11/11/2008

Que faites-vous le 15 novembre prochain ?


Notre association, TED-autisme GE, qui défend les droits des personnes atteintes d’autisme et ceux de leurs familles a organisé une grande Journée autisme le 15 novembre prochain, à Genève. Le colloque qui se déroulera de 9h00 à 18h00 au CMU (Centre médical Universitaire, Auditoire B400), est intitulé "Autisme: du laboratoire au quotidien".


Ce colloque est ouvert à toutes les personnes intéressées par l’évolution des connaissances et des pratiques dans le domaine de l’autisme. Il réunit des chercheurs travaillant à Genève (Université de Genève/UNIGE, Faculté de médecine) et à Lausanne (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne/EPFL), ainsi que des psychologues directement impliqués dans des programmes d’intervention structurés.

Pour voir le programme: www.autisme-ge.ch


D'ores et déjà plus de 300 personnes y participeront ce qui dénote de l'importance de parler ouvertement aujourd'hui à Genève d'autisme.

L'autisme est une vaste problématique à la croisée de multiples intérêts et enjeux, y compris économiques. C'est un  débat qui dépasse largement le simple cadre familial et pose une question non seulement d'ordre éthique: "quelle place pour la personne handicapée dans notre société ?", mais aussi d'ordre sémantique: "qu'est-ce que l'autisme et comment y apporter une réponse adéquate sur le plan éducatif et thérapeutique ?"

Notre association interpelle les autorités compétentes à réfléchir aux questions suivantes: 

  • POURQUOI à Genève n'y a-t-il pas d'alternative à la seule prise en charge d'orientation psychalytique ? Quels enjeux ?
  • Pourquoi n'y-a-t-il pas, malgré les résultats scientifiques connus et reconnus au niveau international (documents à l'appui), une approche cognitivo-comportementale préconisée à Genève?
  • Où sont les résultats scientifiques qui démontreraient la validité  de l'approche psychodynamique (de nature psychalytique) pratiquée à Genève depuis plus de 40 ans? En 40 ans, aucune enquête scientifique, aucuns résultats concrets? Pourquoi?


Une étude de l'INSERM (Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale) arrive à la conclusion que l'approche psychodynamique n'est pas adaptée au handicap de nos enfants. Pourquoi ne tient-on pas compte à Genève de cette étude connue au niveau international ? Encore une fois notre association s'interroge et interroge les autorités compétentes pour 1/ ouvrir un dialogue constructif; 2/ trouver des réponses CONCRETES!


Le colloque du 15 novembre a le mérite de poser des bases scientifiques à ce débat, d'une part en présentant les résultats les plus récents en matière de recherche médicale dans le domaine de l'autisme, d'autre part en offrant la possibilité au plus grand nombre de comprendre (enfin), images et documents à l'appui, les perspectives neuro-développementales propres à l'approche cognitivo-comportementale.

 Nous espérons vous compter parmi nos auditeurs si ce sujet vous interpelle. C'est avec plaisir que nous vous accueillerons.

 

Ps:

Explication des deux approches:

En schématisant, l'approche psychodynamique (préconisée à GE et l'unique disponible!) centre principalement sa thérapie sur le développement de la relation thérapeute/enfant en attendant l'émergence du désir de cet enfant auquel  le thérapeute répond ensuite par des stimulations "sociales".

L'approche cognitivo-comportementale évalue le niveau de développement de l'enfant, en utilisant des outils d'évaluations validés (évidemment) au niveau international, outils qui débouchent sur la mise en place d'un Progamme Educatif Individualisé (avec des objectifs à courts, moyens et longs terme). Ces évaluations sont renouvellées -au début - tous les six mois afin de réajuster  le PEI en question. Le travail de l'éducateur consiste donc à mettre en oeuvre des exercices appropriés et ciblés selon les critères définis par ces évaluations.
L'approche cognitivo-comportementale englobe donc le relationnel dans une vision bien plus large de l'autisme qui tient compte aussi des aspects cognitifs et comportementaux de nos enfants !

Voilà en très résumé !!! Mais je reste à votre dispositiion si vous voulez davantage d'explications!

 

Merci de l'intérêt accordé à cette problématique qui touche 1 enfant sur 165 ! C'est un problème qui dépasse largement les simples frontières de la famille.... qui a besoin de soutien, de reconnaissance et de solidarité. Vraiment.

 

 

 

 


 

 

 

 


 

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