23/02/2012

Le premier certificat en autisme romand, un modèle à suivre...

Le certificat en autisme de la formation continue de l'Université de Fribourg est le premier qui en Romandie offre une formation dans les domaines de la théorie, de l'évaluation et de l'intervention . Un modèle à suivre !

Au moment où les passions se déchaînent, dans le pays voisin, entre prise en charge psy (qu'elle soit old style, entendez "version crocodile" ou new age , entendez une version  "multidimensionnelle") et accompagnement psycho-éducatif (approches éducatives, comportementales et développementales) , il est important de resituer, dans sa perspective historique, le contexte des connaissances.

 

Le Certificat en autisme romand a ce mérite. Après la contextualisation, il permet à ses participant/e/s d'apprendre à utiliser des outils spécifiques d'évaluations et ensuite à mettre en place des programmes psycho-éducatifs qui vont directement aider l'enfant, sa famille et mesurer les progrès de manière objective. En somme, faire un accompagnement de qualité.

 

Evidemment, tout ne s'apprend pas dans le seul cadre de ce Certificat, mais il est un excellent début...

 

Espérons que les enseignements qui y sont prodigués soient déposés et qu'aucun, par exemple un old ou new style man, ne prétende mettre en place sous le même qualificatif, celui de "certificat en autisme" , qui est désormais en vogue et prestigieux , un cursus dont le contenu  serait très  différent. Ce sont les contenus qui font le prestige du titre, il faut donc être bien attentif aux enseignements qui sont livrés...

 

Je dis cela parce qu'il y a, malheureusement,  encore en Romandie, des personnes, qui en parlant d'autisme emploie le mot caduc de "psychose" (et tout ce qui va avec.)...ce sont les contenus même de leurs enseignements académiques :-(  Et dire que c'est de l'argent public qui finance ces contre-vérités... Il va bien falloir aborder tôt ou tard cette question... ou sinon je propose qu'on introduise un nouveau cours, genre: " La Terre est immobile et le centre de l'Univers" si sisisisisi , je vous assure, fi des Copernic, Galilée et autres fous savants.... La terre est immobile et le centre de l'Univers et je veux qu'on me paye pour étayer MA vérité :-) !

 

En attendant, je vous laisse lire cet article :-)

 

 

 

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22/02/2012

Le "verdict du dodo"....

Le dodo est un personnage de Lewis Carroll dans Alice aux Pays des Merveilles. Il organise une course dans laquelle le point de départ et la distance parcourue n'ont pas été prises en compte. À la fin de la course il déclare que « tous ont gagné et tous doivent recevoir un prix ».


Depuis l'article de Saul Rosenzweig « Some implicit common factors in diverse methods of psychotherapy » (American Journal of Orthopsychiatry, 6 : 412-415), qui date de 1936, les psychologues qualifient de « verdict du dodo » l'affirmation selon laquelle toutes les psychothérapies se valent.


Alors est-ce vrai pour l'autisme ? D'après le Prof. Golse, qui multiplie ses interventions dans les médias ces derniers temps: oui. Ainsi il déclare:

« Dans l'autisme, rien n'est validé, tout marche si on met le paquet, c'est l'intensité de la prise en charge qui compte » (propos rapportés par Libération).

Le seul problème de cette déclaration est qu'il n'est pas vraiment exact de dire que "rien n'est validé"...  Il y a de nombreuses études, au contraire, qui démontrent l'utilité des approches éducatives. D'ailleurs, si ces dernières n'étaient pas "utiles", pensez-vous vraiment qu'elles seraient majoritaires  et validées par des gouvernements partout ailleurs qu'en France et en Romandie ?

 

Pour approfondir la question et prendre connaissance de la littérature scientifique qui atteste de la validité de ces approches, lire ici:

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1824

 

 

 

 

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18/02/2012

AUTISME: Dès l’âge de 6 mois, des structures cérébrales différentes

VISUEL%20AUTISME(2).jpgUne nouvelle étude vient s'ajouter à des récents résultats qui permettent d'espérer une détection de plus en plus précoce de l'autisme. Menée par Autism Speaks, cofinancée par le National Institutes of Child Health and Development (NICHD-NIH), cette étude d'imagerie cérébrale infantile, à paraître dans l'édition en ligne du 17 février de l'American Journal of Psychiatry, confirme l'espoir de parvenir prochainement à identifier les enfants à risque d'autisme avant l'apparition de symptômes comportementaux et dès l'âge de 6 mois.

 

C'est une étude qui soulève beaucoup de perspectives pour les familles et qui encouragent la création de centres d'intervention précoce dont les résultats positifs pour le développement des enfants sont avérés !

