26/02/2013

Compensation des désavantages chez les enfants et les ados avec un TSA

 

Tous sont égaux devant la loi. Nul ne peut être discriminé, notamment pour des raisons comme le statut social, la race, la religion, un handicap ou une déficience. Ce principe est inscrit dans l'article 8 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse. Tout le monde devrait avoir les mêmes droits et les mêmes chances, en particulier, quand il s'agit de l'éducation.

Dans certains cas, des personnes ne peuvent pas atteindre des objectifs éducatifs à cause  de leur handicap alors qu'elles en auraient les capacités cognitives. Si tel est le cas, on doit examiner si un aménagement des conditions de formation peut être mis en place afin de limiter l'impact du handicap et réaliser l'objectif de l'égalité des chances dans la formation.

La Fondation du Centre suisse de pédagogie spécialisée (CSPS) définit la compensation des désavantages comme suit: « La compensation des désavantages consiste en la neutralisation ou la diminution des limitations occasionnées par un handicap.» En pratique, cela signifie que la personne concernée a le potentiel pour atteindre les objectifs de la formation mais elle est partiellement entravée dans sa capacité de performances et le désavantage résultant doit être compensé.

Les enfants et les adolescents peuvent bénéficier d'une compensation des désavantages, si les éléments de base suivants sont présents.

  • · Il doit y avoir un handicap qui a été diagnostiqué par une institution professionnelle définie et reconnue par le canton (p.ex. service de psychologie scolaire)
  • · Le désavantage existant et menaçant créé par le handicap peut être compensé par une mesure définie individuellement.
  • · Ainsi, les objectifs d'éducation sont maintenus en termes de qualité, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas qualitativement ajustés à la baisse. Les adaptations sont purement formelles.

La compensation des désavantages peut contenir différentes mesures telles que :

  • · Le moment de l'examen
  • · Durée de l'examen / segmentation
  • · Réglage / exécution de l'examen
  • · Présentation de l'examen
  • · La possibilité de répondre à l'examen

Les enfants et les adolescents atteints d'un TSA peuvent également bénéficier d'une compensation des désavantages. Ils peuvent subir dans différentes situations en comparaison aux autres élèves un désavantage qui leur donne droit à une compensation. Par exemple, les enfants et les adolescents atteints de TSA peuvent avoir un désavantage dû à des difficultés de flexibilité, d'attention, de graphomotricité, de maladresse motrice, etc. qui doivent être compensées.

Les mesures qui doivent être prises, doivent être toutefois évaluées à un rythme régulier et ajustées si nécessaire. L'enfant doit également être mis au courant des mesures prises et la compensation des désavantages doit être transparente.

 

 

Compensation des désavantages – Fondation du Centre suisse de pédagogie spécialisée
http://www.csps.ch/fr/Plateforme-dinformation-pour-la-pda...

Compensation des désavantages FAQ:
Fondation du Centre suisse de pédagogie spécialisée
http://www.csps.ch/bausteine.net/f/9123/FAQCompensationde...


Découvrez davantage au sujet d'Compensation des désavantages chez les enfants et les adolescents avec un TSA sur www.autisme.ch

 

 

 

Source:

asr - autisme actuel

Hiver 2012-2013

06:43 Publié dans Autisme - approches éducatives | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

24/02/2013

La politique sparadrap

Les TSA sont un problème majeur de notre société dépendant de trois Départements: le DIP, celui de la santé et celui des affaires sociales. Ces Départements travaillent chacun de leur côté sans coordonner leurs actions en matière de handicap, encore moins dans le domaine spécifique des TSA.

Il n'y a pas de ligne directrice, aucun plan directeur, aucune cohérence. Pas de plan autisme en somme.

Cette incohérence est reproduite sur le terrain, au sein d'un même  Service parfois. Tous les parents la vivent, les professionnels la ressentent.

Mon enfant, entendez les enfants TSA dans leur ensemble (mon enfant n'étant pas différent des autres) peut naviguer d'un centre dit spécialisé à l'autre, et ce dans le même Service,  sans avoir à disposition les mêmes outils indispensables à son développement. Et cela  ne choque personne. Pire: on trouve cela même normal !!!! On le justifie avec des pseudo discours à la sauce locale.

