23/11/2009

Auxiliaire de Vie Scolaire en CLIS Autisme: une tranche de vie professionnelle avec Laurence

Auxiliaire de Vie Scolaire en CLIS Autisme: une tranche de vie professionnelle avec LaurenceLaurence est l’une des amies de mon meilleur ami, Marc, le parrain de mon fils aîné.

À l’annonce du diagnostic de Stanislas, Marc nous a immédiatement mises en contact.

Marc pensait, avec raison, que Laurence pourrait m’apporter tout ce dont j’avais besoin pour désamorcer cette bombe: de l’optimisme, de l’énergie, une vision incroyablement positive du handicap de nos enfants et surtout de leurs possibilités de progression.

En plus de tout cela , Laurence m’a soutenue par sa grande gentillesse et ses encouragements constants. Je voudrais partager avec vous cet entretien, en espérant qu’il inspirera tous les AVS au contact de nos enfants.

Peux tu nous décrire ta « fonction » , ton rôle dans la prise en charge des enfants autistes?

J’étais Auxiliaire de Vie Scolaire collective dans une CLIS TED (CLasse d’Intégration Scolaire) de maternelle, j’ai ainsi pu travailler auprès d’enfants autistes  et répondre, en équipe, aux objectifs fixés – à savoir, faire progresser les élèves accueillis tant au niveau du comportement que des apprentissages scolaires.

Nous fonctionnions comme une classe maternelle ordinaire au niveau du quotidien (accueil, motricité, apprentissages, etc.) en s’adaptant aux élèves et en utilisant beaucoup la manipulation et l’accompagnement. Pour le travail, chaque adulte de la classe prenait tour à tour individuellement les enfants (en langage, mathématiques, lecture, arts plastiques, jeux mathématiques… tout ceci défini à l’avance selon un emploi du temps journalier et hebdomadaire) en tenant compte de là où ils en étaient.

Si tu apprenais aujourd’hui que l’un de tes enfants est autiste ou a un Trouble Envahissant du Développement, quelles sont les premières choses que tu ferais?

  • Je m’informerais pour trouver des spécialistes sur l’autisme pour la prise en charge: orthophoniste, ergothérapeute, psychomotricienne.
  • Je me documenterais pour adopter une éducation structurée (PECS, ABA) afin d’aider mon enfant à évoluer au niveau de la communication, de la socialisation et pour l’aider à grandir.
  • J’aurais le souci qu’il y ait une cohérence dans cette démarche au sein de tous les lieux qu’il fréquente.
  • J’élaborerais un classeur de communication.

Il est important de tous agir dans le même sens afin qu’il y ait du sens, justement!

Tu m’as souvent dit que les approches éducatives apportaient beucoup dans l’accompagnement de nos enfants en termes d’autonomie, de communication, de socialisation, et que cela changeait tout dans la vie de ces enfants. Peux-tu m’en dire plus?

Ce sont les approches adaptées permettant de répondre de manière appropriée aux besoins des enfants autistes. Il est important de mettre les enfants en situation de réussite.

  • Les enfants avaient des problèmes de langage en réception et en expression, il a donc été mis en place un support visuel en appui à la communication (objets, photos, pictogrammes). Le support visuel va permettre de donner du sens aux choses: les consignes, par exemple, peuvent être montrées. Les enfants apprennent également eux-mêmes à utiliser les pictogrammes pour faire des demandes. Il est important de créer ces demandes (manger, boire, aide-moi, etc.). Il s’agit du système de communication par échange d’images (PECS). Les enfants comprennent en général assez vite qu’ils n’obtiendront ce qu’ils veulent qu’après avoir donné la carte en question.
  • Il est nécessaire  de commencer par les centres d’intérêt des enfants, par exemple: les bulles, la nourriture, etc.
  • L’utilisation de la carte peut développer le mot oral. Le système pallie au manque d’initiative et de demandes spontanées, rappelle à l’enfant qu’il peut demander.
  • Un enseignement de tâches décomposées  et répétées (travail à la table) amène à une éducation structurée.
  • Beaucoup de manipulations, notamment pour les histoires et chansons, permettent à tous de participer, d’accèder au sens, de communiquer avec les autres et développer le langage.
  • Il est important de valoriser en utilisant des motivateurs externes ou renforçateurs.

La scolarisation de nos enfants est l’un des points cruciaux de leur évolution et de leur prise en charge. Quel est ton point de vue, ton expérience à ce sujet?

Pour moi, c’est primordial. Il est clair qu’en milieu ordinaire ce n’est pas toujours facile d’entrer en relation avec des enseignants qui ne connaissent pas le sujet. Certains sont réticents par manque de connaissances, et c’est normal, mais si vous arrivez à faire équipe (et c’est ce qu’il faut: donner les informations permettant de connaître et comprendre votre enfant, la façon d’agir pour que cela se passe au mieux, etc.), enfin, discuter, pouvoir se rencontrer pour comprendre et accompagner au mieux, les professionnels accompagnant les enfants dans les prises en charge extérieures doivent  eux aussi être sollicités pour cela.

La démarche est spécifique, il faut la partager afin que l’enfant soit dans une situation sécurisante, et que cela se déroule le mieux possible pour tout le monde.

Quel conseil donnerais-tu aujourd’hui à un éducateur débutant dans le milieu de la prise en charge d’enfants autistes? Comment te sentais -tu, toi, la première fois que tu es intervenue?

En ce qui me concerne, lorsque j’ai postulé, j’étais très motivée mais je n’avais aucune connaissance sur le sujet. J’ai tout de suite cherché des personnes ressources afin de recueillir des informations, et puis j’ai commencé aussi à consulter sur internet pour acquérir des connaissances.

