30/11/2014

Autisme: l'inclusion scolaire est possible ailleurs, pourquoi pas ici ?

Il faut cesser d'exclure nos enfants des écoles: leur place est parmi leurs pairs !

L'Etat de Genève doit cesser la politique ségrégationniste contraire à la Convention des droits de l'enfant.

Soyons tous solidaires des enfants différents. Rendez-vous le:

4 décembre 16h15-17h15 - rassemblement devant l'hôtel de ville pour une école inclusive !

Origine de la manifestation : Fédération genevoise des associations de personnes

handicapées et de leurs proches (FéGAPH).

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26/11/2014

Il est urgent de replacer les enfants handicapés au cœur des politiques publiques

Dans mon dernier blog, j’ai évoqué le projet « 2014, année de l’enfance », lancé par la Ville de Genève à l’occasion du 25ème anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et j'ai été épatée de constater que les enfants handicapés étaient les grands oubliés du système !

 

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25/11/2014

Les victimes silencieuses: 25 ans des droits de l'enfant sans les autistes !

Nous sommes ravis que Genève fête officiellement le 25ème anniversaire des droits de l'enfant en au moment même où la Suisse doit répondre devant le Comité des droits de l'enfant , en janvier prochain, aux raisons pour lesquelles les enfants porteur d'un handicap et en particulier autistes sont écartés des écoles et victimes de SEGREGATION !

 

Quelle image veut-on donner des droits de l'enfant ? Des droits sans la présence de ceux qui sont victimes de leur non-respect ?

 

Le Canton de Genève qui met en place une nouvelle Chaire inter facultaire au sein de l'alma mater en même temps EXCLUT de son système scolaire des enfants en situation de handicap. Quelqu'un souhaiterait-il commenter ?

 

Comment est-il possible de tolérer cette injustice, injustice qui fait de vraies victimes, des victimes silencieuses ?

 

Comment est-il possible de fêter les droits de l'enfant et en même temps les bafouer impunément ?

 

Comment est-il possible d'afficher une telle sérénité politique en sachant pertinemment que des milliers d'enfants vivent dans un apartheid social ?

 

Genève fête les droits des enfants sans les enfants handicapés qui sont les vrais exclus des droits: quel message a t-on vraiment transmis ? 

 

 

http://www.tdg.ch/video/?video_id=202340&channel_id=81&page=1

 

http://www.tdg.ch/video/?video_id=202148&channel_id=81&page=1 

 

Nous invitons toutes les personnes qui souhaitent que les droits de l'enfant soient vraiment respectés dans notre canton à se joindre à nous le jeudi 4 décembre devant l'hôtel de ville de 16h15 à 17h15.  C'est un combat pour la dignité.

 

 

 

 

 

 

24/11/2014

Qu'est ce que l'école inclusive ?

Le concept d’inclusion  implique de procurer les conditions nécessaires à la pleine participation de tous les enfants, ordinaires ou à besoins spécifiques.
En réalité, tous les enfants ont des besoins communs ET des besoins spécifiques.

La conception de l’éducation inclusive est donc valable pour tous les enfants.
Leurs différences importent peu. L’inclusion dans le milieu ordinaire devient la principale option.

Ceci implique que le milieu ordinaire doit «se spécialiser» par rapport à la
situation de l’enfant.

L’inclusion déplace la charge de la responsabilité: ce n’est pas l’enfant qui doit s’intégrer mais c’est plutôt la structure qui doit offrir les conditions nécessaires à l’accueil de tous les enfants et ce, dès le plus jeune âge, dès la naissance.


Par ailleurs, l’inclusion ne signifie pas que l’enfant doit toujours se trouver avec le groupe «ordinaire»; il peut aller dans un groupe spécialisé ou recevoir une intervention individualisée à certains moments, selon ses besoins.


L’inclusion signifie que tous les enfants ont une place dans le groupe, quels que soient leurs besoins.