 

 

 

 

Lire l'article : http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/autisme-des-l-age-de-6-mois-des-structures-cerebrales-differentes_7626_lirelasuite.htm

08:30 Publié dans Autisme - recherches (médicales) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

17/02/2012

Les personnes autistes ont-elles besoin de psychiatres pour se "sentir mieux" ?

Lorsqu'une question aux apparences épineuses se pose, il faut aller chercher des réponses les plus objectives possibles, afin d'éviter l'écueil des emportements émotionnels, même si ces derniers peuvent se comprendre.

 

Attaquée de toute part, menacée par la Haut Autorité de Santé elle-même, la psychiatrie est malmenée en France et mise au ban des approches utiles pour les personnes autistes. Est-ce raisonnable ? Les psychiatres pourraient-ils tout de même aider nos enfants à se "sentir mieux" comme ils le prétendent ? Certains, comme le Prof. Golse, parlent d'accompagner l'enfant "dans sa sortie de la bulle autistique" , sortie si traumatisante à ses yeux ...

 

La question mérite d'être posée, en effet. Il y a déjà des réponses à ces questions:

 

1/ Les personnes autistes elles-mêmes ont écrit beaucoup de témoignages, riches en enseignements. De manière quasi unanime, elles disent que le psychiatre auxquelles elles ont été à un moment ou à un autre de leur vie confronté si il ne leur a pas fait de mal (heureusement !!!), il ne leur a pas été non plus utile. Beaucoup d'aspies parlent de ce rapport comme d'une discussion souvent protocolaire et sans intérêt. Temple Grandin nous rapporte l'anedocte qu'elle appréciait les M&Mns du psychiatre et que pendant ses deux ans de consultation, sa maman avait autant enrichi le psychiatre en question que le fabricant des M&Ms. Gunilla Gerland dit même que la pensée freudienne, malgré son intérêt intellectuel, était en réalité  dangereuse pour sa manière à elle d'être.

 

Je pense que les personnes autistes (et j'en connais beaucoup, beaucoup, beaucoup.... n'ont besoin d'aucun transfert et de contre transfert... grand dada des psys,  pas utile pour leur manière d'être...mais pour cela il faut comprendre l'autisme de l'intérieur... Je conseille à ce sujet la lecture du livre de Hilde de Clercq, Autism within....)

 

2/ dans le autres pays, depuis plus de 30 ans, la psychiatrie n'est plus du tout une référence ni du tout utilisée au niveau de la prise en charge des personnes autistes. Ces dernières s'en portent-elles moins bien ? La réponse est très simple à trouver... La prise en charge éducative leur suffit amplement et leur permet d'atteindre l'automomie sociale souhaitée. Certes, il reste des efforts à faire pour mieux assurer leur vie durant les mesures d'aménagements dont elles ont besoin, mais elles n'ont en tout cas  pas besoin de psychiatres, à moins qu'à leur autisme, ce qui peut arriver comme à n'importe quel autre commun mortel,  se rajoute une maladie psychiatrique.

 

Il faut rester dans son champ d'action. La psychiatrie doit s'occuper de problèmes psychiatriques. L'autisme n'en est pas.

 

3/ La personne autiste a besoin d'un suivi psychologique. Qui dirait le contraire ? Psychologique ne veut pas dire psychiatrique !  Ailleurs ce sont des psychologues et non des psychiatres (bien plus chers... et si peu adaptés avce leurs "grilles habituelles"  de lecture) qui assurent ce suivi... et si le psychologue est bien formé à comprendre "l'autisme d l'intérieur" et donc qu'il connaît les approches éducatives...il n'y a aucun souci pour aider l'enfant.... Il y a, ailleurs, des services d'Etat entiers qui fonctionnent de cette manière... sans souci!

 

4/ Les familles des personnes autistes sont une force et le vrai pilier de la personne autiste. Si la famille est opposée à une prise en charge psychiatrique (ou psychodynamique), le psychiatre doit-il imposer "sa" vérité -non corroborrée - à celle de la volonté des parents ? Je ne pense pas que cela soit très judicieux ni très efficace... Je ne pense qu'on puisse aider, selon des principes propres, MALGRE les autres et surtout malgré les parents et la personne autiste elle-même !

 

 

Ainsi, dans les autres pays, depuis fort longtemps, les deniers publics ont été concentrés sur les services aux familles, sur la prise en charge précoce, sur les mesures d'intégration et d'inclusion (scolaire et professionnelle) et  sur le développement constant des approches éducatives.

