05/02/2010

Enseigner avec un casque...

Il est clair que le casque peut devenir obligatoire si l'on ne connaît pas la manière d'être de certains de nos enfants... comme toujours c'est une question avant tout de connaissances...

 

Mais ce qui est inquiétant c'est : non pas de savoir combien de casques un Etat est prêt à acheter pour "protéger" ses fonctionnaires, mais combien de nos enfants ont si mal été compris qu'il a fallu penser à en acheter....   Et le comble c'est que j'exagère à peine....

 

------------------------------------------------------------

La situation des enseignants du pavillon l'Élan suscite des réactions auprès des organismes d'intervention de l'Abitibi-Témiscamingue.

casque.gifLes responsables des classes d'enfants handicapés de l'école doivent porter un casque de hockey, lors des périodes de crise, afin d'assurer leur sécurité, mais la Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue s'interroge sur cette façon de procéder.

Elle suggère une approche différente qui permet de diminuer les risques de crises. La coordonnatrice de l'organisme, Doris Dubé, comprend par contre qu'il s'agit d'une solution de dernier recours de la part des enseignants pour éviter les blessures.

Elle pense que l'ensemble des intervenants du milieu de l'autisme de la région doit travailler ensemble sur le dossier. Selon elle, il faut aider les élèves de l'école et les enseignants à mettre en place une méthode qui permet de diminuer les risques de crises.

« Il faudrait que l'école démontre une ouverture, ce serait important qu'ils s'ouvrent, qu'ils écoutent tous ceux qui peuvent leur apporter une aide », dit-elle.

Par exemple, la Société de l'autisme mise sur l'art pour permettre aux jeunes de s'exprimer et pour diminuer leur angoisse. Mme Dubé ajoute qu'il faut apprendre à connaître et à comprendre la personne atteinte du trouble envahissant de développement pour réussir à travailler avec elle.

Quant à la direction du pavillon l'Élan, elle ne ferme pas la porte à une expertise extérieure. C'est pourquoi un spécialiste montréalais des troubles envahissants du développement a été engagé, pour une durée de quelques jours, afin d'offrir de la formation aux enseignants.

« C'est une approche sur comment dédramatiser, comment diminuer une situation de crise, comment travailler avec ces gens-là, comment être connecté avec eux pour faire en sorte que l'on puisse bien intervenir et que l'on n'arrive pas avec une désorganisation », explique le directeur adjoint de l'école, Paul Hébert.

De son côté, Doris Dubé pense que de la formation continue est nécessaire pour intervenir efficacement auprès des personnes autistes.

Il faut rappeler que des rencontres sont prévues au cours des prochaines semaines entre le syndicat des enseignants et la direction de l'école pour trouver des solutions.

Le pavillon l'Élan accueille entre autres des jeunes avec des troubles envahissants du développement, comme des autistes.

 

 

Source: http://comiteted-tsa.over-blog.com/ext/http://www.radio-c...

16:55 Publié dans Autisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Les commentaires sont fermés.