30/11/2011

Le reportage 36.9° de la TSR traitant de l’autisme primé !

Le reportage 36.9° de la TSR traitant de l’autisme (15 septembre 2010)) vient d’être primé par la Fondation Eben-Hézer!

A cette occasion, ne manquez pas l’interview de Christophe Ungar (journaliste du reportage de 36.9°) et Filippo Passardi (parent ayant participé au reportage) dans l’émission Médialogues de la RSR.

A entendre sur: http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/medialogues/?date=...

.

Encore toutes nos félicitations à Christophe Ungar et à son équipe pour ce magnifique reportage !!!!

 

Voir le reportage :

 


 

 

ou : http://www.tsr.ch/video/emissions/36-9/2470221-au-coeur-du-cerveau-autiste.html

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L'intégration en milieu scolaire ordinaire: au-delà de la spécialisation, avoir du bon sens tout simplement ...


Un témoignage de personne TED sur la scolarisation par INSHEA

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26/11/2011

Soyez les bienvenus à notre Journée d'infos et de débats :-) !

26 nov.png

 

Ci-joint le programme : AUTISME-GE-FLYER-v7.pdf

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24/11/2011

Petit panorama des approches en autisme, comment s'y retrouver ?

 

Les approches globales sont :

 

  • PRT (pivotal response training)

 

  • Denver - Early Start Denver Model

 

  • Teacch

 

  • ABA

 

 

Les approches qui admettent une hypothèse d'origine biologique de l'autisme sont :

 

  • Approches développementales (Teacch, Denver, Early Start Denver Model)
  • Approches comportementales (ABA et les différentes branches : IBI - EIBI - NET - VB)
  • Approches cognitives
  • Approches socio-émotives (à ne pas confondre avec les approches psycho-relationelles)

 

 

Parmi les principales approches qui focalisent sur un aspect spécifique et qui admettent une origine biologique de l'autisme nous pouvons citer: Greenspan, les 3 i, Son rise, Social Stories, Social Thinking, PECS, Makaton.

 

 

Les approches qui considèrent que l'autisme est un problème d'ordre psycho-relationnel sont :

 

Ces approches ne sont pas globales, mais focalisent sur un seul aspect de la personne avec autisme, sa « subjectivité / intersubjectivité » et visant don au rétablissement de la relation. En simplifiant on peut dire que ce sont des approches relationnelles.

 

  • Approche psychodynamique - version analytique de la psychanalyse
  • Approche intégrative - version neuropsychanalyste
  • Tomatis

 

 

 

L'approche sensori-motrice n'est pas globale, elle focalise sa pratique sur les particularités sensorielles et motrices des personnes avec autisme. Il y a divers courants de pensée qui se croisent pour sous-tendre à cette approche. J'y consacrerai un jour un billet.

 

 

Il faut pouvoir valider ces approches sur la base de critères définis comme incontournable par la communauté scientifique, dont la validité scientifique ont fait l'objet d'une étude que l'on trouvera ici :

 

Richard L Simpson (2005) - Evidence-based practices and students with autism spectrum disorders

 

https://depts.washington.edu/pdacent/Publications/Simpson...

 

 

 

La conclusion est que le seul traitement reconnu à ce jour comme efficace est l'EDUCATION !

 


 

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23/11/2011

La neuropsychanalyse, un « faux-nez » pour la psychanalyse?

À la fin des années 80, dans la foulée de la parution de L’homme neuronal, le mensuel La Recherche faisait état d’un dialogue manqué entre le psychanalyste André Green et le neurobiologiste Jean Pierre Changeux1. L’approche scientifique était accusée par le psychanalyste de « déni de la vie psychique » et plus généralement, de présenter une vision réductionniste de l’homme. En dépit de quelques tentatives isolées, le dialogue semblait impossible, d’autant que les années 90 virent, surtout hors de France, la psychanalyse et Freud remis en cause2. C’est pourquoi, lorsqu’en 19983 et 19994, Eric Kandel publiait dans la grande revue américaine de psychiatrie (Am J Psychiatry) deux articles (le second venant compléter et préciser l’objet du premier qui avait été à l’origine d’une correspondance très animée) invitant la psychanalyse à se rapprocher des neurosciences, ces parutions connurent immédiatement un certain retentissement, au point d’être traduits in extenso dans une revue française d’obédience psychanalytique assez stricte (L’Évolution Psychiatrique5). Il est possible que les travaux de Kandel sur l’aplysie, un mollusque marin, qui lui ont valu un prix Nobel en 2000 pour la découverte du mécanisme de la potentialisation à long terme (LTP), support de la mémoire à l’échelle synaptique, ne constituent pas le meilleur viatique pour aborder le domaine du refoulement et de la résolution de l’Œdipe. Nonobstant, l’obtention du Nobel conférait finalement à ces considérations, somme toute assez générales, une légitimité naturelle à ouvrir des voies nouvelles6. De fait, ces deux articles contribueront à précipiter la création d’une discipline alors encore en pénible gestation aux mains de quelques initiés new-yorkais du Neuroscience and Psychoanalysis Study Group au NYPY depuis les années 90 : la « neuropsychanalyse ». Une société internationale de neuropsychanalyse est alors fondée en 2000, dont le 10e congrès annuel s’est tenu à Paris en 2010 et dont la revue « Neuropsychoanalysis » est l’organe officiel (http://www.neuro-psa.org.uk/npsa/). Les ouvrages vont suivre, avec notamment, en langue française, et particulièrement ces cinq dernières années, plusieurs livres édités chez des éditeurs généralistes7, y compris et jusque dans la collection « Que Sais-Je ? » des PUF, témoignant d’un certain dynamisme et d’un soif de reconnaissance. Découverte majeure ? Effet de mode ? Tentative de sauvetage ? Les neurosciences des émotions, l’étude des processus non conscients, l’asymétrie fonctionnelle cérébrale, parmi d’autres, sont des domaines de recherche qui n’ont pas attendu la « neuropsychanalyse » pour être sérieusement investis. Le plaquage des concepts psychanalytiques (refoulement, pulsion, Oedipe) sur les résultats issus de ces recherches apparaît dès lors comme une simple méthode interprétative, qui ne peut constituer autre chose qu’une lecture orientée – et nullement scientifique – de données élaborées dans un tout autre contexte…


Une naissance opportune…

C’est Mark Solms, un psychologue clinicien sud-africain, qui est crédité de l’élaboration des bases théoriques et de l’organisation pratique de la neuropsychanalyse (il en assume actuellement la coprésidence). Formé au cours des années 80, c’est un travail réalisé à Londres auprès de patients cérébro-lésés et portant sur le contenu rapporté des rêves qui le pousse à investir ce champ théorique8. Il semble que la neuropsychanalyse soit apparue aux yeux de plusieurs responsables de la société américaine de Psychanalyse comme une opportunité de relancer l’intérêt pour une discipline qui, outre-Atlantique, prenait un tour menaçant. Le soutien institutionnel se précisant, et l’appel de Kandel validant cette approche, la société internationale de neuropsychanalyse pouvait voir le jour. L’examen du détail des travaux publiés de M. Solms montre qu’il s’agit de publications originales de faible niveau scientifique (essentiellement, des études de cas, comme son travail initial évoqué plus loin), contrastant avec des publications d’opinion ou de revue générale parfois accueillies dans des revues mieux cotées. Certains de ses travaux résonnent bizarrement dans le contexte de la psychanalyse, comme celui, auquel il est associé, reliant un polymorphisme du gène de la COMT (une enzyme sur la voie de la dopamine) et le score de dissociation après un antécédent de mauvais traitement au cours de l’enfance9.


