07/06/2009

Autisme et maltraitance dans les institutions: parlons-en !

CHAPITRE 5 : FACTEURS DE RISQUE INHERENTS AU PERSONNEL ET AUX STRUCTURES DES INSTITUTIONS

André Foubert

Directeur de Maison d’Accueil Spécialisée (F)

5. INTRODUCTION

Au delà du handicap de l’autisme, nos sociétés découvrent avec effroi les statistiques de violence, y compris sexuelles, à l’intérieur même des familles et des institutions établies (entre autres les écoles, les paroisses ou les mouvements de jeunesse). Des faits divers sordides réveillent en nos populations des sentiments confus d’horreur mêlés d’incrédulité. En effet, certaines situations d’extrême pauvreté et de misère ne sont pas, comme beaucoup le pensait, les seules à générer ces comportements déviants. Un cadre de loi destiné à sanctionner les coupables existe, mais la menace de la punition ne paraît pas suffisamment ferme pour prévenir et empêcher les passages à l’acte.

N’est-il pas paradoxal de constater que des milieux dont le rôle est de soigner ou d’éduquer génèrent des actes de violence ponctuels ou structurels ?

Une réflexion sur les facteurs de risque de violence et de maltraitance au sein des milieux institutionnels doit témoigner de la volonté de nos sociétés dites civilisées d’améliorer le sort de chacun, y compris des plus faibles. C’est le cas des personnes autistes dont l’accueil pose question au sein d’institutions traditionnelles. Bien des professionnels reconnaissent leur impuissance et leur découragement face à ce handicap si déroutant. La tendance à l’isolement, le repli, l’apparente indifférence aux autres et aux choses, l’intolérance au changement sont autant d’obstacles à une vie communautaire harmonieuse. La méconnaissance de ces difficultés propres à l’autisme entraîne souvent de la part des adultes intervenants, parents ou professionnels, des réponses inadaptées. Celles-ci renforcent les problèmes de comportement et ouvrent la voie à des formes diverses de maltraitance que nous allons tenter de définir.

De nombreux témoignages relatent de pratiques inacceptables à l’encontre des personnes autistes accueillies dans des institutions, qu’elles soient hospitalières ou médico-sociales. En effet, comme nous le verrons, si les personnes autistes ne sont pas hélas les seules victimes de maltraitance au sein des milieux institutionnels, elles présentent un risque de plus grande vulnérabilité compte tenu de leurs difficultés voire de leur impossibilité à communiquer leur vécu et leur ressenti.

C’est donc en relation avec la condition de la personne autiste qu’il nous faudra identifier, à l’intérieur des structures de nos organisations, les situations qui peuvent induire cette violence.

5.1. LES FORMES DE MALTRAITANCE DANS LES INSTITUTIONS

Les mauvais traitements font bien souvent référence aux brutalités, absences de soins et négligences qui entraînent des troubles graves de l’état général ou des lésions physiques. Il nous faudra notamment parler du risque d’abus et d’agression sexuelles que certaines situations peuvent engendrer. La maltraitance concerne toutefois bien d’autres pratiques souvent plus insidieuses et de ce fait, tout aussi préoccupantes.

Malgré nos préoccupations et contre notre gré, notre fille a été mise sous traitement médicamenteux très lourd par le médecin responsable de son centre. On lui a donné des doses très lourdes de neuroleptiques malgré le fait qu’ils la paralysaient dangereusement. De retour à la maison, elle tombait dangereusement en avant, nous devions marcher devant elle pour lui éviter les chocs, lèvres fendues, genoux blessés, mains abîmées, elle tombait bloquée. Un jour elle a failli se noyer à la piscine. Quand je me suis plainte que les médicaments l’abrutissaient complètement, le médecin m’a répondu : " C’est pour se faire accueillir dans vos bras qu’elle tombe " !. Et les éducatrices de lui faire les gros yeux et de la gronder devant moi pour qu’elle marche droit et ne bave plus. Pourquoi personne ne fait quoi que se soit pour protéger ces innocentes victimes de leurs bourreaux ?

A présent et depuis trois ans, elle est avec nous et vit sans médicament. Nous avons fini par trouver un neuropsychiatre qui comprend réellement ses problèmes. Nous avons enfin à nouveau une vie de famille heureuse. (L.P.)

En 1994, Eliane Corbet définit les violences en institution comme " tout ce qui contredit et contrevient aux lois du développement (le développement est ici entendu dans ses différentes dimensions psychoaffective, cognitive, physique, sociale), tout ce qui donne prééminence aux intérêts de l’institution sur les intérêts de l’enfant ". L’auteur énumère les pratiques suivantes :

• violences psychiques :(qui portent préjudice à l’équilibre psychique futur),

• langage disqualifiant (propos insultants, injurieux, humiliations), qui portent atteinte à l’estime de soi ou de la famille),

• menaces (qui planent sur la continuité de la relation, de la prise en charge) parfois mises à exécution,

• chantage à l’efficacité,

• contrôle minutieux jusque dans l’intimité qui dénote une volonté d’emprise sur la personne.

• soustraction de l’enfant ou de l’adolescent à sa famille arbitraire ou excès d’interdits,

• violences " par omission ", inconséquence, par "oubli " de l’enfant, laissé à l’écart.

Nous ajouterons à cette liste les abus suivants trop souvent rencontrés dans la prise en charge des personnes autistes :

• prescriptions médicales non appropriées données davantage pour le confort du personnel que dans le bien de la personne,

• non prise en compte de problèmes de santé physiques (entre autres des douleurs dentaires ou intestinales qui expliquent de nombreux problèmes de comportement)

• négligences dans les tâches d’hygiène (dans l’attente du désir de la personne de prendre soin d’elle même),

• Ignorance des intérêts de la personne et de ses préférences alimentaires (entre autres l’imposition de menus sans égard pour ses goûts personnels),

• activités inexistantes ou répétitives, non adaptées aux difficultés et aux compétences de la personne,

• temps d’attente injustifiés (source d’anxiété et par suite, d’agitation) liés au bon vouloir du personnel.

