10/02/2012

Une définition clarifiée de l'autisme

 

En France, depuis que le monde politique s'est impliqué dans la problématique "autisme" à travers un plan autisme, la conscience a grandi de ce qu'il faut faire dans ces prochaines décennies pour changer la nature de la prise en charge. Cela dépendait prioritairement de la définition que l'on donnait de l'autisme (ou TSA). Cette définition a rejoint celle qui était en vigueur depuis des décennies dans les autres contrées. Et en Suisse ?


Les associations parentales sont les initiatrices de ces changements, mais seul les pouvoirs publics peuvent en être le vecteur. La France nous devance.


Il faut désormais s'inquiéter de ce qui se fait en Suisse et des mille définitions qui occupent encore le champ lexical de l'autisme dans notre pays, autorisant certains (très titrés) à prétendre encore qu'une approche psychanalytique est la panacée...  faisant fi de ce qui s'affirme partout ailleurs (cela devrait préoccuper nos politiques) et  détournant, ainsi,  à leur cause, minoritaire, des fonds publics qui devraient être mis au service de la définition désormais  de la majorité....

Les mots ont leur poids. Le sens des définitions aussi. Ils peuvent déterminer une politique publique. En France, c'est désormais le cas.

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Le rapport de Valérie Létard constate que l'action efficace en faveur de l'autisme a pâti d'un manque de consolidation des connaissances scientifiques sur le sujet et par voie de conséquence a retardé la mise en place des méthodes d'accompagnement et éducatives adaptées. Toutefois, "le plan autisme 2008-2010 a eu le mérite d'aborder clairement [...] la nécessité de régler le "conflit franco-français" portant sur la définition de l'autisme"(1), soulève le rapport.


En janvier 2010, la Haute Autorité de santé (HAS) a permis une avancée décisive avec l'adoption d'une définition du handicap partagée au plan international : "L'autisme est défini comme un trouble envahissant du développement (TED)", un trouble qui désorganise tous les domaines du développement psychologique (voir encadré ci-dessous). "Pour la première fois, [...] il existe un document socle que tous, associations comme professionnels, se sont appropriés et reconnaissent comme la référence pour définir l'autisme et les troubles envahissants de développement (TED)", se félicite Valérie Létard.


Sur la base de cette définition, les préconisations et recommandations qui en découlent peuvent et doivent être suivies par l'ensemble des professionnels de santé et du secteur médico-social : médecins, psychomotriciens, psychologues, travailleurs sociaux... "Cela pourra permettre d'avoir une approche plurielle des méthodes de prise en charge : si les méthodes ABA, Teacch ou Pecs(2) s'avèrent les plus efficaces, il faut les adopter. S'il y a besoin d'un accompagnement psychologique, psychiatrique - je ne parle pas de psychanalyse - à côté parce qu'un enfant à des troubles associés, il faut y recourir", a déclaré Valérie Létard lors des Journées parlementaires sur l'autisme du 12 janvier dernier. Pour elle, il faut désormais concentrer l'effort sur la formation des professionnels, l'adaptation et la création de structures sanitaires et médico-sociales pour une prise en charge efficace des personnes avec autisme.

 

Source: http://www.gouvernement.fr/gouvernement/la-grande-cause-nationale-2012-pour-ouvrir-le-regard-sur-l-autisme

 

Ou encore: http://www.rfi.fr/france/20120209-le-gouvernement-francais-annonce-nouveau-plan-autisme

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