03/02/2011

Les profs veulent de vraies solutions

Loin de s'opposer à l'intégration d'élèves en difficulté dans leurs classes, les enseignants de la Mauricie souhaitent toutefois relever ce défi avec un réel soutien.

Quelque 15 représentants syndicaux et enseignants ont planté hier matin plusieurs centaines de fanions sur les terrains du bureau régional du ministère de l'Éducation, à Trois-Rivières. L'objectif de cette manifestation était de rappeler au gouvernement du Québec que les enseignants appuient leurs représentants pour trouver des solutions au défi de l'intégration des élèves en difficulté.

«Le dossier de l'intégration est important, mais cela a créé une grande pression sur les enseignants sans que les services requis ne suivent. Il faut des plans d'intervention pour les élèves en difficulté d'apprentissage. Leur présence crée une pression en classe sur les élèves qui réussissent au régulier. Et elle crée aussi une pression sur les enseignants en terme de préparation. On n'est pas des spécialistes en tout», explique Sylvie Théberge, présidente du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges.

Mme Théberge souhaite un resserrement des critères d'identification de ces élèves qui sont notamment affectés par des troubles graves d'apprentissage, des troubles graves de comportement et des troubles envahissants du développement. Un meilleur accès à des services spécialisés est également demandé.

«Ça prend plus de psychoéducation et on aurait besoin d'avoir plus rapidement les évaluations psychologiques des élèves, énumère Mme Théberge. On nous répète que nous devons adapter notre enseignement, mais il y a des limites. On veut avoir les outils pour favoriser la réussite de l'élève. Ça va prendre une volonté politique de trouver des solutions réelles.»

Des travaux portant sur l'intégration des élèves en difficulté sont en cours depuis l'automne dernier. Les enseignants souhaitent avoir des solutions concrètes dès la rentrée scolaire de septembre prochain.

Source: http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/20110...

 

Cette expérience outre-atlantique peut nous aider à trouver nos propres solutions....on ne peut pas intégrer des enfants dans n'importe quelle condition: il faut 1/ des évaluations faites par des spécialistes; 2/ un plan d'intervention individualisé; 3/ des moyens pour accompagner les enfants et conseiller les professeurs de l'ordinaire; 4/ une sensibilisation au handicap pour ces derniers.... L'intégration, un grand oui, mais avec les justes moyens! Sinon, c'est conduire un système à un échec certain. On n'a pas le droit de lancer une politique d'intégration de l'afficher comme ambition électorale, puis de dire ensuite aux enseignants "débrouillez-vous" ! Il faut des moyens à la hauteur de l'ambition qu'est ce projet de l'intégration qui constitue dans nos contrées un vrai changement de paradigme sociétaire.

Derrière ces moyens il y a la vie de nos enfants.

 

 

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02/02/2011

Mesures en faveur de l'intégration des personnes handicapées au DFI

Berne, 02.02.2011 - Le Conseiller fédéral Didier Burkhalter a informé le Conseil fédéral des mesures prises par le Département fédéral de l'intérieur DFI pour favoriser l'intégration des personnes handicapées. Dans un rapport, le DFI explique comment il entend intégrer les personnes en situation de handicap dans la vie professionnelle.
Outre les vérifications habituelles, l'assurance invalidité prévoit dans le cadre de la 6e révision de l'AI de vérifier entre 2012 et 2017 quelque 17 000 rentes supplémentaires et d'essayer de réintégrer les assurés aptes à la réintégration dans le processus de travail. Pour ce faire, il faut que les employeurs soient disposés à mettre à disposition des places spécialement équipées à cet effet et à offrir ensuite un poste de travail ordinaire aux bénéficiaires de rentes ayant suivi l'entraînement avec succès.

Un groupe de travail a étudié les mesures autres que celles en vigueur qui permettraient de renforcer l'intégration professionnelle des personnes handicapées au DFI, notamment en s'appuyant sur le principe "placer avant de qualifier" (First place – then train). Le DFI emploie déjà des personnes handicapées: elles sont à l'heure actuelle au nombre de 39 sur les 2 445 employés que compte son effectif (état au 1er janvier 2011).

La condition préalable au succès de la mise en oeuvre de ces mesures est l'implication des unités administratives. Dans le cadre des processus de convention d'objectifs (EDP), des objectifs de réintégration professionnelle ont été définis avec les directrices et directeurs des offices du DFI. On devrait avoir d'ici la fin de l'année des premiers résultats concrets sur cette mise en oeuvre.
Le rapport du groupe de travail du SDFI peut être consulté (en allemand) sur le site Internet du DFI.

 

 

Source: http://www.news.admin.ch/message/?lang=fr&msg-id=37496

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27/01/2011

L'intégration en milieu scolaire ordinaire: qui décide et comment ?

Qui aujourd’hui, à Genève, décide de l’intégration ou pas des enfants autistes en milieu ordinaire et sur quels critères ? Les critères sont importants. Et pour définir des critères, il faut, me semble-t-il, savoir de quoi on parle. Malheureusement aujourd’hui nos enfants sont victimes (je ne trouve pas d’autres mots) de décisions aléatoires, c’est-à-dire très contextuelles et au bon vouloir d’une hiérarchie souvent peu ou pas formée. La décision aujourd’hui n’est pas basée sur les besoins réels de l’enfant, mais sur les possibilités matérielles et humaines de l’accueillir en classe dans de bonnes conditions. Cet état de fait n’est pas acceptable lorsqu’on sait, que dans la majorité des cas, ce n’est que par une intégration avisée que l’enfant développera au mieux ses compétences sociales, qui -comme on le sait- sont très déficitaires chez nos enfants. L’intégration est un des vecteurs essentiels de son développement personnel. Mais ne me faîtes pas dire ce que je n’ai pas dit : je n’ai pas dit que tous les enfants avec autisme, indifféremment, pouvaient bénéficier du même type d’intégration au même taux, au même moment. Cela aussi serait absurde.

Précisément, pour prendre des décisions sur une base objective et qui correspond aux vrais besoins de l’enfant, il faudrait mettre en place un service d’intégration, comme il en existe déjà dans d’autres cantons, avec une section spécialisée en autisme, où l’interlocuteur des parents sache de quoi il en retourne exactement et prenne des décisions, non plus contextuelles, mais bien basées sur les besoins de l’enfant. J’en conviens, un tel service mettrait en évidence plusieurs déficits :

 1/ un manque de formation criant des personnes qui accompagneraient nos enfants en classe et seraient les guides des enseignants ordinaires ;

 2/ un manque de sensibilisation à la problématique autisme de ces derniers ;

 3/ un manque de moyens évident pour recruter et former des accompagnants avertis.

 

Il faut y remédier et qu’on le dise...  à la place d’affirmer aux parents que « c’est trop tôt pour intégrer l’enfant, qu’il n’est pas encore prêt, qu’il faut le protéger, qu’il faut etc… » en somme une somme de balivernes qui ne franchiraient dans la majorité des cas aucunement le cap d’une confrontation avec des spécialistes avertis dans ce domaine. Il y a clairement ici un dysfonctionnement avec souvent des décisions aléatoires qui se font au damne de l’évolution de l’enfant. Ce n’est plus acceptable.

Personne n’a le droit d’imputer à l’enfant une incapacité qui est en réalité celle d’un système. Si le système n’est pas bon, c’est le système qu’il faut changer. L’enfant, lui, a LE DROIT de suivre un parcours scolaire en milieu ordinaire avec les mesures d’accompagnement, même si intenses, dont il a besoin pour grandir.

Aujourd'hui c’est un défi. Les parents ont besoins de la force des professionnels, de tous les professionnels, pour le relever.

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19/01/2011

Etre atteint d'autisme en 2010 en Romandie

Être atteint d'autisme en 2010... témoignages en Romandie from autismesromande on Vimeo.

Un film émouvant.

Film à l'occasion des 25 ans de l'association autisme suisse romande.
Un film sur la réalité des parents d'enfants autistes en Suisse romande en 2010.

Pour acquérir le film: cliquez ici. Merci.

Témoignages de parents from autismesromande on Vimeo.

Témoignages de parents dont le fils/la fille atteint/e d'autisme est en institution pour adulte. Mini-film réalisé à l'occasion de la 3ème journée clinique et scientifique vaudoise au sujet du handicap mental a eu lieu vendredi 26 novembre 2010. Le thème s'intitulait "Quelles valeurs, quelles représentations et quelles collaborations pour organiser et réaliser le projet individualisé des personnes en situation de handicap ?"

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13/01/2011

Le SESSAD (service d'éducation spécialisée et de soins à domicile): un service au service des enfants TED

Pour les enfants âgés de 1 à 12 ans atteints d’autisme ou présentant des troubles envahissants du développement orientés par la MDPH.

Le SESSAD est une structure d’accueil en demi journée, mais aussi d’intervention mobile dans un champ d’action de 30 kilomètres ou 30 minutes autour du lieu de résidence.


Nous accompagnons les enfants toute l’année du lundi au samedi ainsi que pendant toutes les périodes de vacances scolaires.

 

 

 


SESSAD
envoyé par JSP57. - Découvrez plus de vidéos de mode.

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10/01/2011

Non l'autiste et sa voix, mais la voix des personnes autistes...

Loin d’opposer des contraires, TED-autisme Genève, pense que c’est de ce qui est en lutte que naît la plus belle harmonie. Tout ne s’est-il pas toujours fait par discorde ?

 

Cette réflexion, j’en conviens, un peu héraclitéenne a tout son sens lorsqu’on parle d’autisme. En effet, hic et nunc, dans le domaine de l’autisme, tout le monde dit avoir raison et avec raison affirme sa position théorique, à coup de textes publiés, de conférences déclamées, de colloques scientifiques organisés dans des lieux où les imminences grises ne manquent jamais.  Tout le monde affirme haut et fort détenir la vérité, déclarée scientifique, pour lui donner ce poids si convoité, comme si sans lui, la vérité n’en serait plus une. Les uns accusent les autres et/ou les détractent armés chacun des meilleurs arguments issus de leurs écoles respectives, toutes –évidemment- aussi prestigieuses les unes que les autres, en affirmant que la raison est là, bien là et nulle part ailleurs.

