08/11/2010

Des exclus sociaux au service d'autres exclus: tout un programme!

  

Je pense que des personnes en exclusion sociale, terme très générique, qui comporte comme toujours lorsqu’on emploie des catégories très génériques,  des réalités très composites, doivent être soutenues. Leur réinsertion professionnelle est un moyen parmi d’autres de réinsertion sociale. Pour cela, j’imagine que les autorités ont prévus des formations ad hoc, selon le domaine où exerceront ces personnes et pour lequel il faudra des compétences. Nous sommes tous d’accord que pour chaque travail il faut des compétences précises ? Par exemple, je ne pense pas être très utile sur un chantier… à moins que vous ne pensiez que les montagnes russes doivent faire partie des nouvelles et nombreuses voies de tram en construction dans notre merveilleux canton. Je n’ai pas les compétences requises pour faire des tracés très plats L !

 

Et bien, figurez-vous que c’est exactement la même chose si l’on veut accompagner une personne handicapée, a fortiori si ce handicap s’appelle autisme, sur les bancs de l’école par exemple. Il faut une formation ciblée ! Reste à définir ce qu’on appelle « formation ». Je ne peux me prononcer pour tous les handicaps, bien sûr, même si pour avoir eu une enfant malentendante dans ma classe je me rends bien compte qu’il n’est pas de tous d’apprendre à « coder », et j’imagine que pour apprendre le braille…cela ne doit pas être trop simple non plus.  En tout cas, ce que je sais, c’est un peu mon domaine de compétences, c’est la formation qu’il faut pour accompagner des enfants autistes (en classe) J ! Et je me réjouis si des personnes en rupture sociale ont le désir de reprendre ou de commencer leurs études en sciences de l’Education, en psychologie ou encore dans des écoles  sociales, études qui doivent être complétées évidemment  et obligatoirement par des formations continues dans ce merveilleux domaine qu’est l’autisme.

 

Je serai la première sur le front pour les encourager ! Et je me réjouis que les autorités cantonales pensent à ces personnes exclues sur le plan social pour seconder nos enfants exclus eux, pour d’autres raisons, de ce même système social ! L’exclusion au service de l’exclusion : quelle idée géniale !

 

 

Evidemment, en disant cela, je ne doute pas un seul instant que nos autorités entendaient engager des personnes qualifiées pour seconder nos enfants et non essayer de « guérir » une rupture sociale en secondant des personnes encore plus stigmatisées qu’elles socialement… évidemment.

 

 

 

11:25 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | Pin it! |

Commentaires

on a connu la même aberration mentale dans les soins infirmiers, durant des siècles le personnel faisait tout ,nettoyages,repas et soins,maintenant il faut un diplome ne serait-ce que pour donner le vase à un ou une patiente,ensuite il en faudra un simplement pour dire bonjour!

Écrit par : Elena | 08/11/2010

Bonjour
je crois que le gouvernement ne l'entend pas de cette manière. Maintenant qu'il y a obligation il faut bien qu'il s'exécute alors il en fait un petit boulot pour des gens qui ne sont pas forcément en réinsertion mais qui ne trouve pas de travail soit parce qu'ils n'ont pas de qualificationn mais ceux-là ne rentrent pas dans le champs de ces emplois, soit parce que cela fait trop longtemps qu'ils n'ont pas travaillé, femmes de famille nombreuse, soit encore parce qu'ils sont trop vieux, plus de cinquante ans.

Écrit par : Claudine | 09/11/2010

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