12/05/2009

Je m'appelle Nathan...Je suis prisonnier du ciel

Je m'appelle Nathan
Je suis différent
C'est un tremblement
Dans mon cœur d'enfant

Je m'appelle Nathan
Personne ne m'entend
Je ris en pleurant
Je pleure en dedans

Je m'appelle Nathan
Personne ne m'attend
J'ai des rêves en blanc
Ça fait peur à mes parents

Coupé du monde on me dit,
Je comprends tout ce qu'on s'y dit
Mais, pour rien au monde, je ne veux
De ce monde si malheureux

De ma folie à scandale
Vous y verrez la raison
Venez dans mon hôpital
Qui fait peur dans vos maisons

Nathan je m'appelle
Je suis violoncelle
J'ai des étincelles
J'ai des étoiles de décibels

Nathan, Nathan, Nathan, Nathan
Nathan, je m'appelle
Personne ne m'appelle
Je suis seul dans ma nacelle
Je suis prisonnier du ciel

Je m'appelle Nathan
J'aime pas le réel
Je préfère Angèle
Qui est belle
Comme une crêpe au miel

 

Simplement à écouter.

Chanson écrite pour et dédiée à tous les enfants autistes du monde entier et à leurs parents et aux amis de ces parents et aux amis de ces enfants qui veulent bien - malgré la différence- le rester, amis.

Merci à Calogero pour cette magnifique interprétation. Merci à Marc Lavoine pour les paroles.

07:18 Publié dans Autisme - divers | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | Pin it! |

Commentaires

.........si souvent vous m'avez laissée suspendue à vos mots......que je n'en retrouve que difficilement les miens pour vous remercier d'être porte-parole de ces êtres sensibles, écorchés et si plein de merveilles si l'on prends le temps de les apprivoiser par nos silences, nos patiences, par simplement un petit refrain ou un sourire.
Handicap...
Ne sommes-nous pas les vrais handicapés? Lorsque je parle avec un homme de mon voisinage étiqueté: Handicapé! Invalide! Lorsqu'il me sourit et me lance un: Salut, Gentille sorcière! C'est du soleil que je reçois. Et d'autres, différents des normes.
La société à peur de ces êtres différents...
À cause de leur pureté, peut-être.
Merci pour votre démarche.
Merci d'être ce que vous êtes.

Écrit par : Mireille Luiset | 16/05/2009

Bonjour, merci pour votre commentaire. Une société dite "civilisée" se reconnaît aussi à sa capacité d'intégrer activement les personnes différentes, hors norme, en son sein.

Question: combien d'enfants "hors norme" se trouvent sur les bancs de l'école de vos enfants "normés" ? Quelle écoute ont les associations qui défendent les intérêts des personnes handicapées et de leur famille auprès des pouvoirs publics ? J'entends en-dehors de l'obligatoire écoute pro forma que lesdites autorités se doivent d'avoir ?

Réponse: Peu d'enfants; une écoute bienveillante et un peu complaisante

Réaction: n'avez-vous jamais pensé qu'il était possible de mettre des jambes, des pieds et même des chaussettes/chaussures (soyons fous) à nos idéaux ? Voilà, c'est ce que j'essaie de faire en écrivant, notamment dans ce blog: j'essaie de faire marcher parmi nous un idéal... celui où la différence ne serait plus regardée de manière complaisante, mais juste (regardée) comme une partie intégrante deladite "norme"...

Mais avant d'en arriver à ce stade avancé de "civilisation", il y a un préjugé qui devrait être abattu, un préjugé si fort qu'il en fait même partie de notre mode de pensée.... croire que la norme est de toute façon "supérieure" à la différence... c'est le mot "supérieur" qui est le préjugé.

Et l'autisme, particulièrement, le met à mal... au fur et à mesure qu'on se rend compte que l'autisme est avant tout une "autre" forme de pensée... Les aspies nous le disent bien.... mais à force d'être "normés", on ne sait plus entendre, imbus que nous sommes de nos propres et uniques certitudes.

Merci d'avoir ouvert un espace à la réflexion par votre commentaire... Bien à vous, Mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 16/05/2009

Bonsoir Marie-Jeanne, si j'ose l'intimité du prénom.

Oui, l'expérience des enfants "hors normes" au sein de classes d'enfants "normés"...Selon le milieu familiale et l'ouverture d'esprit, le degré d'intelligence émotionnelle développé en famille des enfants "normés", selon l'enseignant,c'est un enrichissement important pour tous.
Mais.
Malheureusement, il y à un "mais".
La cruauté existe...certains enfants peuvent se montrer cruels par inconscience, par manque d'acquis familiaux, l'enseignant peut être maladroit et par soucis de bien faire , en fait trop et c'est l'enfant "hors normes" qui est blessé.
Vibrant d'un sensibilité exacerbée, impalpable, ils sont si facilement abimés, meurtris.
Et pour avoir dans mon entourage des éducateurs et éducatrices, de les entendre parler de leurs "pupilles", trop souvent mon coeur se révolte.
Où devrait s'épanouir l'écoute et le non-jugement, j'entends des commentaires durs, péremptoires, j'entends des "sanctions", des "étiquettages",de l'agacement alors qu'il suffirait de ressentir l'autre pour apaiser une situation.
Ce sentiment chez certains professionnels de l'éducation,d'être "supérieurs" parce que dans "la norme" coupe tout contact vrai, simple.
Le cas d'un autiste (en foyer spécialisé) me touche beaucoup. Mon Dieu le nombre d'étiquettes que les "normés" lui collent!
Alors qu'il est simplement "lui".Un être humain avec ses qualités et défauts.
Différent?
L'est-il vraiment?
Quelques fois c'est la peur de ne pas "être si dans la norme" que je devine derrière toutes ces étiquettes que collent certains professionnels de l'éducation.
La négation de leur propre "hors-normalité".
N'est-ce pas une réponse,un "médicament" à leurs angoisses qu'ils cherchent en s'orientant dans un domaines où ils peuvent se sentir dans la "norme"? Se sentir "supérieurs"?