 

Je propose alors qu'on applique la même politique pour les enfants porteurs d'un autre handicap. Tiens, on va prendre les enfants malvoyants. Je propose qu'ils passent d'un centre qui utilise le braille à un autre centre, dit spécialisé, où les seuls outils sont des livres imprimés. Et on va leur demander de lire.

 

Amusant, n'est-ce pas ?

 

Tout le monde crierait au scandale, sans doute ! (En somme j'ose espérer). Il y aurait des articles dans les médias, que sais-je une cohorte de parents avec des pantecartes devant les Départements concernés pour dénoncer ce crime !!!!

 

Mais figurez-vous qu'un enfant autiste, aujourd'hui, vit ces incohérences et personne ne s'en soucie. On trouve même le moyen de les justifier. Le braille de l'enfant autiste c'est la cohérence de ses outils. Ses outils sont les suivants:

Communication: outils adaptés à son niveaux (objets, pictos, agenda...)

Organisation spatio-temporelle: planning, plan de travail...

Comportement: analyse fonctionnelle, tableaux du comportement...

Social: scenarii sociaux, groupes de compétences sociales...

Etc.

Ces outils (pour lesquels EFFECTIVEMENT il faut avoir été formé) DOIVENT OBLIGATOIREMENT se retrouver d'une année à l'autre, d'une institution à l'autre, et ce pour LA VIE ENTIERE de la personne !!!

Bien sûr qu'il y a des adaptations des outils, une évolution de ces derniers etc...mais n'importe quel spécialiste en autisme le SAIT et saura quoi faire ! 

Ce qu'on dénonce c'est que ces outils peuvent disparaître à un moment donné soit parce qu'une équipe aura décidé d'une manière aléatoire que ces outils n'étaient pas si utiles pour la personne autiste (???!!!___??//!!!!!?), soit par ignorance de ces outils, par manque de formation. Parfois, pire: par idéologie :-(((((

IL EST INADMISSIBLE AUJOURD'HUI qu'on n'assure pas une continuité de ces outils (le braille de nos enfants) d'une institution à l'autre, d'un Service à l'autre  et que les professionnels des institutions qui accueillent nos enfants ne maîtrisent pas ces mêmes outils.

Où sont les directives ? Qui dit aux équipes quoi faire, comment le faire, pourquoi le faire ? Où sont les coordinations d'un Service à l'autre ? D'un Service des jeunes à celui des ados, puis à celui des adultes?

Qui assume la responsabilité des ruptures qu'un enfant peut vivre aujourd'hui, au niveau de ses outils, dans le système mis en place ? Contre qui doit-on se retourner ? La Direction ? L'Etat ? Polichinelle?

 

sparadrap.jpgIl faut arrêter de faire une politique sparadrap, une politique qui colmate au compte-goutte les problèmes qui éclatent au grand jour, lorsque l'incohérence du système est tel qu'on ne peut pas faire autrement que de répondre quand même par un petit sparadrap...

A quand une vraie politique des TSA tout court ?

La politique sparadrap ne pourra jamais colmater l'hémorragie qui se prépare.

Il nous faut des interlocuteurs sérieux et responsables.

 

 

09:13 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

23/02/2013

Autisme et les hautes écoles: pendant qu'ici on tergiverse, ailleurs on agit...

Quelqu'un sait-il déjà posé la question de savoir ce qui est prévu, à Genève, dans le post-obligatoire, lorsque par miracle un de nos enfants haut fonctionnants a réussi, non sans embûches, à dépasser le cursus obligatoire ?

 

Voici des pistes de réflexion:

SITE :

http://www.autismoxford.org.uk/index.php/oapb/autism-stra...

 

GUIDE:

guide_hautes études.pdf

 

 

SERVICE D'ACCOMPAGNEMENT (pour différentes difficultés):

 

 

 

 

Source: http://www.matransition.com/principaux_troubles/lire.html?id=2

 

 

 

 

bon...cela se passe encore à l'étranger.