Pourquoi la France ou la Romandie devraient-elles faire autrement ? Par goût du particularisme ? Par goût des dépenses publiques ? Parce qu'elle croit, envers et contre toutes les évidences, avoir trouvé un nouveau chemin, celui du compromis ? Mais ce compromis, il sauve quoi ou qui exactement ?? L'enfant ou la psychiatrie elle-même par rapport à l'autisme ?

 

Nous sommes heureux de voir que sous la pression des associations, qui s'appuient sur des données scientifiques,  ces vingt dernières années, les psychiatres ont fait une nette évolution dans leur propos: beaucoup (mais pas tous encore...) admettent désormais l'origine biologique de l'autisme, ils reconnaissent des erreurs dans leur relation aux familles, ils préconisent aujourd'hui l'approche multidimensionnelle (éducative, comportementale et évidemment psychiatrique), ils sont favorable à l'inclusion.... ouhaooo vraiment ils ont fait des efforts considérables.

 

On va leur demander d'en faire un dernier, qu'en pensez-vous ? On va leur demander de regarder ce qui se fait ailleurs, si bien, depuis longtemps. Le nombrilisme a ses limites, surtout en période de crise budgétaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14/02/2012

Autisme: la psychanalyse désavouée par la Haute autorité de santé

 

La prise de position de la Haute autorité de santé (HAS) sur les méthodes adéquates pour accompagner les enfants autistes était très attendue. Ses "recommandations de bonne pratique " seront rendues publiques le 6 mars, mais le quotidien Libération en a révélé aujourd'hui le point clé:

 

carnet3.gif"L'absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques, ni sur la psychothérapie institutionnelle".

 

Ainsi, le groupe de travail réuni par la HAS classe la psychanalyse parmi les "interventions globales non recommandées ou non consensuelles". En des termes prudents, il désavoue très clairement ce mode d'intervention, toujours utilisé en France auprès des enfants autistes, alors qu'il ne figure dans aucune recommandation internationale.

Les conclusions de la HAS ne constituent pas une interdiction de la psychanalyse, puisque les "recommandations de bonne pratique" ne sont pas opposables sur le plan juridique. Mais elles constituent une référence, quant à l'exercice approprié de la médecine, et les magistrats les prennent en compte lorsque des affaires sont portées devant les tribunaux.

 

Sollicitée par L'Express, la présidente de la principale fédération d'association de parents d'enfants autistes, Autisme France, Danièle Langloys, salue "l'objectivité" de la HAS. "Le désaveu de la psychanalyse est une victoire acquise de haute lutte", ajoute-t-elle.

 

 

 

Lire la suite: http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/autisme-la-psychanalyse-desavouee-par-la-haute-autorite-de-sante_1081840.html

 

Et en Suisse ? Lorsqu'on sait que les assurances d'Etat remboursent à hauteur de 500 frs par jour et par enfant des psychothérapies dont l'utilité, pour les enfants TSA, vient d'être contestée par la Haute Autorité de Santé du pays voisin, et que seuls les parents riches peuvent offrir une prise en charge d'ordre éducatif en privé....  prise en charge, qui, elle, est considérée, aujourd'hui, comme la meilleure pour aider nos enfants.... on se demande que fait l'Etat ?????

Comment distribue-t-il les deniers publics ??? Il faut avoir le courage d'affronter cette problématique, de remettre en question l'ordre établi et bien huilé depuis des décennies, et enfin de se mettre tout simplement à jour par rapport aux décisions qui prévalent désormais, aussi en France, qui comme la Suisse, avait cumulé du retard dans ce domaine.....Stop à l'inertie! Stop aux faux compromis...  Il faut agir ! Derrière l'action, il y a la VIE DE NOS ENFANTS !


 

Sur ce sujet, lire aussi:

 

http://www.rfi.fr/science/20120213-autisme-necessite-plus-accompagnement

 

http://www.lepoint.fr/societe/autisme-la-fin-du-regne-de-la-psychanalyse-13-02-2012-1431031_23.php

 

A quand une enquête journalistique sur ce sujet en Suisse romande ?? Les TSA concernent une majorité des enfants avec un handicap, et est à la croisée de plusieurs enjeux de société: formation (éducateurs, psychologues, enseignants, médecins... ), réorientation de la prise en charge (intégration des connaissances à ce sujet), intégration voire inclusion scolaire et professionnelle (non acquises à ce jour!), redéfinition des critères à l'AI .... autant de thèmes à saveur hautement politique....  Pour nous parents, une seule question: quel avenir pour nos enfants en Suisse romande ?