Des psychanalystes « sceptiques »…

La tentative de sauver la psychanalyse par un « haut » qui serait scientifique a suscité immédiatement des réserves, y compris auprès des psychanalystes eux-mêmes. La position de Kandel, suggérant que la psychanalyse puisse recourir aux méthodes neuroscientifiques pour asseoir une certaine légitimité scientifique, est critiquée notamment à partir de l’irréductibilité radicale de l’objet de la psychanalyse au matériel neuroscientifique, empêchant toute possibilité de « saisie objective »10. Ainsi, « l’objet [de la psychanalyse] ne peut s’inscrire d’aucune façon dans le discours scientifique expérimental ». On reconnaît là la position dominante des psychanalystes qui s’oppose à toute tentative d’évaluation de leur pratique. Une position similaire est assumée par Pierre Fedida dans un article d’opinion portant sur « le canular de la neuropsychanalyse »11, en critiquant la « naïveté » qu’il y aurait à croire que la compréhension des mécanismes neurobiologiques à l’œuvre au cours de telle ou telle activité puisse aider un psychanalyste à s’occuper de ses clients. L’impossibilité d’aborder la structure psychologique d’un sujet à partir de la connaissance des bases neurobiologiques est également avancée comme l’aporie centrale de la neuropsychanalyse par Blass et Carmeli12 dans un article contestant radicalement l’intérêt de cette approche. En somme, les critiques internes relèvent de deux registres principaux : 1) l’intérêt de l’approche neuroscientifique des concepts psychanalytiques n’apporte rien à la pratique clinique, 2) l’objet de la psychanalyse ne peut être abordé par des méthodes scientifiques et expérimentales. Chacune des deux assertions semble effectivement difficile à contester.


Une vision neuroscientifique floue…


Si l’on regarde uniquement les ouvrages publiés ces dernières années en langue française, on peut constater qu’ils proviennent des deux rives : certains sont rédigés par des psychanalystes (G. Pommier, J. B. Stora), d’autres par des neuroscientifiques (P. Magistretti). Le moins que l’on puisse dire est que ceux qui émanent des psychanalystes font état de connaissances neurobiologiques approximatives, souvent datées sinon erronées, ou de surface (lecture des ouvrages grand public de Damasio, par exemple). À la page 240 de son ouvrage, par exemple, G. Pommier conteste l’atonie musculaire qui accompagne le sommeil paradoxal (ou « REM sleep »), sur l’argument que « cette description est le contraire de ce qui se passe pendant le rêve. Quiconque a dormi à côté d’une personne qui rêve sait à quel point cela peut l’agiter. De plus, le somnambulisme contredit cette thèse ». G. Pommier semble ignorer des données essentielles, connues depuis fort longtemps, qui sont que 1) les sujets fournissent également des récits de réveil lorsqu’ils sont tirés du sommeil « lent » (« non REM sleep », l’autre sommeil, celui qui ne s’accompagne pas d’atonie musculaire), 2) le somnambulisme (qui ne s’accompagne pas forcément d’un rêve) est une forme d’éveil dissocié survenant au cours du sommeil lent. La critique qu’il fait des données de Michel Jouvet repose sur son observation personnelle (« Quiconque a dormi etc. »), tout à fait en ligne avec une conception pour le moins floue de ce que peut être l’établissement d’une donnée rigoureuse, comme dans une note, page 14, où il relève : « Une cure psychanalytique n’est certes pas une expérimentation au sens où les physiologistes l’entendent. Mais, rétroactivement, les leçons tirées de plusieurs cures donnent des preuves au même titre que les expériences scientifiques ». Le « rétroactivement » est sublime.

De fait, l’essentiel de l’argumentaire repose, côté scientifique, sur les données soulignant la contribution des émotions au traitement cognitif, ou la neurologie du comportement, réinterprétées à la lumière des concepts psychanalytiques. Toute prudence interprétative est balayée, les données sont simplement transposées en termes psychanalytiques. Il existe une tendance paradoxale évocatrice d’une certaine phrénologie, comme la localisation cérébrale dans l’hémisphère droit de la pulsion (Pommier), ce qui est d’autant plus étonnant (et sans aucune base scientifique) que le « localisationnisme » a toujours fait l’objet de vives critiques à l’endroit des neuroscientifiques soupçonnés de phrénologie rampante. Dans cette perspective, les raccourcis du pire réductionnisme ne font pas peur au psychanalyste, alors qu’ils auraient fait hurler dans la bouche d’un scientifique, ainsi de G. Pommier, affirmant que « la dopamine est le neurotransmetteur spécifique du plaisir »13. L’ouvrage co-signé par Pierre Magistretti et François Ansermet, un neuroscientifique de renom et un psychanalyste, est naturellement moins contestable sur le plan scientifique. Les travaux de Pierre Magistretti ont porté notamment sur le métabolisme énergétique neuronal et glial, soit, il faut en convenir, assez loin de la clinique. L’argument repose notamment sur les processus mnésiques à l’échelle cellulaire et la plasticité neuronale, tout à fait dans la ligne des travaux de Kandel, qui pourraient être déclinés en termes psychanalytiques. Le risque demeure, qui n’est pas toujours évité, d’une mise en parallèle spéculative de processus neuronaux et de concepts psychanalytiques. Les points de rencontre véritable manquent, les sauts de l’un à l’autre des discours se faisant à un niveau qualitatif, tant sont hétérogènes les contenus. (note 1, page 16)


Un contenu évanescent…


Une discipline scientifique ne se limite pas aux spécificités de la discussion théorique des données recueillies. De fait, on peut se rendre compte des méthodes et des résultats d’une discipline en examinant les résumés qui sont présentés dans les congrès. La dernière édition du congrès international de neuropsychanalyse, tenue le 29 juin 2009 à Paris, a donné lieu à un peu plus de 50 communications dont les résumés sont disponibles (http://www.neuropsa.org.uk/images/s...). Seize d’entre eux n’exposent pas de résultat original mais des considérations générales sur le thème de la neuropsychiatrie et huit sont des cas cliniques donnant lieu à des spéculations assez générales. Les autres sont essentiellement représentés par des travaux classiques de neuropsychologie, au cours desquels des tests sont passés à des populations plus ou moins homogènes, donnant lieu à des comparaisons. Aucun de ces travaux ne diffère de ce qui constitue le quotidien des congrès de psychologie ou de neuropsychologie. À nouveau, la seule différence vient de la portée interprétative qui leur est donnée. En somme, la neuropsychanalyse fait la même chose que la psychanalyse à l’égard de la parole du patient, elle se borne à insérer des résultats dans un cadre interprétatif. Il n’y a aucune prédictivité et aucune réfutabilité possible. La tentation est évidemment grande, comme le souligne Jaak Panksepp, d’en dire beaucoup trop, sur bien peu de choses…(« saying too much on the basis of too little data »14).



