14/05/2009

Qu’est-ce que le syndrome d’Asperger ?

1. Le syndrome d’Asperger est un trouble qui empêche les personnes atteintes de comprendre et de prévoir les comportements et les intentions des autres. Il en résulte pour eux une incapacité plus ou moins grande à communiquer et à interagir avec les autres, ce qui est un handicap douloureux.

Par exemple lorsque nous rencontrons une personne pour la première fois nous sommes à même de deviner son âge, son statut social, et nous savons immédiatement, à l’expression de son visage et au ton de sa voix, si cette personne est heureuse, en colère ou bien triste. Nous nous comportons vis-à-vis d’elle en fonction de ce langage invisible.

L’enfant Asperger n’a pas cette capacité naturelle pour déchiffrer ce langage invisible et va devoir apprendre les conventions sociales de la même façon qu’une personne sourde doit apprendre la langue des signes.

 Son intelligence normale ou supérieure et son excellente mémoire lui permettront de faire cet apprentissage.

2. Par ailleurs, il n’a pas une image globale de son environnement, mais au contraire une image morcelée :

  • Il perçoit son environnement comme un puzzle qui n’aurait pas de modèle sur la boîte.
  • Au fil du temps et des apprentissages, les pièces du puzzle s’assemblent pour reconstituer enfin l’image de son environnement dans son ensemble.

3. Le syndrome d’Asperger est un trouble envahissant du développement (TED) d’origine neurologique associé à un problème génétique, proche de l’autisme de haut niveau.

aspergeraide.gifCe handicap, comme l’autisme de haut niveau, est lié à des anomalies structurelles du cerveau, mais n’est pas lié à une déficience intellectuelle ou à un problème de santé mentale.

Le syndrome d’Asperger et l’autisme de haut niveau, bien que nécessitant le même type de prise en charge et faisant tous les deux partie du continuum autistique, ne se traduisent pas de la même manière : l’enfant Asperger n’a pas les symptômes que l’on attribue généralement à l’autisme (absence de sociabilité, repli sur soi,…) : l’enfant Asperger n’a pas une forme légère d’Autisme mais une expression différente des symptômes de l’autisme.

Le syndrome d’Asperger touche environ 6 personnes sur 1000 soient 200 000 jeunes de moins de 16 ans en France.

4. Pour autant ce handicap reste très peu connu en France et mal diagnostiqué : souvent diagnostiqué à tort comme un trouble psychique ou psychiatrique.

L’élève atteint du syndrome d’Asperger est un enfant d’intelligence normale qui est confronté à deux difficultés majeures :

1. Difficultés à saisir l’abstrait et l’implicite.

2. Vision morcelée de son environnement.

 

Comment se traduit le syndrome d’Asperger ?

L’essentiel des problèmes d’un élève Asperger est la conséquence de sa difficulté à saisir l’abstrait et l’implicite dans les relations avec les autres :

  •  difficulté à saisir le langage invisible, les non-dits qui permettent de comprendre les réactions des autres.
  • difficulté à intégrer de façon naturelle et instinctive les conventions sociales qui dictent nos relations avec les autres.

Par ailleurs, ces enfants ont une vision morcelée de leur environnement :

  • Ils voient d’abord les détails et ont des difficultés à en avoir une image globale :
  • ils voient leur environnement un peu comme un puzzle, souvent incomplet.

 

Du coup, ils ont une appréhension des situations sociales peu nuancée : maladroite ou décalée.

Des difficultés dans ses interactions avec les autres :

  • Il ne comprend pas toujours les réactions et les comportements des autres.
  • Il supporte très mal les taquineries et devient donc souvent un bouc émissaire.
  • Il essaie de rentrer en contact avec les autres mais souvent de manière inappropriée.

 

Une forte résistance au changement :

  • Il supporte mal les changements de programmes inattendus et les imprévus, qui peuvent provoquer chez lui de l’anxiété, voire parfois des crises de colère ou de pleurs qu’il ne sait pas gérer tout seul.

 

Des intérêts restreints parfois envahissants :

  • Il se passionne pour des sujets précis et en parle parfois de manière obsessionnelle.

 

Des difficultés de concentration, et une concentration très fluctuante :

  • Il se laisse facilement distraire par des stimuli extérieurs, du fait d’une hypersensibilité à certains bruits, lumières,…; et d’une vision morcelée de son environnement, focalisée sur certains détails.
  • Sa concentration est très variable : tantôt l’enfant sera concentré, sa conduite sera normale et il apprendra correctement, tantôt il semblera absent, manquera d’habileté et de confiance en lui.

