31/10/2014

L'école inclusive vs l'intégration

 

La plupart des travaux en faveur de l’inclusion soulignent le droit de tous les enfants à fréquenter l’école.

La question n’est pas celle de l’efficacité de l’école inclusive, de sa rentabilité ou de son coût, mais bien du droit de chaque enfant à fréquenter l’école de droit commun, sans discrimination.

La science ne peut donner de réponse absolue à la question de l’intégration scolaire. À l’époque de la Guerre civile américaine, Abraham Lincoln aurait-il dû exiger la preuve scientifique des bienfaits de l’abolition de l’esclavage ? Aurait-il dû consulter des experts, par exemple, un sociologue, un économiste, un analyste politique ? Bien sûr que non. L’esclavage n’était pas et n’est pas davantage aujourd’hui une question qui doit être tranchée par la science. C’est une question morale.

Bilken, 1985, p. 16 ; traduction de Vienneau, 2002


Ainsi, l’école inclusive doit être un modèle de la démocratie que l’on souhaiterait trouver dans l’ensemble de la société.

 

Conclusion de l'article que je vous conseille de lire dans son intégralité (voir infra):

 

L’analyse historique et comparative nous a permis de constater qu’il y a autant de différences entre l’intégration et l’école inclusive qu’il pouvait y en avoir entre les pratiques ségrégatives et les pratiques intégratives. Hérité de l’anglais, le terme d’école inclusive n’est peut-être pas idéal et ne doit peut-être pas être conservé en langue française. Il reste qu’une dénomination est nécessaire pour désigner cette forme de prise en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers et de gestion des singularités au sein de l’école ordinaire.


Dans un processus d’adaptation de l’école à sa mission fondatrice, il s’agit d’une nouvelle étape : permettre à tous les enfants d’un pays de recevoir la meilleure éducation possible. Dans ce cadre, depuis quelques années, l’accent est mis sur la différenciation par l’émergence d’une altérité non pas concédée, consentie aux enfants différents par le hasard de la naissance ou les aléas de l’existence, mais une altérité revendiquée par l’éducateur, car seule susceptible de faire exister l’Humanité plurielle (Gardou et Develay, 2001, p. 22).


D’une certaine façon, les mots font les choses (Plaisance, 1999, p. 49), en adaptation scolaire comme ailleurs. Il nous semble alors important de pouvoir désigner précisément l’étape que nous vivons actuellement pour mieux l’identifier, et par là même, agir plus efficacement.

 

Source:

L’intégration a des limites, pas l’école inclusive !

Prof. Serge Thomazet, Professeur invité, Université du Québec à Chicoutimi

 

Article dans son intégralité: ici

07:25 Publié dans Autisme - école - inclusion | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |

Commentaires

L'intégration devrait-elle avoir ses limites?

Des hommes et femmes venus d'ailleurs parlent et promettent leur désir d'intégration en vue d'obtenir permis puis identité par passeports.

Projet à confirmer par travaux, loisirs ainsi que participation à la vie du pays désormais le leur.

S'il y avait sincérité de tous comment y aurait-il les incessants conflits de culture?

Quitter un pays pour un autre signifierait donc page tournée.

Désormais, autre chose.

En tel milieu parental l'enfant venu d'ailleurs s'adapte. Reste qu'il faut le soutenir en son apprentissage de la langue courante du lieu de son établissement. En outre, s'il n'est plus d'âge à fréquenter crèches ou école enfantine les cours non charité mais "devoir"! qui lui rendront envisageable l'accès au savoir des enfants de son âge et développement mental.

L'intégration par l'adaptation aux us et coutumes.

Mais les natifs du pays ont de grands efforts à faire pour "ouvrir les portes"(amitié comprise) aux nouveaux arrivants.

Tous nous avons à quitter notre patrie première notre première Mère patrie qui est le ventre au premier "langage de chair" de notre maman entendu: elle parlant à son fœtus puis bébé.

Le respect des croyances du pays devrait l'emporter et, par exemple, pour des musulmans la fréquentation des églises fondées sur le Livre ne devrait poser aucun problème: "Hypocrite, quand tu veux prier ton père rentres dans ta chambre"! Yéshoua (de Nazareth) Hypocrite bien entendu ne s'adressant jamais qu'aux autres...

Si l'on sait dire aux natifs que la connaissance fût-ce par le survol d'une autre religion (façon d'aborder la vie, l'amour et la mort) est enrichissante l'inverse est évident: la religion du pays d'accueil abordée non pour la saboter mais en vue de futures fantastiques FETES DES VIGNERONS.



Il y a du pain sur la planche.

Écrit par : Marie-Claude | 31/10/2014

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