14/12/2008

J14

Les médicaments

 

Aucun médicament ne permet de corriger les anomalies neurologiques qui causent les troubles envahissants du développement (TED). Toutefois, certains médicaments utilisés pour soulager d’autres problèmes servent à traiter les symptômes ou les comportements associés à l’autisme. Parce qu’ils atténuent les symptômes en question, ces médicaments peuvent être utiles pour certaines personnes atteintes d’un TED. Ils parviennent ainsi à diminuer l’hyperactivité grave, l’impulsivité, l’anxiété et les troubles de l’attention. De cette manière, la personne atteinte peut mieux profiter des programmes éducatifs et des thérapies comportementales. Les chercheurs et les experts ont toutefois des opinions très divergentes sur les avantages et les inconvénients des antidépresseurs, des stimulants et des antipsychotiques pour les enfants autistes. arton1578.jpg

Avant d’obtenir une prescription pour un médicament, discutez en détail avec un médecin spécialisé en autisme. Les personnes atteintes d’un TED ont souvent un système nerveux hypersensible. Il faut donc parfois adapter les doses normalement recommandées. Quand vous discutez d’un nouveau médicament, vous devriez poser diverses questions, par exemple : Est-il sans danger pour les enfants atteints d’un TED ? Quel est le dosage approprié? Comment fait-on pour l’administrer (pilules, liquide) ? Quels sont les effets à long terme ? Quels sont les effets secondaires ? Quel est le suivi nécessaire ? Il est parfois nécessaire de faire des tests en laboratoire avant de commencer à administrer le médicament et pendant toute la durée du traitement. N’oubliez pas de poser des questions sur les interactions que le médicament pourrait avoir avec d’autres médicaments, vitamines ou aliments.

Source : société canadienne de l’autisme

 

 

 

 

Qu’est-ce qu’une personne autiste nous demanderait ?

 

 

  1. Ne m’agresse pas chimiquement. S’ils te disent que je dois prendre un médicament veille à ce que je sois suivi périodiquement par un spécialiste.

05:08 Publié dans Autisme | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | Pin it! |

Commentaires

Bonjour!
vous posez le problème de prendre ou non un médicament.
Pourquoi rester dans un seul espace thérapeutique, à savoir la médecine académique? Il existe des thérapies bien plus subtiles qui touchent différents plans de l'être humain. Pour une maladie ou un état de santé qui sortent des structures éprouvées et connues, il vaut la peine de sortir de l'espace conventionnel.
Evidemment, c'est à nous de faire les recherches, de vivre différents déboires mais aussi d'affiner tellement nos perceptions que notre intuition nous guide toujours mieux vers le plus juste.
Avec tous mes voeux pour le meilleur cheminement possible.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14/12/2008

Chère Madame, merci pour votre commentaire qui a le mérite de poser un vrai problème. Il y a deux réponses à votre question, celle de la Présidente que je suis et qui ne recommendera que ce qui a été corroboré sur un plan scientifique, il en relève d'une responsabilité liée à ma fonction. Il y a ensuite la réponse de la maman que je suis. Vous savez face au vide qu'il y actuellement au niveau de la prise en charge de nos enfant nous essayons "naturellement" d'autres pistes, et chacun selon sa propre sensibilité, parfois culture. Je ne porte aucun jugement en matière, mais il est important de savoir qui fait quoi, pourquoi et dans quel but,sinon c'est aussi la porte ouverte à des charlatans et croyez-moi dans le monde de l'autisme il y en a plus d'un. En tout cas, oui, il faut je pense parfois suivre sa propre intuition tout en gardant son sens critique. Gradons toutefois toujours à l'esprit qu'il n'y a PAS à ce jour de remède miracle pour l'autisme! Bien à vous, Mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 14/12/2008

Chère Madame, J'apprécie votre réponse et comprends votre position.
On oublie que ce qui est »corroboré scientifiquement » est fort limité et élimine malheureusement souvent des expériences observationnelles qui pourraient élargir les possibilités de compréhension et de traitement des maladies à l'étude.
De plus, le milieu scientifique est limité tant par les « cohortes » de patients que par les moyens financiers et professionnels. D'autre part, le choix des investissements en recherches dépend de différents facteurs.
Je suis d'accord avec vous que le monde des thérapeutes alternatifs détient une variété impressionnantes autant en ce qui concerne les individus que leurs méthodes. Mais il est faut de s'éloigner des thérapies alternatives par crainte des charlatans (qui existent aussi dans le corps médical...) Il est évident que plus le problème est profond, plus il faut être rigoureux tant dans le mode du diagnostic que des traitements.
Le diagnostic d'autisme est fait sur des constatations et on peut s'occuper de l'enfant à partir de cet état de fait.
Il y a un autre diagnostic beaucoup plus nuancé qui est celui de l'être humain qui présente de l'autisme. Comment se fait-il qu'il ait adopté ce fonctionnement? Il s'agit de voir tous les éléments en jeu qui aboutissent à cet état. Effectivement, il ne peut pas y avoir UN remède miracle lorsqu'un problème est la résultante de plusieurs failles ou dysfonctionnements.
Cet abord d'un patient est valable pour toutes les maladies avérées et chroniques où l'on peut dire qu'un ensemble de facteurs est en cause.
Ainsi donc, un thérapeute pourra répondre à un des plans en cause, conscient de la dimension sur laquelle il agit et connaissant bien les moyens qu'il utilise.
L'idéal est de connaître un thérapeute généraliste qui sachent repérer les différents plans affectés et qui connaisse les thérapeutes appropriés.
Le suivi est très fin: Parfois, les thérapeutes agissent en même temps, ou alors il faut attendre l'effet d'un traitement avant d'en entreprendre un autre.
Cela demande une très grande disponibilité et une très grande collaboration entre les partenaires de soin.
D'autre part, l'enfant autiste fait partie d'une famille ou au moins d'un couple parental. Il interpelle beaucoup son entourage qui, lui-même doit nécesairement developper ses sens et ses instruments humains pour assumer la collaboration avec la dynamique du travail en jeu..
C'est là, entre autres, qu'on peut se heurter à des limitations. Pour le parent qui suit les démarches, il s'agit d'être très vigilant à tout ce qui se déroule autant dans son enfant qu'en lui-même.
Que le Temps de l'Avent vous soit instructif et bénéfique!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 14/12/2008

Lorsque je "travaille" avec mon enfant, l'humanité est au centre de ma pensée, parce que je ne pars pas d'un "cas" mais juste de l'enfant qu'il est. Lorsque je "travaille" avec les autres enfants, ma pensée est toujours celle de l'humain d'abord, comment pourrait-il en être autrement? J'ai apprécié vos commentaires et votre sensibilité, chère Madame. Je vous prie de croire, parce que j'en ai une expérience directe et personnelle, qu'à ce jour le meilleur "médicament" pour nos enfants c'est la mise en place d'un enseignement structuré, c'est leur canne blanche. C'est une canne blanche que les autorités en place tardent à leur donner. Mon combat se situe là: à rendre moins aveugles les décideurs pour qu'ils puissent enfin donner à ceux qui en ont vraiment besoin la béquille de l'espoir. Je vous souhaite aussi un très bel Avent. Mon calendrier, lui, est celui de l'avant pour un après meilleur... Bien à vous, Mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 15/12/2008

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