15/03/2010

L'univers du psychiatre/marâtre. Il était une fois...

 « Par le passé, j'ai comparé les théories psychodynamiques au conte de Cendrillon.

J'ai écrit :

« La théorie psychodynamique offre une forme d'espoir qui semble être vitale à des adeptes convaincus ; la promesse d'un conte de fées pour adultes où on donne au thérapeute le rôle de la bonne fée. Mais si le patient présente un trouble autistique qui, pour l'essentiel, résulte d'un dommage du système nerveux, cette personne n'ira jamais au bal et ne rencontrera pas son prince. Ainsi, le thérapeute ne peut disparaître sur le coup de minuit en ayant le sentiment d'avoir rempli avec succès sa mission de bonne fée. J'imagine que “la bonne fée” aura du mal à gérer cet état de fait et par conséquent tout simplement ne reconnaîtra pas notre réalité ».

CIII_M~1.JPGÀ présent, je voudrais franchir une étape supplémentaire dans cette comparaison en affirmant que les psychologues/psychothérapeutes se donnent souvent le rôle de la « marâtre ». Ils préfèrent couper le talon ou le doigt de pied de leur patient afin qu'il entre dans la chaussure (à savoir leur théorie). Telle est l'ardeur du thérapeute à transformer son patient en « princesse » afin de lui permettre d'être aidé/soigné/sauvé grâce à l'approche que le thérapeute a été formé à suivre. »

Extrait de texte de Gunilla Gerland (autiste adulte), trouvé sur le site « Asperansa » (www.asperansa.org

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