De plus, j’ai travaillé avec une équipe de professionnels qui m’a énormément apporté (une enseignante ayant déjà travaillée avec des enfants autistes, une infirmière de secteur psychatrique travaillant au CMP et un éducateur spécialisé intervenant aussi dans le cadre du CMP). Nous étions une équipe, une vraie!

Face aux difficultés rencontrées nous échangions et réfléchissions à chaque fois que cela était nécessaire pour adapter au mieux notre pratique. Pas de jugement, donc les demandes d’aide, de conseils, se faisaient dès que le besoin s’en ressentait. De plus, nous avons pu bénéficier de formations spécifiques, et être encadrés dans notre travail par des spécialistes qui avaient un rôle primordial dans l’échange, avec un regard extérieur et donc enrichissant pour nous: une psychologue libérale et formatrice à EDI, les membres du SESSAD autisme, une orthophoniste en libéral qui suivait des enfants de la classe. Bref, des spécialistes très ouverts pour nous, qui étions prêts à recevoir les informations, les mettre en pratique pour pouvoir permettre à ces enfants d’évoluer. Nous n’hésitions pas à créer de nouveaux outils, utiliser de nouveaux pictos dès que le besoin s’en faisait ressentir.

Il est indispensable d’avoir l’esprit d’équipe – ce qui permet, dans le travail, de rester au plus proche de l’intérêt des enfants (partager ses observations, ses idées, écouter l’autre et surtout prendre en compte ce qu’il dit), d’être ouverte, de savoir se remettre en question, de s’adapter, d’être patient et à l’écoute, d’être disponible. Avoir l’esprit d’analyse  permet de réfléchir au mieux afin d’améliorer la prise en charge.

De plus, il faut tous être en adéquation dans la démarche, être fermes, établir ou créer un environnement sécurisant et surtout structuré, travailler sur les emplois du temps individuels, avec des renforçateurs et les encourager énormément.

Par ailleurs, il faut avoir la volonté de se former pour évoluer.

Quel est le souvenir, l’expérience la plus marquante que tu voudrais partager avec nous?

Des souvenirs, j’en ai plein. Lequel choisir, je ne sais pas.

De bons moments… voir les enfants évoluer et s’épanouir et même aller au delà.

Des souvenirs… l’importance du travail d’équipe, le partenariat avec les parents et les professionnels divers. La confiance mutuelle, un tout qui motive, qui rend positif et qui donne envie de faire toujours plus. On s’accroche parce qu’on y croit, on a des preuves, des résultats. Des parents qui « revivent ». Des enfants qui grandissent.

Des enfants qui accédent à la communication verbale, qui progressent dans la relation à l’autre, jouent ensemble à cache-cache dans la cour, qui éclatent de rire. Des fêtes pour partager tous ensemble, des sorties avec des enfants ordinaires qui se passent bien, un partage. Soutenir le copain qui a cessé de crier, qui est différent aujourd’hui, ayant un comportement adapté à la vie de classe.

Merci encore Laurence pour cet entretien. Vous êtes AVS auprès d’enfants autistes? Partagez votre expérience avec nous!

Source: http://autismeinfantile.com/scolarite-tag/auxiliaire-de-v...

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21/11/2009

Scolarité accompagnée d'un enfant autiste en maternelle

Puisqu'on vous dit que c'est possible... et même nécessaire dans beaucoup cas de figure.  L'éducatif est, à ce jour, le "médicament" le plus efficace pour nos enfants.

L'intégration, une vraie intégration et non pas que partager des moments de récréations avec des enfants dits ordinaires (=intégration bidon), fait partie d'une bonne pédagogie pour enfants avec autisme. Mais tout cela, l'intégration y compris, doit être mûrement réfléchi et faire partie d'un projet éducatif individualisé établi sur la base d'évaluations standardisées... et en accord avec toutes les autorités concernées!

 

A quand un Service de l'intégration digne de ce nom à Genève, type celui qui existe à Fribourg... http://www.cesg.ch/site/  pour ne pas franchir encore une fois l'Atlantique...(ça énerve certains de mes interlocuteurs, paraît-il ...et pourtant...).

L'intégration d'un enfant avec autisme en images:

 

 

 

 

 

 

Puisqu'on vous dit que c'est possible...

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19/10/2009

L'intégration scolaire de l'enfant avec autisme, une question de cohérence

L'intégration d'un enfant avec autisme a un coût, celui de la cohérence. Soyez incohérent dans la manière d'intégrer cet enfant dans le cursus scolaire dit ordinaire et cela aura un autre coût, humain cette fois-ci (bien plus grave). Le coût, celui auquel on pense automatiquement lorsqu'on parle de coût, est moindre lorsque l'intégration est réussie, bien plus conséquent si l'intégration est "sauvage".

On appelle une intégration sauvage celle qui est faite juste parce qu'il faut la faire... sans avoir les justes moyens pour la faire et surtout sans avoir été formé pour la faire, en d'autres mots sans connaître les outils nécessaires pour la réussite de cette intégration. La continuité (et la cohérence dans cette continuité)  au niveau de la prise en charge et du suivi de l'enfant fait partie de ce bagage d'outils... il est même fondamental puisqu'on sait que toute forme de changement pertube nos enfants jusqu'à pouvoir mettre en péril leur intégration, justement. On le sait. Si on connaît l'autisme et qu'on veut faire de l'intégration il faut alors pouvoir répondre à cette réalité.

L'intégration est un défi qu'il faut relever à plusieurs (enseignant ordinaire et enseignant spécialisé main dans la main et une volonté cohérente de la hiérarchie) en toute connaissance de cause. C'est ainsi que l'intégration visant le développement des compétences sociales de l'enfant, et aussi, selon son niveau de communication (évalué par des tests standards), son niveau scolaire, sera une réussite. Qu'on ne nous vienne pas dire que l'intégration est un échec si ces simples mesures relevant de l'évidence ne sont pas remplies... L'intégration, oui! mais avec compétence !