 

 

 

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11/02/2012

François Fillon : "Notre combat pour l'autisme a toute sa part dans nos politiques publiques"

Monsieur le Président du Collectif « Ensemble pour l'autisme »,
Mesdames et Messieurs les présidents d'associations et de fédérations,
Mesdames et Messieurs,

Je voudrais vous souhaiter la bienvenue à Matignon qui accueille aujourd'hui toutes celles et tous ceux qui sont engagés sur cette Grande cause qui est l'autisme.
Pendant trop longtemps, notre pays a accusé un retard inacceptable sur l'autisme.
Nous ne pouvons pas fermer plus longtemps les yeux sur les souffrances dont ce retard est la cause.
Des progrès sont possibles, et vous avez été les premiers à le proclamer et à en faire votre combat.

Aujourd'hui, en lui consacrant la Grande cause nationale 2012, les pouvoirs publics ont choisi de lui accorder une reconnaissance, une reconnaissance pleine et entière; une reconnaissance destinée à vous aider à faire avancer cette cause qui est l'affaire de tous.
On évalue à 1 enfant sur 150 le nombre d'enfants touchés par l'autisme et c'est une proportion qui croît.

Malgré cela, l'autisme reste encore entouré de méconnaissances et de préjugés.
Ce sont des entraves supplémentaires dans les vies quotidiennes des personnes autistes et de leurs familles.

Le moment était donc venu pour un sursaut collectif et pour une mobilisation nationale pour changer notre regard sur l'autisme et surtout pour amplifier nos actions.
Je veux saluer l'engagement opiniâtre de tous ceux qui se sont mobilisés pour que cette reconnaissance soit possible, à commencer naturellement par les responsables des associations.
En dépit des différences d'approches qui existaient, vous avez su initier une dynamique de rassemblement à travers le « Collectif autisme ». Je veux vous en féliciter et naturellement je vous encourage à l'élargir autant que possible.

Je remercie aussi l'ensemble des parlementaires qui se sont réunis voici deux ans pour cette Grande cause, qui dépasse tous les clivages, autour de Daniel FASQUELLE et de Jean-François CHOSSY.
L'engagement de terrain de Daniel FASQUELLE pour les personnes autistes n'est plus à démontrer.
Le mois dernier, les premières journées parlementaires consacrées à l'autisme se sont tenues, ce qui prouve que tout le monde se met en mouvement.

J'ai pu entendre que le choix de cette thématique était « risqué », et que les distinctions parfois subtiles dans les modes d'appréhension de l'autisme faisaient que cette maladie ne se prêtait pas vraiment à une démarche du type « Grande cause nationale ».
Nous avons tenu bon parce que je pense exactement le contraire : c'est précisément parce que le rassemblement est nécessaire et qu'il vient tout juste de s'engager, c'est précisément parce qu'il y a des préjugés à combattre, et parce qu'il reste encore beaucoup à faire, que nous devons nous battre maintenant et nous engager de manière collective.

La Grande cause nationale n'est pas un label d'un jour, c'est un tremplin.
Pendant une année, nous allons multiplier débats et événements pour mieux faire connaître l'autisme. Chacune des initiatives de 2012 sera donc un pas de plus vers la prise de conscience que nous voulons ensemble provoquer.
Je sais que votre collectif y a déjà beaucoup travaillé, je sais que sont en préparation, notamment un Tour de France de débats sur l'autisme et un colloque national au Conseil Economique Social et Environnemental.
Le 2 avril - qui est la journée mondiale de l'autisme - constituera un point d'orgue pour cette sensibilisation autour de l'initiative « la France en bleu », couleur mondiale de l'autisme.
Il faut donc que le plus grand nombre de ministères, de collectivités et d'administrations puissent afficher leur soutien à cette occasion.

Parallèlement, la Grande cause nationale vous offrira l'accès aux chaînes publiques nationales, et permettra la diffusion d'une campagne nationale.
Mais il faudra aller plus loin et démultiplier les canaux pour que le message porte le plus possible.

Le ministère de la Santé mettra donc à la disposition de la démarche Grande cause nationale ses moyens de communication pour préparer un document de synthèse sur l'autisme qui puisse être accessible au grand public.

Luc CHATEL, Jeannette BOUGRAB et Martin HIRSCH sont engagés pour que le service civique volontaire soit pleinement utilisé en matière d'autisme. Dans les prochains jours, ils vont lancer un appel à candidatures pour que des jeunes volontaires viennent relayer cette démarche d'information sur le terrain.
J'ajoute que cette démarche devra être poursuivie, au-delà naturellement de l'année Grande cause nationale.
Le service civique volontaire peut être est un vecteur extrêmement utile pour favoriser l'accès à la vie sociale.
Mais il doit aussi pouvoir fonctionner comme un levier d'engagement au service des autres pour les personnes autistes, car il n'y a aucune raison d'exclure ces personnes de cet engagement lui-même.

