003 European Agency for Development in Special Needs Education p.14

1.5.5 Obstacles

« En plus du financement, l’existence même d’une large structure d’éducation séparée peut être une
entrave au processus d’inclusion. Comme nous l’avons vu précédemment, dans les pays disposant d’une structure différenciée assez conséquente, les enseignants et les institutions spécialisées peuvent se sentir menacés par le processus d’inclusion : ils craignent que l’inclusion remette en cause leur rôle et ainsi mette en danger la pérennité de leur position. La tension à ce niveau est d’autant plus vive que le contexte économique du pays est difficile, posant le risque d’éventuelles restructurations. Dans de telles conditions, il est extrêmement difficile de discuter de l’inclusion sur la base d’arguments éducatifs ou normatifs. »

 

Source: inclure.fr/w/AutismeInclusion.pdf

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31/10/2014

L'école inclusive vs l'intégration

 

La plupart des travaux en faveur de l’inclusion soulignent le droit de tous les enfants à fréquenter l’école.

La question n’est pas celle de l’efficacité de l’école inclusive, de sa rentabilité ou de son coût, mais bien du droit de chaque enfant à fréquenter l’école de droit commun, sans discrimination.

La science ne peut donner de réponse absolue à la question de l’intégration scolaire. À l’époque de la Guerre civile américaine, Abraham Lincoln aurait-il dû exiger la preuve scientifique des bienfaits de l’abolition de l’esclavage ? Aurait-il dû consulter des experts, par exemple, un sociologue, un économiste, un analyste politique ? Bien sûr que non. L’esclavage n’était pas et n’est pas davantage aujourd’hui une question qui doit être tranchée par la science. C’est une question morale.

Bilken, 1985, p. 16 ; traduction de Vienneau, 2002


Ainsi, l’école inclusive doit être un modèle de la démocratie que l’on souhaiterait trouver dans l’ensemble de la société.

 

Conclusion de l'article que je vous conseille de lire dans son intégralité (voir infra):

 

L’analyse historique et comparative nous a permis de constater qu’il y a autant de différences entre l’intégration et l’école inclusive qu’il pouvait y en avoir entre les pratiques ségrégatives et les pratiques intégratives. Hérité de l’anglais, le terme d’école inclusive n’est peut-être pas idéal et ne doit peut-être pas être conservé en langue française. Il reste qu’une dénomination est nécessaire pour désigner cette forme de prise en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers et de gestion des singularités au sein de l’école ordinaire.


Dans un processus d’adaptation de l’école à sa mission fondatrice, il s’agit d’une nouvelle étape : permettre à tous les enfants d’un pays de recevoir la meilleure éducation possible. Dans ce cadre, depuis quelques années, l’accent est mis sur la différenciation par l’émergence d’une altérité non pas concédée, consentie aux enfants différents par le hasard de la naissance ou les aléas de l’existence, mais une altérité revendiquée par l’éducateur, car seule susceptible de faire exister l’Humanité plurielle (Gardou et Develay, 2001, p. 22).


D’une certaine façon, les mots font les choses (Plaisance, 1999, p. 49), en adaptation scolaire comme ailleurs. Il nous semble alors important de pouvoir désigner précisément l’étape que nous vivons actuellement pour mieux l’identifier, et par là même, agir plus efficacement.

 

Source:

L’intégration a des limites, pas l’école inclusive !

Prof. Serge Thomazet, Professeur invité, Université du Québec à Chicoutimi

 

Article dans son intégralité: ici

07:25 Publié dans Autisme - école - inclusion | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

30/10/2014

Autisme: qu'en est-il de l'inclusion scolaire et professionnelle ? Genève et la Suisse doivent répondre à l'ONU.

Affiche def impression.jpgAutisme Genève vous invite à participer à son prochain colloque scientifique qui aura lieu le 15 novembre à Genève, au Centre médical universitaire (auditoire B400).