Localiser l’inconscient…


Une tentation principale, déjà évoquée et bien illustrée par la position de Mark Solms, est purement et simplement localisationiste, soit la forme la plus réductionniste de l’approche neuroscientifique, basée sur une interprétation naïve des données de la neuroimagerie fonctionnelle15. C’est le cas des travaux du fondateur de la neuropsychanalyse, élaboré à partir d’une démarche anatomo-clinique auprès de patients souffrant de lésions cérébrales16. Le procédé consiste à inférer de l’association de lésions anatomiques et de déficits systématiques (en l’occurrence la possibilité/l’impossibilité de produire un récit de rêves) de supposées relations anatomo-fonctionnelles. Les limites d’une telle approche reposent notamment sur la grande hétérogénéité des lésions observées et des sujets étudiés, et sur l’impasse faite sur les raisons envisageables qui peuvent conduire un sujet à produire ou non un récit de rêve (ne pas produire un récit de rêve ne peut être assimilé à une absence de rêve).



Le cerveau, un organe définitivement « étranger » à la psychanalyse


La neuropsychanalyse ne constitue pas une discipline identifiable par sa méthode, sa problématique scientifique ou même ses résultats. Il s’agit simplement d’une lecture interprétative de résultats neurobiologiques parfois établis depuis longtemps (neurosciences affectives et..). Elle suit également une certaine mode, comme lorsqu’elle s’empare du concept de « neurones miroirs »17, ou du thème de l’empathie. De fait, la psychanalyse n’a pas besoin du cerveau pour s’occuper de ses clients. Il serait pour elle plus sage de reconnaître que le cerveau est un organe qui lui est radicalement étranger. À tout point de vue.


L’inconscient, une découverte de Freud ?

« S’il fallait faire tenir en un mot la découverte freudienne, ce serait incontestablement en celui d’inconscient. », Laplanche et Pontalis, 1973, Vocabulaire de la psychanalyse, Paris, PUF, p. 197

« […] l’hypothèse de l’inconscient est nécessaire et légitime, et (que) nous possédons de multiples preuves de l’existence de l’inconscient. », Freud, 1915, Métapsychologie, trad. fr. 1968, Paris, Idées, p. 66


L’Inconscient freudien

L’Inconscient est le mot-clé du freudisme. Cependant, Freud n’a pas découvert le concept d’Inconscient. Il l’a emprunté à d’autres, philosophes et psychologues du XIXe siècle, tels Leibnitz et les « perceptions confuses », Ed. Von Hartmann et sa « Philosophie de l’inconscient », ou encore Schopenhauer et Nietzsche, pour ne citer qu’eux. Littéralement, le qualificatif d’« inconscient » (avec une minuscule) décrit les phénomènes qui échappent au conscient. Avec Freud, l’« Inconscient » (avec une majuscule) désigne une partie perturbée, névrosée du psychisme, qui renferme des pensées « refoulées », parce que jugées inacceptables par la conscience. Ces pensées refoulées inconscientes sont remodelées dans l’Inconscient et ressurgissent de façon déguisée sous la forme de manifestations quotidiennes, telles les lapsus linguae,les actes manqués, les rêves, les oublis de noms et de projets, les angoisses et les symptômes névrotiques, qui s’expriment à travers le corps, ce que Freud a désigné sous l’ expression de « psychopathologie de la vie quotidienne ». Cependant, dans les Études sur l’Hystérieres extensa) : « Nous assimilons le système de l’Inconscient à une grande antichambre dans laquelle se débattent les motions psychiques telles des êtres vivants. À cette antichambre est attenante une autre pièce, plus étroite, une sorte de salon dans lequel séjourne aussi la conscience. Mais sur le seuil de la porte séparant ces deux pièces, veille un gardien qui inspecte chacune des motions psychiques, exerce la censure à leur égard et les empêchent d’entrer au salon si elles lui déplaisent. »* Freud ajoute que cette image domestique, loin d’être fantaisiste, est une « très bonne approximation de la réalité ». Il insiste : « Il ne s’agit plus d’une absence de conscience, mais bien d’une réalité en soi : une sorte de réservoir de pulsions et de représentations dissimulées sous la conscience comme une cave sous une maison. »** Ces pulsions et ces représentations se trouvent alors, comme une multitude d’agents à l’intérieur de l’Inconscient, doués de qualités, de propriétés et d’intentions. (1895), J. Breuer a mis en garde contre l’idée que l’inconscient serait une chose, alors que ce n’est qu’une métaphore. Freud n’en a pas tenu compte et a fait de l’Inconscient « une chose palpable », une substance, une « antichambre » un lieu (doté donc de

Cette conception freudienne de l’Inconscient s’est construite à partir de l’utilisation de l’hypnose pour vaincre les « résistances » du sujet, lever le « refoulement » et ramener à la conscience les pensées pathogènes inconscientes. Freud a affirmé que les symptômes hystériques et névrotiques disparaissaient chaque fois que revenait à la conscience le souvenir d’évènements traumatiques anciens, survenus au moment de l’apparition des troubles. Au moyen de la suggestion, il pressait ses patientes de raconter leurs rêves, les orientant vers le récit d’abus sexuels supposés subis dans l’enfance (théorie de la séduction). Puis il abandonna la théorie de la séduction et adopta alors la méthode des associations libres. C’est ainsi qu’il partit à la recherche des fantasmes œdipiens (théorie du complexe d’Œdipe).Pour justifier le bien-fondé de la méthode des associations libres, Freud montra que l’Inconscient est soumis au déterminisme psychique, postulat selon lequel des faits apparemment sans liens sont reliés entre eux par des chaînes associatives inconscientes, universelles mais latentes, ce qui explique que, alors même que l’Inconscient de tous les hommes les contient, seulement quelques hommes les manifestent. Il affirma que l’Inconscient ne connaît ni le temps, ce qui explique la pérennité des symptômes névrotiques, ni la contradiction : un analyste qui interprète les manifestations de l’Inconscient, un lapsus, un oubli de nom, peut donc dire une chose puis aussitôt après, une autre, sans se soucier de manquer de logique. Il attribua à l’Inconscient l’indifférence à la réalité et le déclara régulé par le principe du plaisir-déplaisir.Freud fit de l’Inconscient un « Autre » en nous, un être secret (un homuncule) qui tire les ficelles de notre destin, un étranger, un intrus envahissant, d’où la phrase bien connue « Le moi n’est même pas maître dans sa propre maison », en fin de compte une sorte de Dieu, de Saint-Esprit ou de démon, dont les preuves de l’existence se trouvent, comme celles de l’Inconscient freudien, dans leurs « manifestations ».


L’inconscient cérébral

Actuellement, les neurosciences définissent comme conscient tout ce dont le sujet peut rendre compte et comme non conscient, tout ce dont le sujet ne peut pas rapporter l’existence. Il existe un traitement non conscient de l’information, notamment émotionnel et cognitif, qui s’effectue à l’insu de ce que peut rapporter le sujet ; est l’inconscient cérébral qui n’a rien à voir avec l’Inconscient freudien. Par exemple, l’identification d’un objet donné parmi plusieurs autres est plus rapide si le sujet a préalablement vu l’objet en question, même sans y prêter une attention consciente. Ou encore, pour conduire une voiture, on n’a pas besoin, à chaque instant, de réfléchir aux gestes à accomplir. La mémoire dite « procédurale » est à l’œuvre et nous permet de conduire sans y penser***.