 

Ainsi, l’autisme est encore pour les uns une maladie mentale, pour les autres une maladie tout court, pour d’autres encore un handicap, pour certains le fruit d’un empoisonnement, pour d’autres enfin tout simplement une autre manière de percevoir et donc d’être. Qui dit vrai ? Parmi tous ces experts, si nombreux qu’on finit par ne plus les compter, lequel a raison ?

 

Le parent n’est-il pas en droit de comprendre qui, le plus, aidera son enfant ? Un enfant que mille discours ne feront pas un enfant qu’il n’est pas. Il faut donc avant tout comprendre qui, lui, il est. C’est pourquoi la question, pour TED-autisme Genève, est centrée, non sur l’expert, mais sur l’enfant. Or, qui plus qu’un père, qui plus qu’une mère peut comprendre son propre enfant ? Qui plus que l’enfant lui-même, lorsqu’il le peut, peut dire qui il est ? L’éthique débute là.

 

TED-autisme Genève ne prête pas sa voix à l’autiste, elle la lui donne. Et je pense qu’aucune commission d’éthique qui verrait le jour n’aurait de valeur sans la présence en son sein de ceux qui vivent la différence de l’intérieur, en l’occurrence l’autisme, et savent le dire. Le dire au nom de toutes celles et ceux qui ne le peuvent, mais le vivent. Lorsque devant un peu plus de 400  auditeurs, Mme Katia Besse et Mme Danielle Dave, deux personnes avec autisme à qui nous avons donné la parole le 13 novembre dernier, se sont exprimées sur leur enfance, sur leur parcours de vie, je pense que le sentiment dans le public, quelque ait été le domaine de compétence et l’école d’appartenance, a été unanime : l’humilité. Il faut, en effet, savoir être humble lorsqu’on écoute les maux d’une enfance, les peurs liées non à sa différence, mais à l’indifférence de ces autres qui parlent à la place d’écouter et assènent des grandes vérités, au lieu de les apprendre. Il faut être humble devant la souffrance.

 

A ce moment précis, j’ai pensé que toutes ces querelles d’école, toutes ces théories qui, en Romandie aujourd’hui, se confrontent, ayant pour seul avantage, peut-être, de casser les monopoles de la pensée unique, provoquant ici, comme avant ailleurs, de l’irritation, de l’agacement, du dédain parfois, de la haine dans les cas extrêmes, étaient bien futiles face à ces deux témoignages. Je me disais, au fond, que pour mettre tout le monde d’accord, il suffisait d’écouter et surtout d’entendre. Mais pour entendre, faut-il être encore capable de respecter, sinon d’accepter, la « culture » de l’autre.

 

Les personnes autistes qui s’expriment, et les témoignages aujourd’hui font légion, disent toutes très clairement d’avoir une autre manière de percevoir le monde et donc de le comprendre. Elles revendiquent appartenir à une autre « culture » qui ne demande qu’à être connue et avoir des échanges avec la nôtre. Le message est fort. Elles disent très clairement que nulle grille d’interprétation, collée à leur manière d’être, fusse-t-elle même pour la comprendre, ne leur est de quelque utilité. Là aussi il faut être capable d’entendre.

 

Je pense que pour comprendre une autre « culture » il n’y a pas, strictu sensu, une « méthode à appliquer », qu’elle soit d’ordre thérapeutico-relationnelle (entendez psychanalytique) ou strictement comportementale. Je pense que pour comprendre une autre « culture » il faut en apprendre les codes, qui sont parfois très subtils, en respecter ensuite la teneur et sur cette base créer l’échange. Il n’y a rien à « appliquer » ni à « interpréter ». C’est sans doute cela, pour tous, le plus difficile à comprendre !

 

La Romandie aujourd’hui et bien plus encore dans ces prochaines années, même si elle s’en défendra sera en proie aux discordes. Tout le monde voudra avoir voix au chapitre : les anciens qui défendront bec et ongle leurs prérogatives -je n’ose dire intérêts- établis en 40 ans de règne absolu, les nouveaux qui, fort de l’élan international, feront valoir leurs méthodes de manière inconditionnelle. Il y a des dissensions, de la lutte en somme. Qu’en sera-t-il de ces débats dans dix ans ? La psychanalyse aura-t-elle, dans notre microcosme franco-romand, envers et contre tout, regagné du terrain après avoir reconnu les dérives que sa théorie du sujet a engendrée ces dernières décennies chez les personnes autistes? Reprendra-t-elle, en Romandie, l’exclusivité de la parole au damne des nouvelles approches, reconnues, elles, dans le reste du monde, en arguant les réformes internes de son système de pensée, réformes si incroyables qu’elles lui permettent d’affirmer désormais que les psychiatres, en suivant la théorie lacanienne du sujet, sont les seuls « à prendre au sérieux ce que les autistes disent d’eux-mêmes » ? Et qu’en sera-t-il de cette accusation (il n’y a pas d’autres mots) que les psychiatres-analystes actuels formulent à l’encontre des associations parentales qui, paraît-il, en disant que l’autisme est un handicap génétique induirait un « défaitisme thérapeutique » entraînant ipso facto une « désaffection des soignants » (Jean-Claude Maleval, L'autiste et sa voix, p.23) ?

 

Il faut, je pense, se résigner à vivre dans un climat bien particulier ces prochaines années, où mille experts s’affronteront, comme ils se sont affrontés il y a déjà des décennies dans les pays environnants. Mais au fond n’en est-il pas ainsi dans toutes les grandes révolutions de la pensée et l’autisme ne nous en impose-t-elle pas une, de révolution ?

 

TED-autisme Genève conseillerait bien à qui veut l’entendre, et ce pour gagner un peu de temps, de guigner les résultats de ces luttes, qui sont -dans les pays voisins -considérées comme surannées, mais TED-autisme Genève n’a que les moyens qu’elle peut se donner pour faire entendre sa voix. Une voix qu’elle donne - en attendant que les uns et les autres se battent pour défendre leurs anciens ou futurs bilans, desquels dépendent l’attribution de fonds et la considération de la collectivité - aux premiers intéressés, les personnes autistes elles-mêmes, et à leurs proches. Je pense que c’est là que réside la vraie harmonie.

 

« Quand la première psychiatre me demanda d’évoquer mes souvenirs (et les freudiens ont tendance à adopter cette ligne), sa demande me parut étonnante et dangereuse », Donna Williams (autiste), Quelqu’un, quelque part, Paris, éd. j’ai lu, p. 73.

 

06:46 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

23/12/2010

Bonnes fêtes !

L’association logo_ted.jpg

 

 

 

 

 

 

 

vous adresse ses voeux les plus chaleureux

 

 et vous souhaite une très belle année 2011 !

 

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« Pendant les périodes chaudes, la lumière du soleil envahissait la chambre,
brillante, révélant les nuages de poussière dans l’air. »
 
Daniel Tammet, Je suis né un jour bleu, éd. Les Arènes, 2007.
 
 
 
 
 
 
 A tous mes lecteurs un grand merci pour votre fidélité
 en vous souhaitant de bloguer encore longtemps :-) !
 
 Marie-Jeanne

19:53 Publié dans Autisme - divers | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | Pin it! |

14/12/2010

L’autisme de haut-niveau ou le Syndrome d’Asperger : la question du langage

 

Ces dernières années, un débat s’est instauré entre les chercheurs regroupant le syndrome d’Asperger et l’autisme de haut niveau sous une même bannière et ceux qui reconnaissent comme « fondamentales » certaines différences entre les deux groupes, proposant que le syndrome d’Asperger est une entité en soi. À l’heure actuelle, le seul critère offi ciel utilisé en clinique réfère à la présence ou à l’absence d’un retard général du langage signifi catif pour respectivement différencier l’autisme de haut niveau (AHN) du syndrome d’Asperger (SA). Le retard est évaluéselon la production de mots isolés vers l’âge de deux ans et de phrases à valeur de communication vers l’âge de trois ans (DSM-IV-TR, APA, 2000). Buts de l’étude : L’étude vise dans un premier temps à rapporter les résultats de recherches comparant les deux groupes sur des variables langagières. Elle examine également la pertinence d’utiliser le critère de retard de langage pour établir une distinction entre les deux diagnostics. Résultats : Sur les treize études sélectionnées, seulement trois rapportent des différences signifi catives quant aux compétences langagières entre les deux groupes, au bénéfi ce des participants ayant le syndrome d’Asperger. Selon les auteurs, cette différence découlerait d’une acquisition du langage sans délai pour ces derniers. Les autres études rapportent toutefois des différences langagières et communicationnelles subtiles entre les participants des deux groupes. Ces différences pourraient s’expliquer autrement que par des caractéristiques langagières purement qualitatives. Conclusions : Malgré d’importantes limites liées à la validité des résultats dans les études recensées, les conclusions sont en faveur d’une remise en question de la validité du critère D du DSM-IV (2000).

Source: "Revue canadienne d'orthophonie et d'audiologie-Vol. 34, No 4, Hiver 2010, 246"

 

 

 

 

Lire tout le document:

http://www.caslpa.ca/english/resources/database/files/201...

10:40 Publié dans Autisme - recherches (médicales) | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

10/12/2010

Autisme: guides pour enseignants / auxiliaires de vie scolaire

 

 

Autisme - Je relève le défi.
Boulet Suzanne, Dupuis Janine. Équipe régionale de soutien en déficience intellectuelle et troubles envahissants du développement (ÉRS–DI–TED).  Education Montérégie, coopération Régionale de Développement Pédagogique,août 2008.

http://vitrine.educationmonteregie.qc.ca/IMG/Autisme_-_Je_releve_le_defi.pdf


Gestion des troubles du comportement
Présentation intitulée "scolariser des enfants à besoins particuliers, difficiles, ayant des troubles du comportement ou en situtation de handicap". Sources : Monique CROIZIER PRE (IUFM Lyon) t Véronique MONTANGERAND (IEN BJ3), créée le 21/01/2007.