Ce colloque centré sur la question de l'INCLUSION scolaire et professionnelle des personnes avec autisme réunira les plus grands spécialistes de la question au niveau international (nos conférenciers viennent des USA, Belgique, Espagne, France, Angleterre et il y aura deux représentants de l'Etat de Genève).

C'est un événement qui sera ouvert par l'ancien Président du comité du droit des enfants (CDE), M. Jean Zermatten, alors que la Suisse et le canton de Genève en particulier, sont interpellés par ce même Comité à répondre aux questions qui leur ont été posées et à rendre compte des raisons pour lesquelles les droits fondamentaux des enfants autistes sont bafoués et pourquoi le modèle de la ségrégation prime encore sur celui de la vraie inclusion. Les réponses devaient être rendues le 15 octobre dernier... nous attendons encore...la convocation des représentants de l'Etat suisse et aussi genevois devant le CDE aura, elle, bien lieu en janvier prochain... Nous alerterons les médias. Les débats seront publics.

Exclus de l'école, écartés de l'insertion professionnelle, marginalisés dans la société : voilà la triste réalité de nos enfants dans notre pays. Ce colloque permettra de faire voir comment ailleurs l'inclusion est pratiquée, comment les politiques d'Etat inexistantes dans notre pays (il n'y pas même la conscience qu'il faille en établir une !) ont permis à l’inclusion de devenir une réalité.

Ce sont ces modèles qui seront présentés afin d'éveiller les consciences locales à la NECESSITE d'agir. Aujourd'hui nous vivons dans un Etat qui est hors la loi ne respectant pas les DROITS FONDAMENTAUX de nos enfants.

Autisme Genève vous attend nombreux à ce congrès: nous vous invitons à vous inscrire rapidement. Le nombre de places est limité. Pour plus d'infos: www.autisme-ge.ch

 

Flyer du colloque: ici

Questions du CDE à la Suisse et à l'Etat de Genève: sur le site de l'ONU, ici

 Rapport alternatif d'Autisme Genève: ici ou sur le site de l'ONU, ici

 

Le Courrier, 22 août 2014: « Intégration des enfants autistes: Genève devra répondre à l’ONU ». Après qu’Autisme Genève ait interpellé le Comité des Droits de l’Enfant (CDE) de l’Organisation de Nations Unies par un rapport alternatif, l’Etat de Genève ainsi que la Confédération devront répondre à des questions concernant le respect des Droits de l’Enfant pour la prise en charge d’enfants avec autisme (téléchargement).

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29/10/2014

WANTED

Combien d'années doivent donc encore passer avant que ne soient respectés les droits de nos enfants ?

 

Le  monde politique s'interroge sur la légitimité de l'accession à l'école pour les enfants avec un handicap, alors que le droit l'affirme depuis longtemps.  Il est étrange de vivre dans un monde où les mécanismes de simple gouvernance prennent le dessus sur la question humaine.  Triste charpente.

 

De quoi veulent-ils bien parler ces gouvernants ? De la légitimité de la dignité de nos enfants ? Ils considèrent peut-être que cela est un progrès par rapport au temps où ils débattaient de savoir si nos enfants étaient humains ou pas.  Triste constat.

 

Je n'ai aucun doute sur l'humanité de mon enfant, ni sur sa dignité aujourd'hui bafouée au quotidien. C'est de cette triste réalité que les politiques devraient discuter. Ils devraient discuter non pas de la légitimité de leurs droits, mais de savoir pourquoi aucune politique n'a été pensée pour appliquer le droit.

 

Nous vivons dans un Etat qui est hors la loi et qui s'en défend. Nos enfants n'ont pas tort. Aucun homme dont les droits fondamentaux sont bafoués ont torts.  Ce sont les personnes qui doivent se charger de les appliquer et qui ne le font pas qui ont tort.

 

 

WANTED: homme ou femme politique qui osera  affirmer les droits humains et les faire appliquer envers et contre tout, sans céder à la logique de l'instant, ni  au compromis malveillant, ni à la raison qui n'est même pas d'Etat.