Ici, nous en sommes encore aux solutions du cas par cas, sans une vision globale, sans protocoles... sans bon sens, en somme.

 

What a wonderful world ... 

 

13:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

22/02/2013

Autisme: l'intégration scolaire ailleurs...

Des pratiques d'autres pays peuvent être intéressantes à connaître et permettent d'interroger ce que nous faisons chez nous. Voici un article concernant l'intégration scolaire en Australie, vue par Mme Beatrice Lucas.

Après une formation d'institutrice d'école primaire à Lucerne, Beatrice Lucas a étudié la pédagogie et la thérapie par la danse en Australie. Son Master of Education traite avant tout des troubles du spectre autistique (TSA) chez les enfants. Entre 1988 et 1995, elle a travaillé en tant que thérapeute de mouvement et de danse dans des écoles d'autisme à Melbourne, puis à Cairns en tant qu'institutrice dans des écoles ordinaires où des enfants atteints du TSA sont intégrés. Puis, de 1996 à 2012, elle a travaillé en tant que conseillère scolaire et formatrice pour l'intégration des enfants et des adolescents atteints du TSA à Far North Queensland, en Australie. En tant que Suissesse de naissance, elle prodigue également ses conseils dans des écoles en Suisse en ce qui concerne l'intégration des élèves atteints d'autisme.

En Australie, les enfants ayant des besoins spéciaux sont des enfants handicapés, des enfants ayant des problèmes de santé et des difficultés d'apprentissage. La notion de handicap comprend un large éventail de handicaps physiques et mentaux, la déficience visuelle, la déficience auditive, les troubles de la parole et l'autisme. L'éducation pédagogique spécialisée est définie comme l'éducation des enfants qui ne peuvent pas remplir le cursus normal en Australie. L'éducation peut comprendre des exercices spécialisés, des méthodes d'apprentissage ou des techniques qui sont adaptés aux besoins des enfants.

Les premières écoles pour enfants ayant des besoins spécifiques ont été déjà ouvertes en 1860 en Australie. Celles-ci offraient une éducation pour les enfants ayant une déficience auditive et / ou des problèmes de vision. Dans les années 1920, des écoles ont été créées pour des enfants ayant d'autres handicaps. Au début de cette période, ces écoles étaient principalement soutenues par des associations caritatives et organismes sans but lucratif. En 1970, le gouvernement d'Australie a pris les premières mesures pour endosser la responsabilité de ces écoles. Aujourd'hui, la pédagogie spécialisée est partiellement intégrée dans les classes ordinaires avec un appui professionnel afin de décharger les enseignants. Même si c'est une approche intégrative qui est prônée, des écoles spécialisées sont toujours disponibles pour des élèves qui ont besoin d'un soutien particulièrement élevé. En 2005, les mêmes droits ont été attribués à tous les enfants. Tous les élèves devraient être en mesure de profiter d'une même éducation de base que les autres et être traités avec dignité. Tout obstacle fondé sur des préjugés par rapport à la capacité des enfants handicapés devrait être surmonté.

L'enseignement pédagogique spécialisé a adopté une approche intégrative en Australie. L'enfant doit, autant que possible, être intégré dans une classe ordinaire. Les écoles ou centres de formations de base ou continues sont tenus par la loi de former les enseignants aux outils nécessaires pour le développement d'un élève ayant des troubles afin qu'il puisse bénéficier du même enseignement que ses camarades. Des adaptations peuvent être effectuées dans divers domaines; par exemple, les écoles ordinaires peuvent proposer un soutien par les enseignants et les assistants pédagogiques, le programme ou la taille de la classe peuvent être adaptés. Si les parents d'un enfant ont le sentiment qu'il faut le soutenir et s'il présente un diagnostic, ils peuvent en référer au directeur de l'école pour faire évaluer l'enfant. Il y a des entrevues avec l'élève, afin de comprendre ses besoins et de les évaluer. A partir de cette évaluation, il est décidé de quel et de combien de soutien l'enfant a besoin et si des adaptations sont nécessaires. Grâce à des contrôles réguliers les enfants seront réévalués et le programme d'éducation ainsi que le soutien seront adaptés. Les enfants plus âgés sont informés de ces étapes et ils peuvent être présents lors du rapport d'évaluation ou de l'établissement des objectifs de programme d'éducation.