Des difficultés dans la coordination motrice :

  • Il est inhabile, rigide, et souvent mal à l’aise dans les activités sportives, l’écriture ou le dessin.

Des difficultés dans la compréhension des consignes et des énoncés de problèmes : Il a souvent du mal à comprendre ce qu’on attend de lui lorsque les consignes ne sont pas explicités et concrètes, car il en a souvent une lecture premier degré.

Il a une faible estime de lui :

  • Il supporte mal de faire des erreurs, la défaite, les échecs.

 

Et à Genève, combien de personnes Aspergers qui s'ignorent faute de diagnostic ?

05:42 Publié dans Autisme | Lien permanent | Commentaires (29) | |  Facebook | | | Pin it! |

Commentaires

Mon père est décédé en 2004 à 75 ans.
J'ai toujours eu cette impression d'"autisme": il parlait, mais ne communiquait pas.
4 passions dans sa vie: les mots croisés, l'histoire de sa famille genevoise, l'Angleterre et Genève.
Se présentant comme "pasteur" personne ne pensait qu'il mentait: un pasteur, dans une "bonne famille genevoise", c'est normal, et un pasteur ne ment pas.
Aucun intérêt pour sa propre famille, marié trois fois, ses femmes ont toujours eu l'impression d'avoir affaire à un gros bébé centré uniquement sur lui-même.
J'ai entendu parler pour la première fois du syndrôme à la radio catalane, j'habite près de Barcelone, et ce fut comme une illumination car toutes les pièces du puzzle se mettaient enfin en place.
Le problème majeur fut lors du décès de sa mère, car lorqu'il toucha sa part, je savais que des gens mal intentionnés pourraient lui tourner autour pour lui demander de l'argent. Chose qui était déjà arrivée dans le passé.
Impossible de trouver de l'aide pour une curatelle (indispensable à mon avis avant la majorité) et de lui faire comprendre que c'était pour le protéger... à son décès, il s'est révélé qu'il avait prêté environ 120.000.- frs à une grande amie... qui s'est révélée insolvable...
Lors de son enterrement, je dis quelques mots sur le syndrome ( évidemment jamais diagnostiqué) et des amis de longue date ( qui ignoraient mon existence) et des gens de la famille, me dirent: "enfin on comprend pourquoi il était si bizarre... "
C'est mon petit témoignage, merci pour tous vos articles, que je passe à mes filles, toutes deux dans l'enseignement en Catalogne.

Écrit par : Nathalie Capó Reverdin | 14/05/2009

Chère Madame, Je vous remercie pour votre témoignage. Il illustre bien aussi le sens de nos "revendications" auprès des autorités. Il faut être formés à l'autisme pour être capable de poser un diagnostic...cela évite bcp, ms alors bcp de soucis à un grand nombre de familles.... c'est une question de CONNAISSANCES! Merci de me lire. Bien à vous, Mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 15/05/2009

pfff ces parents de laisser leurs enfanrts commes sa

Écrit par : chaes | 29/09/2010

moi je suis atteint du syndrome d'asperger.j'ai 9 ans.et a l'ecole au cours des recreations,les maitres et les maitresse me surveillent de loins pour voir si je ne fait pas de crises.j'ai un hypersensibilité au bruit.quand les autres m'embetent je devient donc un bouc emissaire.j'ai un handicap qui m'empeche de communiquer avec les autres et d'aller vers les autres et d'ecrire facilement.ma maladie a un qi 145 et je suis surdoué.

Écrit par : adrien | 29/09/2010

Asperger et surdoué j'ai 40 ans, marié et père de deux
Enfants en bas âge. Je change régulièrement de piste
Au boulot, voire de métier. Mes difficultés à comprendre
Le fonctionnement des "normaux" fait que je détonne
dans le décors. Je suis à la fois super doué pour apprendre
et mémoriser mais mon intelligence étrange me
fait commettre de grossières erreurs d'appréciation dans
mes rapports humains. J'ai de la peine à rester focalisé
sur une priorité, je m'éparpille, me mélange les pinceaux.
Pour m'en sortir je fais "comme si" imitant les comportements
en caméléon et mets des pense bête et rappels dans mes mails
et mon agenda afin de rester supportable pour les autres.
Je dois faire tant d'efforts pour comprendre les autres que je
Suis devenu un bon formateur et rédacteur de modes d'emploi :-)
Malgré mes "dons" je me sens nul et inadapté, j'aime lire et
résoudre des problèmes informatiques, seul et tranquille.
A l'école j'ai aussi été bouc émissaire et il a fallu des années
pour que j'apprenne à me faire respecter au moins un
minimum. Le plus dur est d'être un handicapé doué, dépressif (on me
classe bipolaire).
à l'aise.