La neuropsychanalyse

Les progrès des neurosciences ont conduit certains psychanalystes à s’associer à des spécialistes des neurosciences pour tenter de réconcilier la psychanalyse avec elles. Ils appellent leur approche la « neuropsychanalyse ». Celle-ci s‘appuie notamment, suite aux travaux d’Edelberg, sur la plasticité du réseau neuronal. En effet, toute expérience laisse des traces ou des modifications dans l’agencement du réseau neuronal. Les psychanalystes utilisent ces traces pour prétendre que le concept psychanalytique d’Inconscient possède une dimension biologique. Ils en déduisent que la psychanalyse est le cadre conceptuel approprié pour guider les neurosciences dans la neurobiologie de l’inconscient. Et ainsi construire une théorie globale du cerveau.


En résumé

Le reproche principal que l’on peut faire à la psychanalyse, c’est de prêter à l’inconscient des qualités : il ne connaît ni le temps, ni la contradiction, il est régulé par le principe du plaisir-déplaisir ; de lui prêter des propriétés : c’est le réservoir de pulsions et des intentions, comme la censure sur les pensées pathogènes, et tout cela sans preuves scientifiques.

Là encore, on retrouve la prétention récurrente de la psychanalyse à vouloir combler les lacunes actuelles de la connaissance scientifique par sa propre théorie.

Brigitte Axelrad

 


* Freud, The standard edition of the complete psychological works of Sigmund Freud. The Hogarth Press, 24 volumes, XI 305
** ibid, XI 306
*** Voir l’article « L’inconscient au crible des neurosciences » de François Ansermet,Pierre Magistretti, La Recherche).

1 Green A. « Un psychanalyste face aux neurosciences ». La Recherche 1992 ;247 :1166-1174 (en fait, deux articles, dont le premier avait suscité une réponse – qui n’en était pas une – de J. P. Changeux finalement parue dans un numéro précédent (!), et le second était la réponse d’A. G. à l’article de Changeux)

2 Tallis RC. Burying Freud. The Lancet 1996, 347 : 9002 : 669-671

3 Kandel ER. A new intellectual framework for psychiatry. Am J Psychiatry 1998 ;155 :457-69

4 Kandel ER. Biology and the future of psychanalysis : a new intellectual framework for psychiatry revisited. Am J Psychiatry 1999 ;156 :505-524

5 Kandel ER. « Un nouveau cadre conceptuel de travail pour la psychiatrie, A new intellectual framework for psychiatry » L’Évolution Psychiatrique 2002 ;67 :12-39 et « La biologie et le futur de la psychanalyse : un nouveau cadre conceptuel de travail pour une psychiatrie revisitée Biology and the future of psychoanalysis : a new intellectual framework for psychiatry revisited » L’Évolution Psychiatrique, 2002 ; 67 : 40-82

6 Force est également de constater qu’en dehors d’une certaine bienveillance un peu distante, Kandel ne s’est jamais mouillé plus avant dans cette histoire de neuropsychanalyse.

7 Stora JB. La neuropsychanalyse. coll. Que Sais-je ?, Paris : PUF ; 2006 ; Ouss L, Golse B, Georgieff N, Widlöcher D. Vers une neuropsychanalyse ? Odile Jacob, 2009 ; Ansermet F, Magistretti F. À chacun son cerveau. Odile Jacob, 2005 ; Ansemert F, Magistretti P. Psychanalyse et Neurosciences, Odile Jacob 2010. Pommier G. Comment les neurosciences démontrent la psychanalyse. Flammarion 2004.

8 Stremler E, Castel PH. Les débuts de la neuropsychanalyse. IN Ouss L, Golse B, Georgieff N, Widlocher D. Vers une neuropsychanalyse ? Odile Jacob 2009 : 12-31

9 Savitz JB et al., « The relationship between childhood abuse and dissociation. Is it influenced by catechol-O-methyltransferase (COMPT) activiy ? » Int J Neuropsychopharm 2008 ;11 :149-161

10 Chaperot C, Celacu V, Pisani C. « Réflexions à propos des thèses et des propositions de Kandel relatives aux liens possibles entre psychanalyse et neurosciences : pour la défense d’une irréductibilité de l’objet ». Evolution Psy 2005 ;70 :131-139

11 Fedida P. « Le canular de la neuropsychanalyse ». La Recherche 2000 ;HS3 :101

12 Blass RB, Carmeli Z. « The case against neuropsychanalysis. On fallacies underlying psychoanalysis’latest scientific trend and its negative impact on psychoanalytic discourse ». Int J Psychoanal 2007 ;88 :19-40

13 Ce qui est faux. Les travaux de W. Schultz (J Physiol 1998 ; 80 :1-127) réalisés chez le primate montrent que les neurones dopaminergiques augmentent leur fréquence de décharge en réponse à la perspective d’une récompense. Son implication est certainement davantage dans la motivation, s’il faut tenter une approximation simplificatrice.

14 Panksepp J. “Neuro-psychoanalysis may enliven the mindbrain sciences”. Cortex 2007 ;43 :1106-1107

15 Telle celle véhiculée complaisamment par les médias : « on a découvert la localisation de Dieu dans le cerveau !.. », etc.

16 Et publié dans une revue confidentielle : Solms M. « New findings on the neurological organization of dreaming. Implications for psychoanalysis ». Psychoanalytic Quarterly 1995 ; 64 : 43-67

17 Voir par exemple, sur un site qui se revendique comme « le meilleur site de psychanalyse français », un article portant sur « Neuropsychanalyse made in USA » : http://www.oedipe.org/forum/read.ph....

 

par Laurent Vercueil - SPS n° 293, hors-série Psychanalyse, décembre 2010

 

 

Source: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1547

16:09 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | Pin it! |

22/11/2011

Qui n'est pas pour l'existence et la liberté de choix ? Bas les masques !

 

Le clivage psys analystes/comportementalistes-cognitivistes même s'il reste d'actualité dans notre canton va être assez vite supplanté par une autre perspective, introduite par des psychanalystes comme Tustin, Hochmann, Golse ou encore Délion, un proche du cercle lacanien romand.

Golse&confrères prônent aujourd'hui une approche intégrative (courant de la neuro psychanalyse mise en place par lui) qui allierait les neurosciences à l'approche psychanalytique. Cette approche qui se veut globalisante discrédite ipso facto les débats qui resteraient cristallisés autour de l'opposition psy/non psy.

Ces psys new age qualifient cette opposition de dogmatique n'ayant plus rien avoir avec leur nouveau courant de pensée, qui est -évidemment - meilleur, proche de la réalité des « sujets autistes » et donc salvateur.

Ne vous y méprenez pas, leur réflexion est d'une très bonne qualité. Je pense que les familles ont en effet tout intérêt à dépasser le stade de la simple opposition psy/non psy si elles veulent bien saisir les nouveaux enjeux du débat qui sont bien plus subtils et apporter leur propre réflexion en matière.

 

Qu'est-ce que vraiment l'approche intégrative que je qualifie de « globalisante »? Et quelle différence avec une approche que je qualifie de «globale » comme celle de Teacch par exemple ?

Il faut bien, en effet, distinguer globalisante (= qui s'approprie des domaines de compétences divergents pour les concilier, dominer et au final diriger en imposant une méta-explication à une situation concrète) de globale (= qui tient compte de la réalité de la personne autiste et part de ses besoins pour -sa vie durant avec les modulations nécessaires - l'aider). Derrière ces visions se cache l'originelle opposition, qui elle ne disparaît pas, entre maladie psychique -donc guérissable- prônée par les psys et la vision des TSA comme un "handicap" (social) reconnue par l'autre courant, celui neuro-développemental.