Les enfants ayant un trouble du spectre autistique profitent de ce système comme les autres enfants ayant des besoins spéciaux. Cependant, certaines mesures sont prévues spécifiquement pour les enfants atteints d'autisme. Dans certaines écoles ordinaires, il existe des classes spécialisées qui sont intégrées dans les écoles ordinaires et des classes spécialisées d'intervention pour les enfants en âge préscolaire et primaire.

La compensation des désavantages pour les élèves est déjà bien établie en Australie. Beatrice Lucas ajoute que pour un élève ayant besoin de lunettes, on ne discute pas s'il peut utiliser ses lunettes durant le cours et lors d'examens. Pour elle, il est donc naturel que les enfants qui ont des troubles du langage, par exemple, peuvent utiliser des moyens comme l'ordinateur qui leur permettent de communiquer en classe. Les examens sont alors souvent présentés dans différentes versions en Australie. Ainsi, un enfant atteint d'autisme qui a des problèmes d'attention peut effectuer un examen dans une pièce séparée si cela est pertinent. Ou chez les enfants qui ont des difficultés motrices, ce qui est souvent détecté chez les enfants atteints d'autisme, le temps de l'examen peut être prolongé. L'adaptation individuelle pour les enfants prend du temps et demande beaucoup de ressources de la part des enseignants. Pour cette raison, il y a des aides pour l'enseignant ou des assistants pédagogiques qui soutiennent les enseignants et qui sont disponibles pour toutes les écoles. L'établissement scolaire reçoit en plus du soutien personnel, de l'aide financière selon le nombre d'élèves ayant des besoins particuliers. Celle-ci n'est pas actuellement explicitement attribuée à l'élève, mais à tout l'établissement qui peut utiliser l'aide financière à sa guise pour soutenir les enfants. Cela donne une certaine souplesse pour pouvoir donner plus de soutien à un élève, s'il en a besoin pendant un certain temps.

Beatrice Lucas connaît bien les systèmes scolaires australien et suisse, et peut ainsi comparer comment se passe l'intégration scolaire dans ces deux pays. Selon Beatrice Lucas, l'intégration scolaire en Australie est bien établie, mais reste encore un sujet de discussion en raison de la diminution des ressources. La Suisse a aussi fait de grands progrès pour une intégration réussie ces dernières années. L'intégration a été bien réalisée dans de nombreux établissements scolaires.


Découvrez davantage au sujet d'Autres pays, autre pratique : l’Australie sur www.autisme.ch

 

 

Source:

asr - autisme actuel

Hiver 2012-2013

07:45 Publié dans Autisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

21/02/2013

Le postulat de Claude Hêche - autisme et autres troubles sévères du développement

 

Le conseiller aux États Claude Hêche (PS / JU) a présenté un postulat demandant au Conseil fédéral d'examiner la situation des personnes atteintes de troubles du spectre autistique en Suisse. Ainsi, le thème de l'autisme devient pour la première fois sujet de discussion au niveau national et politique. Claude Hêche mandate le Conseil fédéral dans son postulat déposé le 10 septembre au Conseil des États de rédiger un rapport qui examine le cadre de vie des personnes souffrant d'un trouble du spectre autistique et des membres proches de leur famille. Le postulat a été signé par 21 autres conseillers aux États de tous partis et trouve donc un grand soutien à la Chambre Haute du parlement. Le Conseil fédéral a recommandé l'adoption du postulat.

Le conseiller aux État Claude Hêche a déposé en septembre un postulat au Conseil des États. Il demande au Conseil fédéral d'examiner la nécessité d'une action dans le diagnostic de l'autisme et d'autres troubles sévères du développement. Le besoin de normes uniformes de traitement doit également être recherché.