Écrit par : Thierry | 16/10/2010

J'ajoute que je suis au courant pour Asperger que
depuis peu, mon psy ne m'en avait jamais parlé.
Ce sont des difficultés au boulot qui ont amené le sujet.
Dans les "problèmes" relevés par les RH il y a:
Comportement parfois déroutant pour les collègues, intolérance
au bruit et aux odeurs rendant le travail en équipe
douloureux pour moi. Je suis perçu comme "spécial" et intolérant
par mes anciens collègues, mais quand il y avait un soucis
ils savaient que ma mémoire ou ma logique particulière
me permettrai de leur trouver la solution en quelques instants.
C'est paradoxal, et pas très confortable. Heureusement je suis
seul dans un bureau, avec peu de séances, du coup ça va bien.

Écrit par : Thierry | 16/10/2010

Thierry, je vous remercie pour ce témoignage. Le 13 novembre prochain, nous organisons à Genève un colloque scientifique où deux personnes diagnostiquées Asperger prendront la parole pour livrer leur témoignage également. Je sais d'ores et déjé que ce sera prenant commme ce que vous venez de partager avec nous.

Écrit par : Marie-Jeanne | 18/10/2010

mon fils thomas 8 ans,est atteint du syndrome d'asperger.un handicap qui l'empeche vraiment de communiquer.cela peut etre troublant a certains moments car quelques il y avait du bruit et il se les bouchaient.et j'avais compris qu'il avait une hypersensibilité au bruit.il est dans une ecole specialisée.

Écrit par : simon | 30/10/2010

@ Marie-jeanne

Je voulais juste vous féliciter et vous remercier pour votre blog.

Meilleures salutations.

Écrit par : CEDH | 30/10/2010

Bonjour, mon fils de 14ans vient (enfin) d' être diagnostiqué Asperger suite à des problèmes récurrents à l'école. Déjà se pose la question de son avenir. Par exemple, vous faites quoi vous seul dans un bureau ? Mon fils est particulièrement fort en math, par contre désespérément nul en langues.

Écrit par : Béatrice | 05/11/2010

Bonjour, pour aider votre enfant je vous conseille fortement de l'inscrire à des groupes de "compétences sociales", où l'on fait des apprentissages justement de tous les codes sociaux (et autres) qui leur rendent la vie si difficile... Notre association en a mis un en place pour les ados, il suffit de prendre contcat avec moi si vous êtes intéressée et si vous habitez à Genève (www.autisme-ge.ch) , pour le canton de Vaud, il faut prendre contact avec Asperger Romandie. Ailleurs, je ne sais pas si de tels groupes existent, mais autisme suisse romande pourra vous renseigner. Cordialement, Mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 05/11/2010

Merci, mais nous sommes dans le canton de fribourg. Un groupe thérapeutique est en voit de création. Il va débuter en janvier et réunira des ados du même âge. L'école a aussi mis en place plusieurs aménagements pour essayer de la faire évoluer au mieux. J'espère que ça va bien se passer.

Salutations.

Écrit par : Béatrice | 05/11/2010

Bonjour j'ai un petit problème avec mon fils de 7ans et demi il est au ce1 et sa fait plusieurs fois que son maitre d'école me dit qu'il est distrait, ne sait pas se concentrer et distrait toute la classe en gros il fait l'abruti mais par contre a la maison il est sage, calin, bisou un ange et démon a l'école que dois je faire je ne crois pas qu'il est le syndrome d'asperger car avec tout ces commentaires je suis perdu merci beaucoup

Écrit par : marie féry | 06/12/2011

Bonjour, Selon où vous habitez je vous conseille de prendre contact avec une associaion de parents qui pourra vous guider vers des spécialistes qui pourrront, eux, soit valider soit invalider un diagnostic. Vous trouverez des infos précieuses sur le syndrome d'Asperger sur ce site:http://www.asperger-romandie.ch/


Cela pourra peut-être vous aider... Mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 07/12/2011

je me suis fait virée car considérée inapte pour la fonction... je m'étais donnée à fond... la pression, la manipulation (ma naiveté)... Moralement pénible car j'ai eu un blocage terrible, je ne m'en remet pas...