Les psys y compris new age accusent d'ailleurs l'autre courant d'être déterministe, de ne pas laisser au « sujet » autiste l'espoir de guérir, grâce au recouvrement de son « moi » (je résume à peine) en libérant sa « voix », mais de l'enfermer dans une vision du tout handicap qui le cloisonnerait sa vie durant.  L'approche de la neuropsychanayse (intégrative), part désormais aussi des résultats de la neuro-imagerie et de la génétique, mais pour affirmer que  l'autisme est bien un trouble psychopathologique !

Pour eux, si les anomalies dévoilées au niveau du lobe temporal supérieur occupent une place centrale, ce n'est pas comme lieu d'une hypothétique cause primaire de l'autisme, mais plutôt comme un maillon intermédiaire et comme un reflet du fonctionnement autistique lui-même. L'accès à l'intersubjectivité (d'où l'impossibilité d'intégrer le fait que l'autre existe en tant qu'autre) pour le « sujet autiste » s'explique pour Golse par un processus « autistisant », concept développé par Hochmann visant à souligner que l'autisme infantile n'est pas une maladie strictement endogène, mais qu'elle se co-construit et s'organise dans le cadre de dysfonctionnements interactifs ou d'une spirale transactionnelle perturbée entre le bébé et les adultes qui en prennent soin, l'origine première du dysfonctionnement pouvant se situer, selon les cas, soit du côté du bébé soit du côté de l'adulte. Dans tous les cas, les dysfonctionnements interactifs de l'un des partenaires de l'interaction décontenancent l'autre qui, de ce fait, va répondre de manière mal adaptée en aggravant ipso facto les difficultés de son partenaire, et ainsi de suite, dans une spirale dangereuse à vocation auto-aggravante rapide.

Bref, Golse et confrères utilisent les résultats apportés par les neurosciences dans le but de valider leur propre vision de l'autisme et surtout leur propre idée de la bonne prise en charge qui se veut, dans leur propos, la seule, l'unique valable.C'est encore une fois une vision assez tentaculaire.

 

Le débat, vous le voyez bien, se situe à un autre niveau, même si la teneur en reste -au fond- la même. Il oppose maintenant une vision globalisante  à une vision globale, avec comme enjeu -non pas la vie psychique de nos enfants - comme le veulent faire croire les psys new age, mais entre l'idée de la réparation d'un lien originellement brisé (que cela soit de la part du bébé ou de l'adulte) que l'approche intégrative se propose de « réparer » à celle que la personne avec autisme a sa propre identité, due à sa manière constitutivement d'être et de penser que la vision globale respecte tout simplement.

 

Les données du débat ont évolué, la réflexion doit donc aussi évoluer. Il n'est plus question d'opposer psys analytiques/non psys; le débat est : les TSA sont-ils le fruit d'une psychopathologie ou y-a-t-il une identité « autistique » ? Probablement que la recherche active et féconde dans le domaine de ces troubles apportera des réponses ces prochaines années et que l'étiologie, encore obscure aujourd'hui, sera plus claire.

 

Au-delà des théories des uns et des autres qui ont le droit d'ailleurs, chacune, d'exister, (nous cultivons une pensée démocratique) ce qu'Autisme Genève revendique c'est LA LIBERTE DE CHOIX ! Le nœud du problème, ce n'est pas les divergences théoriques et d'approches (au fond chacun peut croire ce qu'il pense être juste de croire et le débat peut exister), mais c'est l'absence de choix !

Si vous êtes un parent et que vous pensez que l'approche globale (neuro-développementale, type Teacch) est celle qu'il faut, vous devez aujourd'hui soit partir de Genève (il y a si peu de solutions dans le public),  soit payer des sommes pharaoniques dans le privé ! Voilà où se situe notre vrai combat et le vrai enjeu pour nos enfants : créer des filières de formation et des solutions institutionnelles  qui répondent à une réelle demande !

Alors je lance un appel inédit : psys et non psys analytiques tous ensemble pour plus de démocratie ! Qui n'est pas pour la liberté de choix? Je pense que c'est celui-là qui serait le vrai -non pas dogmatique- mais doctrinaire !

 

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20/11/2011

La doxa, comme source de l'œcuménisme...

 

Il est juste de poser une réflexion, comme le fait Jérémy Tancray dans la revue « Le Journal des psychologies » ( n. 291 - octobre 2011) sur le dogmatisme qui règne aujourd'hui dans le domaine de l'autisme.

 

Après un bref rappel historique et une réelle autocritique, où il déduit que par son versant dogmatique la « psychanalyse est peut-être la plus responsable (elle qui prône l'appropriation de son histoire par le sujet !) de son actuel déclin dans le domaine de l'autisme », Tancray condamne tout autant le dogmatisme du tout comportementalisme enclenché, en France, par la publication de l'Énigme de l'autisme d'Uta Frith (1989). Il s'interroge sur la fonction du dogme dans le débat sur l'autisme et en arrive à la conclusion que la présence de l'alter est, lorsqu'on défend une position dogmatique, ipso facto considéré comme nocive pour la conception que chacun essaye de défendre ardemment. Cette réflexion vaut autant pour les dogmatiques comportementalistes que pour les dogmatiques psychanalystes. Je passe sur sa tentative d'analyse (pages 6-7), assez faible et inquiétante au fond, de justifier le dogmatisme des psys par un repli « autistique » atteints, en somme, par le même « mal » de ceux qu'ils sont censés s'occuper... Je n'ai jamais compris cette pseudo-analyse que les psys s'imposent à eux-mêmes comme nécessaire pour ne pas être aliénés par leurs « sujets ». On en perd le Verbe, en somme modus dicendi ;-) Et ce repli en soi, source de renfermement, est considéré, par l'auteur de cet article, comme une hypothèse très sérieuse de la genèse possible du dogmatisme.

 

Tancray s'aventure ensuite sur un terrain un peu glissant, à mon humble avis, celui de revenir au sens chrétien, plus précisément catholique (ce qui est déjà une erreur sur le plan historique), du dogmatisme. Vaste sujet. Ce n'est certainement pas en consultant, comme il le fait, le Grand Larousse Universel et l'Encyclopédia Universalis qu'il arrivera à comprendre l'origine, le sens et la portée de ce qui est bien plus qu'un simple concept. Ainsi, il en arrive à la conclusion, déductive, sans doute, que le dogmatisme est « protecteur, défensif ( ?) » que « les apôtres érigèrent les paroles du Christ en dogmes, les lestant d'une vérité de plomb protectrice ». Ce n'est pas juste sur le plan historique. Premièrement les apôtres n'ont pas « écrit », deuxièmement il n'y pas un, mais plusieurs dogmes potentiellement schismatiques, et c'est précisément l'incroyable confrontation de la « doxa » de chacun qui a généré la diversité et l'alternative. Je conseille à Tancray, si le sujet le passionne, de se replonger dans les magnifiques textes des quatre premiers conciles dits « œcuméniques » et à prendre connaissance - en relisant les sources et non des résumés d'encyclopédies- de leur contenu. Il est probable qu'après ces lectures, le sens et la portée, trop réductrice, qu'il donne au mot « dogmatique » changera.

