12/10/2009

Genève est-elle capable de faire du sur mesure ?

Répondre à un besoin signifie le comprendre, le connaître et savoir quels outils employés. C'est le BABA de n'importe quelle forme d'engagement. On ne peut pas résoudre un problème ou du moins y tendre si on ne connaît pas la nature de ce même problème. Logique (dirait mon fils). La problématique des TED est vaste et recoupe des réalités assez différentes parfois les unes des autres: il y a plusieurs degrés d'autisme, il y a donc différents besoins, donc différentes réponses à apporter à ces besoins. Logique. Par exemple, on ne peut pas répondre à un enfant autiste Kanner (fortement atteint) de la même manière qu'à un enfant Asperger (autiste de haut niveau). Logique. Il faut donc mettre en place une réflexion sur les réponses à apporter selon le degré d'autisme, afin d'aider au mieux le développement de l'enfant et de soutenir au mieux sa famille.

Je me réjouis donc de travailler dans le prochain groupe de travail spécifique "autisme" que le DIP a accepté de rattacher à la Commission de travail sur la loi de l'intégration.... je me réjouis, parce qu'il y a encore tout à faire (ou quasi).

Ecouter, c'est bien, donner la possibilité de s'exprimer, c'est super, agir, c'est ce qu'il faut désormais faire. Et pour agir, il faut 1/ connaître les besoins; 2/ y répondre. Et c'est là où l'Etat (de droit) se distingue d'un autre. J'agirai, avec toute la force de la maman que je suis pour faire comprendre que la différence a sa place parmi nous, quelle que soit la forme de cette différence.

Quelqu'un veut-il rejoindre le combat ?

 

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Asperger: plaidoyer en faveur d’une école sur mesure

Par Serge

Junior Cortenbach aimerait avoir des travaux plus difficiles.J’ai reçu cette information de Mme Esther Cortenbach dans la page de commentaire de Aspie Québec et je trouvais en lisant l’article paru dans le monteregieweb.com que c’était vraiment une bonne idée. Il y a au Québec un réel besoin de classe qui pourrais réponde aux besoin d’enfants Asperger sans défit intellectuelle au niveau Secondaire.

Estimant que les écoles existantes ne parviennent pas à répondre correctement aux besoins de son fils, Esther Cortenbach souhaite rien de moins qu’ouvrir un établissement pour les enfants souffrant du syndrome d’Asperger, un handicap altérant la capacité de percevoir et de comprendre certaines conventions sociales.

Son fils, Junior, a été diagnostiqué alors qu’il était en 3e année. Le garçon qui avait doublé sa deuxième année est parvenu à poursuivre son cheminement scolaire plutôt bien avec la collaboration de ses enseignants. Jusqu’en 6e année où son enseignante n’a pas su bien s’adapter à sa situation, selon sa mère. Il a développé un mutisme sélectif, énormément d’anxiété et un trouble obsessionnel-compulsif. La situation a énormément inquiété ses parents puisqu’un jeune Asperger devient très rapidement dépressif quand il ne se sent pas bien.

Junior a donc été envoyé dans une classe destinée aux enfants souffrant de troubles envahissants du développement (TED). Le problème, c’est que plusieurs de ses camarades de classe étaient d’un niveau émotionnel et intellectuel inférieur. «Junior est un garçon qui a une certaine maturité et qui est intelligent. Il aime parler avec un adulte et veut être comme un adulte», signale sa mère.

À son entrée au secondaire, en septembre, il a été de nouveau envoyé dans une «classe TED» à l’école secondaire Polybel. Après des démarches auprès de la direction, Mme Cortenbach a obtenu que son fils soit intégré dans une classe avec des élèves un peu plus matures, mais elle aimerait quelque chose de mieux.

«Il aurait besoin d’une classe avec dix ou 15 élèves avec un professeur qui connaît le syndrome d’Asperger», estime la Montarvilloise Elle a proposé à la commission scolaire d’en créer une. Elle s’est même offerte pour transporter les autres enfants, en vain. «Mon fils a un niveau trop élevé pour une “classe TED”, mais le secondaire régulier, c’est trop pour lui. Il n’aurait pas assez d’encadrement», explique Mme Cortenbach.
Une école secondaire

Elle souhaite donc ouvrir une école privée, «pas trop chère», pour les enfants souffrant du syndrome d’Asperger. Elle a même déjà cherché un emplacement. Toutefois, elle ne peut y arriver toute seule et cherche des partenaires pour la mettre en place.

Pour elle, la société a tout à gagner à former ces jeunes. «Au lieu que ces enfants deviennent des adultes qui seront sur l’aide sociale toute leur vie, on peut mieux les former. Certains peuvent se marier et fonder une famille. C’est moins cher d’avoir des adultes capables de travailler. Il y a plein d’emplois qui ne demandent pas d’habiletés sociales. Les jeunes Asperger sont très précis. Ils sont excellents pour tester des logiciels, par exemple», précise Mme Cortenbach, faisant valoir que Bill Gates est Asperger. Son propre fils a un intérêt très marqué pour l’argent et la finance et il parle français, anglais et hollandais.

Récemment, il a tourné une vidéo. Il y explique vouloir être manager et réclame des devoirs plus difficiles en mathématiques. Il mentionne aussi vouloir être dans une autre classe pour apprendre des choses sérieuses. Il souhaite que ça change rapidement parce qu’il accumule du retard dans ses études.

Mme Cortenbach demande aux personnes qui pourraient l’aider à mettre sur pied une école de lui écrire à esther_cortenbach@hotmail.com.

source:http://monteregieweb.com texte de Nathalie Côté

Merci à Mme Mme Esther Cortenbach pour l’article

07:32 Publié dans Autisme - Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

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