22/08/2012

C'est quoi le système ?

Les parents d'enfants différents ont-ils le choix lorsqu'ils doivent choisir un lieu d'accueil pour leur enfant ?


Non.


Ni lorsqu'ils sont enfants, ni lorsqu'ils sont ados et encore moins sans doute lorsqu'ils sont adultes.


Ils sont placés là où il y a de la place. C'est le système qui veut ça. Et le système, paraît-il, a toujours raison. On ne peut pas faire autrement, nous dit-on. C'est sans doute un peu vrai, puisqu'on nous le dit. Si on reste dans la logique du système, alors tout le monde a fait le maximum, au mieux selon les circonstances et les moyens alloués. Et on nous le dit. Et puisqu'on nous le dit, il faut qu'on accepte.


Le problème c'est qu'on ne parle pas ici de n'importe quel enfant, on parle d'enfants qui ont des besoins spécifiques et pour lesquels il faut des réponses spécifiques au risque de condamner leur développement et  leur bien-être. On le dit aussi. Et puisqu'on le dit, c'est sans doute un peu vrai aussi.


Je ne connais pas de parents qui accepterait l'idée de condamner le développement de leur propre  enfant au nom d'un système. Vous en connaissez, vous ?


Il y a un problème: le système tel qu'il a été conçu il y a plus de 50 ans n'est plus adapté au niveau des connaissances actuelles, ni à la vision intégrative promulguée par les politiques ni aux besoins de réponses spécifiques dont les enfants différents ont besoin, chacun dans sa problématique.

Alors lorsqu'il ya un problème, en général, on essaye de trouver une solution et non pas des justifications pour faire croire que le système va bien quand même. Il faut faire évoluer le système. Mais pour le faire évoluer, il faut déjà avoir conscience que le système n'est plus adapté et ne pas être fataliste ou pire faux-cul en bredouillant "ah madame, vous savez bien, on fait de notre mieux, mais on ne peut pas, on n'a pas ci, on n'a pas ça ..." et tralalala... ou pire "mais oui, je vous assure que c'est l'institution qu'il faut parce que et blablablala.."

En général les parents ne sont pas dupes. De moins en moins en tout cas. Les parents d'enfants différents parlent de LEUR enfant et non pas d'un enfant parmi d'autres dans une liste malheureusement très longue. Il ne faut donc pas bredouiller, justifier, essayer avec de jolis mots de faire croire que ça ira  quand même au nom du principe surranné "on va les angoisser encore plus ces parents...." C'est un peu insultant.


Non: il faut faire évoluer le système. Et c'est possible, à moindre coût. CE qui empêche de faire évoluer le système, ce sont  les habitudes de celles et ceux qui préfèrent affirmer que leur croyance est une science plutôt que de croire que la science peut amener d'autres habitudes, disons, plus actualisées. Un système ne peut évoluer que si les personnes qui l'animent prennent conscience qu'il faille le faire évoluer. Il faut donc agir sur les personnes en les informant, en les formant. Puis, les solutions paraîtront évidentes et le système évoluera en conséquence.


Les parents savent bien qu'il y a des solutions. Maintenant ce sont les acteurs du système qui doivent s'en convaincre. Une bonne piste pour commencer à le faire, c'est d'écouter activement les parents et avec eux, en partenariat, faire évoluer le système.


Y a -t-il à Genève cette volonté ?

07:29 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | Pin it! |

Commentaires

Madame,

Autant j'ai beaucoup de compassion pour votre cause et pour les enfants différents autant je me dois de m'adresser à vous dans les termes qui vont suivre.

Vous et vos familles amies n'avez rien compris au monde actuel.

Les enfants différents, entre autre autistes, n'ont pas de pouvoir de nuisance.

Or, de nos jours ce n'est plus la phrase de Descartes : "je pense donc je suis" qui prévaut, mais "je nuis donc je suis".

Ainsi, en va-t-il des délinquants, des faux réfugiés, des mendiants venus de loin, des gens aimant voyager et qui prennent pocession sans grandes compensation de terres paysannes qu'ils saccagent ensuite, etc...

Là, oui, ils ont l'oreil des politiciens et de toutes les bonnes âmes prêtent à agir, à aider, à fournir des aides sociales, des HLMs, des conseils juridiques, de l'éducation et de la santé gratuite.

Par contre, avec vous, qu'observe-t-on? Des familles polies qui souffrent en silence et dignité, qui sont toutes accaparée à se plier en quattre pour essayer d'améliorer le quotidien de leur proche différent et qui traversent bien dans les clous. Vous ne cassez rien, vous ne gueulez pas, vous êtes inexistants sur l'échiquier politiques et vous payez vos impôts. Des bonnes poires, de très belles poires...

Et puis, vos enfants, quoi? Vu l'état dans lequel ils sont, ils ne fomentent pas d'émeutes, pas de saccages, pas d'aggression pour un i-phone, pas de votes ethniques pour remercier les politiciens, pas de revendications (à savoir qu'ils fassent partie des autistes verbaux et qui comprennent les mots complexes).

Donc, les politiques peuvent largement temporiser, vous promettre des lendemains qui chantent, de toute façon vous êtes bien trop occupés à courir pour revenir les voir.

Commencez à devenir plus durs, à filmer en caméra cachée les discussions avec les politiques et les assistants sociaux, mettez les vidéos sur internet dans des législations comme la Russie où la population suisse pourra les voir sans qu'elles puissent être effacées par une autorité suisse, exiger votre part du social qui est donné en priorité à d'autres groupes souvent venus d'ailleurs, succiter l'indignation de la population suisse en montrant comment vous êtes relayé à l'état de sous-citoyens dans votre Nation et lancer un référendum (la marche Blanche a bien réussi avec de petits moyens).

De nos jours plus personne de sain d'esprit n'est assez stupide pour continuer à croire en des phrases comme "et tu tendras l'autre joue"...

Écrit par : Anonyme | 26/08/2012

A chacun son sytle. Je respecte toutes les formes de combat légitime. Bien à vous, Mj

Écrit par : Marie-Jeanne | 26/08/2012

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