Pour Stanislaw Tomkiewicz et Pascal Vivet (1991), il n’y a pas de typologie particulière des victimes. " On peut donc dire qu’aucune catégorie des enfants institutionnels n’a le triste monopole de violences institutionnelles ni que, à l’inverse, elle en est à l’abri ; ce sont les formes prédominantes de violence qui changent avec la catégorie des enfants : les polyhandicapés incitent plutôt au désintérêt, à la négligence et à l’absence de soins, les déficients mentaux à l’abus de techniques de conditionnement, les cas sociaux à la discipline exagérée, à la répression et aux abus sexuels".

 

Témoignage

Un soir de retour de l’hôpital de jour, et comme d’habitude, nous lui faisons prendre son bain. Au moment de le déshabiller, nous nous rendons compte qu’il a des blessures profondes sur tout le dos, hématomes au cou sur les épaules, les bras

Nous faisons appel immédiatement au médecin de famille qui constate et certifie l’état dans lequel C. se trouvait après la journée passée à l’établissement. Nous décidons donc de l’accompagner le lendemain matin. L’équipe n’était pas contente de nous voir car nous ne l’avions pas avertie de notre venue. Nous insistons pour être reçus par la Surveillante-chef. Nous estimions avoir droit à des explications. Nous finissons par obtenir une audience auprès d’elle. Nous lui remettons le certificat médical. Elle s’étonne des faits et dit : " Ce n’est pas ici que cela s’est passé ". Nous répondons que ce n’est pas à la maison non plus et ajoutons que rien ne s’est passé dans le véhicule de ramassage

Le chauffeur nous en aurait parlé, car en fait, il était la seule personne avec qui nous pouvions échanger sur le comportement de notre enfant. La fin de prise en charge de C. nous a été annoncée par le médecin psychiatre de l’hôpital de jour le tout dernier jour sans la moindre préparation ni ménagement et surtout sans la moindre perspective de prise ne charge future hormis l’internement en CHS que nous avons refusé. Prenant conscience de notre impuissance à lutter seuls contre ce type de malveillance nous décidâmes de ne plus confier C. en telles mains et de le garder à la maison. Aujourd’hui, avec un recul de cinq ans, nous sommes convaincus que c’était encore la meilleure des solutions. Mais pour cela mon épouse a dû interrompre ses activités professionnelles et demander sa retraite de la fonction publique. (M. A.)

 

Les faits de mauvais traitement y compris sexuels ne sont malheureusement pas isolés et le recensement de ces abus amène bien des réflexions sur nos impuissances non seulement à les prévenir mais également à les dénoncer. Certains textes de loi obligent les professionnels à les signaler mais d’autres textes protègent les droits des salariés qui peuvent parfois en abuser dans des procédures compliquées qui découragent les employeurs. Le plus souvent le réflexe corporatif de défense de la profession joue en défaveur des victimes. La crainte de la mauvaise réputation engendrée par de telles publicités et de tels débats entraîne le plus souvent une occultation des faits qui réduisent les victimes et leur famille à encore plus d’injustice.

Toutefois, comme nous l’avons vu, la maltraitance à l’encontre de " clients " institutionnels ne se situe pas forcément dans le passage à l’acte du geste de violence. Elle peut bien plus souvent être banalement insidieuse. Afin d’illustrer notre propos nous citerons l’exemple de l’envahissement par les professionnels des lieux de vie sans égard pour les personnes (deux professionnels s’interpellent par exemple bruyamment pendant de longues minutes au milieu du salon dans lequel plusieurs personnes handicapées regardent une émission de télévision, deux autres échangent d’un étage à l’autre à propos de l’état de santé d’une résidente étalant à autrui des détails intimes sur la vie et la santé de cette personne).

Incapables d’émettre la moindre protestation, les personnes autistes se trouvent particulièrement démunies et constituent pour cette raison et pour d’autres que nous allons aborder une population particulièrement vulnérable.

La vulnérabilité particulière des personnes autistes

Peut-être devrions-nous accepter que la première violence faite à la personne autiste est celle d’être née autiste. La première injustice n’est-elle pas d’être enfermée dans ce handicap dont la science nous apprend aujourd’hui que l’on ne guérit pas ?

Le moindre détail à pour elle son importance, l’absence inopinée d’un éducateur, la modification d’un programme d’activité, le manque de prévisibilité dans les emplois du temps,... autant de situations concrètes qui peuvent prendre pour un individu autiste des proportions considérables. La difficulté à initier et à organiser une action, les problèmes de généralisation, le manque d’expression verbale ou l’utilisation non appropriée du langage compliquent encore la relation entre la personne autiste et son entourage.

Les manifestations de l’autisme mal prises en compte accentuent la solitude et la détresse de la personne. Placées souvent brutalement sans préparation particulière dans un milieu institutionnel dont la plupart des règles lui échappe, la personne autiste réagit le plus souvent par une recrudescence des problèmes de comportement qui compromettent ainsi son acceptation par l’entourage, y compris professionnel.

La seconde violence est celle que connaît la famille placée dans une situation de grand désarroi. Faute de soutien dès l’apparition des troubles, elle se voit parfois contrainte à la discorde et au désespoir qui dans certains cas conduit à la maltraitance (voir un exemple plus loin).

 

 

Certains praticiens prônaient il y a peu le salut et la guérison de la personne autiste en dehors des liens naturels et de l’affection de sa famille. Cette violence de la rupture condamnait la personne autiste à une exclusion sociale et familiale que rien ne justifiait. Montrés du doigt et en même temps démunis de réels conseils devant leur permettre d’accepter ou d’accompagner leur enfant, les parents vivaient une situation de violence que les approches actualisées de l’autisme devraient aujourd’hui nous permettre d’éviter.