Guide d'intervention pédagogique. Le Syndrome d’Asperger (SA) et l’Autisme de Haut Niveau en milieu scolaire.
Association Asperger Aide : Le syndrome d’Asperger en milieu scolaire.
http://www.aspergeraide.com/images/stories/guidepedagogique09.pdf


Guide de l’élaboration et de la mise en oeuvre des programmes à l’intention des élèves atteints de troubles du spectre autistique. 
Éducation, Citoyenneté et Jeunesse Manitoba : A l’appui des écoles favorisant l’inclusion - http://www.edu.gov.mb.ca/m12/frpub/enfdiff/aut/


Des interventions différenciées : des conditions pour réussir.
Germain Caroline, Proulx Pierrette. Education Montérégie, Coopération Régionale de Développement Pédagogique,16 novembre 2006

http://vitrine.educationmonteregie.qc.ca/IMG/CondReussept06.doc


Petit guide à l’attention des enseignants et des auxiliaires de vie scolaire.
Association Autisme 49. http://autisme49.ovh.org/telechargement/guide.pdf 


Pochette de Sensibilisation en faveur de l’Intégration Scolaire des Élèves avec Autisme. 
Cette pochette de sensibilisation destinée aux Intervenants amenés à intégrer un Élève avec Autisme a été conçue par plusieurs Personnes TED de l’Association SAtedI. Pour toute demande d’impression en vue d’une diffusion, merci de bien vouloir vous mettre en contact Satedi : contact@satedi.org. http://satellite.satedi.org/spip.php?article65

Scolariser les élèves autistes ou présentant des troubles envahissants du développement. 
Ce guide, publié en octobre 2009, a pour objet de permettre aux enseignants de mieux connaître les caractéristiques de l'autisme et des autres troubles envahissants du développement et leurs conséquences en termes d'apprentissage. Il doit ainsi les aider à mettre leurs capacités et leurs compétences professionnelles au service d'une pédagogie adaptée aux besoins des élèves porteurs de ces troubles.
Destiné à faciliter la pratique pédagogique à l'écoute de l'usager, il propose des repères, des ressources et des pistes d'adaptations.
http://media.education.gouv.fr/file/ASH/57/5/guide_eleves_autistes_130575.pdf

Scolariser un enfant avec TED Sur le site ash 14: un fichier élaboré par Francine MARIE (PPH 14) : Scolariser un enfant avec TED, de la théorie à la pratique pédagogique. http://ash14.pedagogie.ac-caen.fr/spip.php?article185   (source ASH)



Stratégies pour enseigner à l’enfant atteint d’autisme à l’école
Laurent Lydie. http://ash.edres74.ac-grenoble.fr/IMG/pdf/Strategies_pour_ensigner_a_un_enfant_atteint_d_autisme_a_l_ecole.pdf


Vitamine C - L’intervention du technicien en éducation spécialisée auprès de l’élève présentant un trouble envahissant du développement.
Boulet Suzanne, Dupuis Janine. Équipe régionale de soutien en déficience intellectuelle et troubles envahissants du développement (ÉRS–DI–TED) . Education Montérégie, Coopération Régionale de Développement Pédagogique,août 2008. http://vitrine.educationmonteregie.qc.ca/IMG/vitamineC.pdf



« Voir comme toi »  NN est un travail expérimental concernant les enfants scolarisés atteints d’autisme ou d’autres troubles envahissants du développement
Ce travail est basé sur les observations de l’enfant et la mise en relation de ces observations. Objectifs : Développer le partenariat autour de l’enfant TED dans le cadre de la scolarisation. Apporter de l’aide pourson évaluation et sa prise en charge scolaires. De nombreuses fiches pratiques sont téléchargeables. http://membres.lycos.fr/voircommetoi/poisson/index.php?ln...

 

 

 

Source: http://cra.ch-perrens.fr/modules/edito/content.php?id=29&...

05:42 Publié dans Autisme - ressources | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | Pin it! |

Les résonances de l’autisme chez les enseignants

La prise en charge pédagogique des enfants présentant des traits autistiques n’est pas sans incidence sur le ressenti et sur les pratiques professionnelles des enseignants. Il est attendu que la quasi absence des diverses formes habituelles de communication et la répétition des échecs provoquent de l’incompréhension, de la souffrance, de la solitude ainsi qu’une profonde et permanente remise en cause de soi. L’absence de signes positifs immédiats à diverses sollicitations orales ou corporelles est difficile à accepter. A contrario, les comportements sur-réactifs inexpliqués, quoique déstabilisants, renvoient à une réalité psychique complexe dont il faut se prévenir de toute interprétation hâtive.

Ces résonances peuvent conduire l’enseignant soit à abandonner tout objectif d’apprentissage soit à centrer sa pédagogie sur cet élève qui le questionne, l’étonne, le surprend tout en le fragilisant et en l’inquiétant. Cet abandon ou ce surinvestissement octroient un statut particulier à l’élève qui s’isole progressivement plus encore du groupe classe. Les principes d’action pédagogique ci-après sont de nature à limiter cet effet non désiré.

Les grands principes pédagogiques :

La présence d’élèves porteurs d’autisme en classe oblige à adapter son enseignement : aménager le cadre, modifier sensiblement sa pratique. Cette adaptation repose sur l’application des deux principes décrits ci-dessous. La liste d’attitudes proposées n’est pas exhaustive, ce ne sont que des tentatives de réponses qu’il conviendra de faire coexister avec la problématique personnelle et spécifique de l’enfant accueilli en classe.

Premier principe : observer, échanger

Par l’observation et l’échange avec les différents partenaires (parents, soignants, éducateurs, AVS),l’enseignant comprendra qu’un enfant porteur d’autisme peut facilement être déstabilisé.

Par l’environnement

- Les excès de bruit (sonneries, résonance des

locaux, cris dans les couloirs, discussions animées),

de lumière (certains éclairages violents, luminosité

extérieure vive).

- Tous les changements : de place, de salle, de

matériel (déplacement ou suppression d’un

affichage, perte ou disparition d’un outil), de

personnes (enseignants, intervenants, AVS,

ATSEM), d’horaires, d’habitudes.

Tous ces points relevant du cadre de l’enseignement

parasitent l’enfant dans la réalisation de la tâche

pédagogique, ils peuvent même parfois faire

obstacle à l’entrée dans la tâche.

Par la tâche pédagogique

- Les discours collectifs longs.

- Les consignes multiples.

- Les commentaires, annotations, appréciations

ambiguës (« Tu écris comme un cochon ! »).

- Les contrôles, le système de notation.

- Le différé de la réponse de l’enseignant à une

question de l’enfant.

- La durée de l’activité.

- Les modalités et les types d’activités.

Deuxième principe : aménager le contexte, adapter sa pratique

Persuadé que la scolarisation peut apporter beaucoup à cet enfant, l’enseignant recherchera des attitudes, des gestes et des aides adaptés pour rendre le cadre sécurisant et la tâche pédagogique accessible.

Sécuriser le cadre

Anticiper sur les facteurs d’angoisse :

- prévenir l’enfant que la sonnerie va retentir

verbalement et / ou avec une image-mot.

- annoncer le programme de la demi-journée (temps

et lieux) et l’écrire au tableau ; au besoin le doubler

« d’images qui parlent » à distribuer à l’enfant au

moment opportun (exemple : après le travail de

groupe, l’enseignant donne à l’enfant une carte

image-mot « ordinateur » ou « jeu »).

- fonctionner de manière ritualisée (c'est-à-dire avec

des habitudes de fonctionnement) sans tomber dans

l’exagération.

- éviter le plus possible d’élever la voix en présence

de cet enfant.

- aménager un emploi du temps régulier avec les

partenaires.

- aménager l’espace de manière à ce que l’enfant y

ait une place attitrée.

- prévoir en équipe un lieu d’apaisement en cas de

mal-être installé.

Rendre accessible la tâche pédagogique

- se montrer rassurant et sûr de soi en expliquant

tout ce qui doit être fait : éviter l’implicite.

- décomposer la tâche de manière à que l’enfant

n’ait qu’un seul objectif à remplir à la fois et

valider chaque étape = planifier l’action et

maîtriser son exécution. La fin et la réussite du

travail doivent être identifiables et identifiées.

- distribuer les exercices un à un : l’enseignant les

découpe et les colle au fur et à mesure qu’il lui

propose dans son cahier (angoisse de la feuille

volante pour certains).

- simplifier le discours (une tâche totalement

explicitée à la fois) et l’étayer le plus possible de

supports visuels (exemple : je dis une syllabe = je

colle une gommette).

- recourir au procédé de l’imitation dans certaines

activités (« fais comme moi ») mais verbaliser en

même temps.

- coller les aides cognitives indispensables sur sa

table.

- essayer de répondre immédiatement à une

demande de cet enfant au risque qu’elle ne fasse

obstacle à l’apprentissage.

- lui proposer des activités de manipulation pour

les mathématiques. En cas de blocage, essayer de

lui proposer sa main (l’enfant autiste indique

parfois ses besoins en utilisant la main de

l’adulte) mais signaler ce blocage à l’équipe

soignante.

Par ailleurs, l’enseignant aura comme objectif permanent de développer l’autonomie sans augmenter l’insécurité : les aides apportées seront donc retirées une à une de manière planifiée, des responsabilités favorisant le contact social (distribuer les cahiers en disant le nom de l’élève) lui seront confiées quotidiennement et graduellement. L’enfant devra gagner en estime de soi, il conviendra de valoriser les compétences particulières (dessin, musique) pour lui-même et auprès des autres. Enfin, il est indispensable de repérer les signes de rupture de l’attention et prévoir un étayage souvent d’ordre affectif (présence de l’adulte) et de signaler les difficultés ponctuelles aux différents partenaires.

 

 

Source: http://pedagogie21.ac-dijon.fr/sites/pedagogie21.ac-dijon.fr/IMG/pdf/scolariser_un_enfant_autiste.pdf

04:03 Publié dans Autisme - école - inclusion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

03/12/2010

Existe-t-il des «méthodes» validées qui pourraient être préconisées?

Voici quelques réflexions personnelles sur ce sujet. Ces réflexions sont largement influencées par mon vécu comme parent d'un jeune homme autiste, comme militant dans diverses associations de parents de personnes autistes, les visites d'un grand nombre d'établissements en France et à l'étranger, la participation régulière à la plupart des conférences scientifiques sur l'autisme et de nombreuses lectures d'ouvrages ou d'articles sur l'autisme. Paul Tréhin 17 avril 1998 (révisé le 7 juin 2003)

 

LES METHODES

* Existe-t-il des «méthodes» validées qui pourraient être préconisées?

Au sens scientifique du terme "validées" seules les méthodes comportementales l'ont été. Au sens de résultats constatés depuis plus de longues années à la satisfaction des parents et des personnes autistes, il existe plusieurs programmes utilisant chacun un ensemble de méthodes adaptées à l'autisme que l'on peut considérer comme validés.