Claude Hêche a envoyé le texte suivant :

La prise en charge des personnes autistes et des personnes souffrant d'autres troubles sévères du développement doit être améliorée. Je demande donc au Conseil fédéral d'examiner la situation des personnes concernées et de leur environnement. Les objectifs suivants doivent particulièrement être poursuivis :

  1. Acquérir une vue d'ensemble au sujet de la détection des perturbations, des traitements et du suivi de la prise en charge, tant au niveau cantonal qu'au niveau fédéral.
  2. Déterminer si les mesures actuelles sont quantitativement et qualitativement suffisantes et si elles permettent l'utilisation optimale des ressources et des moyens fournis aux différentes parties.
  3. Tester différentes approches grâce auxquelles la collaboration et la coordination intercantonale pourrait être améliorée par exemple. La possibilité de créer une stratégie commune dans laquelle des domaines d'actions prioritaires sont établis devrait être également examinée.

Il motive le dépôt du postulat par les arguments suivants :

Le Conseil fédéral a reconnu dans sa réponse à l'interpellation 12.3317 que la situation n'est pas satisfaisante et que le besoin d'action persiste.

Si nous croyons aux derniers rapports de recherche des différents pays, il existe entre 0,6 et 1 pour cent d'êtres humains qui souffrent de troubles du spectre autistique. Ceux qui sont concernés ne sont pas correctement enregistrés dans notre pays, mais on estime leur nombre à au moins 50 000. De nombreuses études ont montré que le nombre de personnes touchées est clairement à la hausse. Par conséquent, notre pays doit être conscient de cette réalité et la regarder de plus près.

Étant donné les chiffres cités ci-dessus, la Confédération doit se doter des moyens nécessaires, afin d'obtenir une vue d'ensemble à propos d'une problématique très complexe. Actuellement, chaque canton, chaque institution et chaque association professionnelle essaie de trouver des solutions de leur côté. Une coordination minimale serait indispensable, mais elle est entravée par le fait qu'une vision commune manque. Par conséquent, nous évoluons dans une sorte de labyrinthe. Des progrès significatifs sont de ce fait retardés et les parties concernées sont frustrées, en particulier les parents qui jouent un rôle principal dans le traitement et le soutien de leur enfant.

Il devrait être déterminé sur la base d'une enquête, si des mesures suffisantes sont prises dans notre pays, si ces mesures sont efficaces et si elles sont en cohérence avec les derniers résultats de recherche et les recommandations internationales dans ce domaine. Une attention particulière sera accordée à la formation continue en autisme des professionnels, aux ressources et aux structures qui permettent la détection précoce du trouble, le dépistage et les traitements des enfants concernés à l'âge préscolaire.

En outre, nous devrons également examiner de plus près les contributions AI accordées dans ce domaine (p. ex. les mesures médicales, la pension d'invalidité, la contribution d'assistance). En particulier, l'accès à ces contributions et clarifier si elles sont suffisantes.

Cette étude doit également servir de base à une collaboration intercantonale et montrer le chemin vers une meilleure coordination, de sorte que les moyens nécessaires - notamment financiers – soient fournis. Ce service permettrait à la Confédération ainsi qu'aux cantons de définir des axes d'actions prioritaires dans le cadre d'une stratégie commune.

Tout cela, afin que le dépistage précoce, les traitements et le soutien pour les personnes souffrant d'autisme ou d'autres troubles du développement soient assurés dans l'intérêt des personnes concernées elles-mêmes, mais aussi de leur environnement.

Le 07.11.2012, le Conseil fédéral s'est prononcé sur le postulat de Claude Hêche. Comme le Conseil fédéral l'a déjà exposé dans sa réponse à l'interpellation Hêche 12.3317, « aider les personnes atteintes d'autisme ou d'autres troubles sévères du développement », il reconnaît la nécessité d'agir dans le domaine du diagnostic et du développement de normes uniformes de traitement de l'autisme et d'autres troubles sévères du développement. Il est donc prêt à élaborer une vision globale. Dans la recherche d'éventuelles possibilités d'amélioration, le Conseil fédéral se basera toutefois sur la répartition actuelle des compétences entre la Confédération, l'assurance-invalidité et les cantons.

