03/02/2011

Les profs veulent de vraies solutions

Loin de s'opposer à l'intégration d'élèves en difficulté dans leurs classes, les enseignants de la Mauricie souhaitent toutefois relever ce défi avec un réel soutien.

Quelque 15 représentants syndicaux et enseignants ont planté hier matin plusieurs centaines de fanions sur les terrains du bureau régional du ministère de l'Éducation, à Trois-Rivières. L'objectif de cette manifestation était de rappeler au gouvernement du Québec que les enseignants appuient leurs représentants pour trouver des solutions au défi de l'intégration des élèves en difficulté.

«Le dossier de l'intégration est important, mais cela a créé une grande pression sur les enseignants sans que les services requis ne suivent. Il faut des plans d'intervention pour les élèves en difficulté d'apprentissage. Leur présence crée une pression en classe sur les élèves qui réussissent au régulier. Et elle crée aussi une pression sur les enseignants en terme de préparation. On n'est pas des spécialistes en tout», explique Sylvie Théberge, présidente du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges.

Mme Théberge souhaite un resserrement des critères d'identification de ces élèves qui sont notamment affectés par des troubles graves d'apprentissage, des troubles graves de comportement et des troubles envahissants du développement. Un meilleur accès à des services spécialisés est également demandé.

«Ça prend plus de psychoéducation et on aurait besoin d'avoir plus rapidement les évaluations psychologiques des élèves, énumère Mme Théberge. On nous répète que nous devons adapter notre enseignement, mais il y a des limites. On veut avoir les outils pour favoriser la réussite de l'élève. Ça va prendre une volonté politique de trouver des solutions réelles.»

Des travaux portant sur l'intégration des élèves en difficulté sont en cours depuis l'automne dernier. Les enseignants souhaitent avoir des solutions concrètes dès la rentrée scolaire de septembre prochain.

Source: http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/20110...

 

Cette expérience outre-atlantique peut nous aider à trouver nos propres solutions....on ne peut pas intégrer des enfants dans n'importe quelle condition: il faut 1/ des évaluations faites par des spécialistes; 2/ un plan d'intervention individualisé; 3/ des moyens pour accompagner les enfants et conseiller les professeurs de l'ordinaire; 4/ une sensibilisation au handicap pour ces derniers.... L'intégration, un grand oui, mais avec les justes moyens! Sinon, c'est conduire un système à un échec certain. On n'a pas le droit de lancer une politique d'intégration de l'afficher comme ambition électorale, puis de dire ensuite aux enseignants "débrouillez-vous" ! Il faut des moyens à la hauteur de l'ambition qu'est ce projet de l'intégration qui constitue dans nos contrées un vrai changement de paradigme sociétaire.

Derrière ces moyens il y a la vie de nos enfants.

 

 

06:29 Publié dans Autisme - école - inclusion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

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