Bon dimanche et meilleures pensées

Écrit par : Mireille Luiset | 17/05/2009

Chère Mireille, Je vous remercie pour la qualité de votre intervention. Je précise (et j'ai eu l'occasion de le dire publiquement) que nos enfants, mais les enfants "hors norme" en général, doivent être accompagnés en classe par des personnes formées d'une part à la problématique de l'enfant et d'autre part à l'art de l'intégration. L'intégration est un travail en soi qui nécessite non seulement l'accompagnement de l'enfant, mais tout ce qui va autour: information et soutien logistique à l'enseignant/e de la classe ordinaire qui va accueillir cet enfant "différent", informations aux élèves (avec préparation préalable), informations aux collègues, informations au niveau du parascolaire, etc... C'est ainsi (et seulement ainsi), par l'information, la communication, que l'intégration se déroulera bien et pour tout le monde! Une intégartion va toujours dans les deux sens...

Il existe à Genève que deux centres d'intégration, le centre de Vermont et le centre des Voirets, dont la spécialité, justement, est d'intégrer les jeunes personnes handicapées en classe. Le seul problème c'est d'une part deux centres c'est NETTEMENT insuffisant et cela le sera encore plus maintenant qu'il y a un LOI favorisant l'intégration des enfants handicapés en classe; et d'autre part, si vous regardez de près les enfants accueillis dans ces deux centres, vous vous rendez compte très vite qu'il y a une "discrimination" au sein même des handicaps....il n'y a AUCUN ENFANT autiste... cela laisse songeur....

L'étiquettage se fait souvent par "ignorance", par peur... notre association informe pour que l'ignorance cesse et avec elle la peur. Oui, la différence existe, elle est une richesse lorsqu'on la connait.

Merci encore pour votre commentaire. Bien à vous, Mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 17/05/2009

Bonjour, je suis la maman de 4 garçons adorables.Mon second,Axel, est âgé de bientôt 8 ans. Il est polyhandicapé lourd voir très lourd. Dans le Jura, aucun enfant polyhandicapé N'est intégré à l'école enfantine. Etant moi-même maîtresse enfantine je me suis battue pour que mon fils puisse aller un après-midi par semaine en classe. Je suis passée outre la voie légale et j'ai déposé mon projet ficelé au service de l'enseignement. Tout le village était derrière moi ainsi que l'enseignante. Les autorités cantonales n'ont pas apprécié mais ont été obligées d'accepter. Il en est resulté une magnifique expérience de vie et des capacités insoupçonnées chez mon fiston.
Malheureusement, il faut se battre, connaître les lois et avoir une sacré dose d'énergie pour obtenir gain de cause. Il est malheureux qu'en 2009, quelque soit le handicap, les parents doivent encore monter aux barricades afin d'ouvrir les yeux des gouvernements sur "l'humanité" de nos enfants. Je trouve votre combat nécessaire et votre foi en votre fils et ses capacités admirable. Je vous envoie une bonne grosse dose d'énergie non seulement pour votre combat mais et surtout pour votre quotidien. Avec toute mon amité Laurence

Écrit par : paillard-hanggi laurence | 18/05/2009

Chère Laurence, Merci pour votre témoignage et je suis également solidaire de votre combat, qui est, comme celui de tous les parents d'un enfant différent, mené au quotidien, heure après heure.

Il est difficile parfois de trouver les mots pour expliquer à nos concitoyens qu'à travers ce combat c'est l'humanité que nous défendons: nos enfants sont HUMAINS. Espérons que les autorités - à qui nos adressons non pas nos doléances, ni nos revendications, mais simplement nos besoins spéciaux pour des enfants qui sont spéciaux - sachent sortir de leur propres normes pour intégrer, intégrer vraiment, le sens de la différence.


Nous désirons un autre regard sur la différence... et là, c'est un problème de société, de civilisation.

Je me joins de tout coeur à votre combat. Avec mon estime et mon amitié, Marie-Jeanne

Écrit par : Marie-Jeanne | 19/05/2009

j'ai connue ce milieu, ce milieu d'être exclu, qui malgré les apparences, sont de loin les plus intelligent et ça parc qu'ils sont pur justement aucun formatage chez eux.
Merci Marc Lavoine pour ce texte, merci calogero de leurs avoir donné la parole.
Ne doutez pas, ils sont véridique, pupille dilaté, médicaments.. le corps ne ment jamais.
Cordialement
KLR

Écrit par : KLR | 13/12/2010

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