"Nous ne prétendons pas offrir un « remède miracle » à l’autisme mais il est prouvé que l’éducation peut être efficace, non seulement en réduisant les symptômes autistiques mais encore en s’attaquant à certaines difficultés fondamentales d’apprentissage impliquées par l’autisme. Ce livre donne espoir, mais il ne fait aucune promesses".

Rita Jordan and Stuart Powell,

"Les enfants autistes Les comprendre, les intégrer à l'école",

Masson, Paris 1997

En Europe les écoles de la National Autistic Society (NAS) au Royaume Uni sont tout à fait exemplaires au niveau des prises en charges scolaires, à mi chemin entre IME et CLISS. L'exemple de la NAS est intéressant car bien que ne s'inspirant pas de TEACCH, leur expérience les a conduit à des approches très semblables à celles utilisées dans le cadre du programme TEACCH.

Au Danemark, la Sophie Skoolen est une des plus anciennes écoles pour enfants autistes, c'est l'une des plus avancées aussi... En Espagne, au pays Basque, le centre de Gautena présente un ensemble de services couvrant tous les âges et niveaux de sévérité de l'autisme. En Irlande, en Belgique (Flandre et en Wallonie), en  Scandinavie, aux USA et au Canada, en Australie, au Japon la prise en charge repose sur les mêmes principes de prise en charge structurée, ainsi de nombreux centres spécialisés dans l'autisme mériteraient d'être visités dans le monde. Les références méthodologiques sont variées mais deux principales directions de pensée sont invoquées: les théories comportementales et les théories cognitives. Les établissements sont le plus souvent spécialisés dans l'autisme et intégrés dans un système multi-établissement assurant la transition en fonction de l'âge La plupart sont de portée locale.

Le programme TEACCH est unique car il s'étend sur tout un état, la Caroline du Nord (environ 6 millions d'habitants), comporte plus de 160 classes pour enfants et adolescents autistes dans les écoles ordinaires (de la maternelle au lycée), ainsi que de nombreux établissements pour adultes. Six centres régionaux s'occupent du diagnostic et de la formation des parents et des professionnels, et supervisent la prise en charge des enfants et des adultes de tout niveau de handicap, des plus handicapés aux plus autonomes. De plus TEACCH inclut un programme de recherche universitaire lui évitant de s'enfermer dans "une méthode" et d'évoluer en fonction des connaissances toujours croissantes sur l'autisme, ce qu'il fait depuis 30 ans.

Sa réputation est maintenant mondiale. En Belgique Flamande plusieurs établissements fonctionnent selon le modèle TEACCH.

En France et en Italie quelques établissements s'en inspirent mais n'en ont pas la dimension de prise en charge globale, même au niveau local.

Certains des programmes évoqués ci-dessus ont un recul de plus de trente années. (TEACCH, NAS, Sophie Skoolen)

* A quelles conditions une «méthode» peut elle être mise en oeuvre?

En l'état actuel de nos connaissances, nul ne peut prétendre avoir le dernier mot sur la prise en charge de l'autisme. Le bon sens veut que l'on intègre les nouvelles données au fur et à mesure de leur apparitions et qu'on utilise dès maintenant les stratégies les mieux adaptées aux connaissances actuelles, et non des stratégies basées sur des modèles théoriques n'ayant jamais reçu le moindre début de validation. Une méthode ou un modèle ayant fait leurs preuves peuvent apporter un cadre de référence assurant la cohérence des solutions apportées individuellement à chaque personne par différents intervenants.

Même en s'en tenant de très près à une approche, il est toujours nécessaire d'être très créatif pour adapter les techniques suggérées à chaque individu et à chaque situation. Le cadre méthodologique est dans ce cas une aide à la créativité. L'absence de cadre méthodologique laisse devant tant de questions qu'elle est souvent un frein à la créativité.


* Comment rendre cohérent l'application d'une «méthode» (impliquant un déroulement précis) et l'adaptation de la prise en charge à l'évolution de chaque personne?

L'objet même de programmes comme TEACCH ou de ceux des écoles anglaises de la "National Autistic Society" ou de Gautena en Espagne est de proposer des approches entièrement individualisées et évolutives. Il s'agit d'utiliser la combinaison de méthodes et techniques de prise en charge (éducatives ou vie de tous les jours) les mieux à même de répondre aux besoins de chaque individu sur la base d'évaluations très précises de leurs compétences.

"Nous croyons qu’une éducation efficace doit reposer sur ce que nous comprenons réellement et non en suivant des "recettes". Nous ne pouvons pas dire : " faites ceci et tout ira bien " mais nous pouvons montrer comment donner un sens à ce que fait un enfant autiste et comment construire une pédagogie à partir de cette compréhension"

Rita Jordan and Stuart Powell, cités précédemment

Chaque individu va avoir un programme adapté différent de celui des autres. Ce programme va être guidé par les besoins spécifiques de chaque individu et mis en place en tenant compte des capacités d'apprentissages dont il ou elle dispose. Par delà les évaluations formelles mentionnées au paragraphe précédent, une relation personnelle individualisée permet d'adapter en permanence la prise en charge aux besoins. Une bonne communication entre familles et professionnels de l'établissement permet aussi de mieux prendre en charge la personne car des progrès ou des régressions peuvent avoir eu lieu soit à la maison, soit à l'établissement et comme en général les personnes autistes ont de très importantes difficultés de communication, ces changements pourraient passer inaperçus. Cela entraîne généralement des problèmes de comportements dus à l'inadéquation de la prise en charge, au moins à ces moments.

 

LA PRISE EN CHARGE EN ETABLISSEMENT

* Est-ce que le côtoiement des autistes avec des personnes présentant d'autres types de handicaps est bénéfique pour ces premiers ?

Dans un premier temps, et surtout si la personne autiste n'a pas été préparée à ce côtoiement, le risque est grand de voir se développer des attitudes de retrait encore plus grandes, voire des troubles du comportement. La sociabilité naturelle des autres personnes peut être interprétée comme une agression par les personnes autistes. On pourra travailler sur ce problème mais il faut savoir que cela  prendra du temps. Il est le plus souvent préférable de faire passer la personne autiste par une section d'adaptation où elle pourra progressivement s'adapter au nouvel environnement, au début par "voisinage" des autres, puis petit à petit par une intégration par périodes de plus en plus longues.

On peut aussi constater que très souvent la personne autiste ne fait pas ou très peu d'apprentissages incidents. Le côtoiement des autres lui apportera nettement moins qu'à d'autres personnes handicapées.

* Faut-il privilégier des prises en charges au sein d'établissements spécialisés?

La résistance de certains établissements à s'inspirer d'une «méthode» spécialisée dans l'autisme conduit dans la plupart des situations à un manque de rigueur dans les prises en charge. Il en résulte des incohérences dans les approches, d'un intervenant à l'autre, d'un moment de la journée à l'autre, etc.

Il est toutefois tout à fait raisonnable d'avoir peur de "s'enfermer dans une méthode". En fait, cette peur lient de la mauvaise compréhension du rôle d'une méthode ou d'un modeler ils ne sont pas faits pour apporter des réponses mais pour permettre de se poser des questions d'une manière cohérente.

* Comment assurer une formation aux personnels sachant la diversité des modes et des lieux de prise en charge des personnes atteintes de troubles autistiques?

La formation des personnels est fondamentale. Elle doit être cohérente par rapport à la «méthode» choisie. Elle doit être aussi cohérente entre les différents établissements de l'association de manière à assurer un suivi dans le temps.

Pour arriver à ce but, une politique de formation homogène doit inclure toutes les catégories de personnels qui vont être conduites à prendre en charge les personnes autistes de l'enfance à l'âge adulte.

Bien évidemment les formations seront adaptées au types d'interventions de chaque personnels concernés. Mais les formations doivent s'adresser à tous: des directeurs aux aides cuisiniers en passant par les psychiatres, les psychologues, les éducateurs et le moniteurs d'ateliers. Les parents pourront eux aussi bénéficier d'une formation à l'autisme, loin d'en faire des rivaux, cette formation en fait des partenaires de la prise en charge.

 

 

 

Source: http://gilles.trehin.urville.pagesperso-orange.fr/quelques_idees_sur_autisme.htm

 

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02/12/2010

L'auto-stimulation chez l'autiste


L'auto-stimulation chez l'autiste
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01/12/2010

Faire de l'autisme la "grande cause nationale 2011"

Depuis trop longtemps, la situation des personnes autistes en France est qualifiée de "dramatique" par les observateurs. Déjà, en 2003, la France est condamnée, à ce sujet, par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). En décembre 2007, le Comité consultatif national d'éthique parle quant à lui de"maltraitance".

Trouble envahissant du développement se manifestant avant l'âge de 3 ans, l'autisme peut prendre plusieurs formes ; ses manifestations varient considérablement d'une personne à l'autre. C'est la raison pour laquelle on parle davantage aujourd'hui de troubles du spectre autistiques (TSA). Les TSA sont larges et hétérogènes. Néanmoins, ils se caractérisent par une triade de trois troubles sévères et précoces qui affectent la communication, l'interaction sociale, le comportement (ou adaptation à l'environnement).

Il est établi par la Haute autorité de santé (HAS) qu'un enfant sur 150 naît autiste en France. Il y a dix ans, on estimait cette prévalence à une naissance sur 2 000. Ainsi, les troubles du spectre autistiques affecteraient 5 000 à 8 000 nouveau-nés par an et toucheraient plus de 450 000 personnes en France.

Malgré ces chiffres alarmants, l'autisme peine encore à obtenir, dans notre pays, l'attention et les moyens d'action à la hauteur de son ampleur. C'est pourquoi, nous estimons qu'il y a urgence à faire bénéficier l'autisme d'une plus forte mobilisation des médias, de l'opinion publique, de tous les services de l'Etat (éducation, santé publique, politiques sociales…), ainsi que des professionnels de santé. Devenu un enjeu majeur de santé publique, cette pathologie mérite que lui soit accordé le label "grande cause nationale 2011".

Certes, le plan autisme (de 2008 à 2010) a jeté les bases d'un véritable projet de vie pour les personnes autistes. Mais ses mesures peinent concrètement à être mises en œuvre de manière généralisée. La situation sur le terrain demeure si préoccupante que notre livre blanc suffit à peine à lister les doléances des centaines de milliers de familles concernées.