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Rémi, huit ans, autiste modéré, subit la valse de ses auxiliaires de vie scolaire

 

 La maman de Rémi ne comprend pas pourquoi l'Éducation nationale a changé l'AVS de son fils. La maman de Rémi ne comprend pas pourquoi l'Éducation nationale a changé l'AVS de son fils.

Rémi, huit ans, est atteint d'autisme modéré. Alors qu'il est scolarisé depuis 5 ans, le jeune garçon ne veut plus, aujourd'hui, aller à l'école. En cause : le remplacement de son auxiliaire de vie scolaire. Sa maman, Véronique, témoigne. PAR NATHALIE LABREIGNE

Il adore les jeux vidéo, l'ordinateur, et la piscine. Du haut de ses huit ans, Rémi a les mêmes passions que tous les gamins de son âge. Ce qui le sépare des autres enfants, c'est son TED, un trouble envahissant du comportement diagnostiqué il y a quelques années. « Rémi est autiste modéré », indique Véronique Leleu, sa maman.

Malgré son handicap, le jeune Cuincynois est scolarisé, depuis quatre ans, à l'école privée Saint-Vincent-de-Paul de Dorignies. Pour l'aider à suivre la classe, Rémi bénéficie d'une auxiliaire de vie scolaire individuelle (AVS-i). « Depuis deux ans, c'était la même. Elle avait mis six mois pour se faire accepter auprès de Rémi. Mon fils avait fait un bon CP-CE1 et cette année, il était passé en CE2 », résume Véronique.

Seulement, à la rentrée, la famille Leleu découvre que l'AVS-i a changé. L'explication tombe : le nombre d'heures d'accompagnement accordées à Rémi a augmenté (21 heures au lieu de 18), ce qui a obligé l'Éducation nationale à changer la personne.

La surprise tourne vite à la déconvenue. Car Rémi ne cesse de réclamer son ancienne auxiliaire et refuse de travailler à l'école. La situation se dégrade encore lorsqu'on lui affecte une autre auxiliaire. Qui se blesse et est arrêtée : une troisième personne prend le relais mais déclare forfait au bout de quelques heures. Une quatrième est nommée en remplacement... Véronique négocie alors pour récupérer son ancienne AVS-i - « elle est d'accord pour revenir avec Rémi » - mais se voit opposer un fin de non recevoir : « La gestionnaire de l'Éducation nationale m'a dit que le but de l'AVS n'était pas de donner de l'affection mais de faire avancer l'élève. » Tandis que la maman s'indigne, son fils décroche. « Comme il ne parle pas, il communique en écrivant », explique Véronique en sortant les lignes rédigées par son fils : « Encore une autre, je ne veux pas, elle ne me connaît pas ». Il y a surtout ce mot, qui était caché dans un tiroir de la cuisine : « Je ne veux plus encore une nouvelle AVS. Rémi. » Aujourd'hui, à force de changements, il ne reste que 6 heures d'accompagnement sur les 21 h accordées. Le reste du temps, Rémi reste à la maison. Et refuse de faire ses devoirs. « J'ai vu mon fils pleurer à larmes pour la première fois, il y a quinze jours, à l'école, confie Véronique, les yeux embués. Et de poursuivre, plus dure : « On est presque aux vacances et j'ai peur que l'année soit foutue en l'air. À cause de ça. »

 

Source: http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Douai/actualite/Secteu...

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15/09/2009

Des classes pour s'ouvrir

 

Le projet "Tous à l'école" permet à 7 enfants souffrant d'autisme de suivre une scolarité ordinaire dans deux Clis (Classe d'Intégration Scolaire)

 

Le projet "Tous à l'école" permet à 7 enfants souffrant d'autisme de suivre une scolarité ordinaire dans deux Clis (Classe d'Intégration Scolaire)

La scolarité en Clis coûte 5000 euros par enfant et par an. Chaque famille débourse 900 euros par an. La Fondation Orange a apporté 19 000 euros à ce projet baptisé "Tous à l’école"

 

 

Le projet "Tous à l’école", permet à 7 enfants souffrant d’autisme de suivre une scolarité ordinaire dans deux Clis (Classe d’Intégration Scolaire) de Tassin la Demi-Lune. Ce dispositif forme des équipes pédagogiques pour les enfants âgés de 6 à 12 ans.

Dans une cours d’école, Melissandre, Paul et Raphaël jouent, sous l’œil vigilant de Lucie, Nicolas et Aurélie, stagiaires en psychologie. Soudain, Melissandre quitte l’air de jeu pour rentrer dans l’école, Raphaël se mure dans sa coquille, et Paul disperse les jouets. Les trois enfants, âgés de 9 à 11 ans sont autistes. Ils ont été accueillis à la rentrée en classe d’intégration scolaire (Clis) au sein de l’école privée St-Charles à Tassin la Demie-Lune. Une classe à part, où ils suivent un apprentissage approprié, sans les exclure d’un contact avec les autres élèves. "Ce sont des enfants qui ne tiennent pas en place, alors ils sont encadrés pour apprendre à se laver les mains, aller à la cantine, on les aide à devenir autonome", résume Edwige Berecz, porteuse du projet "Tous à l’école." L’apprentissage se fait par éléments visuels, évite les phrases longues, renforce les bonnes attitudes. "Dès qu’arrive l’âge de 6 ans, il n’existe plus rien pour accueillir les enfants autistes au sein d’une école ordinaire", témoigne Marie-Amélie Saunier de Cazenave, de l’association Autisme Rhône-Ain. Pour cette mère de famille d’un enfant autiste, l’expérience est concluante. "Ici, on les tire vers le haut, ils progressent, on les oblige à vivre en société."