Certains milieux thérapeutiques refusent pourtant encore toute collaboration avec les parents, considérés comme " difficiles " ou " pathologiques ". Ils véhiculent les informations médicales sous plis cachetés et confidentiels sans que ni la personne autiste ni ses parents, premiers concernés, puissent y avoir accès. Mais surtout, ils refusent à la personne autiste le soutien affectif que seuls ses parents et ses proches sont à même de lui donner.

5.2. LES FACTEURS DE RISQUE : LES SITUATIONS QUI INDUISENT LA VIOLENCE

5.1. Un manque de structures adaptées

Les enfants et adolescents autistes sont pour la plupart exclus du monde de l’éducation, même spécialisée. En France, il apparaît que plus d’un tiers des enfants autistes restent sans solution et sont pris en charge tant bien que mal par leur famille. Avec l’adolescence et l’âge adulte, le manque de structures d’accueil se fait encore plus cruellement sentir.

Pour certains, le placement dans un milieu hospitalier à vie demeure une solution fatale où des pratiques de contention physique ou par chimiothérapie entraînent la personne dans des régressions intolérables. L’hôpital, lieu de soin, tremplin de guérison, se métamorphose en lieu de sclérose et d’ennui. Ce terrible constat, qui ne peut mettre en cause la qualité professionnelle des soignants, doit être dénoncé.

Témoignage :

Mon enfant, D., âgée de 20 ans est accueillie à l’hôpital psychiatrique de V. faute de place dans une Maison d’accueil spécialisée. Je ne peux pas dire qu’elle souffre de maltraitance, mais de manque de soins et de prise en charge. Suite à des problèmes de manque d’effectifs et d’eau chaude, D. a connu des périodes de bains à raison de deux fois par semaine alors qu’elle est incontinente urinaire.

Egalement par manque d’effectifs, D. est très souvent attachée à sa poussette pendant la journée et attachée à son lit à l’aide de liens aux poignets et aux chevilles pour la nuit.

Comment voulez-vous qu’un être humain puisse se sentir bien dans ces conditions de vie ? Heureusement, j’ai encore la santé pour l’accueillir une fois par semaine. Elle peut alors être baignée, promenée et bénéficier de nombreux câlins dont elle a besoin énormément. Cette journée là, je la surveille constamment, mais au moins elle est libre de ses mouvements. Pour moi c’est très dur, mais que deviendra D ; le jour où je ne pourrais plus assurer sa prise en charge. Parents de laissez pas tomber vos enfants, le peu que vous leur apportez, cela les aide à vivre. (M.F.)

 

 

Un article du journal Le Monde du 23 mai 1998 rapporte, dans un établissement hospitalier spécialisé, les pratiques de contention physique à l’égard de personnes autistes manifestant des comportements d’automutilation ; ces pratiques étant, selon le Médecin psychiatre responsable du service : " un choix cruel mais bien souvent le seul moyen de protéger les gens contre eux-mêmes".

Il y a quelques années, en France, une maman mettait fin à la vie de son enfant à qui elle refusait un tel avenir alors qu’elle même et son entourage étaient à bout de ressource pour lui apporter aide et assistance. Cet acte de violence, mais aussi de désespoir ultime, n’a fait l’objet que d’une peine de prison avec sursis; comme si notre société reconnaissait ne pas avoir apporté à cette jeune fille et à sa famille les soutiens qui auraient pu éviter un tel drame.

Même lorsque de jeunes enfants ou adolescents ont bénéficié d’aides éducatives ou thérapeutiques correctes pendant plusieurs années, à l’âge adulte, leurs parents assistent impuissants à la détérioration de leur état physique et mental faute de lieux d’accueil adaptés.

Cette carence dans les dispositifs de prise en charge constituent à nos yeux une nouvelle violence à l’égard des personnes autistes et de leur famille. De même que le manque de contrôle des pouvoirs publics dans les dispositifs de recrutement des établissements privés. Des dérives quant aux décisions d’orientation et d’accueil sont ainsi notées. Les cas dits " lourds " dans les familles aux revenus modestes seront les plus souvent laissés pour compte; la tentation des équipes étant de recruter des personnes d’un niveau d’autonomie plus important et de sélectionner les admissions en vue de la constitution de groupes de personnes posant moins de problèmes de comportements.

 

 

5.2.2. Un manque de formation des professionnels.

Témoignage :

Il n’y avait aucun dialogue avec les parents. Le diagnostic d’autisme qui nous avait été confirmé par notre médecin traitant avait toujours été nié lorsque nous l’évoquions. Au bout de quelques mois, G. a été privé de piscine à notre grand étonnement car il avait toujours adoré l’eau. " Cela lui donnait trop de plaisir et pouvait nuire au développement de la communication ! " (sic). La méthode de communication par l’image proposée par le centre de C. donnait des résultats très positifs, mais l’hôpital de jour a refusé catégoriquement de l’utiliser. " Il devait se sortir lui-même de son état ". " On n’est pas là pour éduquer " ! Dans la vie courante, l’enfant était livré à lui-même, les éducateurs ne sachant pas où il se trouvait à la sortie de 16 heures. Il nous était rendu sale, sans ceinture au pantalon, lacets défaits, sentant le tabac. Les enfants vivaient dans une tabagie constante, les éducateurs passant leur journée à fumer près du radiateur l’hiver et au soleil l’été. Notre fils est rentré plusieurs fois avec des traces de coups, agressé par un autre enfant. Le manque de surveillance favorisait bien sûr cet état de fait. Un accident qui aurait pu être tragique s’est produit un jour à la sortie de 16 heures : la porte extérieure étant ouverte sans la présence physique et vigilante d’un éducateur, notre fils s’est échappé et a traversé sous mes yeux la route nationale. Miraculeusement, à ce moment il n’est passé qu’un vélo ! J’en tremble encore aujourd’hui. A douze ans, nous avions un enfant qui n’était plus propre, ni le jour ni la nuit, mangeant avec ses mains, révolté, violent, barbouillant les murs de sa chambre avec ses excréments, cassant les carreaux

Enfin en 1991, G. a été accepté dans un centre spécialisé pour sourds-aveugles à P. Professionnellement nous avons tout quitté, nous avons déménagé. Au bout d’un mois nous avons retrouvé un enfant calme, détendu (sans traitement médicamenteux). En quelques mois il est redevenu propre, a appris à se tenir à table

Le centre a repris avec lui une communication par l’image et en gestuel. Ce centre fait avant tout un travail éducatif : apprentissage de l’autonomie, de la vie sociale. Il existe aussi un gros travail d’échange avec les familles (week-ends Parents, concertation dans l’éducation). Depuis sept ans, G. a progressé, il est heureux et nous avons retrouvé une vie presque normale : partir en vacances, aller au restaurant, etc. Il est bien sûr très handicapé et aura toujours besoin d’une vie protégée, mais l’essentiel est qu’il s’épanouisse à son niveau et c’est le cas.

Tout particulièrement en matière d’autisme, définir la violence en institution comme étant " tout ce qui contredit et contrevient aux lois du développement " (E. Corbet,1994), nous oblige à un devoir de réévaluation de nos connaissances.

Comme tout être humain, la personne autiste est avide d’apprendre et d’agir, mais elle ne peut le faire que dans un cadre adapté à son niveau développemental. En 1983, Alfred et Françoise Brauner avaient, au travers de " progressions éducatives " clairement explicitées, pris le pari de la confiance en donnant notamment à ces " enfants des confins " les possibilités de dévoiler leurs potentialités et aux intervenants les moyens de les y aider.

 

Que dire des années perdues quand on sait que les apprentissages se font dans l’enfance. Quel gâchis pour ces enfants et leurs familles. C’est arrivé il n’y a pas longtemps. Plus jamais ça ! (M. B.)

Les travaux menés en Caroline du Nord (USA) par et autour de l’équipe du Pr. Eric Schopler, ont montrés que le dépistage et l’aide éducative précoce peut apporter à l’enfant autiste et à sa famille l’espoir d’une meilleure insertion sociale. Nous devons pour ce faire mettre en oeuvre des démarches éducatives bien comprises, orientées sur les seules réussites ou émergences de la personne et bannissant toute idée de répression ou de punition, absolument inadaptées.

Les accompagnants ont donc aujourd’hui les moyens de comprendre les particularités essentielles de l’autisme et notamment les désordres sensoriels de mieux en mieux cernés. Des outils méthodologiques appropriés permettent aux professionnels d’appréhender avec plus de justesse les compétences et les difficultés de chacun, d’évaluer la compréhension et de mettre en place des modes de communication adaptés, source d’échange et d’action entre la personne autiste et sa famille ou les intervenants.

Les témoignages récents d’autistes dits de haut niveau ne peuvent que nous encourager à développer ces relations d’aide active à l’égard des personnes autistes et de leur famille.

Les formations traditionnelles ne préparent toujours pas les futurs praticiens ou, plus grave, les préparent mal à être confronté à des personnes atteintes de trouble envahissant du développement. Comme c’est le cas dans l’opinion, l’autisme reste perçu pour beaucoup de professionnels comme la manifestation de comportements bizarres ou agressifs ; ces comportements faisant l’objet d’interprétations sans lien avec les difficultés inhérentes au handicap.

Les recherches récentes sur l’autisme obligent donc les professionnels déjà en fonction à un devoir de formation permanente, à une nécessaire " révolution culturelle " afin de mieux comprendre les difficultés des personnes autistes qui leur sont confiées.

5.2.3. Un faisceau de paramètres psychologiques et sociaux.

Dans un mémoire présenté en 1988 à la faculté de Médecine de Créteil (Université de Paris Val de Marne), le Docteur Michel Preel propose une " réflexion sur l’agression des éducateurs d’un Institut Médico-éducatif sur des enfants déficients intellectuels ". Il s’agit d’une étude des motivations d’actes moralement mais pas pénalement répréhensibles dont le caractère gênant et déviant apparaît à leurs auteurs. Celle-ci est complétée d’une approche neurologique, d’une analyse comparative avec l’éthologie animale et d’études sociologiques.

Certaines conclusions de Dr Preel peuvent nous aider dans notre travail de réflexion :

"- De la neurobiologie, nous avons appris que le comportement d’agression ne peut être perçu comme une entité isolée mais qu’il s’inclut dans l’ensemble des comportements.

- L’éthologie animale nous fait concevoir l’agression comme un phénomène normal présent dans toutes les structures groupales. Elle assure la cohésion de la communauté et permet le respect des individualités. Ainsi, l’agression pour l’éducateur représente une défense contre l’envahissement de son territoire ou contre l’impression d’être dominé par l’enfant dont il a la charge.

- Des études sociologiques, nous apprenons que l’environnement peut être responsable d’une exacerbation de l’agression ou d’un contrôle de celle-ci. ...

- Des études spécialisées sur la relation thérapeutique, nous dégageons la notion de mécanismes de défense. Il semblerait que la relation avec l’enfant déficient intellectuel, d’autant qu’il souffre de carence affective et de troubles de la personnalité, crée chez chacun des éducateurs, un sentiment d’angoisse... ". 

Ainsi, " l’agression apparaît bien souvent comme le paradigme de l’échec de tous les espoirs portés sur lui (l’enfant) ".

La conclusion générale de l’étude du Dr Preel débouche sur une impasse. En effet, les motivations de tels comportements d’agression dépendent d’un faisceau de paramètres. Il s’agit donc le plus souvent d’examiner les phénomènes qui déclenchent les actes d’agression.

C’est ce qu’ont tenté de faire Stanislaw Tomkiewicz et Pascal Vivet (1991), Ces auteurs illustrent par des exemples concrets des situations avérées de maltraitance institutionnelles et présentent quelques caractéristiques des institutions propres à favoriser les violences. Ils relèvent ainsi :

L’application à outrance d’une idéologie :

" lorsqu’elle est considérée comme transcendante, et ses intérêts comme supérieurs à ceux des usagers ; peu importe qu’elle soit comportementaliste, psychanalytique, marxiste ou catholique ". " Partout où l’on attache plus de valeur et d’importance à la théorie qu’aux enfants et aux adolescents, la violence risque un jour d’apparaître "

L’absence de personnel qualifié :

" La qualité des éducateurs semble capitale. En effet, le manque de qualification rend le personnel fragile, lui enlevant toute sécurité d’emploi et le mettant à la merci de la direction dans la perspective économique actuelle ".

La toute puissance du directeur: le plus souvent obnubilé par une idéologie, mais aussi à contrario " une institution soumise à une dictature syndicale est à risque de maltraitance par négligence et abandon des enfants ".

le discours institutionnel : " commun à la direction et à ceux qui lui sont dévoués, il a comme but implicite de glorifier plutôt que de justifier, la méthode de l’institution et de prévenir toute remise en cause et surtout toutes accusations de violence ".

Témoignage :

FRUSTRATION : Le Médecin-chef et son équipe avaient tenté de nous convaincre sans succès que leur pratique qui consistait à infliger continuellement des contrariétés aux autistes était en fait " une méthode thérapeutique visant à évaluer leur résistance et leur réaction à la frustration ". Il y avait là une grande incohérence car sitôt qu’un enfant réagissait à la frustration, il était immédiatement conditionné par l’administration de neuroleptiques !

CONVOCATION : de C. et de ses parents devant un "prétoire " présidé par le Médecin-Chef assisté de Mme la Surveillante-chef. Lors de ce prétoire, notre fils était mis en accusation avec obligation pour les parents de porter remède à la situation.

EXCLUSION : allant de 24 heures à 3 jours sans se soucier nullement du problème posé par la garde puisque la mère travaille.

Tout cela faisant partie de la thérapie, disaient-ils (M. A., France)

 

 

5.3. LA PREVENTION DES RISQUES DE MALTRAITANCE

Les professionnels doivent toujours se situer dans des pratiques respectueuses de l’intégrité physique et morale de la personne.

Même si nous sommes conscients que le rassemblement de personnes contraintes de par leur condition de personne handicapée de vivre ensemble au sein de collectivités ne représente pas des conditions de vie naturelles auxquelles chacun de nous aspire, il importe de toujours bien mesurer le niveau de contrainte et d’acceptation du placement institutionnel. Les acquis et les succès ne peuvent s’obtenir que par la collaboration et la compréhension.

La personne handicapée ne peut être privée de la liberté de développer en toute autonomie son projet de vie, et l’humanisation des lieux de vie doit passer par la réalisation d’objectifs prenant en compte cette aspiration, éventuellement de façon symbolique. Quelque soit son handicap et quelque soit son niveau de compréhension, elle doit avoir la possibilité de percevoir ce qui se passe pour elle, pourquoi elle ne vit plus avec ses parents, pourquoi elle doit assumer sa vie d’adulte. Des activités adaptées doivent donner sens à sa vie et développer ses compétences et ses centres d’intérêt. Des moyens appropriés doivent lui permettre d’exprimer des choix quant à son travail ou à ses loisirs.

En matière d’autisme, les enjeux se traduisent en terme de formation mais aussi d’observation et surtout d’action et d’imagination créatrice pour pallier aux troubles de la personne.

En terme de prévention, il nous appartiendra d’entamer une réflexion sur les critères de recrutement des personnels dans les établissements et de déterminer les moyens d’encadrement et de supervision du travail au travers des protocoles d’intervention précis et avérés évitant les confusions et les équivoques.

Pour faire face au phénomène de maltraitance dont l’ampleur est de plus en plus évidente dans nos sociétés, l’accent est désormais mis sur des mesures de prévention nouvelles et originales : l’information précoce aux enfants, lieux de parole, associations d’accueil aux victimes, numéro téléphonique d’appel de détresse, etc. Il doit en être ainsi en matière d’autisme.

5.4 CONCLUSION

Nous affirmons, et l’expérience nous renforce dans cette conviction, que l’accumulation des difficultés résultant du tableau complexe de l’autisme entraîne cette catégorie de handicapés dans une vulnérabilité accrue.

La caractéristique rigide de la personnalité autistique tend à renforcer en nous cette violence, ultime recours face à l’incompréhension, le découragement ou l’usure.

De plus, chez beaucoup de personnes autistes, la dimension du handicap mental est difficilement mesurable. Bien des troubles du comportement peuvent de prime abord être faussement interprétés comme résultant d’une pathologie caractérielle. La tentation est grande d’interpréter les comportements comme du refus ou de la provocation entraînant une escalade de répression et de sanction.

Nous attendons des chercheurs et des scientifiques qu’ils multiplient les travaux et les expériences pour mieux mettre en lumière la nature des nombreux déficits de la personne autiste et nous éclairent notamment sur les problèmes sensoriels encore mal connus.

 

L’espoir est de voir s’arrêter la spirale de la violence dans laquelle ni la famille ni le professionnel, ni la personne autiste, ne se reconnaît ni ne se complaît.

Pour cela, nous devons :

• convenir que la seule thérapie bien intentionnée est de chercher à mieux décrire la réalité et le fonctionnement particulier de la personne autiste si différent de nos codes et de nos normes,

• nous entraîner à une approche active en déterminant de façon concrète les niveaux d’aide à mettre en place pour atteindre des objectifs parfois bien modestes mais dont le réalisme même sera le gage de la réussite,

• être à l’écoute des difficultés de la famille et considérer comme objectif prioritaire tout ce qui peut améliorer l’organisation du jeune au sein de la cellule familiale,

• travailler en partenariat étroit avec les familles pour profiter des observations judicieuses qu’elles apportent sur leurs enfants et échanger sans réserve les informations et les résultats obtenus,

• savoir qu’accompagner la personne autiste peut parfois aussi être accompagner l’échec, mais qu’il faut pouvoir s’émerveiller devant le plus petit progrès.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REFERENCES

Ouvrages :

Brauner, A. & F. (1976)

 

Les enfants des confins

. Grasset

Brauner, A. (1983)

 

Progressions éducatives pour handicapés mentaux.

Paris, PUF

Schopler, E. & Mesibov, G.B. (eds) (1984) Autism in adolescent and adults. New York, Plenum Publishing corporation.

Schopler, E., Lansing, M., Wauters, L. (1993) Activités d’enseignement pour enfants autistes. Paris, Masson.

Tomkiewicz, S. et Vivet, P. (1991)

 

Aimer mal, châtier bien

. Paris, Seuil.

Articles :

Corbet, E. (1994) Violence en institution. A la recherche d’outils de prévention.

 

Handicaps et Inadaptations

- Les cahiers du CNTERHI n° 61

Rosenczveig, J.P. (1997) Les problèmes liés à l’obligation de signalement. Association Nationale des Communautés Educatives, Paris.

Preel, M. (1988)

 

Réflexion sur l’agression des éducateurs d’un Institut Médico-Educatif sur des enfants déficients intellectuels.

Mémoire pour l’obtention du CES de Psychiatrie, Faculté de Médecine de Créteil, Université de Paris Val-de-Marne

Actes de colloques :

Prévention de la maltraitance et des abus en milieu institutionnel accueillant des personnes handicapées (1995)

 

 

. Département de la prévoyance sociale et des assurances., Actes du colloque du 21 avril 1995, Lausanne.

Soin de la violence, violence du soin

 

 

(1997).

 

Commission " Maltraitance et Handicap ", Département de la prévoyance sociale et des assurances, Actes du colloque du 16 avril 1997, Lausanne.

Numéros spéciaux de revues :

La maltraitance de l’enfance (1997)

 

Réalités familiales

. Revue de l’Union Nationale des Associations Familiales. N° 45

10:28 Publié dans Autisme - violence, maltraitance | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook | | | Pin it! |

Commentaires

bonjour,
j'ai travaillé dans un centre d'adultes autistes qui se situe dans le loir et cher et plus précisément à montoire de janvier 2008 à janvier 2009 en tant qu'auxilliaire de vie, aujourd'hui je n'y travaille plus, j'ai eu un accident de travail dans ce centre, j'ai eu le pouce droite fracturé.
Ce n'est pas de celà que je veux vous parler, je suis en colère après moi, je cauchemarde régulièrement, le jour de mon accident au centre, j'ai été contre mon éthique, la direction et l'infirmière décident de faire une prise de sang à un adulte autiste de 19 ans, et pour celà il a fallu que nous soyons 3 pour le maintenir, vous comprendrez qu'il m'a tapé, l'angoisse pour lui avait été immense.
au sein de ce centre, j'ai vu la maltraitance à plusieurs reprises, j'en aie parlé autours de moi,je voulais les dénoncer auprès de la dass, mais on sait qu'elle prévient les centres avant de se déplacer.
dans ce centre, les résidents se font insulter de petits cons, ptits merdeux, la chef de service plaquent au sol un résidant lorsqu'il est en crise, ou lorsqu'elle reçoit une gifle de leur part , elle leur rend, et lui dit: je cite : "celle-là, tu ne l'as pas volée !"les encadrants négligent la toilette, exemple, un jeune résident avait pratiquement tous les jours le matin du caca collé à l'anus à tel point qu'il fallait le laisser dans le bain un long moment pour pouvoir lui enlever sans lui faire de mal.
lorsque je suis rentré dans cet établissement, un matin, au moment où je prend le balai pour enlever la terre dans la chambre des résidents, un encadrant (aide-soignant), me dit : je cite : "ici, on fait pas le ménage, on est pas en maison de retraite, il y a une femme de ménage pour le faire" il faut savoir que la femme de ménage elle a 3 unités à entretenir et elle ne le fait pas tout les jours.
un autiste en fin de l'année dernière a eu 7 points de suture, à l'arcade gauche, 3 versions différentes ont été dites sur son accident, un résident a vu ce qui s'est passé, puisqu'il nous a dit le nom de la personne qui l'avait vraissemblablement poussé contre le coin du mur, l'encadrant (éducateur spécialisé et coordinateur)qui était présent avec le maltraitant, m'a dit je l'aie vu pousser D, contre le mur, j'en aie parlé à des collègues qui l'ont dénoncé auprès de la chef de service , et bien l'affaire a été étouffée, il faut savoir que cet aide-soignant a été auparavant dénoncé de maltraitance auprès de la direction de ce même centre, lorsqu'une jeune autiste ne voulait pas avaler avec ces 2 mains il rentrait ses doigts dans ses joues pour la forcer à avaler!!!!!!!!!
dans ce centre un mal au dent de la part d'un autiste n'est pris en compte qu'au bout de quelques semaines, la direction considère que ce résidant veut plus d'attention, et on le laisse avec son mal au dent, jusqu' à ce qu'une encadrante se fâche.
ma cousine suit actuellement sa formation d'amp au sein de ce centre, elle est partie en transfert cet été avec 3 autres encadrants (dont encore cet aide-soignat maltraitant) elle les a dénoncé pour avoir bu de l'alcool, passaient du temps à se faire bronzer et qui mettaient 30 minutes pour faire la toilette à 5 adultes autistes, le directeur lui a dit : je cite :" on verra ça l'année prochaine".
Pourquoi tolère t-on cette maltraitance, pourquoi la dass ne se déplace pas par surprise,pourquoi pas plus de contôles surprises, étant prévenue, c'est facile, l'établissement est briqué, tout le personnel est briffé!!!
dans ce centre, la chef de service m'a reproché d'en faire de trop, je n'aie pas compris, c'est vrai que d'essayer d'être rassurante, attentionnée, de passer un coup de balaie dans une chambre, veiller à ce que les résidents aient leur vëtements propres c"est en faire de trop !!! dignité et respect, ne si- elle pas ce que celà veut dire ???
je ne comprends pas !!!
je suis révoltée de constater que rien ne bouge, on laisse des gens de cette race exercé tranquillement,c'est scandaleux, révoltant, que faut il faire pour que celà cesse!!aujourd'hui je suis dégoûtée des structures, car j'ai travaillé en maison de retraite et en centre hospitalier, et bien évidemment la maltraitance, j'y en aie vu également,je préfère travailler seule à domicile, où je pourrais correctement exercer mon métier sans me heurter à une hiérarchie incompétente et maltraitante, je refuse d'être complice,mais face à toute cette maltraitance, que j'ai rencontré dans ces établissements, je me sens totalement impuissante, désemparée, révoltée; seule,!!!

