14/03/2009

Mieux connaître les maladies du cerveau grâce à l'imagerie

 Les progrès des technologies d'imagerie et des nanotechnologies devraient permettre d'éclairer les origines des maladies du système nerveux telles que schizophrénie, autisme, maladies de Parkinson ou d'Alzheimer, restées mystérieuses à ce jour.

A la veille de la semaine du cerveau (16-22 mars , Paris) le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a fait le point des recherches qu'il mène sur les pathologies du cerveau et des infrastructures de pointe qu'il met en place pour les conduire.

developpement_technologique_pour_l_imagerie_medicale_large.jpgPour l'autisme, qui touche un enfant sur 150 et dont on connaît très peu les mécanismes, l'imagerie a permis de "comprendre ce qui ne va pas", a noté devant la presse Monica Zilbovicius, psychiatre et directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche (Inserm).

Ainsi, en pratiquant sur des enfants autistes une TEP (tomographie par émission de positons), méthode d'imagerie nucléaire en trois dimensions, on a pu constater des anomalies du lobe temporal, confirmées par l'imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM).

Récemment des chercheurs du CEA, de l'Inserm et de l'AP-HP ont constaté en comparant les IRM de 77 enfants autistes à ceux de 77 témoins que 40% des premiers présentaient des anomalies dans le lobe temporal au niveau de la substance blanche (des fibres qui relient les régions cérébrales), ce qui impliquerait un déficit de la perception des stimuli sociaux.

"Plus l'autisme est sévère, plus le déficit de la région temporale supérieure est important", a noté le Dr Zilbovicius, pour qui "le plan autisme en cours devrait inclure l'imagerie dans le bilan des enfants".

L'autisme a été longtemps considéré comme une maladie psychologique.

 

 

08:40 Publié dans Autisme - recherches (médicales) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

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