Le 07.11.2012, le Conseil fédéral a proposé d'accepter le postulat.


Découvrez davantage au sujet d'Le postulat de Claude Hêche - autisme et autres troubles sévères du développement. Vue d'ensemble, bilan et perspective sur www.autisme.ch

 

Source:

asr - autisme actuel

Hiver 2012-2013

06:32 Publié dans Autisme - politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

20/02/2013

Assemblée générale d'Autisme Genève - 4 mars 2013

Rapport d'activités 2012


MOT DE LA PRÉSIDENTE

A tour de rôle, le fou se moque du fou, et ils s'amusent l'un de l'autre. L'on voit même assez souvent que c'est le plus fou des deux qui rit le plus fort. Erasme de Rotterdam, Eloge de la folie.

-----

Gygès, premier tyran connu de l'histoire, était considéré comme tel non parce qu'il avait usurpé le pouvoir  mais  parce  qu'il  l'avait  exercé  de  manière  absolue,  c'est-à-dire  en  cumulant  plusieurs fonctions institutionnelles et administratives. Qui pouvait alors contrôler les actions de Gygès ? C'est le manque de possibilité de contrôle qui était -dans la pensée des premiers Grecs- qualifié de "tyrannique". Un mot emprunté à la langue des "barbares".

 

Je pense que les premiers Grecs étaient sages. Ils nous invitent encore aujourd'hui à réfléchir sur le sens qu'on donne aux systèmes, aux organismes, y compris d'Etat.

 

Alors, puisqu'ils nous y invitent, je pose une réflexion qui n'a de valeur que la teneur que vous voudrez bien lui accorder: existe-t-il des organismes de contrôle sur ce qui se passe aujourd'hui dans les milieux institutionnels genevois ? Si oui, où sont-ils et qui les compose ?

La  question  semble  anodine:  elle  ne  l'est  pas.  Elle  l'est  d'autant  moins  qu'elle  concerne  des personnes dont l'avenir n'est pas auto déterminé.

 

Dans  un  espace  aussi  restreint  que  le  Canton  de  Genève  des  pensées  opposées,  et  non divergentes, se côtoient sur la nature des TSA, son origine, sa portée. Personne ne s'en soucie.


Dans  les  listes  des  livres  qu'on  donne  officiellement  aux  étudiants  qui  passent  leur  maturité fédérale censée donner une culture générale à nos jeunes, on trouve comme références à l'autisme Bruno  Bettelheim  et  Mélanie  Klein  ignorant  totalement  toute  la  littérature  scientifique  récente. Personne ne s'en soucie.


Dans les écoles sociales de notre Canton qui forment les futurs professionnels de nos enfants, un étudiant peut dans un cours apprendre que les TSA relèvent d'une psychose, et au cours suivant que c'est un problème d'ordre neuro développemental. Personne ne s'en soucie.


Dans  les  formations  continues,  on  trouve  des  cours  et  des  séminaires  dont  les  contenus  sont diamétralement  opposés  tant  sur  le  plan  théorique  que  sur  celui  des  pratiques  qu'il  induit. Personne ne s'en soucie.


Genève a le talent de faire cohabiter des pensées opposées et contradictoires sur le même sujet et qualifie  même  cet  "art"  de  vision  plurielle.  C'est  trompeur:  par  définition,  le  pluriel  compose plusieurs éléments, qu'il fait converger, il ne les oppose pas. Je pense plutôt qu'il faudrait attribuer cette attitude indolente à la veulerie. C'est beaucoup moins glorieux.

 

Or, cette vision faussement "plurielle" a un coût. Non, je rectifie: elle a des coûts. Personne ne s'en soucie. N'est-ce pas là, folie ?

 

Les familles formulent le vœu (que pourraient-elles formuler d'autre ne comptant, pour agir, que sur  la  seule  force  de  leur  engagement  bénévole)  qu'en  2013  quelqu'un  commence  à  s'en soucier.