 

Le dogmatisme, dans son acception originelle, a été source de débats, de confrontations à travers lesquels les points d'ancrage ont été définis. Ces derniers ont été établis en fonction de la croyance qui en était à la base.  Ces croyances cohabitent aujourd'hui. Si elles ne cohabitaient pas, ce serait la guerre !

 

Ce n'est donc pas le dogmatisme qui est source de conflits. Le dogmatisme n'est que l'expression de croyances divergentes. Et il faut qu'elles s'expriment. La forme d'expression, j'en conviens, n'est plus celle d'autrefois, où l'excellence était la règle, en mots et en esprit.

 

La vraie guerre, aujourd'hui, dans le monde de l'autisme c'est l'absence de choix. Là est le nœud du problème. Et la tentative de Golse et confères d'introduire la neuropsychanalyse comme « LA » solution, sorte de syncrétisme auto-salvateur, n'est autre qu'une doxa qui suscitera d'autres débats...

 

Mais, donnez aux familles et aux professionnels (qui le souhaitent) la possibilité de choisir entre une doxa et l'autre, vous verrez, j'en mets ma main au feu, le débat se tarir et les « chapelles », pour reprendre les propos de Tancray, cohabiter.

L'œcuménisme, pour reprendre le propos religieux introduit par Tancray, n'a jamais été une volonté de fusionner, de rendre compatible des opinions divergentes, de faire des syncrétismes, jamais ! L'œcuménisme, c'est simplement l'acceptation de l'autre avec et dans sa croyance.

 

Je défends la possibilité pour chacun de croire en ce qu'il veut et fondamentalement, viscéralement pour le DROIT AU CHOIX. A Genève, aujourd'hui, c'est de ce droit qu'on est privé  !

 

 

 

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16/11/2011

Et si on étudiait les atouts des personnes autistes ?

 

Selon un article provocateur publié aujourd'hui à l'invitation du journal Nature par le professeur Laurent Mottron, du Centre d'excellence en troubles envahissants du développement de l'Université de Montréal, nous devons cesser d'assimiler la structure cérébrale différente des personnes atteintes d'autisme à une déficience. Nombre de personnes autistes - pas uniquement les « savants » - possèdent en effet des qualités et des habiletés qui pourraient surpasser celles de personnes non autistes. « Des données récentes et ma propre expérience indiquent qu'il est temps de commencer à considérer l'autisme comme un avantage dans certaines sphères», a déclaré le professeur Mottron.

 

L'équipe de recherche du professeur Mottron, tout comme d'autres chercheurs, a fermement établi et répliqué les habiletés et, parfois, les supériorités des personnes autistes dans de multiples activités cognitives, notamment la perception et le raisonnement. Son groupe comprend plusieurs personnes autistes, et l'intégration de l'une d'entre elles, Michelle Dawson, représente une réussite particulière. Madame Dawson apporte des contributions importantes à notre compréhension de sa condition autistique par son travail et son jugement. «Michelle a mis au défi ma compréhension scientifique de l'autisme », a expliqué Laurent Mottron. Par exemple, Michelle interprète les forces des autistes comme la manifestation d'une authentique intelligence plutôt que d'une sorte de ''ruse'' cérébrale qui leur permettrait d'effectuer des tâches intelligentes sans les comprendre véritablement. « Je suis surpris que, pendant des décennies, les scientifiques aient évalué l'amplitude du retard mental en se fondant sur des tests inappropriés et sur une mauvaise interprétation des forces des personnes autistes », a-t-il ajouté.

 

« Nous avons inventé un mot pour ça: le normocentrisme, qui signifie l'idée préconçue que ce que vous faites et êtes est, par principe, normal, et que ce que fait ou est une personne autiste est, par principe, anormal», a déclaré le professeur. Il fait remarquer que cette manière de concevoir l'autisme constitue la rhétorique habituelle des collectes de fonds et des attributions de subventions. Elle comporte toutefois un prix à payer à l'égard de la manière dont les personnes autistes sont considérées dans le discours social. « Bien que le financement public et philanthropique soit important pour faire progresser notre compréhension de la condition, il est exceptionnel que qu'il soit utilisés pour travailler vers des objectifs identifiés par la collectivité autiste elle-même », ajoute monsieur Mottron, déplorant le fait que nombre de personnes autistes finissent par occuper des emplois répétitifs et subalternes, malgré leur intelligence et leur aptitude à effectuer des contributions beaucoup plus significatives pour la société. « Michelle Dawson et d'autres personnes autistes m'ont convaincu que, dans plusieurs cas, les autistes ont par-dessus tout besoin d'opportunités, souvent de soutien, mais rarement de traitement», déclare le chercheur. « Il en résulte que mon laboratoire, comme d'autres, croit que l'autisme devrait faire l'objet d'une description et d'une investigation à titre de variante acceptée de l'espèce humaine, pas comme un défaut à supprimer. »

 

Dans son article, Laurent Mottron stipule que la science devrait faire sa part pour redonner aux personnes autistes leur place au sein de la communauté humaine. Il approfondit les habiletés spécifiques de certaines personnes autistes, fournit une gamme d'exemples tirés de la réalité et offre certains renseignements personnels tirés de ses collaborations avec Michelle Dawson.

 

À propos du professeur Laurent Mottron

Laurent Mottron, M. D., Ph. D., est professeur au Département de psychiatrie de l'Université de Montréal et directeur du programme autisme de l'Hôpital Rivière-des-Prairies (Montréal). Il est aussi à l'origine de la création du Centre d'excellence en troubles envahissants du développement de l'Université de Montréal (CETEDUM), branche du CENUM affilié au Centre de recherche Fernand-Seguin.

 

Sur le Web :

Département de psychiatrie, Université de Montréal

Centre d'excellence en troubles envahissants du développement

Centre de recherche Fernand-Seguin

Hôpital Rivière-des-Prairies

 

 

Personne-ressource :

William Raillant-Clark

Attaché de presse international

Université de Montréal

Tél. : 514 343-7593

w.raillant-clark@umontreal.ca

@uMontreal_News

 

Source: http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-de-la-sante/20111102-les-scientifiques-doivent-cesser-de-centrer-leurs-travaux-sur-les-deficits-des-autistes.html

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13/11/2011

Autisme : les délires des psychanalystes

À propos du film « Le Mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme »

par Brigitte Axelrad

« La psychanalyse n'est pas une science. Elle n'a pas son statut de science, elle ne peut que l'attendre, l'espérer. C'est un délire - un délire dont on attend qu'il porte une science. On peut attendre longtemps ! Il n'y a pas de progrès, et ce qu'on attend ce n'est pas forcément ce qu'on recueille. C'est un délire scientifique. »

Jacques Lacan, Ornicar ? Bulletin périodique du champ freudien, 1978, 14, p. 9.

« Le point fondamental de mon attitude en tant qu'analyste c'est le fait d'abdiquer l'idée d'une progression »

Un psychanalyste dans « Le Mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme »

 

Dans un reportage de 52 minutes intitulé « Le Mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme » (Océan Invisible Productions) [1], destiné à faire le point sur la conception psychanalytique de l'autisme, Sophie Robert recueille les conceptions de dix pédopsychiatres et psychanalystes [2], dont quelques-uns parmi les plus grands spécialistes français.