Écrit par : halix | 11/12/2009

Bonjour, votre témoignage m'a bouleversée d'abord parce que je suis la maman d'un enfant avec autisme, et aussi en tant que Présidente d'une association qui défend les personnes avac autisme et leurs familles. Je trouve invraisemblable (et le mot est faible)de pouvoir traiter ainsi des personnes fragilisées qui ne peuvent s'exprimer. C'est inacceptable. Je vous conseille fortement de prendre contact avec des assoociations de parents de votre région ou à défaut avec Autisme France et de partager votre expérience. Vous n'êtes pas seule dans ce combat. J'admire votre sens de l'éthique et croyez en TOUTE ma solidarité pour avoir dénoncé ces agissements indignes non seulement de professionnels (je n'ose utiliser ce mot), mais tout simplement d'un être humain envers un autre être humain. Indigne. Merci encore à vous pour ce témoignage. Mes amitiés, Marie-Jeanne

Écrit par : Marie-Jeanne | 12/12/2009

Bonjour,

Je travaille dans un centre médicalisé auprès d'handicapés mentaux, je ne suis pas étonnée de vous lire

J'ai dénoncé des maltraitance important a mes responsables venant de la part de certain salariés, je me suis heurté à un mur

j'ai écris au procureur de la république, j'ai ensuite été auditionnée par un policier, l'affaire à été tromquée et l'affaire a été classé sans suite

j'ai fais appel à deux association de parent d'handicapés et j'ai été franchement déçue de leurs réponses, l'une me dit que je risque de faire peur aux parents, la seconde me dit qu'elle s'occupe uniquement des enfants , hors je travaille avec des adultes

La loi du silence, pour m'a part je ne pense plus travailler dans dans le domaine, je suis hypersensible

Écrit par : Menand | 22/03/2010

Bonjour,

Pouvez-vous me communiquer des adresses d'associations, j'ai fais appelle à deux entre elles, l'une me dis qu'elle s'occupe uniquement des enfants, et la seconde, me tient des propos surprenant ' je fais faire peur au parents, si ils savent que leur enfants sont maltraités

Merci pour eux, pour vos réponses

Écrit par : Menand | 03/04/2010

Bonjour, si vous habitez en France il faut directement contacter autisme France ou l'association Léa pour Samy. Ils vous aiguilleront mieux que je ne puis le faire... Votre témoignage est important. Cordialement, mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 03/04/2010

Bonjour mj,


J'ai contacté cette association par téléphone avant que l'affaire soit classé sans suite,
Avec le recul, j'aurais du faire appelle à la presse, et non au procureur, je travaillais dans un grand centre en france

J'ai été trés étonnée du comportement du policier qui m'a auditionnée, je n'ai pas pû relire ma déposition avant de la signer, lorsque je lui est fais la remarque, il m'a répondu, je n'ai pas le temps, surcharge de travail, nous avons été interrompu deux fois par un de ses collêgues, qui intervenait au bout de 10 minutes , il m'a également dit" je vous déconseille de prendre un avocat,
La D.D.A.A est intervenue dans l'établissement dans les 4 mois qui on suivi, je n'ai pas été convoqué

On nous demande de dénoncer, et vous dévenez la victime
Je ne regrette pas mon geste malgré le stress que j'ai subis, j'ai ma conscience, je me sens mieux, malgré que les maltraitantes sont toujours en place,

J'ai pris un avocat, je lui est posé la question, si je devais prévenir les parent, il me répond, qu'ils peuvent m'attaquer en diffamation

J'ai été aider dans un premier temps par une personne que j'ai trouvé par le biai du net, c'est grace à ce Monsieur que nous avons obtenue des formations sur la maltraitante depuis 2002

Cette personne était sous directeur d'un centre pour handicapés mentaux, il à également dénoncé de la maltraitance à la D.D.A.A il à été licencé , il à eu gain de cause au bout de 5 ans

Écrit par : Menand | 20/04/2010

bonsoir, une ami a recupéré son fils agé de 12 ans atteint d'un sydrome autistique,avec une brulure à la main et un énorme pancement;il s'est brulé avec un plat sortant du four dans l'ime ou il passe la journée en période scolaire. mais cela ne semblait pas grave. La maman n' a vu la blessure que 2 jours aprés car l'enfant a eu des soins chez lui par une infirmiére libérale qui a constaté une brulure au 2eme degré et à envoyér le jeune au urgence. Le chirurgien a falli faire une intervention, les ligaments sont endomagés. L'institution ne se remet pas en cause par le manque de soin et de vigilence" lors des repas.la négligence du soin n'est pas d'actualité et l'institution n'a pas pris de nouvelle du résident depuis qu'il est chez sa maman. Les parents portent plainte contre une grosse institution. Ma question est: quels sont les recours et leur chance de gagner. K risque de perdre l'usage de sa main d'aprés les médecins des urgences merci de me répondre rapidement, les parents semblent étre désemparés.

Écrit par : fabienne | 22/05/2010

Bonjour,

Ces faits sont effectivement graves. Je conseille toujours de prendre contact avec l'association parentale du pays où vous habitez. les lois sont différentes. Dans tous les cas, s'il y a constat médical et lien direct entre la blessure et le lieu de vie (IME) de l'enfant, il y a des chances que la plainte aboutisse favorablement. Avez-vous un avocat ? Ou y a-t-il un avocat dans l'association de votre région qui pourrait vous conseiller plus en détail ? Je vous conseille aussi d'écrire un lettre recommandée à cette instition en décrivant de manière détaillée les faits et en attendant de leur part une réponse écrite. N'oubliez pas de le faire en recommandé. Ce serait le début d'une explication possible entre l'institution et la maman à ce sujet... Voilà ce n'est pas grand chose, mais j'espère avoir été utile... et vous avez toute ma solidarité de maman.