 

Le dispositif "Tous à l’école", unique dans le Rhône, comprend la participation de stagiaires en psychologie, d’un psychologue pour la formation et une intervenante, pour aider l’équipe sur le terrain. A côté des Clis, existe l’Institut médico éducatif (IME) qui n’a que 110 places pour 620 demandes de parents d’autistes dans le Rhône.

 

 Source: http://www.metrofrance.com/info-locale/des-classes-pour-s...

 

A Genève, il existe deux (seulement) centres d'intégration (je ne parle pas des classes spécialisées): le centre de Vermont et le Centre des Voirets qui ont pour vocation d'intégrer les jeunes enfants porteur d'un handicap dans les écoles publiques genevoises. En tout pour les deux centres 30 places environ.

Sur les 30 enfants, combien sont atteints d'un TED ?

REPONSE: AUCUN !

JUSTIFICATIF: nos enfants sont difficiles sur le plan du comportement ce qui est tout à fait vrai, JE PRECISE, lorsqu'on n'adopte pas les JUSTES MESURES PEDAGOGIQUES....

Il s'agit donc d'une exclusion par ignorance... ce qui est grave. A quand les formations des enseignants et des éducateurs à l'autisme ?

Assez avec la hiéarchie du handicap à GENEVE ! Les parents des enfants autistes demandent à ce que les gens soient formés pour qu'ils sachent encadrer nos enfants sur les bancs de l'école... d'ailleurs la loi du 14 novembre 2008 va inviter (j'espère) nos autorités à prendre conscience de l'URGENCE de la situation....

Pas intégrables nos enfants ? Et ils font comment ceux qui créent des CLIS (classe d'intégartion) pour enfants avec TED dans les pays voisins ????

Comprenez l'amertume, le ras-de-bol des parents confrontés toujours au sempiternel FAUX discours genevois .."on ne peut pas intégrer votre enfant, trop de troubles du comportement et gnagnagnagnanaganagan...."

FORMEZ LES ENSEIGNANTS, merci!

A ce propos:

http://www.autisme.ch/portail/index.php?option=com_conten...

http://www.autisme.ch/portail/index.php?option=com_conten...

 

 

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24/08/2009

Un autre regard sur la rentrée

Il y a des mots qui n’ont pas besoin de sons. Les gestes suffisent aussi répétitifs soient-ils. C’est vous qu’ils ennuient et dérangent sans doute. Pas eux. Pour eux, ils ont un sens. Plus : une fonction.

 

Lorsque vous regardez un objet, pensez-vous au fait que votre œil a pour fonction de regarder ? Je ne pense pas. Je pense que vous regardez avant tout l’objet. Sa forme, sa couleur, son utilité, etc. N’est-ce pas ?

 

La personne autiste souvent ne regarde pas l’objet ou sinon, parfois, qu’une partie de ce dernier. Ce n’est souvent pas l’objet qui l’intéresse, mais les stimuli sensoriels que cet objet peut lui procurer. Il comprend qu’en l’agitant devant ses yeux, par exemple, ses yeux perçoivent. Ils sont à la recherche de la perception.

 

C’est là qu’il faut leur tendre la main, non pas pour leur supprimer cette stimulation -  voudriez-vous qu’ils ne voient plus ? – mais pour leur apprendre ce qu’on peut faire d’autre avec la vue.

 

Vous vous savez de manière « innée » que la vue sert à voir. Eux l’apprennent.

 

Et il faut savoir le leur apprendre.

 

Oui, je sais, c’est beaucoup de travail. D’autant qu’il fait faire cela quasi avec tous les sens.

 

Mais, au final, la plus belle des récompenses c’est lorsqu’ils comprennent que les yeux servent aussi à vous voir et qu’ils vous voient. Eux vous voient vraiment. Ce regard là, vous ne l’oubliez jamais.

 

Pour les comprendre, il y a des gestes qui n’ont besoin que d’un autre regard, pas le leur, le nôtre.

 

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Je souhaite à tous les enfants, y compris à nos enfants un peu différents une très bonne rentrée ...

 

            ...   et à tous mes lecteurs une heureuse fin d’été.

 

 

 

 

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04/06/2009

L’éducation des enfants autistes

Les différentes interventions sur l’éducation des enfants autistes au congrès d’Oslo (2007)  mettent en exergue un certain nombre de dilemmes. L’un d’eux s’inscrit dans la nécessité de reconnaître les besoins éducatifs si particuliers des personnes atteintes d’autisme.

L’on devrait arriver à développer des stratégies d’enseignement spécifiques tout en facilitant l’accès aux connaissances et aptitudes culturelles qui permettront à ces personnes de faire partie intégrante de la société (cf. « Social Inclusion and the Education of Children with Autism Spectrum Disorders » de Rita Jordan, Université de Birmingham). Bien des pays, comme la Suisse, se fondent sur un modèle médical en utilisant le diagnostic pour fournir des services spécialisés séparés. Ceci a l’avantage de constituer une expertise et un soutien professionnels mais rend l’accès de ces enfants au monde qu’ils devront habiter en tant qu’adultes beaucoup plus difficile. Ce modèle, en effet, justifie et encourage la séparation des services pour adultes. Par ailleurs, s’il est nécessaire d’inclure les enfants autistes dans des structures scolaires ordinaires pour leur faciliter l’apprentissage des règles sociales, leur intégration prématurée dans des services qui ne sont pas adaptés à leurs besoins (et où ces besoins ne sont pas identifiés) pourrait également conduire à une ségrégation, dans la mesure où l’accès à l’expertise n’est alors disponible que lorsque l’enfant est en situation d’échec ; or une fois l’enfant exclu, il sera beaucoup plus difficile de le réintégrer.