 

Tous les enfants sont donc membres à part entière du milieu d’accueil et tous participent équitablement aux opportunités et aux responsabilités du groupe ordinaire. La base qui sous-tend tout le système est l’acceptation des autres et de leurs différences.


inclusion.jpgLa valeur fondamentale de l’éducation inclusive est l’égalité entre les personnes.
Mais il s’agit d’égalité des chances. L’égalité doit aussi impliquer l’équité. Sous l’optique de l’égalité, tous ont accès à l’éducation et reçoivent les mêmes ressources, peu importe leurs besoins. Dans celle de l’équité, chacun a le droit de bénéficier des ressources adaptées à ses besoins afin de favoriser son développement. Ce dernier concept est évidement plus favorable pour l’enfant porteur d’un handicap.

L’inclusion fait l’éloge de la diversité, ce qui implique la reconnaissance des besoins de chacun, le respect de l’autre dans ses différences et la responsabilité du bien-être de chacun.

 

Source:Maryse Hendrix, l'éducation inclusive

07:08 Publié dans Autisme - école - inclusion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

21/11/2014

Un bel exemple d'inclusion au théâtre les "Salons" ce soir !

Capsule info - Tournée automnale 2014.AVI from Maïgwenn Desbois on Vimeo.

 

Nous vous attendons nombreux pour saluer cette troupe de danse canadienne de passage à Genève :-)

 

Infos: www.autisme-ge.ch !

06:53 Publié dans Autisme - une autre manière d'être, Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |

18/11/2014

Enseignantes, enseignants: nous avons besoin de vos compétences !

Qui aura le courage de cultiver, de promouvoir et de mettre en oeuvre une VISION différente de l'école genevoise ? C'est le grand défi de ces dix à vingt prochaines années. Il faut avoir de l'envergure, une volonté de fer et un sens humble de la grandeur pour y arriver.

 

Nous demandons une école qui respecte les droits de l'enfant, de chaque enfant.

 

Il ne s'agit pas d'annihiler l'apport de l'enseignement spécialisé, au contraire: il s'agit de l'importer dans les écoles dites ordinaires. Mais les enseignants de l'école dite ordinaire ont aussi fondamentalement les outils qui sont nécessaires à nos élèves ! Le problème, c'est qu'ils ne le savent pas !

 

En réalité, ce qui doit primer c'est le fait d'ENSEIGNER. Tous les enseignants sont compétents pour enseigner si on leur donne, dans leur formation de base, les bons outils pour enseigner. Il ne faut pas partir de la peur de ne pas savoir faire. C'est une erreur ! Il faut partir du principe qu'en face de soi, on a un élève. Et un élève c'est avant tout un enfant. Tous les enfants ont des besoins.

 

Je pense que la vraie réflexion n'est pas celle des compétences des enseignants de l'ordinaire, mais c'est celle bien plus subversive que le système a infiltré dans les esprits de ces enseignants depuis près de quarante ans dans notre Canton: leur faire croire que les enfants en situation de handicap avaient moins de compétences !

 

Mais ce n'est pas vrai: ils ont des compétences différentes ! Ce n'est pas la même chose.

 

Et puis, que signifie: moins de compétences ? Par rapport à quoi ? Par rapport à  quelle norme tacite sous-jacente: celle de la compétitivité ? Que veut-on faire de nos enfants: des banquiers en herbe ?

 

Quelle triste et pauvre vision de l'école. Où est l'esprit humaniste et humain ? Où est celle ou celui qui portera ces valeurs au service de tous nos enfants ?

 

 

Les enfants sont avant tout des enfants. Ce qui doit changer ce n'est pas l'enfant, mais le système qui accueille l'enfant. Et c'est possible. Les systèmes sont des inventions humaines, reflet des valeurs promues dans la société.

 

 

Il est donc triste de constater qu'aujourd’hui à Genève le système promu est celui de la ségrégation. Au nom de quel principe ? Celui artificiel de faire croire que  le spécialisé confiné dans des centres éloignés du monde dit ordinaire répondrait mieux aux différences  de ces enfants ??

