06/05/2011

L'autisme, un manque de diagnostic chez l'adulte

D'après une étude européenne, la majorité des patients souffrant d'autisme de l'adulte en Angleterre, au Royaume-Uni, ne sont pas diagnostiqués et ignorent tout de leur condition.

L'étude, publiée dans la revue General Psychiatry, a également montré que l'autisme est plus fréquent chez les hommes sans qualification de l'enseignement supérieur et ceux vivant dans des logements sociaux.

La recherche, menée par des chercheurs du Royaume-Uni, a utilisé des données provenant d'une enquête nationale de 2007 sur l'autisme de l'adulte menée par l'équipe de recherche. Cette démarche a pris la forme d'une enquête épidémiologique à deux étapes auprès de 618 sujets.

Tous les individus chez qui l'on a diagnostiqué l'autisme ignoraient leur condition, et n'avaient jamais été diagnostiqués pour de l'autisme ou le syndrome d'Asperger.

En se basant sur le seuil recommandé d'un score de 10 ou plus sur le tableau d'observation de diagnostic d'autisme, 1% de la population adulte présentait un trouble du spectre autistique. Cela correspondait aux statistiques existantes sur la prévalence de la condition chez l'enfant, qui est également d'environ 1%: ainsi, il n'y a pas de taux plus élevé chez l'adulte.

«Il est très inquiétant qu'aucun des cas que nous avons confirmé en utilisant des méthodes d'évaluation de diagnostic rigoureuses ne savaient qu'ils étaient atteints ou n'avaient eu de diagnostic officiel», commente le Dr Traolach Brugha, auteur principal de l'étude de l'université de Leicester.

Pourtant, il souligne que ces cas étaient relativement modérés et que quelques-uns étaient graves. «On reconnaît plus facilement les cas d'autisme grave, notamment lorsqu'ils sont accompagnés de troubles de l'apprentissage.»

Bien que l'étude montre qu'il y existe un diagnostic faible, les auteurs mettent en évidence qu'ils ont n'ont trouvé aucune preuve d'augmentation du nombre de personnes atteintes, contredisant les inquiétudes récentes d'une «épidémie d'autisme».

Alors que les taux d'autisme étaient identiques pour les personnes âgées de 16 et de 80 ans, ces données suggèrent que le nombre d'adultes développant la maladie n'a pas changé au cours des 80 dernières années. Si le taux d'autisme augmentait, ces taux seraient plus faibles chez les adultes plus âgés, et plus importants chez les enfants et adolescents.

Et le Dr Brugha d'ajouter: «En général, nos résultats suggèrent que la prévalence ne connaît aucune augmentation ou réduction notable au fil du temps, ce qui vient confirmer l'interprétation selon laquelle les méthodes de vérification (qui permettent de détecter de nouveaux cas) ont changé dans plusieurs études de diagnostic des enfants, en comparaison des études antérieures dans lesquelles les taux rapportés étaient considérablement plus faibles.»

Les auteurs de l'étude expliquent que l'autisme est le résultat de plusieurs facteurs génétiques et environnement n'ayant pas changé; ainsi, tout changement au niveau des taux d'autisme dans la population reflète une meilleure méthode de dépistage et de diagnostic plutôt qu'un facteur environnemental. L'idée de l'épidémie d'autisme peut s'expliquer par une sensibilisation renforcée du syndrome.

Le manque d'association entre l'autisme et l'âge correspond à la théorie selon laquelle il n'existe aucune augmentation en terme d'occurrence et que les causes restent constantes.

Les adultes atteints d'autisme sont plus souvent victimes d'exclusion sociale, ainsi la recherche sur le diagnostic de la maladie est essentielle pour détecter ces individus en marge de la société.

Pour de plus amples informations, consulter:

Université de Leicester:
http://www2.le.ac.uk/

 

Source: http://cordis.europa.eu/fetch?CALLER=FR_NEWS&ACTION=D...

