13/03/2009

Un nouveau laboratoire high-tech inauguré à Genève pour l'étude du cerveau et des comportements

 L'autisme au centre des recherches ...

Le "Brain and Behaviour Laboratory" de l'Université de Genève a été inauguré jeudi en présence du conseiller fédéral Pascal Couchepin. Ce complexe unique en Europe cible ses recherches sur le cerveau et les comportements humains. Ce labo de 400 m2 au sous-sol du Centre médical universitaire abrite plusieurs salles, chacunes destinées à un aspect particulier de l'étude des émotions.
Le "BBL" accueille des appareils pour étudier le sommeil et les stimuli sensoriels, ainsi qu'un IRM ultra-puissant.
Des recherches sur l'Alzheimer, l'autisme, la sclérose en plaques et les phobies y seront notamment effectuées!
cerveau-ga-dr.jpgNous ne pouvons que nous réjouir que les connaissances scientifiques progressent dans ce domaine... l'étude sur le cerveau est sans doute le plus grand défi de notre siècle. Cela nous éloignera, pour l'autisme, des versions maman frigo/enfant packés pour leur bien (évidemment) des pédo-psychiatres lacaniens (pour ne citer qu'une école très en vogue à Genève).
Les pistes à suivre pour l'autisme sont au niveau des neuro-sciences... il faut maintenant créer des ponts entre ce domaine et celui de la pédagogie structurée... pour nos enfants, le salut est là!

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01/03/2009

La loi sur l'intégration, quelle place pour les enfants autistes?

La loi sur l'intégration adoptée le 14 novembre dernier par le Grand Conseil a certes une belle portée pour tous les enfants présentant  un handicap jusqu'à présent exclus du système ordinaire et placés dans un circuit spécialisé, mais elle risque de se révéler un échec si des moyens et des mesures ne sont pas pris pour assurer sa bonne application.

Une loi sur l'intégration ne doit pas être un alibi, mais bien un fer de lance au service d'une vraie volonté de seconder des enfants avec de grosses difficultés. Dans le cadre très spécifique de l'autisme, l'intégration est plus que souhaitable, mais n'est envisageable qu'avec du personnel formé et au fait des outils dans le domaine de la pédagogie pour enfant avec autisme. Sinon, l'intégration se traduira, dans la majeure partie des cas, par un échec.

Nous voulons l'éviter et alertons les autorités compétentes sur la NECESSITE d'être formé en autisme, y compris (et surtout) pour accompagner nos enfants dans le milieu scolaire ordinaire.

A ce sujet, une première en Romandie. L'association autisme suisse romande a réussi à mettre en place, au niveau de la formation continue de l'Université de Fribourg, un "certificat en autisme". Il sera possible dès la rentrée 2009 de suivre des cours et se spécialiser dans ce domaine. Infos: www.unifr.ch/formcont

148_64cdc3a4f11a97a054ee938753f93b55.jpgLorsqu'on veut scolariser un enfant autiste, il faut se concentrer sur un point nécessaire: l'adulte à qui l'enfant est confié doit être "la référence" aux yeux de l'enfant. Le choix de l'enseignant est donc principal. Ce référent est alors précieux puisque sa présence sécurise l'enfant et bloque de ce fait toute situation de panique. Une multiplication des intervenants serait une erreur: l'enfant ne se sentira plus en sécurité et sera voué à l'échec.

La classe dans laquelle l'enfant va être intégré nécessite une gestion importante et très spéciale.

Dès le début de l'année une rencontre est organisée entre les parents de l'élève et son professeur afin de déterminer les besoins particuliers de l'enfant, et les objectifs réalistes pour l'année.