 

Mais se rend-on compte que ce système n'est ni plus ni moins qu'une forme d'apartheid social ???

Allez: les handicapés d'un côté, les autres de l'autre !! Et tout cela justifié par le fait qu'on donnerait de cette manière plus de chance aux enfants handicapés de s'en sortir dans la société ????? Et personne ne relève l'incroyable sottise de cette contradiction: "toi, handicapé, plus on t'éloigne des autres, plus on te donne des chances de t'insérer un jour (jamais défini)  dans la société !!!!! "

 

Quelle connerie !

 

Comment est-il possible dans notre société si riche, dite si évoluée, dans le bercail des institutions internationales d'accepter un tel discours si irrespectueux de la dignité des enfants ???

 

Genève a le devoir de changer !

 

 

Enseignantes et enseignants: nous avons besoin de vos compétences ! Il faut refuser de participer à ce système ségrégationniste.

Il faut faire confiance à nos enfants: leur place est parmi leur pair. Nulle part ailleurs. C'est là que doit oeuvrer le dit spécialisé.

 

Si on pense de cette manière (il faut réussir à penser différemment), alors vous verrez que dans 20 ans, on ne parlera plus de spécialisé ou d'ordinaire, mots qui reflètent tant notre pensée ségrégationniste d'aujourd’hui, mais on parlera d'ENSEIGNER aux enfants ! Et il sera évident qu'enseigner correspondra, non pas à un système, mais à l'enfant, à ses besoins.

 

Partir de l'enfant, chercher ce qu'il y a de commun entre tous les enfants et respecter leur singularité: voilà le défi à relever pour une vraie école.

 

 

Mais qui donc aura le courage de cultiver, de promouvoir et de mettre en oeuvre une VISION différente de l'école genevoise ? 

13/11/2014

Réponse à M. Vité, Président de la SPG

Suite aux propos de M. Laurent Vité, président de la SPG, qui revient sur la politique d’intégration des élèves à besoins spécifiques dans le cursus ordinaire et qui déclare que «L’école inclusive a un coût» – et que les enseignants paient la facture,  je me permets de vous retranscrire ma réponse:


Propos de M. Vité - agora du journal le "Courrier : "La face cachée de l’intégration": ici

 

 

Ma réponse:

 

Petit rectificatif:  «L’école inclusive a un coût» – et les élèves à besoins spécifiques paient la facture !

Je comprends que dans les fonctions de M. Vité, le bien-être des enseignants (dont je suis :-) prime et nous le remercions du souci qu’il porte à notre équilibre.

Mais qui se soucie de l’équilibre des enfants à besoins spécifiques ? Qui se soucie de faire respecter leurs droits ?

C’est tout de même eux les victimes du système !

M. Vité a certainement raison lorsqu’il parle de façade de la part du DIP de mettre en exergue les rares cas d’intégration (pas même d’inclusion !) que l’école genevoise se vante d’avoir mis en place après je ne sais plus combien d’années de discussions… Quelle performance !

Mais au fond discuter de quoi ? De savoir si les personnes handicapées peuvent aller à l’école ???? Ici, cela fait encore l’objet d’un doute ???? Si c’est l’aveu du gouvernement, alors nous sommes dans un Etat hors la loi !!

Au nom de quoi les enfants et les personnes en situation de handicap n’auraient pas le DROIT d’aller à l’école comme les autres ?

Quels sont les critères sur lesquels s’appuie notre Etat pour justifier cette politique ségrégationniste relevant d’un véritable apartheid ?

Je suis d’accord avec M. Vité sur le fait qu’il ne suffit pas d’informer - ce que se contente de faire le DIP pour l’accueil des enfants avec un TSA dans le système scolaire ordinaire - pour être prêts à recevoir un enfant autiste dans sa classe. Cela coule de source.