Trois des psychanalystes interviewés, appartenant à l'Association de la Cause Freudienne, assignent à présent Sophie Robert en justice et demandent de faire interdire la diffusion du film [3]. Serait-ce qu'ils ne peuvent supporter de se voir à l'écran et de s'entendre sur ce sujet ? Un article paru dans Rue89, le 4 novembre, analyse les termes de l'assignation et met en évidence les manquements à la loi auxquels se sont livrés les plaignants, comme de demander par l'intermédiaire de leur avocat les rushes, ce qui est une « atteinte au secret des sources des journalistes » protégé par la loi du 4 janvier 2010. [4]

Si Jacques Lacan est lucide lorsqu'il affirme que la psychanalyse est un « délire scientifique », comment se fait-il que, 33 ans plus tard, les psychanalystes refusent encore d'abandonner leur vision pseudo-scientifique de l'autisme ? Comment se fait-il qu'ils refusent de reconnaître, avec la communauté scientifique internationale, que l'autisme est un trouble neurologique d'origine probablement génétique, qui entraîne un handicap dans la relation sociale, qu'il y a des autismes et non pas « un » autisme, qu'il faut parler plutôt de « troubles envahissants du développement » et non pas, comme ils le soutiennent, de « psychose », résultant d'une prétendue « toxicité maternelle » et relevant de la psychiatrie ?

Le documentaire de Sophie Robert tente d'apporter quelques éléments de réponse à ces questions en s'appuyant sur le discours des psychanalystes eux-mêmes.

Avant Bruno Bettelheim et sa théorie psychanalytique de l'autisme, Kanner et Asperger s'étaient interrogés sur la possible origine organique de l'autisme.

En 1943, Léo Kanner avait décrit l'autisme comme un trouble affectif de la communication et de la relation n'atteignant pas l'intelligence. Il avait reconnu qu'il s'agissait d'un trouble inné dont les parents ne pouvaient être jugés responsables. En 1944, Hans Asperger, convaincu d'une origine organique de l'autisme, avait émis l'hypothèse que les troubles autistiques sont des « psychopathies » pouvant aller « de la débilité au génie ».

Bruno Bettelheim rompit avec cette conception organique et imposa une conception psychanalytique de l'autisme. Se fondant sur son expérience des camps de concentration, il avait établi une analogie entre les prisonniers des camps et l'enfant autiste. Celui-ci aurait, selon lui, reçu de ses parents, et principalement de sa mère, le message inconscient selon lequel tout le monde se porterait mieux, s'il n'existait pas. En réponse à ce message, l'enfant « choisissait » de s'enfermer dans une « forteresse vide », titre de son ouvrage « La forteresse vide », 1967, consacré à ce problème. [5]

À la fin des années 60, la psychanalyse perd sa suprématie un peu partout dans le monde mais, en France, elle trouve paradoxalement un nouveau souffle sous l'influence d'un psychiatre charismatique, Jacques Lacan.

Les psychanalystes interviewés par Sophie Robert confirment la survivance de cette conception. Répondant à ses questions, ils reprennent en chœur les grands thèmes chers à Bettelheim, Lacan, Klein, Dolto... Ils développent, pour rendre compte des troubles du langage, de la communication et de l'expertise sociale de la personne autiste, les thèmes psychanalytiques de la « mère frigidaire », de la « toxicité maternelle », de la « mère vorace et castratrice » (cf. l'analogie avec le crocodile au début du film qui symbolise le « ventre de la mère », les « dents de la mère ») de la « folie maternelle », de la « mère incestueuse », de la « mère mortifère », etc. La mère est d'après eux toujours « trop » : trop froide, trop chaude, trop vide. Pour résumer, la maternité est psychogène par nature. En face d'elle se dresse « la loi du père » qui lui interdit jouissance et inceste ! Un psychanalyste précise : « La fonction paternelle consiste à intervenir de deux façons, d'une part à dire non à la fusion de la mère et de l'enfant et le père est celui qui interdit la mère. [...] Celui qui interdit la jouissance, c'est-à-dire, qui interdit aussi bien que l'enfant jouisse exclusivement de la mère que le fait que la mère jouisse exclusivement de l'enfant. »

L'autisme et les ravages de la psychanalyse

Les théories psychanalytiques ne sont pas sans conséquence. Cixi, dans son Blog sur Mediapart, parlant des théories psychanalytiques, écrit : « Théories qui ne sont pas sans conséquences. Sûr(e)s de leurs bons droits, avec des poses de résistants à l'envahisseur anglo-saxon et ses théories cognitives comportementales (qu'ils apparentent à du dressage), les voilà qui isolent les enfants autistes de leurs parents, s'opposent à leur socialisation et scolarisation, culpabilisent les parents et instillent le doute d'une potentielle maltraitance de la part des parents et en particulier de la mère. » [1]

Voici ce que dit de son côté le Comité Consultatif National d'Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé à propos des approches psychanalytiques de prise en charge des enfants autistes (extraits de l'avis n°102, 6 décembre 2007 [2], « Sur la situation en France des personnes, enfants et adultes, atteintes d'autisme » :

Les années 1940-1960 : quand une théorie scientifique qui vise à comprendre la souffrance de l'enfant provoque la souffrance des parents et des enfants.

Le drame de l'autisme représente un exemple particulièrement douloureux des conséquences que peuvent avoir des théories sur les causes d'un handicap ou d'une maladie en termes de souffrance humaine et de respect de la personne. Les théories psychanalytiques de l'autisme - les théories psychodynamiques, dont le concept de « forteresse vide » - proposées durant les années 1950 pour décrire et expliquer le monde intérieur des enfants souffrant d'autisme, ont conduit à une mise en cause du comportement des parents, et en particulier des mères, décrites comme des « mères frigidaires », « mères mortifères » dans le développement du handicap (voir Annexe 3). Considérer la mère comme coupable du handicap de son enfant, couper les liens de l'enfant avec sa mère, attendre que l'enfant exprime un désir de contact avec le thérapeute, alors qu'il a une peur panique de ce qui l'entoure font mesurer la violence qu'a pu avoir une telle attitude, les souffrances qu'elle a pu causer, et l'impasse à laquelle cette théorie a pu conduire en matière d'accompagnement, de traitement et d'insertion sociale.

La révolution des années 1980 : l'émergence du concept de « trouble envahissant du développement ».

L'émergence durant les années 1970 d'une nouvelle conception organique, neurobiologique de l'autisme, considéré comme un « trouble envahissant du développement » a conduit, en particulier dans les pays anglo-saxons et les pays d'Europe du Nord, au développement de méthodes radicalement nouvelles d'accompagnement, d'insertion sociale, de « désinstitutionalisation », et de prise en charge précoce, éducative, psychologique et thérapeutique des enfants dans le cadre d'une participation active des parents et des familles. Elles ont aussi conduit à une attention particulière à la souffrance des familles, et à l'accompagnement des familles, contribuant ainsi à atténuer leur détresse.Depuis les années 1980, la classification internationale des syndromes autistiques comme « troubles envahissants du développement » a conduit à l'abandon de la théorie psychodynamique de l'autisme et de la notion de « psychose autistique » dans la quasi-totalité des pays, à l'exception de la France et de certains pays d'Amérique latine, où la culture psychanalytique exerce une influence particulièrement importante dans la pratique psychiatrique.

