Historique

Les débuts de la méthode ABA, initiée par Ivar Lovaas, docteur en psychologie, remontent aux années 60. L’objectif de la méthode est de permettre aux enfants autistes de progresser naturellement dans leurs apprentissages grâce aux relations qu’ils entretiennent avec leur environnement. La méthode aide l’enfant à gérer ses comportements pour qu’il devienne de plus en plus autonome et s’intègre dans la société. L’ABA est une forme de science comportementale appliquée.

 

 

Le principe

L’enfant est pris en charge chez lui par des intervenants (psychologue ou étudiants en psychologie) qui ont le rôle d’éducateurs. C’est une méthode intensive : il faut compter en moyenne de 30 à 40 h par semaine. L’objectif est d’apprendre à l’enfant les tâches du quotidien de manière progressive et en se calant sur les étapes du développement de l’enfant. Chaque enfant progresse à son rythme. L’ABA a pour objectif la modification du comportement par la manipulation de l’environnement. La méthode définit des procédures qui vont permettre à un enfant d’apprendre des comportements visant une meilleure adaptation. L’intervention doit être dirigée par des priorités et des objectifs. Cependant avant toute mise en place, une évaluation des aptitudes et déficits de la personne autiste est effectuée.

 

 

Les objectifs d’apprentissage et leur suivi

Les priorités sont définies de manière générale et à moyen ou long terme (ex : l’acquisition de l’autonomie, le développement du langage…) Les objectifs sont plutôt définis à court terme et liés aux priorités (ex : la reconnaissance des lettres). Une fois la mise en place de ces objectifs et priorités, il s’agit de mettre en place des programmes interventions et des systèmes de mesure pour valider l’efficacité du programme auprès de l’individu.

Les objectifs éducatifs du programme concernent :
  • Les habiletés nécessaires à l’apprentissage,
  • L’imitation, les associations et le langage primaire,
  • Les habiletés à jouer de manière appropriée,
  • La généralisation et le maintien
  • Les compétences liées à l’autonomie
  • Le langage intermédiaire
  • Le langage avancé
  • L’entrainement à dire oui et non
  • L’enseignement du « oui/non »
  • L’enseignement des phrases
  • L’intégration à la communauté
  • L’enseignement des émotions
  • L’enseignement et l’imagination
  • L’enseignement de la spontanéité et du contrôle des émotions
  • La préparation de l’enfant à l’école

 

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Les renforçateurs

Afin d’augmenter la fréquence d’un comportement (ex : dire merci, faire ses devoirs, faire son lit…), la méthode ABA préconise l’utilisation de renforçateurs ou récompenses. Une des premières choses à faire est donc de déterminer quels sont les renforçateurs qui motivent l’enfant. Les renforçateurs peuvent être alimentaires (M et M’s, pop corn, chewing gum…), des activités renforçatrices (jouer dehors, jouer à l’ordinateur, faire de la balançoire…), des bons points (gommettes, jouet préféré, ballons…) ou de type social (câlins, chatouilles, félicitations verbales…). Afin de rendre efficace l’utilisation de renforçateurs, il convient de respecter certaines règles : l’immédiateté, la répétition, la variété des renforçateurs utilisés, une explication verbale doit toujours expliquer le renforçateur.

 

 

Apprendre un nouveau comportement

Lorsque l’enfant doit apprendre un nouveau comportement, la méthode fait appel à deux procédures : le façonnage et le chaînage. Le façonnage permet progressivement d’atteindre le comportement souhaité par approximations successives. On récompense l’enfant sur ses progrès. Le chainage permet de décomposer un apprentissage en plusieurs « sous-unités comportementales » qui s’enchaînent selon un ordre défini. On peut avoir un chainage avant et un chainage arrière (on commence l’apprentissage par la dernière étape. A l’opposée, pour diminuer la fréquence d’un comportement, la méthode préconise 3 procédures : l’extinction de ce comportement (on l’ignore), le « time-out » (mise à l’écart) et la « sur-correction » (on corrige un comportement par un autre).

 

 

Les critiques de la méthode

Ce type d’intervention est très contraignant et demande une très grande implication. Cela peut être très lourd émotionnellement par les familles. De même, il y a un coût que les familles ne peuvent souvent pas supporter seules. Les détracteurs de la méthode la critiquent car elle prend sa source dans les recherches sur le conditionnement (Pavlov, Skinner) et parlent de « dressage » et du danger de déshumaniser les personnes prises en charge.

 

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Source: http://blog.vocaludik.fr/?2008/11/21/53-votre-dossier-aut...