Mais M. Vité ne devrait pas non plus céder à la logique de l’instant  et se contenter de dire qu’au fond puisqu’il n’y a pas les moyens, qu’importe ce que deviennent ces enfants ! Parce que c’est bien cela dont il s’agit : pendant que tout le monde, au nom de son principe ou de sa croyance érigé en absolu, discutaille… nos enfants eux sont EXCLUS et entravés dans le développement même de leurs réelles compétences !

Mesure-t-on vraiment l’étendue de l’injustice que notre Etat est en train de faire vivre à des générations d’enfants autistes ?

Le discours ne doit certainement pas être réduit à une question de moyens, mêmes si ces derniers sont importants et que l’Etat devra s’y pencher. Mais AVANT CELA,  M. Vité, qui occupe tout de même une fonction importante dans notre société, ne devrait-il pas plutôt affirmer haut et fort que les droits de ces enfants sont bafoués plutôt que d’agiter le spectre de l’argent en affirmant «  que tout le monde est en train de se rendre compte que l’école inclusive a un coût si on entend réellement permettre à tous les enfants, quelles que soient leurs particularités, de suivre leur cursus scolaire à l’école ordinaire. Qui va payer? « 

Ce n’est pas la bonne question.

La bonne question est : comment un Etat de droit peut-il tolérer que des enfants soient exclus, marginalisés et victimes d’un discours aussi minimaliste que celui des moyens ?

Croyons-nous vraiment que la Suisse et en particulier Genève soit moins riche que d’autres pays qui ont mis en place une politique inclusive ? Ce serait amusant de le faire croire….

Si nous partons du droit, de ce qui est juste, les moyens suivront et on se rendra compte, comme ailleurs c’est déjà le cas, qu’en réalité l’école inclusive a un coût bien moindre que l’école de la politique ségrégationniste pratiquée aujourd’hui !

La question n’est pas celle de l’efficacité de l’école inclusive, de sa rentabilité ou de son coût, mais bien du droit de chaque enfant à fréquenter l’école de droit commun, sans discrimination.

La science ne peut donner de réponse absolue à la question de l’intégration scolaire. À l’époque de la Guerre civile américaine, Abraham Lincoln aurait-il dû exiger la preuve scientifique des bienfaits de l’abolition de l’esclavage ? Aurait-il dû consulter des experts, par exemple, un sociologue, un économiste, un analyste politique ? Bien sûr que non. L’esclavage n’était pas et n’est pas davantage aujourd’hui une question qui doit être tranchée par la science. C’est une question morale.

Bilken, 1985, p. 16 ; traduction de Vienneau, 2002

 

Nous comptons sur la prise de conscience de chacun pour faire du droit des enfants à besoins spécifiques une réalité.

Marie-Jeanne Accietto

05:29 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |

07/11/2014

Droits des enfants autistes: les non réponses du gouvernement suisse à l’ONU !

Suite au dépôt du rapport alternatif auprès du Comité des droit des enfants de l’ONU, qui a formulé des questions auxquelles le gouvernement devait répondre, force est de constater que ce dernier esquive les problèmes, se retranche derrière des arguments de forme et reste lacunaire.

 

Autisme Genève va formuler ses commentaires qu’elle fera part au CDE et c’est sur cette base que le gouvernement devra justifier ses propos lorsqu’il sera auditionné en janvier prochain.

 

Sur la question du packing, nous avons les preuves qu’il est pratiqué dans les institutions romandes et donc remboursé par l’Etat.

 

Sur la question de la ségrégation et de l’absence d’inclusion scolaire pour les enfants avec un TSA, notamment à Genève, nous avons une INFINITE d’exemples concrets à fournir, chiffres à la clé sur cette triste réalité.

 

Sur la question de l’enfermement sans discernement d’enfants avec un TSA dans des unités inappropriées comme le sont les unités psychiatriques, nous avons aussi des exemples, par ailleurs, qui ont déjà médiatisés.

 

Sur la question du diagnostic et de l’intervention précoce, nous avons des chiffres à avancer… Les cantons romands sont loin de recouvrir les réels besoins de leurs populations respectives (système cantonal oblige).