Il permet toutefois d'identifier clairement les cinq points de blocage qui, dans notre pays, freinent l'amélioration du sort des personnes autistes.

1/ - Le diagnostic est encore trop tardif : alors qu'il peut être posé dès 2 ou 3 ans,  il l'est en moyenne à 6 ans. Ce retard prive l'enfant de 3 à 4 années d'intervention ciblée à un âge ou sa plasticité cérébrale lui permet, avec un accompagnement approprié, de "combler" en partie les déficiences de son cerveau et d'accomplir ainsi de grands progrès qui lui resteront acquis. A contrario, si sa prise en charge tarde, le trouble "envahit" les différentes sphères de son développement, installe des comportements inadaptés, accentue les déficiences et retarde l'accès aux apprentissages. Un enfant autiste qui n'avance pas ne stagne pas ; il régresse.

2/ - Le développement des prises en charge précoces et adaptées reste insuffisant. Les thérapies éducatives et/ou comportementales (TEACCH, ABA, PECS…), spécialement conçues pour les personnes autistes, reconnues pour leur pertinence et largement utilisées dans le monde occidental, peinent à s'imposer et se développer en France faute d'un plan de formation universitaire pour les accompagnants et de financement du suivi éducatif. Cette carence en formation pénalise la généralisation de l'accès à ces thérapies pourtant extrêmement efficaces, susceptibles de réduire les difficultés cognitives et comportementales des personnes autistes et de favoriser leur épanouissement avec une véritable perspective de vie.

3/ - L'accès à l'école "ordinaire" établi par la loi du 11 février 2005 reste virtuel pour la plupart des enfants autistes : des dizaines de milliers d'enfants sont privés de leur droit à l'éducation. Trop de préjugés à l'entrée des écoles et une organisation qui peine à accepter la différence et la diversité dans les classes font de leur intégration un vœu pieu. Pour que les portes de l'école s'ouvrent aux enfants autistes, les mentalités doivent changer en même temps que doivent être repensées les modalités d'accompagnement.

4/ - Les adultes autistes, quant à eux, vivent encore, pour beaucoup, des situations tragiques. Certes, le plan autisme a permis la création d'une centaine de centres d'accueil innovants, d'une capacité d'accueil de 2 500 places. Effort salutaire mais hélas insuffisant. Souvent sans diagnostic ou avec des diagnostics erronés (psychose, schizophrénie), de nombreux adultes continuent de subir une psychiatrisation abusive et une camisole chimique qui les dégradent. Autre alternative encore trop répandue : rester à la charge de leurs parents, contraints d'organiser leur quotidien autour d'eux, dans un isolement et une détresse absolus. Pourtant, les adultes autistes peuvent apprendre, progresser et s'autonomiser tout au long de leur vie. Ils ont droit à un accompagnement digne de ce nom, et à un déploiement de stratégies identiques à celui développé chez les enfants.

5/ - Aucun consensus sur les axes de recherche n'existe à ce jour sur l'identification de causes de l'autisme. A l'heure actuelle, les parents d'un enfant autiste savent que le cerveau de leur enfant ne se développe pas bien mais ignorent tout des causes de ce dysfonctionnement neuro-développemental. Ces causes sont pressenties génétiques, épigénétiques, neurobiologiques, bactériologiques, environnementales… Pour autant, des investigations scientifiques comparatives sur des critères déterminés à l'avance sont insuffisamment développées. Si l'on ne guérit pas encore de l'autisme, c'est principalement parce qu'on n'en connaît pas les causes.

C'est autour de ces enjeux fondamentaux que cinq grandes fédérations nationales de personnes autistes (représentant plus de 20 000 familles), Asperger aide France, Autisme France, Autistes sans frontières, Fédération sésame autisme, Pro aid autisme se réunissent aujourd'hui au sein du Collectif Autisme, inédit en France.

La France, terre des droits de l'homme, doit prendre en compte les plus fragiles. Faire de l'autisme la "grande cause nationale 2011" permettrait de renforcer la dynamique du plan Autisme du gouvernement, d'initier un nouvel élan, devenu vital, afin de corriger la grande injustice de ces laissés pour compte et de leurs familles. Il y a urgence.

 


Elaine Hardiman Taveau, présidente d'Asperger Aide France ;

Danièle Langloys, présidente d'Autisme France ;

Vincent Gerhards, président d'Autistes Sans Frontières ;

Marcel Hérault, président de la Fédération Française Sésame Autisme ;

Michel Favre, président de Pro Aid Autisme.

Elaine Hardiman Taveau, Danièle Langloys, Vincent Gerhards, Marcel Hérault, Michel Favre
Source: http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/12/01/faire-de-l...

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29/11/2010

Six priorités de santé publique pour les personnes handicapées

La FEGAPEI identifie 6 enjeux prioritaires. Pour l'autisme et le handicap psychique, elle se prononce pour un accompagnement tout au long de la vie, sans rupture.

Au cours d'une conférence de presse organisée le 24 novembre, la Fédération nationale d'associations gestionnaires au service des personnes handicapées (Fegapei) a formulé plusieurs propositions pour améliorer l'accompagnement des personnes handicapées. Elle a identifié six enjeux prioritaires de santé publique : l'autisme, le handicap psychique, le vieillissement de la personne handicapée, les tout-petits et l'éducation, l'accès à l'emploi et enfin, la protection juridique, les services sociaux et l'accès à la cité.

La fédération souligneque ces priorités de santé ont été identifiées "au cours d'un long processus de concertation et de réflexion avec ses associations adhérentes" et qu'elle élargira ses réflexions en 2011 au sein de la conférence des gestionnaires. Elle précise que les quatre premières priorités "rejoignent un certain nombre d'objectifs gouvernementaux, autour desquels les agences régionales de santé (ARS) préparent actuellement leur plan stratégique régional de santé (PSRS) et leur projet régional de santé (PRS)".

Autisme : pour un accompagnement tout au long de la vie

S'agissant de la première priorité qui porte sur l'autisme, la Fegapei préconise une "orientation des populations actuellement prises en charge par les structures sanitaires vers les structures médico-sociales" et le développement ainsi d'un "accompagnement en adéquation avec l'évolution de[s] connaissances sur l'autisme". Elle rappelle qu'un accompagnement en milieu médico-social coûte en moyenne 320 euros, contre 700 euros par jour en hôpital psychiatrique.

Elle plaide pour une formation spécifique des professionnels sur l'autisme et pour le développement des stratégies éducatives, notamment les méthodes ABA (Applied Behavior Analysis ou analyse appliquée du comportement) ou Pecs (Picture Exchange Communication System), basé sur l'échange d'images.

Elle se prononce aussi pour un accompagnement de la personne autiste "tout au long de sa vie", alors qu'elle constate des ruptures dans les parcours. Elle propose de faire intervenir un professionnel à domicile avant trois ans, de s'appuyer sur les compétences du secteur médico-social et de développer les classes d'intégration scolaire (Clis) et les unités localisées d'inclusion scolaire (Ulis) pendant la scolarité et enfin de développer l'accompagnement au sein des entreprises des personnes autistes. Elle demande aussi la création de places pour les personnes adultes autistes, "qui, encore aujourd'hui, ne bénéficient pas d'un accueil ou d'un accompagnement adapté".

Concernant le handicap psychique, la fédération recommande une prise en charge le plus tôt possible. "Plus on tarde à diagnostiquer, plus s'ajoutent à la situation initiale des handicaps associés", signale-t-elle, plaidant pour le développement des services d'éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) à destination des adolescents présentant des premiers troubles psychiques et le développement des groupes d'entraide mutuelle (GEM).

La fédération prône également une "étroite coopération entre le sanitaire et le médico-social", avec le développement des services d'accompagnement à la vie sociale (SAVS) et des services d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (Samsah) en lien avec les services psychiatriques et les réseaux de santé mentale. Elle plaide aussi pour une formation des professionnels à la compréhension du handicap psychique au cours de leur formation initiale et pendant leur carrière.

Source: http://www.infirmiers.com/actualites/actualites/six-prior...

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Tralalalère, tralala…

 

Tralalalère, tralala est un refrain que j’aime bien. Je le chantonnais bébé, puis enfant et jeune adolescente, sur le chemin de l’école (buissonnière, évidemment). Tralalalère, tralala. Cela me ramenait un peu vers ma tendre enfance, mes besoins de petite fille, condition que je devais quitter désormais, pour rejoindre le monde des grands, rhaaaaaaa (intonation rauqueuse) ce monde de brutes, où je sentais bien que le tralalalère, tralala n’avait plus sa place !

 

Mais bon, intérieurement,  le refrain tralalalère, tralala continuait à me guider un peu, il me rassurait. ET vous savez quoi ? Du jour au lendemain, j’étais devenue grande et je ne m’en étais même pas aperçue : ohaoooo que la vie est bien faite. Vous ne trouvez pas ?

 

Et savez-vous comment je me suis rendue compte que j’étais devenue grande, en somme on dit adulte paraît-il ? La réponse est simple : je n’entendais plus le Tralalalère, tralala, même plus dans les murmures les plus secrets de mon être (jolie formule, je la garde). J’avais réussi, - en somme la vie avait fait en sorte - que je mûrisse et que je devienne une femme qui avait réussi non pas à effacer le Tralalalère, tralala (on n’efface pas son enfance tout de même), mais à l’intégrer dans sa vie d’adulte : ohaoooo que la vie est bien faite !

 

 Alors, quelle n’eût pas été ma surprise l’autre jour, lorsque participant à une conférence plutôt solennelle, je n’entendis un Tralalalère, tralala ! Tout en écoutant les discours officiels, pour lesquels tout de même je m’étais prioritairement déplacée, mon esprit était attiré par cette voix enfantine… qui me rappelait de bons souvenirs. Et je cherchais l’enfant ou l’adolescent (c’est encore possible) qui chantonnait le Tralalalère, tralala… qui forcément était quelque part dans la salle… Mes recherches furent vaines, pas de jeunes enfants dans cette salle ! Mais le Tralalalère, tralala lui, était bien là !