19:08 Publié dans Autisme - dépistage, diagnostic | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | Pin it! |

Commentaires

en Suisse le phénomène est identique sauf qu'en notre pays l'adulte autiste se voit traiter de façon tellement humiliante même par ses proches qu'à la fin ,il ne cherche même plus de contacts avec eux et d'autres par la force des choses et pour sa survie d'être humain tenu très souvent responsable de leur malheur ses capacités de résurrection sont sa seule force mais handicapante pour le relationnel,celui que l'on considérait enfin mis ko moralement parlant revient comme si rien ne s'était passé,hélas le cerveau n'oublie pas et c'est bien là le drame de l'autisme d'origine endogène ou exogène cependant ,la mode étant aux jeux de rôles,les vrais autistes sont imités hélas pour leur plus grand malheur,d'autres ont perçu leur drame intime et s'en servent pour se venger,ensuite qu'on ne dise plus la suisse solidaire si oui alors c'est au rayon de la stupidité humaine car jouer à l'autisme relève du ridicule et pourtant objet de culte le Natel joue ce rôle d'intermédiaire à souhait pour celui ou celle désirant nuire à plus faibles
bonne journée à vous Madame

Écrit par : lovsmeralda | 07/05/2011

Je ne sais pas si une recherche SERIEUSE a été effectuée concernant les poussettes à l'envers (McLaren fait du bon business là) qui foisonnent depuis des années. Mais je constate que les enfants de 0 à 3 ans sont "trimballés" dans ces horreurs qui leur offrent l'aveuglement et les brûlure du soleil (que la mère ne voit pas bien entendu puisqu'elle est généralement derrière la capote (noire ou brune qui ne protège EN RIEN l'enfant) pendue au téléphone ou accrochée à sa cigarette ou "en discussion" avec d'autres nounous se fichant complètement de l'INCONFORT total du bébé qui pleure ou se tortille d'inconfort devant un pot d'échappement ou les mouches et guêpes en été ou suspendus de travers dans des sangles qui laissent leurs pieds traîner sur l'asphalte. Avec les visages d'inconnus lui arrivant dessus sans joie, ou des chiens qui viennent renifler (au même niveau) et qui les effraient. Est-ce qu'aucune étude n'a été entreprise pour constater l'effet de ces causes ? Pourquoi sommes nous surpris du manque de concentration, de l'agitation, de l'agressivité de ces enfants qui ne reconnaissent pas la douleur la souffrance ou la joie chez l'autre et pourraient plus tard "massacrer en écoutant de la techno" et sans état d'âme.. L'autisme chez beaucoup d'enfant est le SEUL moyen que leur corps a trouvé pour les protéger de la violence qui leur est imposée. A l'adolescence, soit ça passe, soit ça casse et on trouve la schizophrénie. LES PARENTS sont RESPONSABLES AUSSI.

Écrit par : Grumpy | 07/05/2011

Une étude récente faite en Angleterre a montré que 80% des jeunes actuels sont INCAPABLES de reconnaître des émotions sur les visages qui leur sont montrés en photo. Bcp de parents pensent "que ça se réglera tout seul" si les enfants ne réagissent pas aux choses simples de la vie, simplement parce-que l'enfant "à l'air de ne pas se rendre compte de ce qui se passe" (alors que toutes ces violences dont celles citées plus haut dans mon commentaire) SONT ENREGISTREES dans son cortex et RESSORTIRONT forcément d'une façon ou d'une autre. Mais tant que les gens "pondent" pour "pondre" sans réfléchir sur l'avenir qu'ils offrent à leur progéniture, à l'air qu'ils respireront, aux défis etc. on aura des cohortes de crétins qui n'auront que la ruse comme "intelligence"... Pauvre humanité sans humanité !

Écrit par : Grumpy | 07/05/2011

@Grumpy votre commentaire relève d'une justesse imparable pour tous ceux désirant aider les autistes et peut-être croyant au virtuel comme source d'épanouissement vraie façon déguisée de fausse amitié afin les y enfoncer carrément et définitivement,ensuite on s'étonne du nombre de gens mal dans leur peau comme dirait Tournesol,cherchez pas docteur!

Écrit par : lovsmeralda | 07/05/2011

Pourquoi ne pas offrir aux autistes un vrai créneaux leurs permettant d'exprimer pleinement leurs capacités et leurs talents ? Exemple : une activité en freelance ?

Écrit par : traducteurs | 16/12/2011

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