[1] « Autisme : quand les psychanalystes font mur ».http://blogs.mediapart.fr/blog/cixi...
[2] Membres du Groupe de travail : Jean-Claude Ameisen (rapporteur), Chantal Deschamps, Claude Kordon, Haïm Korsia, Chantal Lebatard, Philippe Rouvillois.
http://www.legislation-psy. com/IM...

Lorsqu'on leur demande comment ils conçoivent l'attitude psychanalytique auprès de l'enfant autiste dont on sait qu'elle est fondée sur la parole, l'un d'entre eux ne craint pas de dire : « Disons que quand on reçoit un enfant autiste, on pratique une psychanalyse qui est une pure invention. On se trouve en face d'un sujet qui, la plupart du temps, ne dispose pas du langage. ». Un autre : « [...] avec un enfant autiste, j'en fais très peu. Très peu, ça veut dire quoi ? Que je pose mes fesses, que je me mets à côté de lui et j'attends qu'il se passe quelque chose, et j'oublie, j'essaie d'oublier tout. [...] Et quand on les interroge sur les résultats qu'ils attendent de la psychanalyse, l'un répond : « Je ne peux pas répondre à ça. Ce n'est pas une question de psychanalyste, ça ! » Et un autre : « En attendre ? Le plaisir de s'intéresser à une bulle de savon. Je ne peux pas vous répondre autre chose. »

En contrepoint de ce discours psychanalytique, Sophie Robert a interrogé, dans deux vidéos « Bonus », Monica Zilbovicius, psychiatre, directrice de recherches à l'INSERM (Unité INSERM 1000, Hôpital Necker, Paris). Avec une grande sobriété, celle-ci décrit les avancées de la connaissance scientifique dans ce domaine à l'aide des outils tels que les mesures de flux sanguin dans le cerveau, l'« Eye Tracking » ou « tracé du regard » et l'IRM, qui permet de détecter l'anomalie de structure dans le cerveau des enfants autistes dans la région temporale supérieure : le sillon temporal. Elle dit : » Nous sommes donc dans la recherche sur le cerveau. »

Monica Zilbovicius confirme donc que l'autisme n'est pas une psychose, que le tableau de psychose est très spécifique de rupture de la réalité avec des hallucinations et des idées délirantes. Cela, dit-elle, ne concerne pas du tout la problématique de l'autisme.

Dans le film « Le Mur », le discours des psychanalystes s'interrompt par moments pour laisser place aux témoignages de familles touchées par l'autisme de leur enfant, comment elles ont organisé leurs vies pour donner à leur enfant les moyens de progresser grâce aux programmes TEACCH, PECS et ABA, qui s'appuient sur les sciences cognitives et comportementales. Ces programmes ont été mis au point depuis plus de 30 ans aux États-Unis mais sont très peu développés en France, essentiellement à cause du combat que les psychanalystes mènent contre eux. L'un d'entre eux dit : « Dans le monde francophone, l'envahissement par les techniques cognitivo-comportementales est un envahissement nouveau, récent, mais très présent, actuellement. La Psychanalyse se bat contre cet envahissement. »

Les psychanalystes, pour la plupart, refusent de reconnaître l'avancée des connaissances scientifiques sur l'autisme et empêchent les programmes fondés sur les neurosciences de se développer en France.

Les parents d'enfants autistes et les enfants autistes paient lourdement leur obstination.

Le film « Le Mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme » est un bon moyen de faire connaître au grand public les obstacles, « le mur », auxquels se heurtent ceux qui sont concernés par l'autisme. Souhaitons que la plainte de ces trois psychanalystes ne freine pas une nouvelle fois les progrès dans la connaissance de l'autisme et dans le développement des structures nécessaires pour accueillir et socialiser les enfants qui en sont atteints.


[1] Les différentes parties du documentaire réalisé par Sophie Robert, en 2011, pour l'association Autistes sans Frontières : http://www.autistessansfrontieres.com/ sont téléchargeables sur vimeo : http://vimeo.com/28297548

[2] Dr Alexandre Stevens PsyK ECF - Psychiatre en chef de l'institution Le Courtil à Tournai. Prof Pierre Delion PsyK - Chef du service de Pédo-Psychiatrie du CHU de Lille. Dr Geneviève Loison PsyK lacanienne - Pédo-psychiatre référent - Lille. Prof Daniel Widlöcher PsyK - APF - Ancien chef du service de psychiatrie - Hôpital de la Pitié Salpêtrière - Paris. Dr Aldo Naouri Pédiatre - Analyste - Essayiste. Prof Bernard Golse PsyK APF - Chef de service de pédopsychiatrie de l'Hôpital Necker de Paris. Esthela Solano PsyK ECF Psychologue clinicienne. Yann Bogopolsky PsyK Kleinienne. Laurent Danon-Boileau Linguiste MODYCO CNRS PsyK SPP Centre Alfred Binet Paris. Eric Laurent PsyK ECF Enseignant formateur en PsyK.

[3] Rue 89 : http://www.rue89.com/2011/11/04/aut...

[4] http://legifrance.gouv.fr/affichTex...

[5] SPS n° 286, juillet-septembre 2009
L'autisme : un pas de plus vers sa connaissance (1)
L'autisme : un pas de plus vers sa connaissance (2)

Observatoire zététique, 7 avril 2009, http://www.zetetique.fr/index.php/d...

 

 

 

SOURCE: http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1744

 

 

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11/11/2011

Les autistes auraient des neurones en plus

D'après une étude neuro-anatomique publiée dans le Journal of the Medical Association (JAMA) les enfants atteints d'autisme auraient le cerveau plus lourd que les autres enfants.

Une nouvelle découverte

En effet, des chercheurs ont conclu que les enfants autistes ont 67% de neurones en plus logés dans le cortex préfrontale. Cette région du cerveau est celle qui "gère" les diverses fonctions cognitives supérieures telles que la communication, le comportement social, l'humeur et l'attention (fonctions déficitaires chez les enfants autistes).

Cette étude suggère aussi différentes causes prénatales de l'autisme en montrant que des problèmes de croissance du cerveau, intervenant avant la naissance, pourraient expliquer le développement de ce syndrome aux origines inconnues. Ces travaux semblent confirmer les observations qui avaient été étudiés il y a un peu plus de 10 ans, révélant une croissance excessive du cerveau chez les enfants autistes.

A l'aide d'un système informatisé d'analyse des tissus, le Pr. Eric Courchesne, du Centre d'excellence de l'autisme de l'Université de San Diego (E-U), a lui-même effectué le dénombrement post-mortem des cellules présentent dans le cortex préfrontal du cerveau de 7 garçons atteints d'autisme et 6 autres au développement normal, tous agés de 2 à 16 ans.

Le résultat :
Les enfants atteints d'autisme ont 67% de neurones en plus dans le cortex préfrontal et donc un cerveau plus lourd que celui des autres enfants de leur âge. Ce qui représente en moyenne 1.94 milliards de neurones pour les autistes contre 1.16 milliards chez les enfants à développement normal.

Si les recherches donnent aujourd'hui la possibilité de connaître les causes prénatales de l'autisme, elles pourraient également avoir un impact important sur la compréhension de la maladie et peut-être prochainement sur le développement des traitements.

 

 

Source: http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/n84879/news/les-aut...

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