 

J’eus un moment de perplexité… et si c’était ma voix intérieure ???? Panique, ça y est : je retombais en enfance, j’avais d’un coup et d’un seul perdu ma maturité d’adulte… lorsque je captai (l’adulte que j’étais revenait au galop) un brin du discours qu’un officiel (un vrai de vrai) venait de prononcer  et qui disait le plus sérieusement du monde: « les représentants de la psychiatrie romande considèrent qu’il n’est pas utile, voire qu’il est dangereux de poser un diagnostic d’autisme dans la petite enfance »… Ouahooooo : vu l’ineptie de la sentence, j’en failli perdre toutes mes dents (avançant ainsi grandement, vous en conviendrez, dans les âges de la vie), lorsque de manière simultanée à ce discours d’une autre époque, j’entendis très clairement cette fois-ci le Tralalalère, tralala, Tralalalère, tralala, Tralalalère, tralala, Tralalalère, tralala….  Ce n’était plus un doux refrain, c’était carrément un concert cacophonique de Tralalalère, tralala Tralalalère, tralala Tralalalère, tralala Tralalalère, tralala… on aurait dit une colonie de vacances de juniors sans moniteurs : affreux !

 

Je n’avais plus à rechercher les enfants ou les adolescents de la salle qui chantaient en chœur le Tralalalère, tralala de mon enfance… la source était identifiée. La voici :

 

 

autruche2.jpg

 

 Alors qu’au niveau international, TOUS les spécialistes unanimement disent qu’il faut LE PLUS TÔT POSSIBLE poser un diagnostic d’autisme, le minuscule groupuscule romand (on peut y inclure les lacaniens et freudiens français que nos romands suivent à la lettre) décrète et fait décréter à des officiels (qui feraient mieux de se renseigner sur le plan scientifique outre frontière)  qu’il n’est pas envisageable de poser tôt un diagnostic parce qu’il y a trop d’erreurs possibles….

 

Je vais alors formuler une question de bon sens : si tout les spécialistes  de la PLANETE sont capables de poser un diagnostic avant l’âge de deux ans, et ce parfois déjà depuis des dizaines d’années, avec une marge d’erreur extrêmement faible (articles scientifiques à la clé), ne pensez-vous pas que ce sont nos Tralalalère, tralala locaux qui sont en déficit de formation ?

 

Il faut, je pense, que la psychiatrie analytique (qui a bien des mérites dans d’autres domaines), et qui est déjà depuis quelques années aux prises avec des débats intérieurs, sorte –en ce qui concerne l’autisme- de sa condition d’autruche, regarde ce qui se passe PARTOUT ailleurs et en tire des leçons de maturité…parce que même s’il est très charmant de chantonner Tralalalère, tralala, à la longue, ce signe d’immaturité permanente qui ne vise qu’à préserver des intérêts particuliers devient sacrément agaçant. D’autant plus agaçant lorsqu’on sait que ceux qui en font les frais ce sont NOS ENFANTS dont il est légitime, eux, qu’ils chantent Tralalalère, tralala.

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28/11/2010

Les scénarios sociaux pour l’enfant TED/TSA

Pour faciliter la compréhension des enfants présentant un TED/TSA, le scénario social peut être un outil très efficace. Plusieurs situations sociales peuvent être complexes à comprendre et à gérer pour l’enfant TED (ex: l’enfant reçoit un très gros gâteau pour sa fête et refuse de le partager avec les invités). Un changement de routine ou une nouvelle règle à respecter peuvent aussi entraînés des incompréhensions et des comportements inadéquats chez l’enfant (ex: l’enfant refuse d’aller chez le médecin parce qu’il veut écouter son émission préférée).  

Le scénario social est utilisé pour faciliter la compréhension et l’intégration de comportements adaptés lorsque ces situations se présentent. Il est généralement présenté sous la forme de dessins, de photos ou même de vidéo. Il peut être créé par le parent ou l’une des personnes qui intervient directement avec l’enfant.  Il représente de façon précise et claire sous forme d’histoire, les étapes décrivant la situation sociale et comment l’enfant devrait réagir. Le scénario social est présenté à l’enfant avant (pour le préparer à ce qui s’en vient) et pendant la situation. L’objectif est évidemment que l’enfant puisse intégrer le scénario social et qu’il n’en ait plus besoin éventuellement.

Voici des exemples de scénarios sociaux (en anglais):

 

 

Notre association a mis en place un groupe de compétences sociales pour les adolescents hauts fonctionnants... (présentation le 9 mai dans le cadre de nos cours de sensibilisation) et nous sommes contraints de traduire des textes de l'anglais en français pour pouvoir leur proposer des exercices adéquats, d'acheter des vidéos (comme celle-ci) en anglais en traduisant au fur et à mesure  afin que nos jeunes comprennent... en somme où sont les OUTILS DE TRAVAIL ?????? Vous trouvez ça normal qu'il y ait que quelques livres/jeux en français pour apprendre à nos jeunes ce qui  le plus est déficitaire chez eux: les codes sociaux ???????

... bref les pays francophones ont plus de 20 ans de retard dans la mise en place d'outils pédagogiques utiles pour nos enfants!!! Mais que font les universités ? Que fait le monde scientifique dans le domaine de la pédagogie spécialisée? Qu'apprend-on sur les bancs des écoles sociales?????? Quand va -t-on enfin se mettre à travailler sérieusement ??????

Les seuls livres et jeux sociaux que nous employons nos viennent tous pratiquement du Canada...... l'association a pour projet (encore un) de faire des vidéos sociales (au moins ça...) : mais nous avons peu de moyens, peu de temps (nous sommes tous des bénévoles)... mais nous avons par contre  une sacrée envie  d'offrir à nos enfants les outils dont ils ont besoin pour grandir... et cette énergie là fait des miracles.... 

Pour les parents et les professionnels qui me lisent et qui souhaiteraient avoir quelques pistes pour les scenarios sociaux, voici quelques liens en anglais of course :-(  (en anglais il y en des listes entières.  je ne propose ici qu'un petit choix...):

http://www.linguisystems.com/searchResults.php?action=sea...

 

http://www.polyxo.com/socialstories/introduction.html

 

http://www.modelmekids.com/

 

En français vous avez essentiellement des livres comme ceux de Marc Monfort, Carol Gray (traduits)...  Il y a tant de choses à faire que je me demande encore pourquoi ici on perd du temps à discuter pour savoir si l'autisme est d'origine psychopatologique ou neurobiologique alors que dans le reste du monde ce débat, non seulement est tranché, mais il est devenu complètement obsolète.... et en attendant nos contrées ne se dotent pas des outils nécessaires pour faire progresser nos enfants... il est là aussi le scandale...

 

 

 

 

 

 

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26/11/2010

Autisme suisse romande fête ses 25 ans!

L'association de parents « autisme suisse romande » fête samedi 27 novembre à Lausanne ses 25 ans. A cette occasion, elle reçoit la Ministre jurasienne de l'Éducation et présidente de la Conférence Intercantonale de l'Instruction Publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP ) Mme Elisabeth Baume Schneider ainsi que le Conseiller d'Etat Pierre Yves Maillard, chef du Département de la Santé et de l'Action sociale du canton de Vaud. Ces deux personnalités politiques romandes se prononceront sur les mesures à prendre dans les cantons face à l'augmentation des cas d'autisme.

Le film documentaire « Être autiste en 2010... témoignages en Romandie » créé à l'occasion de ce jubilé y sera présenté en avant première et permettra d'illustrer de manière concrète les problèmes et les attentes.

 

Communiqué

Programme

 

Découvrez davantage au sujet d'autisme suisse romande sur www.autisme.ch

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24/11/2010

Nos enfants ont-ils leur place à l'hôpital psychiatrique ? No comment.


Hôpitaux psychiatriques : voyage au coeur de la folie [1/4]
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Hôpitaux psychiatriques : voyage au coeur de la folie [2/4]
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Hôpitaux psychiatriques : voyage au coeur de la folie [3/4]
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Hôpitaux psychiatriques : voyage au coeur de la folie [4/4]
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Enquête exclusive :
Hôpitaux psychiatriques, voyage au coeur de la folie 


Présenté par : Bernard de La Villardière

 Plus de trois millions de patients sont soignés pour troubles psychiatriques graves. Les plus violents d'entre eux sont internés dans des UMD, des unités pour malades difficiles, des centres fermés qui ressemblent à des prisons, entourés de murs d'enceinte surmontés de barbelés. Les malades y séjournent plusieurs mois. Les équipes médicales sont souvent démunies face à ces cas difficiles et ont recours aux chambres d'isolement, voire aux électrochocs. Certains malades, aux troubles légers ou plus lourds, sont également accueillis aux urgences psychiatriques des hôpitaux. Comment soigner ces patients et les réinsérer dans la société ? Reportages à l'UMD de Sarreguemines et aux urgences de Montpellier.

 

Source: http://www.video-mix.org/article-enquete-exclusive-hopita...

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20/11/2010

L'autisme ça ne se soigne pas, ça se rééduque»

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La Stéphanoise Danièle Langloys, mère d'un autiste de 26 ans, est Présidente de l'association Autisme France depuis septembre 2010. Elle est aussi présidente d'Autistes dans la Cité (Saint-Etienne).

 

Quels sont les objectifs de l'association Autisme France ?

Autisme France a été créé en 1989 par des familles d'enfants autistes pour demander le droit à l'éducation et refuser la psychiatrisation. Nous avons milité pour l'inclusion - même si j'ai ce mot en horreur - en milieu ordinaire et l'accompagnement dont les personnes autistes ont besoin toute leur vie.

Quelles ont été les avancées en 20 ans ?

Il y a un consensus pour admettre que l'autisme n'est pas une maladie mentale, que l'éducation est fondamentale et qu'elle doit commencer le plus tôt possible après un dépistage précoce. Les pouvoirs publics ont découvert le taux de prévalence important - 1 enfant sur 150 - et réalisé que la prise en charge en milieu ordinaire coûtait moins cher que s'il fallait placer chacun de ces enfants en milieu médico-social. Plus un autiste est accompagné, moins cela coûtera à la société.

Qu'est-ce qui n'a pas avancé ?

Le dépistage précoce. Nous venons de faire une campagne dans les crèches et les PMI où la demande d'info est énorme. Mais le ministère de la Santé a refusé de nous financer au motif que la brochure était anxiogène ! Cela en dit long sur la façon dont on fonctionne en France. Beaucoup de médecins estiment que le dépistage précoce ne sert à rien. Mais quand on sait, on a une arme pour avancer ! Tous les signes de l'autisme s'installent entre 18 mois et 3 ans. Or le diagnostic n'est posé en moyenne que vers 6 ans. Les médecins ne sont pas formés. Du coup, les centres ressources autismes qui n'avaient pas vocation au diagnostic sont débordés. L'accompagnement éducatif est aussi en retard, c'est pourtant ce qui va permettre le développement de l'enfant et l'insertion de l'adulte dans la vie active. Mais l'Education nationale ne veut pas s'impliquer sans s'appuyer sur des médecins alors qu'au Québec cela relève de l'éducation. L'autisme, ça ne se soigne pas, ça se rééduque. Mais la France a beaucoup de mal à sortir l'autisme du soin sanitaire et psychiatrique. On bute toujours sur l'idéologique…

Quelle idéologie ?

La France reste sous la coupe de la psychiatrie et de la psychanalyse. L'autisme est un trouble de la maturation du système nerveux central dont on ne connaît pas l'origine : l'Organisation mondiale de la Santé a tranché là-dessus, il y a 30 ans. Mais en France, il y a encore des familles qui s'entendent dire que le problème vient de leur couple. C'est effarant ! Quand mon fils avait 5 ans (NDLR : il en a 26), un psychologue hospitalier m'a dit que s'il était comme ça, c'est parce que j'avais accouché sous péridurale et raté le 1er contact avec le bébé… mais que c'était bien que ma culpabilité soit active et non passive ! Malgré des progrès indiscutables, la situation est très variable d'une région à l'autre : il y a des endroits où l'on n'a jamais entendu parler du caractère neurobiologique de l'autisme.

Le thème De votre 20e congrès est « Pour la reconnaissance du handicap autistique »

La loi de 1996 dit que l'autisme est un handicap. Ce qui permet de faire jouer la loi de février 2005 instaurant les notions d'accessibilité et de compensation. Mais cette loi ne liste que des défaillances : sensorielles, cognitives, mentales, psychiques… Ainsi, les autistes sont parfois envisagés comme des personnes déficientes intellectuellement alors que 70 % n'ont pas de déficit intellectuel, parfois ils sont intégrés au handicap physique, parfois au handicap psychique, se retrouvant dans des structures pas adaptées. Il reste beaucoup de maltraitance - par exemple des personnes bourrées de neuroleptiques - souvent dues à des erreurs de diagnostic. La spécificité de l'autisme repose sur une triade : les difficultés de communication, la difficulté à avoir toute interaction sociale, l'intérêt très restreint. A cela s'ajoutent d'autres troubles : ils sont agressés par les bruits, ne supportent pas le toucher. Mais la reconnaissance avance surtout grâce aux professionnels qui identifient sur le terrain les problèmes. Depuis 3-4 ans, ils sont plus nombreux que les familles à nos congrès. Le salut viendra aussi d'eux.

 

 

Source: http://www.leprogres.fr/fr/france-monde/article/4165758/L...

07:16 Publié dans Autisme - conférences, infos | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

17/11/2010

Imaginez si on perdait son latin dans une réunion au sommet…

Homo enim seiipsum conservat removendo a se destructiva, et proprium autem esse retinendo. Si enim potest aliquas res conservare, potest et se.

 

C’est exactement ce que je pense depuis toujours, pas vous ?

 

C’est drôle le latin, c’est un peu comme parler « aspie ». Vous connaissez le langage aspie ?

 

Moi, j’apprends…euh pas vraiment évident. Et en plus,  je ne peux pas trop faire la maligne là : y’a pas de traduc. en marge L … Pour apprendre il faut communiquer… pas simple lorsque précisément c’est la communication qui est différente… Mais ceux qui me connaissent savent bien que j’aime les défis. Puis, après tout si j’ai réussi à apprendre les langues soi-disantes mortes, je peux bien apprendre celles qui respirent la vie, non ?

 

Et qu’y a-t-il de plus vivant qu’un langage concret ? Le langage concret fait sourire. Et le sourire, c’est vivre, même bien vivre. Tiens, je vous donne des exemples…  C’est quoi pour vous un « buffet froid » (1) ? Un saut d’obstacle (2) ? Un portefeuille (3) ? Et enguirlander quelqu’un cela signifie quoi (4) ? Et un disc-jockey (5) ? Et un vol-au-vent (6) ? Et une réunion au sommet (7) ?....ah justement en parlant de réunion au sommet, j’espère que bientôt il y en aura une pour parler d’autisme, l’autisme mérite bien ça…

 

J’imagine que chacun d’entre vous aura eu une représentation très précise des  expressions sus-citées.

 

Voulez-vous maintenant découvrir ce que la personne autiste comprend ?  Il suffit de cliquer sur les numéros ci-dessous.

 

 

 image_1.pdf     image_2.pdf    image_3.pdf    image_4.pdf    image_5.pdf    image_6.pdf

 

image_7.pdf

 

 

Amusant, non ? Nous sommes pour les aspies, tous les jours,  même si nous ne parlons qu’en français, des latinistes accomplis… leur compréhension des mots n’est pas la même que la notre… il faut forcement une « traduction »  au risque de se parler sans jamais vraiment communiquer… et vous, que feriez-vous si vous ne réussissiez jamais à communiquer avec la majorité ? Si tout le monde se mettait tout à coup à vous parler qu’en latin, que feriez-vous ? Ne rechercheriez-vous pas désespérément des « traductions » ?

 

 

NB aux psychiatres qui me lisent : si jamais un aspie vous parle d’automutilation, n’interprétez pas trop vite, pensez d’abord à ça…. ;-)

 

 

automutilation.pdf

 

 

NBbis à qui de droit: on essaie d’éviter…ça ;-) ?

 

 

 image_bonus.pdf

 

 

 

Homo enim seiipsum conservat removendo a se destructiva, et proprium autem esse retinendo. Si enim potest aliquas res conservare, potest et se.

 

 

Je suis décidément d’accord avec cette pensée. Pas vous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dessins de wij… publiés dans « Mon bloc-notes » : www.autisme.be

 

 

18:30 Publié dans Autisme - une autre manière d'être | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

08/11/2010

Des exclus sociaux au service d'autres exclus: tout un programme!

  

Je pense que des personnes en exclusion sociale, terme très générique, qui comporte comme toujours lorsqu’on emploie des catégories très génériques,  des réalités très composites, doivent être soutenues. Leur réinsertion professionnelle est un moyen parmi d’autres de réinsertion sociale. Pour cela, j’imagine que les autorités ont prévus des formations ad hoc, selon le domaine où exerceront ces personnes et pour lequel il faudra des compétences. Nous sommes tous d’accord que pour chaque travail il faut des compétences précises ? Par exemple, je ne pense pas être très utile sur un chantier… à moins que vous ne pensiez que les montagnes russes doivent faire partie des nouvelles et nombreuses voies de tram en construction dans notre merveilleux canton. Je n’ai pas les compétences requises pour faire des tracés très plats L !

 

Et bien, figurez-vous que c’est exactement la même chose si l’on veut accompagner une personne handicapée, a fortiori si ce handicap s’appelle autisme, sur les bancs de l’école par exemple. Il faut une formation ciblée ! Reste à définir ce qu’on appelle « formation ». Je ne peux me prononcer pour tous les handicaps, bien sûr, même si pour avoir eu une enfant malentendante dans ma classe je me rends bien compte qu’il n’est pas de tous d’apprendre à « coder », et j’imagine que pour apprendre le braille…cela ne doit pas être trop simple non plus.  En tout cas, ce que je sais, c’est un peu mon domaine de compétences, c’est la formation qu’il faut pour accompagner des enfants autistes (en classe) J ! Et je me réjouis si des personnes en rupture sociale ont le désir de reprendre ou de commencer leurs études en sciences de l’Education, en psychologie ou encore dans des écoles  sociales, études qui doivent être complétées évidemment  et obligatoirement par des formations continues dans ce merveilleux domaine qu’est l’autisme.

 

Je serai la première sur le front pour les encourager ! Et je me réjouis que les autorités cantonales pensent à ces personnes exclues sur le plan social pour seconder nos enfants exclus eux, pour d’autres raisons, de ce même système social ! L’exclusion au service de l’exclusion : quelle idée géniale !

 

 

Evidemment, en disant cela, je ne doute pas un seul instant que nos autorités entendaient engager des personnes qualifiées pour seconder nos enfants et non essayer de « guérir » une rupture sociale en secondant des personnes encore plus stigmatisées qu’elles socialement… évidemment.

 

 

 

11:25 Publié dans Autisme - alors ça bouge ou pas ? | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | Pin it! |

05/11/2010

Intervenir auprès de groupes d'enfants présentant un trouble du spectre de l'autisme

Cible : professionnels de l'autisme.

intervenirautistes.jpgDans cet ouvrage, les auteures préconisent une approche transdisciplinaire de l’animation de groupes d’enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Elles y proposent des solutions concrètes aux diverses situations que sont amenés à rencontrer au quotidien les professionnels, les animateurs et les adultes accompagnateurs de ces enfants dans leurs séances d’intervention.
Les notions théoriques sont illustrées par de multiples études de cas. On propose quarante activités conçues en trois niveaux de difficulté correspondant aux besoins et aux capacités des enfants et permettant de suivre leur progrès dans sept sphères de développement.
Plusieurs fiches reproductibles sont fournies en vue d’offrir aux animateurs de l’équipe transdisciplinaire des outils pour :


- prendre en compte les besoins de chaque enfant et déterminer pour chacun d’eux des objectifs spécifiques à atteindre ;
- planifier et animer des séances d’intervention ;
- mesurer les progrès des enfants ;
- faire un retour sur leurs interventions dans le but de les améliorer.


Voilà donc un outil de référence précieux pour tous les orthophonistes, ergothérapeutes, physiothérapeutes, psychologues, travailleurs sociaux, psychoéducateurs, enseignants, éducateurs et intervenants qui oeuvrent auprès de groupes d’enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme, de même que pour leurs parents et leurs proches, qui sont vivement encouragés à participer à cette démarche transdisciplinaire.

 

Commnder l'ouvrage: http://www.autismediffusion.com/PBSCCatalog.asp?ItmID=689...

06:46 Publié dans Autisme - outils pédagogiques | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

04/11/2010

Le Droit à l’Education

 

rafael cabezon garcia 1Le droit à l’éducation est important si l’on veut que les personnes présentant des Troubles du Spectre Autistique puissent développer au maximum leur potentiel et être intégrées dans la société.