Un plan d'intervention personnalisé est alors mis en place pour assurer un apprentissage efficace (emploi du temps visuel ou emploi du temps écrit, par exemple). L'emploi du temps de l'élève doit être clair, illustré de photos ou de dessins pour que l'élève soit organisé. Leur emploi du temps ne doit pas être surchargé pour éviter ainsi que l'élève ne soit sur-stimulé ( il faut dans ce cas là aider l'élève à se calmer et si nécessaire prévoir un temps de pause). Chaque élève a un style d'apprentissage unique, les spécialistes concernés doivent donc adapter leur mode de travail à chaque autiste et l'aider dans sa concentration lors d'une activité d'apprentissage. Les élèves autistes sont capables d'acquérir des notions (même abstraites), mais au rythme qui leur est propre. Ce rythme est influencé par l'environnement familial, familier et quotidien. Il faut toujours leur proposer des activités dans lesquelles ils sont en réussite pour qu'il se sentent ainsi sécurisés et pour leur apporter petit à petit de nouvelles notions ce qui leur permettra de progresser doucement.

L'élève doit avoir toujours la même routine pour qu'il ne soit pas paniqué devant des changements inhabituels.

Les méthodes d'apprentissage doivent être basées sur du matériel visuel afin d'enseigner d'un point de vue fonctionnel et pratique. Le point le plus important que les spécialistes font travailler tous les jours : la parole. En effet, l'enfant autiste ayant des difficultés importantes dans ce domaine, les professeurs traitent ce problème dès leur début de scolarité avec des ateliers d'enseignement de la langue. Il faut également, toujours dans le soucis des problèmes de communication, que l'éducateur encourage son élève à aller voir d'autres enfant tout en le "laissant seul" au besoin. Les professeurs intègrent le plus souvent des notions d'habiletés sociales, de contrôle de soi et de résolution de conflits dans leur enseignement.

La solution ? Des classes intégrées.

La classe intégrée ne doit pas rester fermée sur elle-même. Son projet interactif est inscrit dans le projet de l'établissement. Chaque élève scolarisés dans la classe doit pouvoir bénéficier de temps d'intégration dans des classes ordinaires.

Cette classe a des principes de fonctionnement spéciaux:

- Elle évalue le niveau du developpement de l'enfant (grâce à des outils standarisés et adaptés)

-Elle élabore un programme éducatif individualisé (PEI) de chaque enfants (en tenant compte de son niveau et des ses motivations)

-Elle met en oeuvre ce programme éducatif individualisé (en respectant les fondements de bases du PEI)

-Elle procède à l'évaluation régulière et continue des résultats (pour réajuster le PEI)

-Elle collabore entre les parents et les professionnels (grâce à un cahier de liaison rempli quotidiennement)

-Elle exerce un tutorat entre les enfants autistes et les enfant tout-venant

-Elle prolonge les activités à l'exterieur de la classe (pour généraliser les apprentissages)

 

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09/02/2009

Et à Genève, selon vous, est-ce mieux?

Autisme en France: la psychanalyse pointée par le comité d'éthique

Le Pr Didier Sicard, président du comité consultatif national d’éthique (CCNE), a rendu les conclusions du groupe de travail sur la situation en France des 350000 à 600000 personnes, enfants et adultes, atteintes de syndromes autistiques.

Le Comité avait été saisi en juillet 2005 par plusieurs associations de familles qui s’élevaient avec force contre les conceptions actuelles de prise en charge en France des enfants et des personnes souffrant d’autisme et contre l’absence ou le défaut de prise en charge éducative des enfants et des adolescents.

"La France connaît, par rapport à de nombreux pays, en particulier anglosaxons et d’Europe du Nord, un déficit majeur", affirme le rapport.

"Les personnes, enfants et adultes, atteintes de syndromes autistiques et leurs proches sont aujourd’hui encore victimes en France d’une errance diagnostique, conduisant à un diagnostic souvent tardif, de grandes difficultés d’accès à un accompagnement éducatif précoce et adapté, d’un manque de place dans des structures d’accueil adaptées, de l’impossibilité pour les familles de choisir les modalités de prise en charge des enfants, de la carence de soutien aux familles, et de la carence d’accompagnement, de soins, et d’insertion sociale des personnes adultes et âgées atteintes de ce handicap."

"La France a été condamnée par le Conseil de l'Europe en 2004 pour non respect de ses obligations d'accès à l'éducation à l’égard des enfants souffrant d’autisme, mais cela n'a pas encore entraîné de changement significatif dans la prise en charge éducative de ces enfants", relève le rapport.

Depuis la loi du 11 février 2005, leur inscription à l’école est devenue obligatoire. "Mais il s’agit souvent d’une scolarisation fictive, réduite à une simple inscription" critique le Comité.

pd_autism_070919_ms.jpgLe rapport s'attarde notamment sur le tort qu'a causé (et continue de causer) l'approche psychanalytique dans cette cause.



"Le drame de l’autisme représente un exemple particulièrement douloureux des conséquences que peuvent avoir des théories sur les causes d’un handicap ou d’une maladie en termes de souffrance humaine et de respect de la personne. Les théories psychanalytiques de l’autisme – les théories psychodynamiques, dont le concept de « forteresse vide (1) » – proposées durant les années 1950 pour décrire et expliquer le monde intérieur des enfants souffrant d’autisme, ont conduit à une mise en cause du comportement des parents, et en particulier des mères, décrites comme des « mères frigidaires », « mères mortifères » dans le développement du handicap".

"Depuis les années 1980, la classification internationale des syndromes autistiques comme "troubles envahissants du développement" a conduit à l’abandon de la théorie psychodynamique de l’autisme et de la notion de "psychose autistique" dans la quasi-totalité des pays, à l’exception de la France,et de certains pays d’Amérique latine (...)". Nous pouvons ajouter la Suisse, en particulier Genève qui subit une forte influence du modèle français.

"A cette opposition ancienne et marquée, dans notre pays, entre des conceptions et des approches de nature essentiellement psychanalytique par une grande proportion de psychiatres, et la demande pressante, de la part des associations de familles d’un accès aux approches éducatives et thérapeutiques développées au niveau international, commencent à se substituer, de manière encore trop minoritaire, des formes intéressantes de participation de psychanalystes à des modalités d’accompagnements et de prises en charge multidisciplinaires fondées sur les approches éducatives recommandées au niveau international – un changement dont on ne peut que souhaiter le développement."

Pour l’heure, les familles sont confrontées à une absence de choix avec des listes d’attente de deux à quatre années.

"En France on a tendance à proposer des solutions d’enfermement, résume le Pr Jean Claude Ameisen, rapporteur de cet avis. "Pourtant ce qui est éthique et humain, ne coûte pas plus cher, comme l’a montré l’expérience de la Suède", où les grands centres pour autistes ont été fermés, et remplacés par de petites structures plus humaines."

Le rapport souligne aussi l'importance de soutenir la personne autiste tout au long de la vie. "L’enfant atteint de syndrome autistique deviendra un(e) adolescent(e), puis un(e) adulte, puis une personne vieillissante. Ces évolutions ne doivent pas constituer des périodes de rupture et d’abandon, et l’accompagnement, les apprentissages, le logement, l’insertion sociale et professionnelle doivent être adaptés aux différents âges de la vie."

(1) Bruno Bettelheim. The Empty Fortress : Infantile Autism and the Birth of the Self. Free Press, 1967

Source: Comité consultatif national d’éthique (CCNE)

 

Article trouvé dans: PsychoMédia  -  Publié le 06 décembre 2007

 

Aujourd'hui, à Genève, il n'existe qu'UNE seule institution spécialisée en autisme qui accueille 10 enfants entre 6 et 12 ans. Institution créée en collaboration SMP/TED-autisme Genève, en 2007.

Il a été recensé dans le seul Service médico-pédagogique (SMP, GE) plus de 200 enfants avec autisme. Le SMP accueille des enfants de 0 à 20 ans.

Quelle conclusion en tirez-vous?

TED-autisme Genève présente son dossier "autisme"  le 24 mars lors de son AG. Merci de venir écouter les familles, leur désarroi, mais aussi leur force, leur volonté de faire changer un état de fait qui, à Genève, perdure depuis trop longtemps. Ce même dossier autisme a déjà été présenté aux partis politiques qui, pour un certain nombre d'entre eux, ont répondu favorablement à notre demande d'être reçus. Être et se sentir  citoyen parmi les citoyens est une revendication majeure que TED-autisme Genève formule non seulement pour les enfants  autistes mais aussi pour leurs familles que l'autisme isole trop souvent.

TED-autisme Genève répond à vos questions en cas de besoin: www.autisme-ge.ch

MJA

 

 

 

 

 

 

 

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10/01/2009

Il n’y a pas que les corbeaux qui font "korrk-korrk"

« Cette expérience de la vie que la vie fait d’elle-même, de soi-même en train de vivre »

autism-registry02.jpgLes récits de personnes atteintes de syndromes autistiques nous permettent de réaliser que leurs difficultés extrêmes de communication et leurs comportements répétitifs, agressifs, ou d’automutilation traduisent non pas une vie intérieure pauvre, mais une manière particulière et douloureuse de se vivre, et de vivre sa relation à l’autre. Il est important de considérer qu’un accompagnement éducatif, psychologique et thérapeutique permet avant tout à la personnalité et à la vie intérieure de la personne autiste de se révéler, en acquérant la possibilité d’entrer en contact avec l’autre, d’une manière qui soit compréhensible à l’autre – en l’occurrence à nous.

Que la précocité d’une prise en charge adaptée, notamment sur le plan éducatif, puisse exercer une influence favorable sur l’évolution du handicap n’est a priori pas difficile à appréhender :

 

  • la plasticité cérébrale, relationnelle, cognitive, et comportementale est d’autant plus importante que l’enfant est plus jeune ;

     

  • l’absence ou le défaut de stimulation relationnelle adaptée, de communication, et d’apprentissage est dans tous les cas, chez tout enfant, néfaste à son développement.

L’absence de diagnostic précoce, d’accès à l’éducation, de socialisation, et de prise en charge précoce adaptée conduit donc, dans ce handicap grave, à une perte de chance pour l’enfant qui constitue une « maltraitance » par défaut.

 

Connaissez-vous le nombre d’enfants non diagnostiqué à Genève ?

 

Pensez-vous que cela est dû à un manque de compétences ou à autre chose ? Et quoi ?

Je pose juste une question, en guise de réflexion (juste pour le plaisir de réfléchir), si vous étiez un parent à qui un médecin annonce le diagnostic d’autisme pour son enfant, que feriez-vous ? Franchement ? N’iriez-vous pas voir sur Internet le terme « autisme » ?

Essayez… sur quels sites tombez-vous ? Evidemment sur ceux des associations de parents qui au niveau international disent la même chose : remise en question de l’approche psychalytique (psycho-dynamique) et défense de l’approche cognitivo-comportementale.

Et que fait naturellement un parent lorsqu’il lit cela ? Ne va-t-il pas, selon vous, demander à son interlocuteur quelle approche est défendue à Genève au niveau  institutionnel ? Allez, franchement ne le feriez-vous pas vous-même naturellement ? Et que constaterait-il ce parent ?

A son grand damne qu’il n’y a Genève QU’UNE SEULE petite institution, de surcroît créée sous la "pression" de notre association il y a deux ans, qui accueille 10 enfants (pas tous autistes) et qui peuvent ENFIN bénéficier d’un enseignement spécialisé. 10 enfants sur les 200 recensés (officiellement) dans ce seul Service….

 

Il n’y a pas que les corbeaux qui font « korrk-korrk »… 

 

Je vous pose une deuxième question : pourquoi, selon vous, est-il si difficile de créer une alternative à Genève ?  Je vous aide, il n’y a plus qu’à cocher la bonne réponse : a/tete-corbeau.jpg à Genève il n’y a que des corbeaux noirs (très à la mode)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

b/ à Genève, il n’y a que des canaris jaunes (ça va revenir à la mode)

Canari_jaune_lipochrome_intensif.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

c/ A Genève il y a le plus grand nombre de psychiatres au mètre carré de toutes les villes européennes...

 

imgdbarticlephoto.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« korrk-korrk » …

 

 

Troisième question (purement hypothétique) : si une approche cognitivo-comportementale devenait majoritaire à Genève, que deviendraient les psychiatres qui défendent exclusivement l’approche psycho-dynamique et qui travaillent en étroite collaboration avec l’ensemble du réseau institutionnel local ?

Je pense - mais c’est également une pure hypothèse- qu’ils apprendraient eux aussi à faire « korrk-korrk »…. mais bon là je rêve !

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01/01/2009

Bilan 2008

bonne-annee.jpgAu nom de l’association TED-autisme Genève que j’ai le  plaisir de présider, je vous souhaite à tous une très bonne et heureuse nouvelle Année 2009.

 

 

Le bilan 2008 pour TED-autisme Genève a été plutôt positif. En une année d’existence, notre association a été reconnue comme une interlocutrice de référence en matière d’autisme par les autorités publiques en place. J’apprécie le di alogue qui a été entamé. Je formule le souhait qu’il se poursuive de manière intelligente et constructive pour cette Nouvelle  année.

 

 

En 2008, nous avons :

 

 

  • Consolidé et augmenté la capacité d’accueil de notre centre de loisirs pour enfants avec autisme. Ce centre repose sur le volontariat.

     

  • Invité plusieurs spécialistes, ouvrant ainsi l’offre, qui animent une fois par moi un cours de sensibilisation à l’autisme. Ces cours sont gratuits et ouverts aux professionnels.

     

  • Organisé et mis en place du colloque scientifique, « Autisme : du laboratoire au quoti di en » qui attiré plus de 400 personnes. Click here pour télécharger le dossier.
  • Organisé des stands d’informations, destinés y compris pour les plus jeunes enfants.
  • Coordonné l'ensemble de notre action locale avec autisme suisse romande et autisme suisse.

     

  • Trouvé des fonds pour notre projet  « Centre de di agnostic et syndromes associés» qui verra le jour dans le premier trimestre 2009, au SMP. Je remercie les autorités publiques qui sont les partenaires de ce projet et l’ont soutenu depuis le début : le Professeur Stephan Eliez , Directeur du SMP ; Mme Pascale Byrne-Sutton , Directrice de l’Office de la Jeunesse, M. le Conseiller d’Etat. M. Charles Beer.

     

  • Pris contact par courrier avec l’ensemble des partis politiques en place qui ont été ainsi informés de la situation inacceptable que vivent plus de 2000 familles dans le Canton par rapport à l’autisme. Je remercie les politiques qui nous ont donnés la possibilité de nou exprimer en tant que parents, parents citoyens vivant dans le même espace public. Cette capacité d'écoute est la seule mesure que nous ayons pour connaître le sens de l’engagement de nos interlocuteurs envers les plus défavorisés de notre société. Et les enfants autistes sont parmi les enfants han di capés à Genève les plus défavorisés. Lire le dossier colloque à ce sujet.
  • Notre association a été invitée à participer aux réflexions concernant la réorganisation (nécessaire) de l’enseignement spécialisé que mène actuellement le Département de l’Instruction Publique. 

 

Sur un aspect plus pratique, mais in di spensable et grâce à l’appui de notre sponsor EA, nous avons mis en place en 2008 :

 

 

·       un nouveau site web,

 

·       un nouveau logo,

 

·       un nouveau flyer. Click here.

 

Notre souhait pour 2009 ?

 

 

Un jour on m’a di t, avec un certain air de complaisance, qu’il y avait des soucis plus importants que ceux des seules personnes autistes à Genève. 

 

 

Ah oui, vraiment ? Je ne savais pas.  Que voulez-vous, on ne peut pas tous être intelligents et tout savoir.

 

Que pouvais-je bien répondre ?  J’ai juste di t qu’il fallait alors ajouter à la liste des problèmes y compris celui de l’autisme. Au moins, il figurerait dans une meilleure liste que celle où il est actuellement confiné, celle des problèmes absents.

 

 

Oui, à défaut d’éliminer les i di ots, cela me semble un bon vœu pour 2009… oui, un très bon vœu.

 

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13/11/2008

Pour nos enfants: Liberté, égalité, intégrité!

La Liberté est de pouvoir avoir le choix ou pas de faire un travail.

L'Egalité est de pouvoir permettre à toutes les familles d'avoir les mêmes droits, même lorsqu'au sein de ces familles le handicap surgit.

La Fraternité c'est d'octroyer à la différence une place, la sienne, dans la communauté civile et sociale. Pour nos enfants, nous demandons le droit à l'intégrité.


Être parent d'un enfant autiste aujourd'hui à Genève (et ailleurs), c'est trop souvent:

  1. Devoir renoncer à son propre travail, parce que l'Etat n'offre pas de solutions institutionnelles spécialisées.
  2. Vivre un manque d'égalité au quotidien. Quels droits pour nos enfants? Si même l'accès à un enseignement spécialisé n'est pas offert, si rien n'est prévu pour seconder la vie des familles concernées par l'autisme.

Je vous donne un exemple concret: que faîtes-vous lorsque vous devez être au travail entre 8h00 et 18h00 et que vous avez des enfants? Simple: vous l'inscrivez à l'accueil du matin en classe, puis l'après-midi vous l'insrivez au para-scolaire. Juste?

Que fait le parent d'un enfant autiste lorsque le bus qui vient  chercher son enfant ne vient pas avant 8h30  et que quasi rien n'est prévu  après 15h30, comme un accompagnement au parascolaire ????? Le parent arrête de travailler???? Et que fait une famille monoparentale???? Que devient l'enfant?


J'ai posé une fois la question ...on m'a répondu: "Débrouillez-vous avec les voisins!!!" MAGINIFIQUE réponse, ouhaooooo quelle bonne idée d'impliquer les voisins ... D'ailleurs ils n'ont rien d'autre à faire. Evidemment. Marrant comme réponse, vraiment! Je rigole encore.

 


    3. Ne pas se sentir inclu dans la société civile. L'autisme isole les familles, parce que l'autisme EST un handicap avant tout d'ordre social  et    nos enfants sont ipso facto EXCLUS. Nous demandons le droit à l'intégrité, avant tout morale, droit à la reconnaissance de la différence et à son acceptation en tant que différence. C'est une question de dignité et de respect.

Notre devise ? "Liberté, Egalité, Intégrité" .  C'est pas perdu d'avance la différence, n'est-ce-pas? Rassurez-moi.

 

Aujourd'hui dans la "Tribune", le témoignage d'une maman de notre association, p.28.

 Nous nous battons au quotidien pour que nos enfants puissent être intégrés, voilà le sens du mot intégrité.

 

 

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11/11/2008

Que faites-vous le 15 novembre prochain ?


Notre association, TED-autisme GE, qui défend les droits des personnes atteintes d’autisme et ceux de leurs familles a organisé une grande Journée autisme le 15 novembre prochain, à Genève. Le colloque qui se déroulera de 9h00 à 18h00 au CMU (Centre médical Universitaire, Auditoire B400), est intitulé "Autisme: du laboratoire au quotidien".


Ce colloque est ouvert à toutes les personnes intéressées par l’évolution des connaissances et des pratiques dans le domaine de l’autisme. Il réunit des chercheurs travaillant à Genève (Université de Genève/UNIGE, Faculté de médecine) et à Lausanne (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne/EPFL), ainsi que des psychologues directement impliqués dans des programmes d’intervention structurés.

Pour voir le programme: www.autisme-ge.ch


D'ores et déjà plus de 300 personnes y participeront ce qui dénote de l'importance de parler ouvertement aujourd'hui à Genève d'autisme.

L'autisme est une vaste problématique à la croisée de multiples intérêts et enjeux, y compris économiques. C'est un  débat qui dépasse largement le simple cadre familial et pose une question non seulement d'ordre éthique: "quelle place pour la personne handicapée dans notre société ?", mais aussi d'ordre sémantique: "qu'est-ce que l'autisme et comment y apporter une réponse adéquate sur le plan éducatif et thérapeutique ?"

Notre association interpelle les autorités compétentes à réfléchir aux questions suivantes: 

  • POURQUOI à Genève n'y a-t-il pas d'alternative à la seule prise en charge d'orientation psychalytique ? Quels enjeux ?
  • Pourquoi n'y-a-t-il pas, malgré les résultats scientifiques connus et reconnus au niveau international (documents à l'appui), une approche cognitivo-comportementale préconisée à Genève?
  • Où sont les résultats scientifiques qui démontreraient la validité  de l'approche psychodynamique (de nature psychalytique) pratiquée à Genève depuis plus de 40 ans? En 40 ans, aucune enquête scientifique, aucuns résultats concrets? Pourquoi?


Une étude de l'INSERM (Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale) arrive à la conclusion que l'approche psychodynamique n'est pas adaptée au handicap de nos enfants. Pourquoi ne tient-on pas compte à Genève de cette étude connue au niveau international ? Encore une fois notre association s'interroge et interroge les autorités compétentes pour 1/ ouvrir un dialogue constructif; 2/ trouver des réponses CONCRETES!


Le colloque du 15 novembre a le mérite de poser des bases scientifiques à ce débat, d'une part en présentant les résultats les plus récents en matière de recherche médicale dans le domaine de l'autisme, d'autre part en offrant la possibilité au plus grand nombre de comprendre (enfin), images et documents à l'appui, les perspectives neuro-développementales propres à l'approche cognitivo-comportementale.

 Nous espérons vous compter parmi nos auditeurs si ce sujet vous interpelle. C'est avec plaisir que nous vous accueillerons.

 

Ps:

Explication des deux approches:

En schématisant, l'approche psychodynamique (préconisée à GE et l'unique disponible!) centre principalement sa thérapie sur le développement de la relation thérapeute/enfant en attendant l'émergence du désir de cet enfant auquel  le thérapeute répond ensuite par des stimulations "sociales".

L'approche cognitivo-comportementale évalue le niveau de développement de l'enfant, en utilisant des outils d'évaluations validés (évidemment) au niveau international, outils qui débouchent sur la mise en place d'un Progamme Educatif Individualisé (avec des objectifs à courts, moyens et longs terme). Ces évaluations sont renouvellées -au début - tous les six mois afin de réajuster  le PEI en question. Le travail de l'éducateur consiste donc à mettre en oeuvre des exercices appropriés et ciblés selon les critères définis par ces évaluations.
L'approche cognitivo-comportementale englobe donc le relationnel dans une vision bien plus large de l'autisme qui tient compte aussi des aspects cognitifs et comportementaux de nos enfants !

Voilà en très résumé !!! Mais je reste à votre dispositiion si vous voulez davantage d'explications!

 

Merci de l'intérêt accordé à cette problématique qui touche 1 enfant sur 165 ! C'est un problème qui dépasse largement les simples frontières de la famille.... qui a besoin de soutien, de reconnaissance et de solidarité. Vraiment.

 

 

 

 


 

 

 

 


 

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