22/05/2009

Pourquoi plus de garçons sont-ils autistes?

Les chercheurs de l’Université de Californie ont découvert une variante d’un gène apparaissant beaucoup plus fréquemment dans les familles où plusieurs garçons sont atteints de troubles autistiques.

Le risque d’avoir un enfant autiste est 45 fois plus élevé dans les familles où il y a déjà un autiste que dans la population générale. Ce qui suggère qu’il existe une prédisposition génétique pour les troubles autistiques. 

Il existe également une autre particularité dans cette maladie : elle affecte beaucoup plus les garçons que les filles. L’autisme classique les touche quatre fois plus souvent et si on prend en compte l’ensemble des pathologies autistiques, tels que le syndrome d'Asperger, les garçons sont diagnostiqué 10 fois plus souvent que les filles. 

Les généticiens de l’Université de Californie ont découvert une variante d'un gène appelé CACNA1G qui pourrait influer sur le risque de développer cette maladie, en particulier chez les garçons. Une avancée qui fait l’objet d’une publication dans la revue Molecular Psychiatry. « Il s'agit d'une conclusion solide », a déclaré le Dr Stanley Nelson, professeur de génétique humaine à la David Geffen School of Medicine. 

«Nous avons constaté qu’une variante de ce gène apparait plus fréquemment dans l'ADN des familles qui comptent plusieurs garçons atteints d’autisme, mais pas de filles touchées», a-t-il expliqué. Situé dans une région du chromosome 17, que des études antérieures ont lié à l'autisme, CACNA1G pourrait donc expliquer la proportion élevée d’individus masculins souffrants de troubles autistiques. 

1471-2105-8-16-1-l.jpgComment ce gène contribue à l'augmentation du risque d'autisme, la question n'est pas encore élucidée, mais selon le Dr Nelson il ne peut pas de toute façon être considéré comme un facteur de risque isolé et suffisant pour expliquer l’apparition de la maladie. « Cette variante est une seule pièce du puzzle. Nous avons besoin de plus de recherche pour identifier l'ensemble des gènes impliqués dans l'autisme et résoudre ce puzzle. » 

Cette  analyse d’ADN a eu lieu auprès de 1 046 sujets ayant deux cas d’autisme dans leur famille. C'est ce qui a permis au Dr Stanley Nelson et son équipe, de la Faculté de médecine de l’Université de la Californie à Los Angeles, de découvrir ce gène qui pourrait expliquer la plus forte prévalence d’autisme chez les garçons.

Selon les chercheurs, ce phénomène pourrait être attribué à la modification du gène CACNA1G, situé sur le chromosome 17, qui joue un rôle dans l’alimentation des cellules en calcium. «Il s’agit d’une découverte importante. Jusqu’ici, personne n’avait réussi à démontrer le rôle du gène CACNA1G dans l’autisme», s’est félicité le Dr Nelson qui a expliqué que cette mutation génétique est plus fréquente quand il y a deux cas ou plus de la maladie dans la famille.

 

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Je me rappelle encore d'avoir à l'époque posé, à plusieurs reprises (n'obtenant jamais une réponse claire...) la question de savoir pourquoi il y avait plus de garçons que de filles  atteints par le syndrome autistique... puisque l'hypothèse de base était encore celle du déficit relationnel entre les géniteurs et cet enfant... Réponse: la relation mère/fils est toujours plus problématique et les garçons ont plus de difficultés à construire leur identité...

Très scientifique cette explication... très...

Il y a certaines personnes qui font tout de même bien de prendre leur retraite...

Mais en attendant, vous n'imaginez pas les dégâts psychologiques que ce genre de réponses font dans la tête de centaines (vraiment des centaines)  de parents...

Et quelqu'un se pose-t-il la question de savoir ce qu'on dit aujourd'hui encore aux parents? Parce que moi des parents j'en reçois environ deux fois  par semaine... et je connais la rengaine...

Y-a-t-il d'autres candidats à la retraite?

 

 

06:34 Publié dans Autisme - recherches (médicales) | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |

Commentaires

Juste une étude du professeur Simon baron-Cohen de Cambridge et Professeur Jack van Honk de l'Université d'Utrecht ont prouvé qu'un taux de testostérone anormalement élevé diminuait l'Empathie chez les sujets, et augmentait le besoin d'effectuer des tâches répétitives : l'hyper-masculinisation. cela expliquerait sans doute pourquoi 4 fois plus de garçons sont atteints de la maladie.

Écrit par : patricia | 18/03/2012

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