L'attribution de ce label vous donne donc de la visibilité.
Mais au-delà de cette visibilité, elle confère aux pouvoirs publics des devoirs supplémentaires.
Je l'ai dit au début de mon propos, la France a un retard à rattraper. En même temps, nous ne partons pas de rien !

Le plan autisme 2008-2011 a d'ores et déjà consacré 187 millions d'euros à l'augmentation des capacités d'accueil - 4 100 places nouvelles ont été créées - et au développement de la recherche sur l'autisme.

Il faut y ajouter 20 millions d'euros destinés à expérimenter de nouveaux modèles de prise en charge. Les résultats de ces expérimentations sont souvent très positifs.
Ce sont les exemples personnels qui permettent d'en prendre conscience.
En l'espace de quelques mois, un enfant autiste pris en charge dans une nouvelle structure spécialisée peut faire des progrès significatifs.

Ces progrès possibles, c'est l'aune à laquelle nous devons mesurer le chemin qui reste à parcourir.

Le rapport que vient de remettre Valérie LETARD, que je remercie, au Gouvernement, a été préparé dans le cadre d'un dialogue extrêmement approfondi avec les acteurs du secteur, et il nous dit deux choses : d'abord il fait un point sur les avancées réelles permises par le plan autisme, et deuxièmement il nous donne une vision claire des domaines prioritaires dans lesquels il faut maintenant intensifier les efforts.

Ces messages ont bien été reçus.
A présent, nous devons tracer ensemble les contours d'un nouveau plan autisme qui guidera nos politiques publiques.
A partir de ces premières conclusions, j'ai demandé à Roselyne BACHELOT d'engager, en lien avec chacun des Ministres concernés, l'élaboration de ce nouveau plan.
Dans cet exercice, je souhaite évidemment qu'un dialogue approfondi soit mené avec chacun d'entre vous.
C'est la raison pour laquelle, conformément aux recommandations de Valérie LETARD, je souhaite que le Conseil national de l'autisme soit réactivé et qu'il se réunisse de façon régulière.
Pour renforcer le suivi et la coordination de ce Conseil national de l'autisme, un dispositif de coordination sera désormais assuré par le Secrétaire général du Comité interministériel du handicap.

Ce nouveau plan devra continuer l'effort de rattrapage sur le déploiement de nouvelles structures de prise en charge.
Pour y parvenir, nous avons, en dépit des contraintes économiques et budgétaires, préservé des marges de manœuvre pour accentuer encore notre effort sur le secteur médico-social.

Enfin, l'une des grandes priorités sera d'intensifier la recherche sur l'autisme.
Pour répondre à la complexité de ses causes, nous devons savoir mobiliser des champs scientifiques très différents : la recherche en biologie et santé, qu'elle soit fondamentale ou clinique, mais aussi la recherche en sciences humaines et sociales, qui a beaucoup à nous apporter pour mieux comprendre les interactions humaines et les interactions entre cognition et comportement.
Je sais que Laurent WAUQUIEZ a mobilisé ses équipes et que des initiatives nouvelles vont pouvoir être prises très rapidement.

Cette mobilisation sur l'autisme s'inscrit dans la droite ligne des engagements du Président de la République et du Gouvernement en matière de handicap.
En 2012, l'effort collectif total en direction des personnes handicapées - ce qu'on appelle le
« compte de handicap » - atteindra un total sans précédent de 38,5 milliards d'euros, soit près de 40 % de plus qu'en 2005.
D'ici la fin de l'année 2012, comme vous le savez, l'allocation « adultes handicapés » aura été revalorisée de 25 %.

Parmi les priorités que nous nous sommes fixées, il y a la scolarisation.
Je sais combien cette question est prioritaire pour toutes les familles d'enfants autistes.
Lors de la conférence nationale du handicap, le 8 juin dernier, le Président de la République a pris des engagements très forts en décidant notamment de supprimer progressivement les contrats aidés pour les remplacer par des personnels mieux formés, mieux rémunérés, sous des contrats de droit public de trois ans.
Dès cette rentrée, 2000 professionnels ont été recrutés sur ce statut, et 10 000 auxiliaires de vie scolaire supplémentaires ont été engagés.
L'année prochaine, les crédits de l'Éducation nationale consacrés à l'accompagnement des enfants handicapés seront augmentés, pour passer de 350 millions d'euros à 450 millions d'euros.
On sait que les enfants autistes ou atteints de troubles envahissants du développement sont de plus en plus nombreux à être scolarisés en milieu ordinaire.
Alors que le ministère de l'Éducation nationale en recensait 2000 en 2004, ils seraient maintenant 25 000 en 2011-2012.
C'est un progrès indéniable, parce que la scolarisation en milieu ordinaire est un élément incontournable de l'intégration dans la société. Et en même temps, nous savons que nous devons faire beaucoup plus pour que les enfants autistes y aient toute leur part.