 

Sur la question des statistiques… c’est tout simplement la catastrophe ! Nous avons un gouvernement qui -au nom de la difficulté à recenser les situations à cause du système fédéral –  est complètement démissionnaire. Aucune statistique n'est prévue...on ignore le nombre réel de personnes avec autisme dans notre pays !

 

Pourtant l’inclusion scolaire et professionnelle est possible pour les personnes autistes.

Pourquoi ailleurs cela est déjà une réalité et ici, en Suisse, bercail des institutions  de réputation internationale défendant les droits humains, cela fait l’objet d’une mise en accusation ?

Le colloque scientifique qu’Autisme Genève organise le 15 novembre prochain au Centre Médical Universitaire (voir flyer) présentera les modèles d’inclusion scolaire et professionnelle existant ailleurs. Ce sont des modèles exportables et adaptables à la réalité juridique de tout pays s’il y a, à la base, une réelle volonté de pratiquer une politique inclusive !  

Le problème est là ! Il n’y a pas dans les Cantons de plan interdépartemental (ou global) qui pense l’inclusion des personnes autistes de la petite enfance à l’âge adulte… Or, l’autisme ne s’arrête pas à 20 ans, lorsque l’enfant passe de la responsabilité du Département de l’Instruction publique à celui des Affaires sociales.

L’autisme est un handicap à vie qu’il faut pouvoir penser du début à la fin en faisant ainsi une ENORME ECONOMIE de moyens autant sur le plan humain que sur celui budgétaire.

 

Aujourd’hui l’Etat dépense plus pour une efficacité moindre.

Adoptons les bons modèles et faisons d’une pierre deux coups :

1/rendre vraiment la dignité à nos enfants en leur permettant de développer au mieux leur potentiel en milieu ordinaire avec des vrais appuis

et

2/ faire faire des économies aux gouvernements qui se plaignent tant, à tort,  de ne pas avoir de budgets !!

 

Le thème de notre colloque se combine, par un heureux hasard, avec la demande d’éclaircissements de la part du CDE au gouvernement suisse notamment sur la question de l’inclusion scolaire.

Venez donc nombreux écouter nos conférenciers de réputation internationale nous décrire ce qui ailleurs fonctionne bien et depuis longtemps en matière d’inclusion !

 

Flyer du colloque : ici  (délai d’inscription prolongé )

 

Rapport alternatif d’Autisme Genève : ici

 

List of Issues (liste des questions du CDE à la Suisse) : ici

 

Réponses de la Suisse : ici

 

Et bientôt on-line nos commentaires…. alors suivez-nous !    www.autisme-ge.ch

 

07:05 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ?, Autisme - école - inclusion | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | Pin it! |

06/11/2014

D'où viennent les résistances à l'adoption de l'inclusion ?


Paradoxalement, le handicap principal de l'inclusion est son faible coût.


Dans le domaine de l'inclusion scolaire, l'analyse comparée des divers systèmes européens de réponse aux besoins éducatifs particuliers fait ressortir que l'adoption de l'inclusion scolaire dépend en premier lieu de l'importance de l'économie des institutions spécialisées.

Les besoins éducatifs particuliers en Europe 2003 European Agency for Development in Special Needs Education p.14

1.5.5 Obstacles

« En plus du financement, l’existence même d’une large structure d’éducation séparée peut être une
entrave au processus d’inclusion. Comme nous l’avons vu précédemment, dans les pays disposant d’une structure différenciée assez conséquente, les enseignants et les institutions spécialisées peuvent se sentir menacés par le processus d’inclusion : ils craignent que l’inclusion remette en cause leur rôle et ainsi mette en danger la pérennité de leur position. La tension à ce niveau est d’autant plus vive que le contexte économique du pays est difficile, posant le risque d’éventuelles restructurations. Dans de telles conditions, il est extrêmement difficile de discuter de l’inclusion sur la base d’arguments éducatifs ou normatifs. »

 

Source: inclure.fr/w/AutismeInclusion.pdf

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