Les récents travaux du Conseil de l’Europe sur l’éducation des enfants autistes tendent à résoudre ce dilemme : ses recommandations, au nombre d’une quinzaine, seront publiées sous peu. Elles s’adressent au gouvernement des Etats membres du Conseil et édictent les conditions minimum qui devraient être assurées pour l’éducation des enfants avec autisme (cadre juridique, spécificité de l’autisme par rapport aux autres handicaps, approche multidisciplinaire au niveau du diagnostic et de l’évaluation, accès à des services publics, association des familles aux différentes décisions, spécifique leur donnant les moyens de s’impliquer dans activités favorisant leur insertion sociale, évaluation et contrôle des services). La réflexion que conduit actuellement la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) dans l’élaboration du concordat sur la formation scolaire spéciale va également dans ce sens : les instruments qui sont développés dans le cadre de ce concordat s’éloignent du modèle médical qui se concentre sur les déficiences pour déterminer les besoins et vont plutôt vers un modèle social qui permet de déterminer les forces susceptibles d’être utilisées dans l’apprentissage.

La comparaison des progrès réalisés par des enfants avec autisme éduqués dans une école ordinaire avec ceux d’enfants avec autisme éduqués dans des structures spécialisées fait l’objet d’études récentes. Celles-ci (« A comparative Study of Social Skills of the Children with Autism as Perceived by their Teachers in Special and Inclusive Schools of Pakistan », Abdul Hameed, Department of Special Education,  University of Punjab, Lahore, Pakistan) indiquent clairement que l’école ordinaire est plus propice au développement des aptitudes sociales des enfants avec autisme. L’Institut de pédagogie curative de Fribourg procède actuellement à une étude similaire en comparant le développement d’enfants en situation de handicap bénéficiant du service d’intégration avec des enfants en école spécialisée.

 

Autre trame de fond qui ressort des différentes allocutions au Congrès d’Oslo : la nécessité, d’une part, de prévoir une éducation continue tout au long de la vie des personnes atteintes d’autisme et, d’autre part, l’importance cruciale d’anticiper les transitions dans toutes les étapes décisives de la vie : de la petite enfance à l’entrée à l’école, de l’école à la formation professionnelle et la vie adulte, de la vie adulte à la retraite. Tous les moyens – aussi parfaits qu’ils soient – mis à disposition pour l’éducation d’un enfant atteint d’autisme peuvent être dénués de toute efficacité à terme s’ils ne sont pas suivis de services adaptés lorsque l’enfant aura atteint l’âge adulte. Une étude présentée par des Néerlandais (« Social Inclusion by Inclusive Education » P. Paquot Servais et Dr. L. Kannehuis) le démontre clairement.

 

Fouzia Rossier

Déléguée Autisme-Europe

Congrès d'Oslo - 2007

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26/05/2009

L'actu vu par les ados : L'autisme

Et pourquoi ne pas donner des cours de sensibilisation à l'autisme dans les écoles publiques genevoises ? C'est peut-être une des mesures à prendre avec la nouvelle loi sur l'intégration, non?

Soyons concrets!

 

 

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18/05/2009

Enfants autistes scolarisés : de réels progrès

Sylvie Barrois, de l'école Jacques-Brel : « Je suis professeur des écoles spécialisée. J'ai donc suivi une formation complémentaire par rapport au cursus ordinaire. Pendant dix ans, j'ai enseigné en CLIS (classe d'intégration spécialisée) avec des enfants qu'on appelle déficients mentaux qui ont un quotient intellectuel en dessous de 90, mais l'autisme, c'est autre chose et c'est vraiment particulier.  » La loi de 2005 qui a ouvert le droit à l'école pour tous les enfants handicapés et une réelle nécessité d'accueil en structure scolaire d'enfants autistes ont présidé à la création de la CLIS pour enfants autistes, en septembre. Sylvie Barrois ajoute : « Pour cette première année, on m'a confié cinq enfants, mais l'année prochaine, j'en aurai huit. » L'environnement des enfants autistes doit être sécurisant. Leur vie est organisée, ritualisée, balisée pour que chaque instant ne se transforme pas en une anxiété dévorante.

enfants-autistes-scolarises-de-reels-p-1705654_jpg.jpgEn classe, le très large spectre des troubles des enfants atteints par la maladie ne permet pas d'établir une seule règle éducative pour tous. Les exercices sont abordés différemment selon l'enfant. Le déroulement du cours se fait à partir d'images évocatrices, de pictogrammes pour communiquer et fixer l'attention. Si certains ont un bon niveau de développement mental et intellectuel, d'autres resteront dans l'évitement. Sylvie Barrois : « Ce ne sont pas des enfants qui ont des difficultés d'apprentissage, bien au contraire. Certains sont très performants, avec une capacité de mémorisation impressionnante.  » Sylvie Barrois n'est pas seule. Elle est aidée par Damien, auxiliaire de vie scolaire. « Je suis là pour accompagner les enfants tout le temps qu'ils sont à l'école. En dehors de la classe aussi, quand ils doivent aller aux toilettes par exemple, ou à la piscine. » Tous les jeudis, ils vont à la piscine. L'approche pédagogique est très différente. Elle se fait à partir de jeux. Les cinq enfants sont entourés dans l'eau par Damien, des maîtres nageurs comme Charlotte ou Christophe Varlet, également papa d'un enfant autiste : « J'ai suivi une formation spécialisée qui me permet d'être avec Émilien et de participer aux activités aquatiques très importantes pour son développement.  » À la piscine comme en classe, les progrès sont réels. À la piscine, ils acquièrent une certaine assurance, combattent par le jeu leurs angoisses. En classe, c'est l'autonomie et une future intégration dans une classe ordinaire. Une prise en charge précoce et structurée améliore les acquisitions de l'enfant autiste et contribue à son autonomie.

Cette première année scolaire l'aura démontré à plus d'un exemple. Les doutes du début ont fait place à l'espoir partagé par les parents et Sylvie Barrois.

 

Source: http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Au...

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15/05/2009

Comment faciliter l'intégration d'un enfant Asperger en milieu scolaire?