 

Il faut mettre un terme à la politique de l'arbitraire. L'arbitraire a toujours mis, dans l'histoire, en péril le libre arbitre.

 

Je trouve assez singulier et un peu amusant (s'il nous est licite de s'amuser d'un tel sujet) que des personnes,  très  titrées,  ayant  fait  de  très  longues  et  complexes  études  avec  pour  principale vocation celle d'aider les autres, s'assujettissent si facilement et de manière si complaisante  -une fois investi d'une charge de pouvoir- à la politique de l'instant. Une politique qui -par nature- à l'instant  suivant  change  au  gré  d'intérêts  sous-jacents,  qui  -eux- sont  souvent  en  contradiction avec ladite première vocation. Personne n'est dupe et tout le monde s'en accommode.

 

Comme le dirait l'un de mes amis Aspie: "Mais où sont les autistes dans tout cela ?"


Tout le monde a sa théorie et se prétend le meilleur spécialiste du moment: du tenant du tout génétique à celui du tout psychopathologique en passant -ce qui est sans doute pire- par un petit cocktail des deux. Ces derniers, une espèce hybride de nouveaux experts en herbe, affirment de manière  très  docte  (il  faut  l'être  ou  paraître  l'être  dans  certains  milieux):  "et  si  la  psychanalyse devenait le futur de la génétique ?"

 

Le mélange des genres est à la mode. Il est politiquement correct. Il aura, à n'en pas douter, un terreau  local  réceptif  où  faire  pousser  la  graine  -paraît-il- de  la  singularité.  Amusant  cet  effet d'annonce.

 

Mais où sont les autistes dans tout cela ? Où sont nos enfants ? Où ?

 

Autisme Genève met au centre de sa réflexion non pas les combats idéologiques d'un moment, quelle  qu'en  soit  la  source,  d'ailleurs,  professionnelle  ou  pas,  ni  la  politique  hybride  du compromis, mais elle met au centre de sa pratique la personne qui mesure 1 m 20 ou 50 cm ou encore 1 m 35, qui peut être enveloppée ou pas, avec des cheveux roux, noirs, verts ou décolorés, qui a comme particularité l'autisme et elle met aussi au centre de sa réflexion sa famille. C'est une dimension plus humaine, donc plus profonde, donc plus complexe. C'est du concret qu'il faut.

 

Tous ceux que les neuro typiques appellent les autistes, y compris ceux communément qualifiés de "non-verbaux" vous le diront: il n'est pas insensé que de demander du concret.

 

Et si nous changions enfin notre manière de penser ?Est-ce folie ?

 

Le  problème  ce  ne  sont pas  nos  enfants,  c'est  la  prétendue  connaissance  experte  des  autres  et leurs grandes théories. Et là, les grilles d'interprétation des experts psychanalystes sont tout aussi réductrices  et  déterministes  (ce  dont  ils  se  défendent)  que  celles  prônées  par  les  dits "matérialistes" du tout génétique. 

 

Les fous ou les idiots ne sont pas toujours là où l'on pense.

Les tyrans non plus.

 

Marie-Jeanne Accietto


------------------------------------------------------------------------

Soyez les bienvenus à l'Assemblée générale d'Autisme Genève.

Date: 4 mars 2013

Lieu: aula de l'école du Liotard (66, rue du Liotard)

Heure: 20h00 - 22 h00 + apéro

Déroulement:

20h00 - 21h00 : AG (présentation des projets d'Autisme Genève et des comptes);

21h00 - 22h00 : présentation des nouvelles mesures d’aménagement scolaire pour les  enfants et jeunes avec un trouble du spectre autistique (TSA) - OMP


Cette  présentation  sera  donnée  par  la  Doctoresse  Jacqueline  Mégevand,  Directrice médico-psychologique  de  l’OMP  et  par  Mme  Renate  Von  Davier,  chargée  de  mission  pour  l’intégration  scolaire  des  élèves  handicapés,  de  la  Direction  générale  de  l’enseignement  secondaire  et  postobligatoire (DGPO).

Inscription (obligatoire):  secretariat@autisme-ge.ch


04:54 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |