23/03/2018

MALTRAITANCE: DEFENDRE LES DROIT DES PERSONNES AUTISTES ET DE LEURS FAMILLES

Combien de dérives doit-on encore débusquer pour qu’enfin les autorités publiques s‘intéressent à la formation des professionnels dans le domaine spécifique des troubles du spectre de l’autisme ?

 

Pour travailler avec nos enfants, petits ou grands, avec ou sans déficience intellectuelle associée à leur autisme, il faut avant tout une sensibilité pour cette forme de pensée : il faut savoir la comprendre et la respecter. Il faut ensuite, en tant que professionnel, être spécifiquement formé.

 

Lorsqu’on parle de formation, on ne parle pas de quelques jours de formation théorique, on parle de nombreux jours de formation théorique, de nombreuses années de formations pratiques et d’un suivi des pratiques tout au long de son parcours professionnel.

 

Qui en Romandie assure ces prestations ? Et si elles le sont, qui nous garantit la qualité des formateurs ?

Il y a, à ce jour, un seul réseau de compétences en autisme crédité par les familles, c’est celui rattaché à autisme suisse romande. Dans ce réseau, les familles sont sûres d’y trouver des formateurs qui adhèrent aux bonnes pratiques.

 

Lien : https://www.autisme.ch/activites/formations/le-reseau-de-...

 

Les institutions où se trouvent nos enfants devraient solliciter ce réseau pour assurer leurs  formations internes. Elles devraient également adhérer au principe d’un suivi des pratiques assuré par ce même réseau. La confiance se crée dans la reconnaissance des compétences, non pas simplement énoncées mais prouvées  et dans la totale transparence des pratiques.

Pourquoi craindre d’ouvrir les portes aux formateurs avertis et de collaborer avec les associations parentales qui, aujourd’hui, sont le fer de lance en Romandie de la défense des droits des personnes en situation de handicap ? Elles défendent les principes du droit international qui n’est pas, contrairement aux idées reçues, qu’un simple idéal. La Suisse a ratifié la Convention des droits des personnes en situation de handicap. Il s’agit de s’en tenir aux principes ratifiés sans interprétation personnelle ou à la sauce de tel ou tel autre directeur…. quel que soit le degré de ses bonnes intentions. D’ailleurs les bonnes intentions ne se décident, en général, pas sans les personnes concernées, n’est-ce-pas ?

Le droit est un droit. Ou est-il, en Suisse, sujet à controverses ?

 

La maltraitance qui fait actuellement l’objet de réactions médiatiques, suite aux témoignages de parents et professionnels courageux, en avait déjà fait l’objet il y a quelques années. Devra-t-elle être encore être à la une dans quelques années ?

 

Les personnes autistes ont en assez d’être maltraitées et leurs familles en colère de devoir rappeler à travers les années les mêmes évidences.

 

 

 

Infos sur l'actualité d'une situation de maltraitance dans le canton de VD:

 

http://www.rts.ch/info/regions/vaud/9428699-une-institution-vaudoise-accusee-de-maltraitance-sur-de-jeunes-autistes.html

 

 

https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/instituts-subventi...

 

Commentaires

Ce sont les droits humains de tous les européens qui sont en danger aujourd'hui!

Écrit par : Dominique Degoumois | 23/03/2018

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