Un enfant Asperger a une réelle volonté de faire partie de la classe et d’avoir des amis, mais il ne sait pas comment s’y prendre : il faut donc lui donner des outils pour y parvenir, en sachant que cet apprentissage des comportements sociaux est capital pour son intégration et son développement.

Il n’a pas de réel sens critique et peut donc subir de mauvaises influences ou devenir bouc émissaire.

Informer massivement les élèves, les enseignants, les surveillants sur le handicap et le fonctionnement de ces enfants,l’abstrait, en s’appuyant sur des exemples concrets, promouvoir l’empathie et la tolérance auprès des autres enfants.

Le point clé étant de leur faire comprendre que ces enfants ne perçoivent pas l’implicite et donner de l’information,

Valoriser leurs points forts, comme la mémoire, leurs intérêts spécifiques, leur connaissance encyclopédique sur un sujet particulier, la lecture, le vocabulaire.

Lui donner des modèles de comportements et d’attitudes (notamment auprès de ses camarades), lui permettant de les reproduire et ainsi de faire pas à pas l’apprentissage des conventions sociales.

Aider l’enfant à mieux gérer les temps de pause ou de récréation car ce sont des mises en situation de groupe toujours difficiles et complexes à gérer pour lui (manque d’organisation, atmosphères bruyantes,….) :

Se mettre d’accord avec l’enfant sur un signe qui lui permettrait de vous faire comprendre de manière discrète qu’il a besoin d’aide quand on se moque de lui ou quand il est en conflit avec un pair

Lui donner parfois la possibilité d’être seul pendant les pauses.

 

Lui apprendre à réagir aux réactions des autres. Lorsqu’il a été insultant, insensible ou qu’il a manqué de tact, il faut lui expliquer pourquoi ses réponses ont été inappropriées et quelles réponses il aurait dû émettre.

 

1er cas typique : les enfants Asperger peuvent devenir hyper anxieux voire colériques :

  • Incompréhension d’une consigne
  • Changement imprévu ou situation nouvelle, inédite
  • Excès de bruit
  • Moquerie de la part de ses camarades
  • Difficulté à accepter leurs erreurs (enfants très perfectionnistes sans réelle estime d’eux-mêmes)
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Dans ce cas, ils doivent être aidés car ils ne savent pas gérer seuls ces situations : l’enseignant se doit d’être calme, patient et rassurant : son ton de voix doit être posé.Il doit tenter d’identifier les causes du malaise de l’enfant, et dédramatiser le problème. Ensuite seulement il pourra le corriger par exemple en reformulant une consigne, en l’isolant dans un endroit calme, en mettant fin aux moqueries, …

Ces crises, lorsqu’elles sont « bien gérées », ont vite tendance à ne plus se reproduire.

2ème cas typique : l’enfant Asperger peut se montrer très « changeant » :

D’un jour sur l’autre, voire d’un cours sur l’autre, il sera tantôt concentré et apprendra correctement, tantôt il semblera absent. Dans les « mauvais jours », le mieux est de faire des révisions ou des activités connues et d’attendre patiemment que l’enfant se « reprenne ».

 

Accompagner un enfant Asperger ou un enfant présentant un TED en classe relève d'une compétence. Il fait pouvoir l'acquérir. D'où l'importance de la mise en place d'une formation spécifique dans le domaine de l'autisme.

 

 

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11/05/2009

Vous allez partager même momentanément la vie d'une personne avec autisme ou réfléchir sur son handicap ?

Bénévoles et encadrants, personnels de santé, de la petite enfance, de l'éducation, des loisirs, magistrats, cadres administratifs, camarades d'école, de vacances et de travail, Apprenez à comprendre le fonctionnement d'une personne avec autisme, à entrer en relation avec elle, à veiller sur sa participation à la vie sociale. Ne l'isolez pas, n'ayez pas peur d'elle ! Soyez compréhensifs et tolérants, tous, vous avez les moyens de l'aider.

 

L'autisme est un trouble neuro-développemental, qu'on peut et doit diagnostiquer avant 3 ans ; c'est un handicap cognitif sévère, très fréquent (1 sur 160), - donc vous allez tous rencontrer au moins une fois une personne autiste -, inguérissable pour le moment, qui affecte l'ensemble du fonctionnement du cerveau. La personne avec autisme rencontre de grandes difficultés pour communiquer, se représenter les choses et les situations, traiter les informations sensorielles, interagir avec les autres, accepter le changement.

Autisme_04.jpg 

Son handicap est donc d'abord social.

 

Il y a toutes sortes de formes d'autisme, avec expression verbale ou non, avec ou sans déficience intellectuelle, mais toujours avec les mêmes difficultés. Cependant, avec des apprentissages spécifiques et un accompagnement, une personne autiste trouve une place apaisée parmi nous, y compris à l'école et au travail, même sans langage. Elle a donc besoin de stratégies éducatives tout au long de sa vie pour apprendre tout au long de sa vie.

 

Voici concrètement ce que vous allez repérer

 

> Parce qu'elle ne sait pas comment entrer en relation et communiquer avec un autre

l Elle semble isolée, inattentive, ou ne pas se soucier des autres.

l Elle ne vous regarde pas dans les yeux.

l Elle a du mal à partager des activités sociales.

l Elle comprend mal vos souhaits, vos questions, a du mal à suivre une conversation.

l Elle utilise souvent le langage de manière inadéquate, peut parler toute seule, répéter en écho ce qu'elle a entendu, rire sans raison.

 

> Parce qu'elle ne sait pas comprendre une convention sociale, ni interpréter la présence de l'autre

l Elle a du mal à interpréter les mimiques, les expressions du visage, la gestuelle, le ton de la voix.

l Elle se comporte souvent de manière inappropriée et peut donner l'impression de n'avoir aucun tact.

l Elle trouve difficile d'imaginer le point de vue d'une autre personne.

l Elle ne peut pas prévoir les conséquences de ses actions.

l Elle ne comprend pas la stratégie, le mensonge, le double langage et sa franchise directe peut être dérangeante !