En matière de handicap, au-delà des dispositifs et des moyens mobilisés, ce sont les attitudes, ce sont les regards, que nous devons changer.
C'est l'un des messages du rapport que Jean-François CHOSSY qui m'a remis en fin d'année.
Depuis la loi du 11 février 2005, voulue par le Président CHIRAC et portée par Marie-Anne MONTCHAMP, le principe d'accessibilité généralisée est entré dans notre droit.
Je sais toute la force de conviction qu'il a fallu pour parvenir à cet engagement et surtout pour s'assurer qu'il soit suivi d'effet.

Je veux saluer en particulier le travail de Paul BLANC, qui est présent ici, et dont la loi votée au mois de juillet dernier va considérablement renforcer l'efficacité et les capacités d'intervention des maisons départementales de personnes handicapées.

Vous savez mieux que quiconque combien défendre les droits des personnes handicapées est un combat exigeant, un combat permanent et un combat qui n'autorise aucune faiblesse.
Nul ne peut accepter qu'aujourd'hui en France perdurent des traitements qui ne seraient pas respectueux de la dignité et des droits des personnes.
Cela concerne aussi les personnes atteintes d'autisme.
Je souhaite que l'attribution de la Grande cause nationale permette de franchir une étape décisive dans le respect effectif de l'ensemble de ces principes fondamentaux.
J'ai donc demandé à Roselyne BACHELOT et à Xavier BERTRAND de prendre toutes les mesures qui s'imposent dans cet objectif. Dans les toutes prochaines semaines, la Haute autorité de santé - dont je veux saluer le Président Jean-Luc HAROUSSEAU - apportera également ses recommandations sur la question de la compatibilité des modes de prises en charge avec cette question essentielle du respect des droits des personnes.

Cette défense des droits des personnes autistes devra figurer en première place dans le futur plan autisme.
Et Dominique BAUDIS, Défenseur des droits, y veillera de près, lui qui suit en lien avec le Conseil consultatif national des personnes handicapées, l'application dans notre pays de la Convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées.

Dans ce combat où rien ne se décrète mais où tout se conquiert patiemment, à force d'écoute, de sensibilisation, je veux dire notre reconnaissance collective aux soignants, à toutes les personnes qui interviennent auprès des personnes autistes.
Leur engagement est irremplaçable, et ils ont un vrai rôle à jouer dans l'amélioration continue de la qualité de la prise en charge en matière d'autisme.
Pour offrir le meilleur accompagnement possible, nous devrons utiliser tous les leviers dont nous disposons auprès des professionnels, et notamment le nouveau vecteur que représente le développement professionnel continu. Je sais que Xavier BERTRAND et Nora BERRA sauront les mobiliser.

Mesdames et Messieurs,

Dans la prise en charge des personnes autistes, ce que nous retrouvons, une nouvelle fois, ce sont les conséquences du vieux principe de séparation entre le domaine sanitaire et le domaine médico-social.
J'ai déjà eu l'occasion de dire toute l'absurdité qu'il y avait à croire que la prise en charge d'une personne pouvait être ainsi écartelée entre deux univers juridiques dissociés.
Un tel hiatus ne pouvait aboutir qu'à des conséquences dramatiques dans les champs d'intervention qui se situent précisément à la jointure de ces deux univers.
On l'a vu, pour la prise en charge des personnes âgées.
C'est vrai aussi en matière de handicap et, je le crois, de façon encore plus nette dans le domaine de l'autisme.

En dépit de l'artificialité complète de cette séparation, il nous a fallu près de trente-cinq ans pour engager le dépassement de cette dichotomie.
Permettez-moi de croire que c'est là un des acquis majeurs de l'action de ce Gouvernement dans le champ social.
Développer de nouvelles approches transversales à l'échelle des régions : c'est la mission des Agences Régionales de Santé, créées par la loi de juillet 2009.
C'est une véritable révolution de notre organisation.
Et je sais, en saluant Claude EVIN, toute l'énergie qu'il a fallu pour diffuser cette dynamique sur le terrain, avec des résultats, des premiers résultats qui sont là.
C'est désormais acquis : les projets régionaux de santé qui sont actuellement en phase de validation consacreront une place renforcée à l'autisme.
Nous avons engagé une nouvelle méthodologie d'approche : à partir des personnes et non plus à partir des structures. Cette nouvelle méthodologie doit irriguer l'ensemble du champ sanitaire et médico-social.
Personnaliser de plus en plus nos politiques, cela signifie aussi que nous devrons renforcer notre soutien aux aidants des personnes autistes.
Nous ne pouvons plus accepter que les proches, que les aidants familiaux soient livrés à eux-mêmes et soient laissés sans repères.
Ici encore, des initiatives fortes ont déjà été prises pour leur apporter un concours renforcé. Mais nous savons qu'il faudra aller beaucoup plus loin.

