15/01/2017

Autisme: soirée littéraire

La Fondation Pôle autisme et l'association Autisme Genève vous invitent à une soirée littéraire autour de l'autisme. Ce sera le 19 janvier, à 18h30, à la Maison des Associations, rue des Savoises 15. Entrée libre, sans inscription.

 

Deux romanciers, deux styles, deux expériences différentes croiseront leurs regards autour de l'autisme. L'un, écrivain affirmé, M. Metin Arditi, l'autre jeune romancier,  père d'un adolescent autiste, M. Pascal Jarnieu répondront aux questions du Prof. Eliez.

 

L’enfant qui mesurait le monde  de Metin Arditi met en scène un jeune garçon autiste, Yannis, qui vit seul avec sa mère, à Kalamaki, une île grecque plongée dans la crise. Le destin réunira cet enfant, féru de chiffres, à un architecte d'âge mûr, revenu d'Amérique enterré sa fille décédée par accident alors qu’elle cherchait, de toute son âme, le secret du Nombre d’Or. Et précisément ce roman parle d’âme : l’âme d’un enfant qui vit au rythme de sa manière mystérieuse de comprendre le monde ; l’âme d’un pays, bercail de l’humanisme auquel le monde entier sera à jamais redevable, l’âme d’une mère qui arrache, sans pouvoir y croire, au chaos le destin de son enfant en lui apprenant sans jamais faillir, à sur-nager. L’âme enfin de ce vieil architecte en quête de l’essence, racine de tous les abîmes humains atteignant l’âme de sa fille à travers l’accomplissement de son œuvre.

  • Maintenant l’eau est trop froide, lui dit Yannis. Et la nuit tombe vite. Demain il n’y aura pas de nage.
  • Alors nous irons au théâtre, dit Eliot. Et puis au cimetière.
  • Oui, dit Yannis. Au théâtre et au cimetière.

  (p. 292)

 

La Carpe de Pascal Jarnieu est un roman qui raconte l’histoire d’un enfant autiste  non verbal qui, entrainé dans le monde de Kom, est confronté à son autisme et apprend à le transcender. Il devient  un héros, presque malgré lui. La carpe, ailleurs, se révèle et parle.  

Le lecteur vit au rythme intérieur du jeune Léo, qui nous fait découvrir les milieux institutionnels, où il passe ses journées dans la vraie vie et son monde intérieur que seule la jeune Fa dont il est amoureux découvrira. Assurément, seul l’amour pouvait percer le silence insondable de Léo, faire comprendre le sens de son regard hypnotisé par les reflets de la lumière derrière lesquels on ne peut que percevoir -sans jamais vraiment l’atteindre -son  monde à lui.  

Pascal Jarnieu nous ouvre cet univers avec poésie, en mettant en scène le combat entre le bien et le mal, soi et les autres, l’autisme et le monde. Et l’aquarelle de la vie prend un autre sens, un autre son et la carpe bruit.

Entre le ciel et terre

La rivière

Luit

Entre le chat et l’oiseau

La carpe

Bruit.

                                                                             (p. 202)

 

 

 

 

Infos: http://autisme-ge.ch/19-janvier-2017-rencontre-litteraire-autour-de-lautisme/

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