Écrit par : Marie-Jeanne | 23/05/2010

Bonjour,

Mon fisl 22 ans se trouve dans un établissement soit disant pour autiste et depuis plus d'unan an on lui admistre A médicaments differents à raison de 10 comprilés par jour.

Mon fis est drogué et passe des journées en somnolent...

Existe t'il un texte quelconque qui indique que pour les autiste il faut prévaloir autre chose autre que médicamenteux. C'est ce que j'ai toujours entendu dire.

Par ailleurs, ce traitement inutile et non efficace, est administré sans concertation avec la famile.

Quels sont mes moyens de recours. Le psy ne veut entendre, il es à la "solde" du FAM.

Merci de me répondre par Mail

Cordialement.

Écrit par : AYMAR Michel | 15/09/2010

Bonjour,

Mon fisl 22 ans se trouve dans un établissement soit disant pour autiste et depuis plus d'un an on lui administre des médicaments différents à raison de 10 comprimés par jour.

Mon fis est drogué et passe des journées en somnoler...

Existe t'il un texte quelconque qui indique que pour les autiste il faut prévaloir autre chose que des psychotropes. C'est toujours ce que j'ai entendu dire.

Par ailleurs, ce traitement inutile et non éfficace, est administré sans concertation avec la famile.

Quels sont mes moyens de recours. Le psy ne veut rien entendre, il est à la "solde" du FAM.

Merci de me répondre par Mail

Cordialement.

Écrit par : AYMAR Michel | 15/09/2010

Bonjour,

Mon fis 22 ans se trouve dans un établissement soit disant pour autiste et depuis plus d'un an on lui administre des médicaments différents à raison de 10 comprimés par jour.

Mon fis est drogué et passe des journées à somnoler...

Existe t'il un texte quelconque qui indique que pour les autiste il faut prévaloir autre chose que des psychotropes. C'est toujours ce que j'ai entendu dire.

Par ailleurs, ce traitement inutile et non éfficace, est administré sans concertation avec la famile.

Quels sont mes moyens de recours. Le psy ne veut rien entendre, il est à la "solde" du FAM.

Merci de me répondre par Mail

Cordialement

Écrit par : AYMAR Michel | 15/09/2010

J'ai enfant de 13 ans Autiste qui se trouve dans une structure pour Autiste ...

Certains spécialistes sont totalement opposés, (CHU MONTPELLIER, TOULOUSE...)car ces enfants vont être que plus enfermés alors qu'il vivent déjà dans l'enfermement "dans une bulle".

Cetains le recommandent par écrits, on faits des théses et je n'arrive pas à me les procurer.

Merci de m'aider si possible pour enfin avoir des arguments à faire valoir auprès du directeur de l'établissement de mon fils.


Avec mes remerciments anticipés.


Très cordialement

Écrit par : André Michelin | 24/11/2010

J'ai enfant de 13 ans Autiste qui se trouve dans une structure pour Autiste ...

Certains spécialistes sont totalement opposés, (CHU MONTPELLIER, TOULOUSE...)car ces enfants vont être que plus enfermés alors qu'il vivent déjà dans l'enfermement "dans une bulle".

Cetains le recommandent par écrits, on faits des théses et je n'arrive pas à me les procurer.

Merci de m'aider si possible pour enfin avoir des arguments à faire valoir auprès du directeur de l'établissement de mon fils.


Avec mes remerciments anticipés.


Très cordialement

Écrit par : André Michelin | 24/11/2010

Bonjour, vous souhaiteriez sortir votre enfant d'une infrastructure spécialisée? Je n'ai pas bien compris votre demande. Mais puisque vous êtes en France, je vous conseille vivement de prendre contact avec Autisme France. Ils vont renseigneront miuex que moi qui habite en Suisse... Mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 25/11/2010

bonjour,
j'ai une personne autiste dans ma famille et nous avons des doutes sur des maltraitances faites au centre; Que faire ???

Écrit par : binou7695 | 06/03/2012

bonjour,
j'ai une personne autiste dans ma famille et nous avons des doutes sur des maltraitances faites au centre; Que faire ???

Écrit par : binou7695 | 06/03/2012

BONJOUR, EN CAS DE DOUTE DE MALTRAITANCE IL FAUT SI VOUS ÊTES PARENT VOUS ADRESSER A L'ASSOCIATION PARENTALE QUI POURRA VOUS SOUTENIR ET DENONCER LA SITUATION, SI VOUS ETES PROFESSIONNEL LE COMMUNIQUER A VOTRE HIERARCHIE. C'EST UNE OBLIGATION. COURAGE !

Écrit par : Marie-Jeanne | 07/03/2012

voilà le résultat de l'emprise de la Scientologie sur le monde médical et surtout dans le milieu psychiatrique.Voilà ce que c'est que de mettre en mains technocrates des humains qui doivent recevoir de l'amour en premier et des soins Avant ces débordements en milieu psychiatriques étaient quasi inexistants mais dans beaucoup de foyers requis par les services de la protection de la jeunesse ou les enfants entre les mains de religieux subissaient sévices et autres malveillances de la part de ceux qui devaient les *redresser* au nom de l'amour universel, dans ces endroits la maltraitance existait réellement
Pourquoi la Scientologie s'intéresse-t'elle autant aux enfants et mal portant?tout simplement parceque génétiquement parlant on peut en faire ce qu'on veut,c'est à nous d'être vigilents ce fut même rapporté par un pédopsychiatre en 2004,attentions aux bébés et aux personnes âgées à domicile ces deux catégories sont en danger,il avait vu clair

Écrit par : lovsmeralda | 07/03/2012

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