Notre combat pour l'autisme a toute sa part dans nos politiques publiques parce que c'est un combat qui touche au cœur de l'exigence de solidarité et d'humanisme qui fonde notre projet de société.
On a pu dire de l'autisme qu'il était en quelque sorte « un soleil inversé », dont « les rayons sont dirigés vers l'intérieur ». Eh bien, à nous de rediriger ces rayons vers l'extérieur.
C'est le défi politique et en même temps le défi humaniste que je vous propose de relever ensemble.
Il faut faire en sorte que le regard singulier de la personne autiste ne soit plus incompris, mais qu'il retrouve sa sérénité dans le lien à l'autre.
Je pense que nous en sommes tous convaincus, c'est ce qui nous rassemble ici, notre société a beaucoup à apprendre de ce regard et elle a beaucoup à lui donner.

Voilà, Mesdames et Messieurs, les réflexions et les convictions que je souhaitais partager avec vous. Après avoir débattu avec les présidents des associations et l'ensemble des ministres, je suis heureux de lancer de la manière la plus officielle qui soit cette Grande cause nationale.






à écouter et voir:

 

 

 

Source: http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/francois-fillon-notre-combat-pour-l-autisme-a-toute-sa-part-dans-nos-politiques-pub

06:10 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

10/02/2012

Une définition clarifiée de l'autisme

 

En France, depuis que le monde politique s'est impliqué dans la problématique "autisme" à travers un plan autisme, la conscience a grandi de ce qu'il faut faire dans ces prochaines décennies pour changer la nature de la prise en charge. Cela dépendait prioritairement de la définition que l'on donnait de l'autisme (ou TSA). Cette définition a rejoint celle qui était en vigueur depuis des décennies dans les autres contrées. Et en Suisse ?


Les associations parentales sont les initiatrices de ces changements, mais seul les pouvoirs publics peuvent en être le vecteur. La France nous devance.


Il faut désormais s'inquiéter de ce qui se fait en Suisse et des mille définitions qui occupent encore le champ lexical de l'autisme dans notre pays, autorisant certains (très titrés) à prétendre encore qu'une approche psychanalytique est la panacée...  faisant fi de ce qui s'affirme partout ailleurs (cela devrait préoccuper nos politiques) et  détournant, ainsi,  à leur cause, minoritaire, des fonds publics qui devraient être mis au service de la définition désormais  de la majorité....

Les mots ont leur poids. Le sens des définitions aussi. Ils peuvent déterminer une politique publique. En France, c'est désormais le cas.

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Le rapport de Valérie Létard constate que l'action efficace en faveur de l'autisme a pâti d'un manque de consolidation des connaissances scientifiques sur le sujet et par voie de conséquence a retardé la mise en place des méthodes d'accompagnement et éducatives adaptées. Toutefois, "le plan autisme 2008-2010 a eu le mérite d'aborder clairement [...] la nécessité de régler le "conflit franco-français" portant sur la définition de l'autisme"(1), soulève le rapport.


En janvier 2010, la Haute Autorité de santé (HAS) a permis une avancée décisive avec l'adoption d'une définition du handicap partagée au plan international : "L'autisme est défini comme un trouble envahissant du développement (TED)", un trouble qui désorganise tous les domaines du développement psychologique (voir encadré ci-dessous). "Pour la première fois, [...] il existe un document socle que tous, associations comme professionnels, se sont appropriés et reconnaissent comme la référence pour définir l'autisme et les troubles envahissants de développement (TED)", se félicite Valérie Létard.


Sur la base de cette définition, les préconisations et recommandations qui en découlent peuvent et doivent être suivies par l'ensemble des professionnels de santé et du secteur médico-social : médecins, psychomotriciens, psychologues, travailleurs sociaux... "Cela pourra permettre d'avoir une approche plurielle des méthodes de prise en charge : si les méthodes ABA, Teacch ou Pecs(2) s'avèrent les plus efficaces, il faut les adopter. S'il y a besoin d'un accompagnement psychologique, psychiatrique - je ne parle pas de psychanalyse - à côté parce qu'un enfant à des troubles associés, il faut y recourir", a déclaré Valérie Létard lors des Journées parlementaires sur l'autisme du 12 janvier dernier. Pour elle, il faut désormais concentrer l'effort sur la formation des professionnels, l'adaptation et la création de structures sanitaires et médico-sociales pour une prise en charge efficace des personnes avec autisme.