 

WANTED: homme ou femme politique qui fera primer le principe à la contingence, qui fera du principe le vecteur du changement de la contingence.

 

Il faut être vaillant pour cela, intègre et si humble. 

 

WANTED: homme ou femme politique vaillant/e, intègre et humble.

 

 

 

Et nunc reges, intelligite  ...  erudimini, qui judicatis terram 

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20/08/2014

L'école inclusive pour les enfants autistes n'existe pas

Le DIP a édité une brochure sur les mesures pour les enfants autistes depuis plus d'un an. Pour les personnes qui souhaiteraient en prendre connaissance, voir ici.

Retardée dans sa diffusion à la rentrée précédente, elle va sans doute (enfin) être distribuée plus largement cette année aux enseignants de l'école obligatoire et post obligatoire.

Cette brochure donne une bonne information aux enseignants.

Le seul problème est que tout ce qui y est préconisé est destiné à des enfants autistes qui ont besoin d'un accompagnant pour franchir le cap de la socialisation. Or, il n'y a pas d’accompagnants prévus par le DIP. Le PROBLEME est là.... nulle part ailleurs.

Qu'on cesse de nous dire que nos enfants ne peuvent ou ne veulent être parmi leurs pairs....ils VEULENT être parmi eux, mais en ayant les bons outils pour communiquer avec eux!

Je rappelle que le problème majeur des enfants autistes est le traitement de l'information sociale. Pour leur permettre de décoder l'environnement social, ils ont besoin d'outils spécifiques. Il faut donc des assistants à la vie scolaire (on peut leur donner un autre nom...) formés  aux TSA pour leur fournir ces outils. Il faut imaginer que ces outils sont comme un fauteuil roulant pour les personnes qui ont un handicap physique. Sans ce dernier elles ne pourraient se déplacer...eh bien pour nos enfants, sans ces outils ils ne peuvent bien communiquer ! C'est pourtant simple à comprendre...

Il n'est donc pas vrai qu'il y a des solutions pour les enfants autistes pour la rentrée. Et ce n'est pas parce qu'une classe accueillant que 7 élèves verra le jour (les TSA concernent 1% de la population...je vous laisse faire le compte de combien d'enfants sont concernés.... en tout cas pas 7) que le DIP peut être rassurant vis-à-vis des familles...

D'ailleurs qui s'interroge de combien d’heures effectives chacun des enfants de cette classe de transition fera véritablement d'heures d'intégration dans une classe dite ordinaire ? 2h par semaine...4h ? Au mieux 8h ? Ceci n'est pas une politique inclusive!

Genève doit rendre des comptes au comité des droits pour les enfants en fournissant des réponses pour octobre 2014 et passera devant le comité en janvier 2015. Genève doit expliquer sa politique inclusive spécifiquement pour les enfants autistes. Qu'inventera-e-elle ?

Cette politique n'existe pas ! Il faut que le DIP la mette VERITABLEMENT en place. Et je ne vois pas comment il est possible de mettre en place une vraie politique inclusive pour les enfants autistes sans créer un plan directeur (ou donnez-lui un autre nom...)  qui en planifie les étapes, le contenu, les budget etc...Ce plan sera par la force des choses transversal et concernera plusieurs Départements...

C'est en ayant une vision globale du problème (de la petite enfance à l'âge adulte) qu'il sera possible de cesser la politique actuelle du RAFISTOLAGE qui est très dispersive en moyens humains et financiers et au final peu efficace. C'est seulement en ayant une vision d'ensemble qu'on créera ENFIN une vraie solution pour nos enfants.

Cette solution dépend de la capacité politique à créer un vrai plan d'action.

Je l'affirme: ce ne sera que de cette manière que l'Etat fera des vraies économies (c'est une argument qui prime pour lui) et que la dignité de nos enfants (c'est un argument qui prime pour les familles)  leur sera rendue  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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