je connais ma différence, j'ai connu mon qi vers 20 ans (testée à 9 ans mais l'on m'a caché le pourquoi... j'ai été continuellement humiliée à l'école et traitée d'handic. par ma famille qui me prend pour une caractérielle)

Ma fille suit péniblement mon chemin... très douée et observatrice, hypersensible, maladroite socialement, interprète tout à la lettre, peur de tout et ne support aucuns changements, s'attache très vite aux gens et magicienne d'amour avec les animaux... elle a 3 1/2 ans et j'ai peur pour elle, qu'elle subisse le même sort

Le papa est un génie, hypersensible mais socialement il sait faire.

On n'arrive pas a se trouver une place stable (pas d'emploi), et peu d'amis...

Une famille perdue sur bxl

Écrit par : superv | 03/05/2012

Bonjour,

Merci pour votre rémoignage. Avez-vous songer à prendre contact avec des associations spécifiques Asperger ? Souvemt ils organisent des cafés rencontres et aident aussi au noveau de l'insertion professionnelle... Courage ! Mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 04/05/2012

Bonjour,

Je m'intéresse à votre blog car mon petit-fils que je fais venir du Québec dans quelques jours a aussi le syndrome d'Asperger. Je viens de lire sur Internet que des résultats étonnants ont été obtenus avec la neuroplasticité. Etes-vous au courant s'il est possible d'avoir des soins dans ce domaine ici en Suisse.

Merci d'avance, Lise

Écrit par : Lise Lavoie | 22/07/2012

Bonjour, je suis actuellement en vacances. Mais je répondrai volontiers à vos questions dès mon retour. Prenez contact début début septembre à info@autisme-ge.ch !

Cordialement, Mjeanne

Écrit par : Marie-Jeanne | 23/07/2012

Bonjour,
Je pense que mon petit frere de 10ans est atteint du syndrome. Dylan est un petit garcon qui est dans son monde, il parle tres mal, il ecrit et lit depuis peu de temps. il peut etre tres gentil et d'un coup devenir mechant, violent, insultant. Des qu'on le gronde il se frappe et si on s'oppose a lui il hurle et ne s'arrete jamais. il est scolarise dans un itep car il ne pouvait plus etre dans une ecole "normale" suite a ses
difficultees et son comportement. Plus personne de notre famille ne veut s'occuper de lui car quand il est en crise il est d'une violence horrible que ce soit une petite ou notre mamie il s'en fiche il tape et a 10ans ila une force et cela me fait peur d'ici 4/5 ans. Notre pere et sa mere sont separes et c'est vrai que la difference d'education le perturbe. Chez sa mere il fait ce qu'il veut c'est le roi et c'est vrai que chez notre pere c'est plus stict. Aucun medecin, psy n'est capable de nous dire ce qu'il a juste que c'est un enfant hyperactif mais je n'y crois pas pour moi c'est plus que ca. nous habitons l'aveyron et je ne sais pas vers qui me tourner car je ne pense pas qu'il y est des personnes assez competentes pour ce syndrome. avez vous des noms de medecin qui pourraient aider mon bout'chou car je ne veux pas qu'il grandisse ainsi. merci

Écrit par : Cindy | 24/08/2012

Bonjour,

A Toulouse se trouve un excellent centre de diagnostic et d'intervention pour les personnes autistes dirigé par Mme Bernadette Rogé. N'hésitez pas à prendre contact, ils vous informeront de ce qu'il est possible de faire dans votre région.

http://www.univ-tlse2.fr/accueil-utm/recherche/equipes/unite-de-recherche-interdisciplinaire-octogone-20278.kjsp

Courage et bonne continuation,

Mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 24/08/2012

Bonjour,

Ce petit message pour vous dire que c'est l'une des présentations que je trouve la plus fine sur ce syndrome.

Trop de descriptif sont de type trop caricatural : ex. un Aspie ne comprend pas "je donne ma langue au chat" comme j'ai lu trop souvent. Il a tendance à comprendre les expressions littéralement, ne voit pas frocément les sous-entendus mais cela ne veut pas dire que la route est entièrement barrée. Il peut même apprendre de lui-même.

Écrit par : Aspiegirlpsy | 17/07/2013

Je suis choquee de voir tous les jours des bambins promenes dans des poussettes "a l'envers" qui ne leur font voir que des pots d'echappements, des jambes, des chiens, des guepes pu le soleil qui les aveugle et pas un seul visage qui pourrait les recomforter de tqnt d'agressions. Je suis certaine que bcp d'enfants n'auraient pas de peoblems d'autosme ou d'asperger s'ils avaient le visage de leur mere reconfortant et construisqnt leur securite interieure et surtout la faculte de reconnaitre les emotions des autres au lieu d'avoir ds nannies pendues a leurs mobiles et discutant entre elles et les abandonnant dans ces aerations qui n'ont rien d'une promenade agreable pour ces petits dont le visage est a 99% ferme et TRISTE.

Écrit par : Astrid | 24/08/2013

à astrid,

Madame je suis choquée par tant d'ignorance. Mon petit frère est atteint d'asperger. Je ne le suis pas. nous sommes âgés respectivement de 28 et 25 ans.

Et pourtant nous avons eu la même poussette à l'envers, en pleine ville! De même que nous avons encore des parents formidables, qui s'aiment toujours et qui nous aiment mon frère et moi encore plus. Comme nous nous adorons mon frère et moi. Même si je sais que cette notion tient de l'abstrait pour lui. Nous avons bénéficié d'un foyer équilibré, stable, sûr, empreint de tolérance et de profond respect face à la différence.
Mon frère est asperger, un autiste, c'est pas une tare. c'est une difficulté. De celles que nous mets la vie sur notre passage. Comme être non voyant, sourd, manchot, trisomique.
De celles qui doivent faire face, avec courage, d'intolérance et de regards comme d'opinions parfaitement déplacées.
Mon frère est à part, unique en son genre et c'est tant mieux.
Mais très chère madame, si je puis me permettre un conseil avec mon plus grand respect, ma plus grande patience: Informez-vous avant de déverser sur la toile autant d'ignorance et de ridicule.
Mon frère est le mouton noir de la famille. Mais à la différence des autres qui le placerai à l’écart, il est au centre de toute décision.
Leur combat est assez difficile pour qu'il s'encombre de stupidité dont vous êtes l'exemple de la majorité.

Écrit par : céline | 25/08/2013

Votre article est très édifiant, bravo. Je suis Asperger et maman d'un jeune homme aspi de 13 ans. j'ai découvert tard mon "aspergisme " comme on dit chez nous, notamment par le diagnostic de mon fils et les concordances que j'ai constaté au fur et à mesure avec mes souvenirs d'enfance, nos similitudes encore aujourd'hui et mon sentiment d'avoir toujours appartenu à un autre monde... Je suis donc diagnostiquée aussi. Je peux donc dire que oui tout ce que vous décrivez dans votre article est vrai mais j'ai un bémol à apporter concernant la toute fin, sur la faible estime de soi et le rapport à l'échec, c'est à mon sens prendre les choses à l'envers. Je me souviens très bien d'où est venue le mésestime de moi (déjà ce concept est étrange et difficile à me représenter même si j'y suis arrivée à force de lecture et autres écoute de pro sur ce sujet...), elle est venue des autres qui m'ont convaincue qu'elle existait! Moi, ce que je sais, c'est que je suis perfectionniste et exactement comme je ne supporte pas vraiment les changements, je dis vraiment parce que j'ai fait des progrès à mon âge avancé , je ne supporte pas ne pas aller au bout de ce que je fais comme je souhaite le faire, donc l'échec, appelons ça comme cela, c'est un inaccomplissement et ça c'est dur à accepter, tout comme si on coupe en plein milieu une série que j'adore à la télé, je vais mal le vivre, bon je ne roule plus par terre, mon fils lui, gère moins que moi à 13 ans, mais dans l'ensemble on se tient! hihi! Non sérieusement cette faible estime de soi chez la personne asperger est un concept à revoir et à creuser!

Écrit par : Sand | 27/11/2013

Bjr! J'ai une fille de 11ans qui a été mal diagnostiqué , dépuis l'age de 4,5 (... Elle a été diagnostiqué autister rétardé mental,hyperactiv!!! Gloire a Dieu maintenant nous ne rétrouvons plus le syndrome de rétardé mental ; et l'austist !!puisque elle avait integré une école ou il avait les enfants avec ce genre de probleme!!! Elle a acquié evidamment les comportement.comment faire maintenant?