 

Source: http://www.gouvernement.fr/gouvernement/la-grande-cause-nationale-2012-pour-ouvrir-le-regard-sur-l-autisme

 

Ou encore: http://www.rfi.fr/france/20120209-le-gouvernement-francais-annonce-nouveau-plan-autisme

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03/02/2012

Scolarisation des enfants autistes : H.Bello interroge le gouvernement

La députée, Huguette Bello, est intervenue cette semaine à l'Assemblée nationale pour attirer l'attention du gouvernement sur la nécessaire "intégration scolaire des enfants autistes en milieu ordinaire". Voici l'intégralité de la question orale, sans débat, d'Huguette Bello. 3765371-5603419.jpg



"L'attribution pour 2012 du label Grande cause nationale à la lutte contre l'autisme a été unanimement saluée. Parmi les différentes actions attendues pour mieux comprendre ce trouble, le faire mieux connaître et mieux le prendre en charge, l'intégration scolaire des enfants occupe une place toute particulière.

Nous savons que la loi de 2005 non seulement reconnaît à "tout enfant porteur de handicap le droit d'être inscrit dans l'école la plus proche de son domicile", mais encore qu’elle garantit la mise en œuvre des moyens financiers et humains nécessaires à sa scolarisation en milieu ordinaire.

Mais nous savons aussi que la réalité est tout autre. Pour 80% des enfants autistes, cette loi est restée une loi de papier.

Les recherches des spécialistes et les témoignages des parents ne cessent pourtant de nous dire à quel point une telle carence est nuisible aux enfants, et à quel point ses conséquences peuvent être lourdes pour la société. Pour remédier à une telle situation, les moyens sont déjà identifiés. Le dernier rapport en date, réalisé par la sénatrice Valérie Létard, les rappelle parfaitement et de manière opportune.

La sensibilisation des enseignants, notamment en classe maternelle, et le dépistage précoce des enfants sont indispensables. Ils permettent d'éviter la marginalisation progressive de l’enfant.

L'intégration scolaire des enfants autistes suppose également (je dirai même exige) la mise en œuvre réelle des mesures de compensation. Il s'agit en priorité des auxiliaires de vie scolaire. Il est devenu urgent d'augmenter leur nombre, de garantir, de façon pérenne, leur professionnalisation et d'alléger les procédures administratives de leur recrutement.

L'accompagnement scolaire doit devenir un vrai métier. Les familles, les associations, les professionnels insistent pour que l'« aide aux aidants » soit une priorité. C'est à cette condition que les postes seront pérennisés, que les AVSI pourront assurer la stabilité aux écoliers atteints de syndrome autistique, une stabilité absolument nécessaire, et que les conditions de leur scolarisation contrarient.

Les mesures sont identifiées. Le label 2012 est là. Les conditions sont donc réunies pour que la loi de 2005 soit enfin appliquée.

Le devoir, la solidarité, la morale elle-même interdisent que l'argument de la rigueur budgétaire soit opposé aux enfants les plus fragiles.

La question ne peut donc être que celle-ci : "Quand annoncerez-vous les mesures en faveur de leur scolarisation en milieu ordinaire ?"



Source: http://www.zinfos974.com/Scolarisation-des-enfants-autistes-H-Bello-interroge-le-gouvernement_a37162.html

19:22 Publié dans Autisme - école - inclusion | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | Pin it! |

L'exclusion tue !

Il faut aider nos enfants, favoriser l'intégration à tous les âges, penser à l'inclusion, au risque de pousser à bout nos enfants et leurs familles.

Il n'est pas vrai que l'intégration met en danger les autres enfants, il n'est pas vrai que l'intégration met en péril l'équilibre d'un système. Le système n'a pas le droit d'exclure en accusant l'enfant de ne pas pouvoir.... c'est le système qui doit se réformer pour rendre possible ! Ceux qui ne sont pas prêts...ce n'est pas nos enfants, ce sont les rouages du système. Ce n'est pas la même chose.

Alors arrêtons d'inverser les rôles et essayons plutôt ensemble de réformer ce qui ne va pas aujourd'hui pour le rendre possibe demain. Derrière cette conscience et ce courage d'action, il y  la vie de nos enfants, et ils sont nombreux.

 

 

 

Source de la vidéo: http://autisme.info31.free.fr/?p=1546

07:57 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | Pin it! |