 

> Parce que son cerveau ne sait pas traiter correctement les informations sensorielles

 

l Elle supporte souvent difficilement le contact physique. Elle peut par ailleurs être très maladroite avec son corps.

l Elle est vite agressée par des stimuli visuels ou sonores trop intenses ou trop nombreux : trop de bruit, trop de mouvement peuvent provoquer rapidement l'anxiété.

l Elle peut avoir un rapport aux couleurs, aux textures, à la nourriture, problématique.

l Elle décode mal les modifications de la voix, et les intonations, ce qui la perturbe.

 

Autisme_02.jpg

 

> Parce que son cerveau ne sait pas s'adapter aux changements

 

l Elle manifeste de l'anxiété parfois massive devant les changements dans la routine et les rituels, les événements inattendus, le non-respect des règles.

l Elle ne sait pas gérer une transition spatiale ou temporelle.

l Elle a souvent des intérêts particuliers et répétitifs qui peuvent tourner à l'obsession : soyez indulgents !

l Parler trop vite ou trop fort, élever la voix.

l Interpréter comme de l'absence d'éducation ou de la sournoiserie ses bizarreries

l Donner plusieurs informations en même temps.

l Oublier de structurer l'environnement spatio-temporel

l Se fâcher si la consigne ou la question n'ont pas été comprises : elles ont été mal formulées !

l User de violence verbale, physique, psychique ou médicamenteuse : les manifestations d'anxiété parfois spectaculaires se préviennent et peuvent souvent être rapidement canalisées.

 

Voici ce que vous pouvez faire, l'objectif constant étant de structurer pour rassurer :

 

n Avant toute action, présentez-vous, expliquez d'abord ce que vous allez faire et assurez-vous que la personne avec autisme a compris ; prenez le temps d' attendre sa réaction et de la comprendre avant de continuer

n Parlez simplement et calmement, avec des phrases courtes. Décomposez au besoin ce que vous avez à dire ou à faire faire en consignes plus courtes ou tâches plus limitées.

n Utilisez le plus possible des supports visuels (photos, vidéos, pictogrammes) pour accompagner la parole : la personne autiste ne fabrique pas ou peu d'images mentales. La moitié des personnes avec autisme sont non verbales mais on peut communiquer autrement que par la parole.

n Structurez son rapport au temps à l'espace pour l'apaiser, laissez-la prendre le temps d'apprivoiser son environnement. Il est indispensable de donner à la personne autiste un planning des activités prévues, de prévoir toutes les transitions d'un lieu à l'autre, d'une activité à l'autre.

n Tout accueil (école, loisirs, vacances , travail) doit être préparé, pensé et accompagné.Autism016s.jpg

n Posez des questions précises et concrètes, sans ambiguïté.

n Evoquez des situations, des consignes qui ont pu être repérées : le point de repère d'une personne autiste est sa mémoire.

n Evitez l'ironie, les métaphores, le langage figuré qu'elle va comprendre de manière littérale, par exemple l'expression " donner sa langue au chat " va perturber car pourquoi donner sa langue à un chat ?

n Ayez le réflexe de repérer rapidement l'anxiété naissante : une parole rassurante, un lieu calme et à l'écart des stimuli sonores ou visuels suffit souvent à apaiser. Une personne atteinte d'autisme est vulnérable, elle est une proie facile : votre devoir est de la protéger. Ses difficultés de communication, d'interaction et d'imagination la mettent dans une situation défavorable parce que ses actions et son comportement peuvent être mal interprétés. L'article 122-1 du Code pénal lui est éventuellement applicable : " n'est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes ". En cas de difficulté, d'anxiété massive, un adulte compétent doit être appelé pour veiller à son bien-être.

 

 

 

 

 

 

 

Source: http://autisme.france.free.fr/fichiers/carte%20accompagne...

18:36 Publié dans Autisme - école - inclusion | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | Pin it! |

21/04/2009

Savoir parler d'autisme aux autres enfants...

Tout s'apprend, y compris la différence, son sens. Cela a un sens.

N'est-ce pas aussi le rôle de l'école que de l'apprendre aux enfants ?

A18monde-eloi.jpg"Au début, Eloi ne voulait pas venir à la table de bricolage, mais il a eu le droit d'utiliser une auto rouge. Avec les roues qu'il trempait dans la peinture, il a fait plein de traces de toutes les couleurs sur sa feuille. C'était beau !"

Eloi a quatre ans et il est autiste. C'est un enfant différent : il ne sait pas comment jouer avec les autres, il marche sur le bout des pieds, il est fasciné par les couleurs et la lumière.
Parfois aussi, il se met à crier en se bouchant les oreilles quand il entend des bruits trop forts. Avec l'aide de l'éducatrice, les camarades d'Eloi parviendront à mieux le comprendre et à l'accepter avec ses différences.
Un album qui permet de mieux connaître l'enfant autiste.

 

Pour commander l'ouvrage: http://www.autismediffusion.com/

 

Sophie Martel est psychoéducatrice.
Illustrations de Christine Battuz.

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01/04/2009

C'est une question d'éducation!

je teduque

 

Formez-vous pour lui apprendre à apprendre. C'est sa meilleure "thérapie" !

 

18:16 Publié dans Autisme - école - inclusion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

16/03/2009

Et si on écoutait nos enfants....

 

Parfois il suffit de le dire simplement...

 

 

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11/03/2009

Autisme et intégration scolaire

Le Grand Conseil a accepté la loi sur l'intégration des enfants différents en milieu scolaire ordinaire. Quelle place pour les enfants autistes? Comment les intégrer pour ne pas traduire cette expérience en échec ?