Au niveau européen, il existe des instruments légaux qui prévoient, pour les enfants atteints de TSA, une éducation adaptée en fonction de leurs besoins spécifiques.

Les Etats doivent garantir l’application effective du droit à l’éducation des personnes avec autisme :

  • dans les écoles ordinaires et/ou
  • dans les écoles spécialisées seulement si l’inclusion dans les écoles ordinaires n’est pas possible et uniquement avec l’accord des parents
Les écoles spécialisées doivent collaborer avec les écoles ordinaires. De même, la transition entre les écoles ordinaires et spécialisées doit être encouragée car l’enfant pourrait être amené à fréquenter les deux types d’établissements selon sa situation.
 
L’éducation doit être adaptée. Cela signifie qu’au-delà des aptitudes académiques, l’éducation doit être axée sur la préparation à la vie indépendante, les comportements adaptatifs et les aptitudes sociales.
 
Les aptitudes adaptatives jouent un rôle majeur dans la détermination du type de soutien dont a besoin la personne pour réussir à l’école, au travail et s’épanouir dans la communauté et au sein de sa structure.
 

L’éducation destinée aux personnes adultes devrait garantir un maximum d’opportunités y compris :

  • une éducation spécialisée ou la participation de la personne dans des programmes éducatifs ordinaires pour adultes
  • mais aussi des formations en aptitudes de base, en autogestion et en aptitudes à la vie quotidienne et ce, quel que soit l’âge de la personne (y compris les personnes âgées)
Autisme-Europe a publié plusieurs documents d’information et boîtes-à-outils au service de l’autoreprésentation.
 
Par ailleurs, Autisme-Europe a introduit pour la première fois et avec succès une réclamation collective à l’encontre de la France devant le Conseil de l’Europe en 2003.
 
Autisme-Europe participe activement à plusieurs projets concernant la formation tout au long de la vie des personnes atteintes de Troubles du Spectre Autistique, notamment par le biais des programmes Grundtvig et Socrates de la Commission européenne (voir rubrique activités).
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Combattre pour le droit à l'éducation pour les personnes autistes: http://www.autismeurope.org/files/files/ajouts/ae-tookite...
 

20:06 Publié dans Autisme - chartes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | Pin it! |

Tous ces enfants spoliés de leur scolarité…quand cela changera-t-il ?

 

La société est-elle si normative à en arriver à exclure l’enfant qui apprend, mais apprend de manière différente ?

 

C’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui en Romandie. Par ignorance.

 

La société peut-elle continuer à être ignorante à l’heure où l’information scientifique arrive directement dans les foyers ?

 

Cette ignorance ne commence-t-elle pas à s’apparenter à une erreur ? Une erreur tout de même qui spolie des enfants de leur scolarité, de leur droit à être instruits.

 

Et personne ne réagit ?  Faut-il que cela soit que le cri de mères, de pères à dénoncer cet état de fait ?

 

L’enfant autiste sans déficience intellectuelle, petit rappel environ le 50% des enfants évoluant dans le spectre des troubles autistiques, peut apprendre sur les bancs de l’école ordinaire, comme n’importe quel autre enfant dit « normal ». A la différence près qu’il a besoin d’aménagements scolaires et d’un auxiliaire de vie qui puisse le seconder en classe, handicap oblige.  Mais ce n’est pas nouveau : un enfant avec un handicap a besoin d’outils et de ressources spécifiques pour grandir, s’il en avait pas besoin il n’aurait pas de handicap, n’est-ce pas ?

 

Il est parfois bien de rappeler des évidences.

 

 

Alors, au nom de quoi spolie-t-on les enfants de leur scolarité (dans le cursus ordinaire) aujourd’hui en Romandie ? Quels sont les arguments avancés par nos interlocuteurs ? Où est la connaissance de la problématique autisme ? Que deviennent tous ces enfants exclus de la filière ordinaire, alors que (seule) cette dernière contribue au développement psychoaffectif, relationnel et cognitif de cet enfant ?

 

 

En l’excluant du système, c’est son développement que l’on ampute. Le sait-on assez ?

 

 

 D’une considération générique de la vision du handicap dans la société pour laquelle les uns et les autres ont toujours un mot intelligent  à dire, on touche ici à un problème bien plus conséquent : celui de la santé même de cet enfant.

 

 

Il faut poser le débat : l’intégration scolaire, parlons même d’inclusion avec le JUSTES moyens, devient pou l’enfant autiste sans déficience intellectuelle LE vecteur de développement que NULLE AUTRE entité ne peut lui garantir. L’école ordinaire comme socle « thérapeutique », le meilleur. Le problème se déplace ici sur un autre plan.

 

Posons-nous la question : et si l’intégration améliorait la « santé » de cet enfant ?

 

Et a contrario si le système d’aujourd’hui défavorisait le développement même de cet enfant au damne de sa santé en favorisant même le développement d’un  RETARD MENTAL que cet enfant N’AURAIT PAS s’il était intégré en classe avec les justes moyens ?

 

 La question est grave. En fait, très grave. Aujourd’hui on spolie des enfants de leur scolarité, et donc de  leur propre développement, en en faisant des sur-handicapés.

 

De plus en plus de spécialistes (des vrais) en autisme dénoncent cette situation. TED-autisme Genève alerte les autorités sur cette question très précise et attend qu’une réflexion soit posée le plus rapidement possible.

 

 

 

Et, puisqu’il faut toujours aux arguments éthiques ajouter des arguments économiques, on peut aussi dire que de ne pas sur-handicaper les enfants coûtera  moins cher à la société. Selon vous qu’est-ce qui coûte le plus : laisser un enfant dans une filière spécialisée (en connaissez-vous le coût par jour ?) de sa prime enfance à l’âge adulte avec un développement en-dessous de son vrai potentiel ou mettre plutôt en place des aménagements matériels et humains pour l’accompagner en classe lui permettant de développer tout son potentiel ce qui le rendra de facto plus  autonome à l’âge adulte ?

 

 

518BZ6Z00ZL.jpgAlors, si on cessait aujourd’hui de spolier les enfants autistes de leur scolarité en les comprenant, en respectant leur manière d’être différente et en leur offrant enfin les justes moyens pour qu’ils puissent grandir avec les autres tout simplement ? En somme ni plus ni moins que lorsqu’on offre à un enfant handicapé moteur, un fauteuil roulant. Quelqu’un le lui enlèverait-il ou empêcherait-il cet enfant d’aller en classe parce qu’il ne pourrait, par exemple, suivre des cours de gym ?

 

Et bien empêcher un enfant autiste sans déficience intellectuelle d’aller en classe avec « son » « fauteuil roulant » à lui, à savoir de aides pédagogiques très précises et connues, c’est tout simplement l’amputer dans son développement personnel et donc affecter sa santé elle-même. C’est grave.

 

 

Il faut poser le débat et trouver ensemble des solutions pour que les parents d’aujourd’hui ne soient plus obligés de recourir à des systèmes D, incroyablement difficiles à gérer, pour offrir tout simplement à leur propre enfant une scolarité, synonyme de santé.

 

 Voilà ce que veut TED-autisme Genève !

 

 

  

 

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03/11/2010

Théo Peeters: "Autisme : de la compréhension théorique vers l’intervention éducative"

Voic des extraits audios de la conférence donnée par Théo Peeters le 7 septembre dernier. Théo Peeters sera également l'un de nos conférenciers lors du colloque du 13 novembre prochain à Genève.

 

Le Sessad S’Calade, en partenariat avec le CRA-Rhône-Alpes et l’association Autisme Rhône Ain, ont organisé le 7 septembre dernier à Villefranche-sur-Saône une conférence sur le thème :

Elle a été animée par Théo PEETERS, neurolinguiste, spécialiste international de l’autisme.

Programme :

- L’évolution du concept de l’autisme depuis Leo Kanner. Mythes et malentendus.

- Les problèmes de comportement dans l’autisme et leur prévention : la théorie de l’iceberg. Les dimensions de la prévention et de la formation (la connaissance théorique, les adaptations, les évaluations et le projet éducatif individualisé, les stratégies éducatives spécialisées en autisme…)

- Introduction théorique à l’autisme : concepts, aspects biologiques, définitions, caractéristiques communicatives, sociales, imaginatives et comportements. Les conséquences pour l’éducation.

- Les adaptations de l’environnement, prévisibilité dans le temps et dans l’espace.

- Introduction aux évaluations : les enfants et l’approche développementale, les adolescents et les adultes et l’approche fonctionnelle.

- Le partenariat avec les familles

Neurolinguiste belge, spécialiste international de l’autisme, Théo Peeters est l’auteur de nombreux ouvrages dont notamment La Forteresse Eclatée.

Fondateur du Centre de Formation dans le domaine de l’autisme d’Anvers (1981), Opleidungscentrum Autisme.

Ses nombreuses publications, ainsi que les conférences et les séminaires qu’il atenu dans le monde entier depuis vingt-cinq ans, font de lui un spécialiste en matière d’autisme. Comprendre l’autisme de l’intérieur, telle est sa philosophie.

De larges extraits en version audio sont consultables ci dessous.

 


L'autisme: de la compréhension vers l’intervention - Part.1
envoyé par crarhonealpes. - Regardez plus de vidéos de science.

 


L'autisme: de la compréhension vers l’intervention - Part.2
envoyé par crarhonealpes. - Vidéos des dernières découvertes scientifiques.


 


L'autisme: de la compréhension vers l’intervention - Part.3
envoyé par crarhonealpes. - Vidéos des dernières découvertes technologiques.


L'autisme: de la compréhension vers l’intervention - Part.4
envoyé par crarhonealpes. - Regardez plus de vidéos de science.


L'autisme: de la compréhension vers l’intervention - Part.5
envoyé par crarhonealpes. - Vidéos des dernières découvertes scientifiques.


L'autisme: de la compréhension vers l’intervention - Part.6
envoyé par crarhonealpes. - Les derniers test hi-tech en vidéo.


L'autisme: de la compréhension vers l’intervention - Part.7
envoyé par crarhonealpes. - Vidéos des dernières découvertes technologiques.


L'autisme: de la compréhension vers l’intervention - Part.8
envoyé par crarhonealpes. - Vidéos des dernières découvertes scientifiques.

Source: http://www.cra-rhone-alpes.org/spip.php?article1542

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