14/12/2013

Ceux qui aiment l'épigénétique, ce sont les gens de gauche parce que ce n'est pas des gènes.......

Attention aux certitudes, pratiquez plutôt une manière différente de penser....

 

L’inné, l’acquis… et le reste - Pierre-Henri Gouyon from Treize minutes on Vimeo.

09:24 Publié dans Autisme - recherches (médicales) | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | Pin it! |

Commentaires

Bonjour la pétition de principe sous-jacente, les gens de gauche sont ouverts et scientifiques, les gens de droite sont bornés et incultes...

Alors une petite question...

Quelles conclusions tirez vous de l'influence environnementale des deux observations suivantes avérées :

i) un tiers des membres du parti socialiste gagnent plus de 8'000 francs par mois et ont la garantie de l'emploi

ii) lee couches les plus défavorisées voient de plus ne plus leurs revenus réels baisser et votent de plue en plus pour les partis dits populistes

???


BONUS

Comment expliquez-vous que les gens de gauche soient (selon l'assertion précitée) plus cultivés et scientifiques que les gens de droite ? comment décrivez vous alors la part de l'influence de l'environnement sur le groupe de droite et de gauche sachant qu'à priori la culture et les études sont surtout possibles aux plus riches, qui par définition votent la plupart du temps à droite ???

Dit autrement, comment expliquez vous que les gens de gauche qui par définition sont censés être ceux qui sont défavorisés matériellement, soient alors plus cultivés et éduqués alors que précisément ces deux conditions nécessitent de faire partie des plus riches, ou au moins d'avoir les moyens matériels de faire des études et de se cultiver ???? Comment expliquez-vous cette contradiction ?



CQFD

la vidéo, au demeurant fort drôle et bien troussée, montre aussi quelque chose de scientifiquement intéressant. Voilà une salle comble et un orateur qui se moquent de la bourgeoisie alors qu'ils en sont eux-mêmes les nouveaux représentants...

Alors s'ils se moquent "sans le savoir" de ce qu'ils sont eux-même devenus, ne sont-ils pas alors devenus aussi bornés et hermétiques à la réalité que ceux qu'ils entendent dénoncer ?

Écrit par : quidam | 14/12/2013

@quidam

Je n'ai pas compris son discours de la même manière que vous à ce sujet, je vous cite :

"Bonjour la pétition de principe sous-jacente, les gens de gauche sont ouverts et scientifiques, les gens de droite sont bornés et incultes..."

Pour moi, c'est de la dérision et il se contente de citer une croyance populaire pour mieux mettre en valeur son discours qui dit des choses bien différentes.

Je ne sais pas lequel de nous deux a raison dans ce qu'il a entendu ou cru entendre. Voyons ce qu'en penseront les suivants. Peut-être n'avons-nous pas le même gène de l'humour :-)

A part ça, j'ai trouvé la conférence très drôle.

Écrit par : Jmemêledetout | 15/12/2013

Moi j'entends un renvoi dos à dos des deux positions, et l'on n'en sait pas plus. Ce qui fait que chaque partie peut reprendre son affirmation sans avoir à la démontrer.

J'y vois le stéréotype selon lequel la droite serait fixée sur l'inchangeabilité des choses, et la gauche déconnectée du réel. La question se pose particulièrement pour ce qui est des théories actuelles qui découplent le corps de la culture, comme le gender.

Les parts de la génétique et de l'épigénétique ne sont pas tranchées. Pour moi les choses se posent comme suit: l'épigénétique est importante car elle permet de concevoir que les données changent. (D'ailleurs, si la reproduction à l'identique sans influence extérieure expliquait tout, il n'y aurait jamais eu d'évolution.)

Par contre il n'y a adaptation, modification et évolution que sur ce qui est posé comme référent. Dans le corps, il y a une continuité biologique qui est référente, c'est la génétique. La médecine moderne s'inscrit dans l'étude et l'utilisation de ce référent (fiabilité, reproductivité et généralisation des analyses sanguines par exemple). Les modifications acquises ne sont pas automatiquement bonnes (radioactivité, substances cancérogènes, etc). La génétique pourrait être considérée comme le référent, le socle de base, et l'épigénétique comme l'espace de reprogrammation éventuelle, de test, d'adaptation de ce socle. En gros je dirais que l'on ne peut pas avancer dans être parti de quelque part et ce quelque part reste prégnant dans toute évaluation ou détermination de la suite. La droite se profilerait comme gardienne de la vie dans sa continuité, et la gauche comme un laboratoire expérimental.

Je ne vois pas l'environnement être le référent. Même si l'on imaginait une répartition de 10% de génétique et 90% d'épigénétique, les 10% resteraient prévalents parce qu'ils permettent la reproduction et la viabilité du vivant. La distinction mâle et femelle restent par exemple prévalents dans les rôles reproductifs.

Vouloir donner à l'environnement la prévalence c'est considérer l'humain comme n'ayant pas de caractère et d'appartenance propre, ce qui me paraît et peu raisonnable en regard de l'étude des caractères différents au sein d'une même famille, et dangereux. C'est le concept marxiste selon quoi l'humain est fait par la société. Moi j'ai tendance à penser que la société est faite par les humains et qu'il s'en suit de nombreuses interactions co-évolutives.

L'extrapolation de quidam, plus haut, est faite à la hache mais elle a le mérite d'être claire. Classiquement, droite = génétique = tradition = réactionnaire = borné rigide = repli passéiste, et gauche = environnement = plasticité = progressisme = équivalence de tout = ouverture. C'est court. Il y a une logique à ce que la gauche prône l'indifférenciation généralisée et la droite soit en quête de l'identité. Que la gauche jette à l'eau tous les repères et que la droite s'y accroche. Et si aujourd'hui le progrès était de préserver le vivant, donc son socle, en mettant l'épigénétique en périphérie?

On est devant un problème de la pensée européenne qui fonctionne au clivage plus qu'à une réelle dialectique. Ce clivage a néanmoins quelqu'intérêt puisqu'à travers de ces deux approches il y a légitimation ou non de certains choix politiques. Par exemple, l'homosexualité est-elle équivalente à l'hétérosexualité? Biologiquement non car l'une est reproductrice, l'autre pas. On ne peut par exemple les mettre à égalité de représentation et de fonction, comme cela se fait à l'école enfantine à Egalia en Suède et comme c'est proposé en France et dans d'autres pays. La liberté individuelle de disposer de son corps ou le prétexte des sentiments ne peuvent être mis en avant pour nier toute différence de représentation sociale et de fonction.

L'épigénétique à ce gros inconvénient de permettre de tout mélanger et de tout rendre équivalent puisque tout serait culturel, social, donc fondé uniquement sur la décision intellectuelle cognitive de l'individu une fois celui-ci libéré de la contrainte normative du groupe. Par peur du jugement de valeur, on se prive de poser des repères stables, normatifs et hiérarchisés.

Mais c'est une ligne de démarcation intéressante.

Écrit par : hommelibre | 15/12/2013

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