Cordialement oracle

Écrit par : Oracle | 24/08/2014

Merci de toutes ces expications. Je ne connaissais pas du tout cette maladie. Maintenant j'ai fait connaissance de Bruno atteint du sydtrome. C'est un petit garçon adorable et j'en suis tombée amoureuse tellement il est génial. Avec toutes les explications qui se trouvent sur ce site, je vais pouvoir mieux comprendre. merci.. evelyne

Écrit par : evelyne | 26/08/2014

Madame Marie Jeanne,j'aime bien lire vos articles cependant en observant le monde actuel je me demande si dans quelques années,les personnes ayant franchi le cap des 70 ans ne souffriront pas de syndromes identiques àceux décrits
Je prévoyais un genre de catatonie pour les humains qui reliés au virtuel trop assis ne bougeront plus que sur commande mais en voyant les changements nombreux et de plus en plus difficilement acceptables pour tout esprit logique on pourrait avoir des Asperger âgés mais l'étant devenus suite aux nombreuses réactions qui font dire à beaucoup de plus tout jeunes autant se taire on ne se comprend plus du tout entre humains et murés dans leur silence comme des momies ne bougent plus que pour le strict nécessaire
On parle du vieillissement des personnes dans notre pays mais jamais depuis la fin de la guerre à t'on assisté à un recul aussi important dans les échanges entre générations,aussi devenir vieux vous n'y pensez pas disent la plupart quand on voit l'état du monde et l'éloignement psychologique nous distançant les uns des autres
Ce n'est qu'une hypothèse concernant ces symptômes mais qui sont le résultat d'une observation qui prouve une nette dégradation des rapports entre humains et ce depuis 2000
Très belle énergie pour Vous Madame

Écrit par : lovsmeralda | 26/08/2014

Quoi faire quand on a une ado (presque 17 ans), classée surdouée (QI 140), déscolarisée depuis le début de la 4ème car elle avait des "crises de mal au ventre", il fallait donc aller la chercher à l'école dont elle ne veut plus entendre parler. Je l'ai donc prise avec moi pour plusieurs mois pour essayer de la faire évoluer.
Je la mets en contact avec des jeunes un peu plus vieux qu'elle (aucune autre possibilité pour des contacts avec des jeunes de son âge), rien à faire, elle répond brièvement aux questions qu'on lui pose d'une voix douce à peine audible, mais elle n'ira pas vers eux. Elle ne prend aucune initiative, reste dans sa chambre ou sur la terrasse (avec livre ou ordinateur) sans jamais descendre dans le jardin d'elle même. Elle accepte tout le temps de me suivre. Il y a très peu de dialogue car elle n'est jamais d'accord. Rien ne l'étonne, rien ne l'intéresse. Elle a peur de presque tout : les insectes, la mer (j'habite à 30m de la mer). Elle a été suivi pendant plusieurs années sans résultat apparemment.
Je suis son grand père et je dois m'occuper d'elle pendant plusieurs mois. Je suis un peu désemparé devant son immobilisme car on espérait que son changement de vie et de milieu serait un déclencheur. Il reste encore 5 mois pour un éventuel changement. J'ai quelques doutes sur le résultat.
Quoi faire ?
Cordialement.

Écrit par : André | 12/12/2014

Bonjour, enfant j'étais très seule et la risée des enfants, les adultes me dévisageaient comme si j'étais une folle, car je ne dégageai pas d'émotion... ou me comportais pas comme les autres enfants. Arrivée à l'âge adulte, rien n'a changé, et suite à une dépression j'ai pu enfin découvrir pourquoi les gens me disaient que j'étais bizarre, que je parlais comme un livre, ma voix était monotone, que je suis arroquant, précieuse, dure... hors je ne me reconnaissais pas dans leur description. Je suis une personne droite, loyale,directe et franche, je n'aime pas l'injustice... j'ai des passions... J'ai mes rituels; oui je suis une aspi et mère de trois enfants, malgré les difficultés de la vie. Aujourd'hui je n'ai pas honte de dire que je suis différente, que malgré la médisance de certain neurotypique, je me sens enfin libérée, ce que pense les gens ne me regarde pas, car je ne suis pas leur passé, leur histoire qu'ils confondent en jugeant autrui. Puis-je dire que j'aime l'être humain ? j'aime les regarder, les analyser (sans méchanceté), oui j'ai ce besoin de connaître l'humain, mais les comprendrai-je un jour ? Ma psy me dit un jour : vous souffrez beaucoup, car vous devez chaque jour vous forcez une image pour vous fondre dans la normalité. C'est peut-être vrai...

Bien à vous

Ora

Écrit par : Gran | 13/12/2014

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