25/03/2012

La violence débute là où s'arrête la compétence

L'enfant avec autisme a une autre manière de communiquer. Il peut parfois le faire par le biais de la "violence". Face à cette violence, le professionnel a deux choix:



a/esquiver et analyser (cela prend beaucoup de temps)



ou



b/comprendre et apprendre une autre manière de communiquer.



Mais celui qui rétorque par la violence a toujours tort et doit être blâmé, voire exclu selon la nature de ses actes.



Je connais beaucoup d'institutions au niveau régional. Je suis arrivée à un constat très simple: l'enfant autiste ne génère pas de la violence sans raison et n'en suscite pas chez autrui si le professionnel comprend, sait et donne à l'enfant une autre manière de communiquer. Mais pour cela il faut être formé. On ne peut pas s'improviser "spécialiste en autisme".



Aujourd'hui c'est ce qui se passe. Certains s'arrogent des titres et donc des droits sans en avoir aucune compétence. Et, malheureusement les conséquences sont souvent dramatiques. Pour les enfants. La violence du professionnel ne se justifie en aucune manière, jamais, avec aucune excuse, sous aucun prétexte. Sa violence montre juste sa totale inadéquation avec son contexte professionnel. La violence débute toujours là où s'arrête la compétence. C'est une vérité.





Autisme Genève
réclame depuis des années qu'un cursus de formation de base puisse être établi, donnant aux professionnels les outils de travail dont ils ont besoin pour faire face à des enfants dont la manière de penser et de s'exprimer est différente. Cela éviterait des drames.



Autisme Genève demande depuis des années qu'il y ait une certification des compétences (formation continue) qui donne accès à des postes de responsabilités au sein d'institutions spécialisées en autisme.



Autisme Genève demande depuis des années qu'il y ait un cursus agréé pour devenir "formateur" dans ce domaine très spécifique. Aujourd'hui trop de personnes s'auto déclarent être des formateurs sans qu'il y ait le moindre cursus identifié, ni balisé ni avalisé. Et ils forment sans vraiment former...



Autisme Genève demande depuis des années la création d'un organe de contrôle qui puisse superviser les institutions qui se disent spécialisées en autisme. Il ne faut pas laisser la porte ouverte à l'approximation, à l'autosatisfaction, voire -en cas de problème- à l'autojustification. C'est grave.



Former, contrôler et avaliser est une question de sérieux et de professionnalisme. Cela se fait naturellement  ailleurs.



Nous ne voulons plus confier nos enfants à des personnes qui n'ont pas de formation adéquate, à des institutions autogérées, sans contrôle externe et neutre.  Stop à l'amateurisme.



Autisme Genève
a des pistes et des programmes à proposer.

Autisme Genève est une force parce qu'elle est l'alliance entre l'énergie inépuisable de parents qui ont une vision très claire de l'avenir et la volonté de professionnels qui partagent cette vision et qui veulent enfin, ici et maintenant, travailler autrement.

 

09:52 Publié dans Autisme - violence, maltraitance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

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