18/05/2009

Enfants autistes scolarisés : de réels progrès

Sylvie Barrois, de l'école Jacques-Brel : « Je suis professeur des écoles spécialisée. J'ai donc suivi une formation complémentaire par rapport au cursus ordinaire. Pendant dix ans, j'ai enseigné en CLIS (classe d'intégration spécialisée) avec des enfants qu'on appelle déficients mentaux qui ont un quotient intellectuel en dessous de 90, mais l'autisme, c'est autre chose et c'est vraiment particulier.  » La loi de 2005 qui a ouvert le droit à l'école pour tous les enfants handicapés et une réelle nécessité d'accueil en structure scolaire d'enfants autistes ont présidé à la création de la CLIS pour enfants autistes, en septembre. Sylvie Barrois ajoute : « Pour cette première année, on m'a confié cinq enfants, mais l'année prochaine, j'en aurai huit. » L'environnement des enfants autistes doit être sécurisant. Leur vie est organisée, ritualisée, balisée pour que chaque instant ne se transforme pas en une anxiété dévorante.

enfants-autistes-scolarises-de-reels-p-1705654_jpg.jpgEn classe, le très large spectre des troubles des enfants atteints par la maladie ne permet pas d'établir une seule règle éducative pour tous. Les exercices sont abordés différemment selon l'enfant. Le déroulement du cours se fait à partir d'images évocatrices, de pictogrammes pour communiquer et fixer l'attention. Si certains ont un bon niveau de développement mental et intellectuel, d'autres resteront dans l'évitement. Sylvie Barrois : « Ce ne sont pas des enfants qui ont des difficultés d'apprentissage, bien au contraire. Certains sont très performants, avec une capacité de mémorisation impressionnante.  » Sylvie Barrois n'est pas seule. Elle est aidée par Damien, auxiliaire de vie scolaire. « Je suis là pour accompagner les enfants tout le temps qu'ils sont à l'école. En dehors de la classe aussi, quand ils doivent aller aux toilettes par exemple, ou à la piscine. » Tous les jeudis, ils vont à la piscine. L'approche pédagogique est très différente. Elle se fait à partir de jeux. Les cinq enfants sont entourés dans l'eau par Damien, des maîtres nageurs comme Charlotte ou Christophe Varlet, également papa d'un enfant autiste : « J'ai suivi une formation spécialisée qui me permet d'être avec Émilien et de participer aux activités aquatiques très importantes pour son développement.  » À la piscine comme en classe, les progrès sont réels. À la piscine, ils acquièrent une certaine assurance, combattent par le jeu leurs angoisses. En classe, c'est l'autonomie et une future intégration dans une classe ordinaire. Une prise en charge précoce et structurée améliore les acquisitions de l'enfant autiste et contribue à son autonomie.

Cette première année scolaire l'aura démontré à plus d'un exemple. Les doutes du début ont fait place à l'espoir partagé par les parents et Sylvie Barrois.

 

Source: http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Au...

06:37 Publié dans Autisme - école - inclusion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Les commentaires sont fermés.