En Suisse, la scolarisation d’un enfant « différent » est organisée et financée par les services cantonaux d’enseignement spécialisé. (Liste complète : http://www.autismesuisse.ch/french/diagnose/ses_sei.htm). Ces derniers garantissent (sont censés garantir) une offre de prise en charge adaptée aux difficultés de l’enfant et confient généralement la mission d’éduquer les enfants différents à des fondations ou institutions.

Ce sont également les cantons qui organisent l’intégration d’enfants différents dans des classes ordinaires.

école.jpgLes enfants atteints d’autisme (on parle ici d’autisme au sens large), forment, en terme de capacités scolaires, un groupe extrêmement hétérogène. Certains ont un autisme léger d’autre un autisme profond. Certains ne souffrent d’aucun handicap mental associé et présentent même une intelligence hors du commun, d’autres ont une déficience mentale de légère à très profonde. C’est pourquoi chaque réponse scolaire doit être adaptée de manière individuelle.

Toute scolarisation doit passer par une évaluation des capacités de l’enfant et l’établissement d’un programme individuel (mis par écrit). L’évaluation doit être faite par une personne disposant de compétences spéciales en autisme et utilisant des tests spécifiques (par exemple PEP-R). L’évaluation doit être fréquemment reconduite afin d’adapter le programme à l’évolution de l’enfant.

L’autisme est un handicap spécifique qui requiert une prise en charge scolaire adaptée. Les méthodes appliquées doivent être reconnues efficaces dans l’éducation des enfants souffrant d’autisme Nous conseillons aux parents de s’adresser à des écoles qui appliquent concrètement cette prise en charge spécifique, qui utilisent des méthodes structurées reconnues (par exemple TEACCH, ABA, PECS) et disposent d’un personnel spécialement formé pour répondre aux besoins des enfants.

Dans toute école, les parents devraient être reconnus comme des partenaires et associées aux décisions pédagogiques.

Intégrer, oui, mais avec les justes moyens, les justes compétences!

Lire : "L’intégration dans le cas de l’autisme sans déficience intellectuelle": http://www.autismusschweiz.ch/files/integration_ecole_f.pdf

 

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07/01/2009

Fabriquer un nid : tout un art !

Que signifie l’intégration ?

 

Le dictionnaire me dit que c’est l’action d'incorporer un ou plusieurs éléments étrangers à un ensemble constitué, d'assembler des éléments di vers afin d'en constituer un tout organique; passage d'un état diffus à un état constant; résultat de l'action.

 

 

Sur un plan économique, c’est le processus par lequel des États décident d'abandonner une partie de leurs prérogatives au profit d'une souveraineté économique commune par la suppression des barrières douanières, par la libre circulation des personnes et des biens et par l'adoption d'une politique économique commune.

 

 

Dans le domaine social, c’est la phase où les éléments d'origine étrangère sont complètement assimilés au sein de la nation tant au point de vue juridique que linguistique et culturel, et forment un seul corps social.

 

 

Ce sont les différentes facettes du mot « intégration » que le dictionnaire nous livre. A défaut de pouvoir facilement changer une définition toute entité va se positionner par rapport à cette dernière.

 

La question n’est pas de savoir si un Etat, si nous voulons prendre comme référence cette entité, est d’accord ou pas avec la définition du mot « intégration » (l’Etat ce n’est pas l’Académie française), mais de savoir si cet Etat a les moyens de cette intégration.

 

 

33070218_Grandcorbeaufemelleaunid200304copy.jpgLa Suisse si nous voulons donner une identité à l’Etat en question a-t-elle les moyens d’accueillir ceux que certains de nos amis bloggeurs (je n’ai pas dit blagueurs)  qui maîtrisent le sens de la formule et l’art des vignettes qualifient de corbeaux noirs ? La Suisse serait-elle une cage pour ces corbeaux ou une vraie terre d’accueil ?

Pas besoin de tomber dans les excès, ni d’angélisme, ni de diabolisation pour trouver une réponse. La finalité qui devrait être ici celle de l’intégration dépend - je le répète – des moyens à disposition ou dont l’Etat concerné voudrait bien se doter. On peut se doter de moyens qu’on n’a pas encore. Question de vision et de volonté politique. Ne le pensez-vous pas ? De là à dire que la fin justifie les moyens, il y a peut-être un pas à ne pas franchir ou en tout cas une vraie réflexion à conduire.

 

 

 

 

Puis-je poser une question qui relève du même ordre de réflexion ?

 

 

Combien d’entre vous, parmi les parents qui me lisent, avez croisé dans la classe di te ordinaire de vos enfants un enfant différent, qu’on qualifie précisément d’enfant en intégration ?

 

Sur le plan des principes tout le monde semble d’accord sur l’intégration de ces enfants dans un circuit ordinaire et on assiste même à des mouvements d’indignation lorsqu’on dit que nos enfants sont d’office exclus de ce circuit. Dans les faits, 90 % de nos enfants ne sont pas intégrés. Ce sont les corbeaux noirs de l’Helvétie qui n’est pas même pour eux une terre d’asile, mais dans la majorité des cas leur terre natale. Ça laisse songeur.

 

Ici aussi c’est une question de moyens. L’Etat veut-il se donner les moyens d’accueillir et d’intégrer la différence dans les écoles publiques de notre canton ? Une loi sur l’intégration, fruit de quatre très longues années de débats, est passée récemment au Grand Conseil. L’Etat semble donc mener une réflexion sur nos petits oisillons, faut-il maintenant vraiment qu’il se dote de vrais moyens pour créer le nid.

Finalement, c’est peut-être ça le sens de l’engagement en politique, savoir créer des nids. Tout un art.

 

 

A chacun ses vignettes et son sens de la formule. Je ne sais pas, au fond, celles qui sont les plus "dérangeantes", je vous laisse juge.

 

 integration.pdf

 Tout un art...

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