22/10/2013

Un ado peut en cacher un autre



Mon fils a 14 ans. Un chouette ado. Il m'envoie bouler proportionnellement à son âge: une réussite pour moi. Ce n'était pas gagné d'avance. C'est son sourire qui m'est le plus précieux. Il est heureux.


Le système avait prévu pour lui un autre parcours, un autre destin, un autre ado. Un ado sous médicaments ? Un ado ignorant ? Un ado amorphe ? Un génie ? Un ado ...comment ? Toutes les hypothèses sont ouvertes et elles varient selon le point de vue, selon la position que chacun occupe dans la société face à cet enfant. Tout le monde le sait: une hypothèse non déployée laisse ouverte aux conjonctures... Moi je n'ai pas le temps pour ça.

Moi, je suis sa mère. Jamais, à aucun moment je n'ai douté qu'il puisse apprendre. Les autres, tous les autres, oui. Je n'ai jamais non plus douté que je puisse apprendre. Et il m'a beaucoup appris.


IMG_3437.JPG (2).JPGC'est un fait et il faut toujours partir des faits.


Le système institutionnel actuel a fait de mon enfant un exclu social. Le comble pour un enfant autiste. Lui qui, au quotidien, fait tant d'efforts pour comprendre le sens du lien. Gabriel veut être parmi les autres sans être un autre.



Je n'ai l'intention ni de changer son comportement pour le "normaliser" ni de l'ignorer dans sa manière d'être. J'essaye juste de le comprendre en lui expliquant ma manière à moi de comprendre. C'est un long parcours que celui de la compréhension, parce qu'il faut du temps pour se saisir l'un l'autre par la pensée. Il faut du temps pour comprendre l'être.



Aujourd'hui qui a le temps ?



Moi, un peu moins que les autres, mais j'en ai toujours pour mes enfants.

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10/10/2013

L’individualisation des programmes scolaires met-il en danger le métier d’enseignant ?

 

 

Tout dépend de ce qu’on entend par individualisation.

 

L’école représente un contexte social. Au sein des écoles suisses (cela se passe autrement dans d’autres cultures), le mode d’apprentissage fonctionne sur une base d'enseignement "collectif": tout le monde doit apprendre les mêmes notions en même temps (en somme le plus possible cela s’entend). C’est un rapport d’apprentissage collectif, où la part d’individualisation n’est pas retenue comme probante sur le plan didactique. « Différenciation » est le mot plutôt employé par les enseignants. Ils essayent, tant bien que mal, de différencier les apprentissages par rapport aux difficultés de l’élève. Mais différencier ne veut pas dire « individualiser ».

 

Avec le nouveau paradigme de l’école inclusive, de nouvelles questions se posent aux enseignants. Ces questions, par la nature même du changement de paradigme, interrogent la didactique actuelle. Est-il suffisant de « différencier » les apprentissages ou faut-il plutôt les « individualiser » pour permettre à cet élève aux besoins spécifiques de faire son parcours scolaire avec des pairs ?

 

Cela mérite d’être débattu.

 

Derrière le débat, il y a sans doute des visions différentes de la « spécificité ». Elles ne sont pas anodines. Ces visions façonneront des paradigmes sociétaux différents de « l’instruction publique ».

 

Les débats doivent avoir lieu. Des idées vont se confronter. C’est normal. Mais au final, la vraie question est celle de l’enfant.

 

Lorsque je dis enfant, je ne pense pas à l’enfant « juridique » qui a des droits, ni à l’enfant « handicapé » qui a des « besoins », ni à l’enfant « élève » qui a des « devoirs ». Je pense à l’enfant.

 

Je pense qu’il serait bien que chacun réussisse à penser à « l’enfant ». L’enfant est potentiellement un adulte. C’est ainsi, je pense, qu’on répondrait mieux à sa « nature ».

 

N’est-ce pas là la mission de la société ? Le collectif est-il là pour modeler la nature ou la laisser se déployer dans un cadre collectif ? Parce que ce n’est pas la même chose….

 

Il me semble que dans la vision qui -aujourd’hui- s’oppose entre « différenciation » et « individualisation » des apprentissages, il y a cette considération différente du rôle du « collectif ».

Peut-être que la vraie question est de savoir comment apprend vraiment l’enfant qui en face de nous ?

Le métier d'enseignant ne se définit-il pas en fonction de la réponse/des réponses à cette question ?

07:16 Publié dans Autisme - école - inclusion | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |

09/10/2013

L'art de la connerie ...un nouveau genre..ou peut-être pas...

 

peut-être juste révélée au grand jour....

 

Bonne écoute...mais restez calme...parce qu'autant de conneries (opps un vilain mot) à la seconde, c'est difficile à battre !

 

Monsieur se lançait peut-être dans un nouveau genre de concours...

 

Assurément: IL A GAGNE !!!!

 

 

 

05:05 Publié dans Autisme - traitements et interventions | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |